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Fréquence Terre propose chaque semaine des chroniques diverses et variées sur les thématiques de l'écologie, du développement durable, de la nature et de l'environnement. Retrouvez nous sur notre site www.frequenceterre.com

Nature sans frontières – Fréquence Terre Nature sans frontières – Fréquence Terre

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Fréquence Terre propose chaque semaine des chroniques diverses et variées sur les thématiques de l'écologie, du développement durable, de la nature et de l'environnement. Retrouvez nous sur notre site www.frequenceterre.com

    Reportage : Résister à la propagande de guerre !

    Reportage : Résister à la propagande de guerre !

    « Résister à la propagande de guerre ! » est une exposition qui se tient jusqu’au 19 décembre 2019 sur le campus de l’Université Libre de Bruxelles et, comme son thème est universel, c’est une occasion de la répercuter sur nos ondes.



    Cette exposition s’articule autour de dix principes développés par la propagande :



    * Nous ne voulons pas la guerre et chaque camp assure qu’il est foncièrement pacifiste.

    * Le camp adverse est le seul responsable de la guerre et un incident permet de la déclarer.

    * Le dirigeant adverse a le visage du diable, l’ennemi est un criminel, un tyran, un dictateur.

    * Si le dirigeant adverse a le visage du diable c’est, selon les époques, celui d’Hitler ou de Staline réincarnés.

    * Nous défendons une cause noble, nous combattons pour nos valeurs, or derrière les nobles causes se profilent des visées géostratégiques et des intérêts économiques.

    * Eux, ce sont des monstres et nous des anges, la propagande ne va retenir que les atrocités provenant du camp adverse et taire celles qui sont perpétrées par son propre camp. Nos soldats sont des bienfaiteurs aimés des populations.

    * L’ennemi agit en traître et utilise des armes non autorisées.

    * Nous avons peu de pertes, l’ennemi a des pertes énormes, notre victoire est donc assurée.

    * Les artistes et intellectuels soutiennent notre cause, la propagande se fonde aussi sur l’émotionnel.

    * Notre cause a un caractère sacré et ceux qui mettent en doute la propagande sont des traîtres.



    Alors ? La conclusion de cette exposition est : « Peut-on refuser la guerre ? » La réponse est : « Oui, par conviction religieuse, pacifiste, humaniste ou antimilitariste, au nom de la justice, de la légitimité… »







     



    Photos : Pierre Guelff.

    • 3 Min.
    Reportage à Bray-Dunes : Avec l’argent citoyen…

    Reportage à Bray-Dunes : Avec l’argent citoyen…

    En reportage pour Fréquence Terre à la Dune du Perroquet à Bray-Dunes, notre chroniqueur Pierre Guelff a constaté  que l'argent des citoyens était bien utilisé. Le podcast ci-dessous est explicite en la matière ! C'est donc une heureuse constatation à l'heure du gaspillage des deniers publics, voire des détournements à d'autres fins.



     



    Néanmoins, ce tableau est entaché par cette autorisation donnée aux chasseurs de pratiquer leur "amour de la Nature" trois fois par semaine, dont un jour du week-end. Et, cela pétarade, foi de chroniqueur !



    Photos M.-P.P. et P.Gf.

    • 2 Min.
    Déjà des changements climatiques au Haut Moyen Âge

    Déjà des changements climatiques au Haut Moyen Âge

    Les centaines de milliers de Français qui habitent et qui visitent la Capitale de l’Europe, auront certainement un souvenir inoubliable de leur visite à la fantastique exposition « Crossroads » au Musée Art & Histoire du Cinquantenaire, l’un des plus vastes d’Europe avec ses milliers d’œuvres d’art et objets archéologiques.

    Jusqu’au mois de mars 2020 s’y tient, donc, une exposition consacrée au Haut Moyen Âge, c’est-à-dire de l’an 300 à l’an 1000 et, je cite, ce fut un temps « où les objets  circulaient, de même que les savoir-faire, les coutumes et les conceptions religieuses. Tous témoignent d’une étonnante diversité au cours de cette période unique en mutations. »



    J’y ai relevé parmi des objets exposés de manière remarquable l’évangéliaire de Xanten du IXe siècle, le trône épiscopal (cathèdre) de Maximien de Ravenne (XVIe siècle), une splendide statue de la Vierge et l’Enfant, œuvre du Pays Mosan, datant des environs de l’an 1000, le culte des reliques se développant à partir du IVe siècle généralement à proximité des tombes de martyrs, puis, voici la reconstruction gigantesque et pourtant en réduction du bateau-tombe de Gokstad norvégienne, un touchant fragment d’un relief de sarcophage de Samara du IIIe siècle dénommé le « Philosophe » qui illustre la section « Écriture et Savoir » où il est indiqué que « le haut niveau de développement de la culture écrite constituait un fondement important de cette période allant du rouleau au codex. »



    Et puis, voici une citation plus que surprenante « Pas de paix sans guerre » et sa triple explication : des voisins belliqueux, l’appât du gain et, déjà !, des changements climatiques…







    Musique : Michaël Mathy.

    • 2 Min.
    Reportage au cœur d’« Extinction Rebellion » (en partenariat avec POUR)  

    Reportage au cœur d’« Extinction Rebellion » (en partenariat avec POUR)  

    Comme le rappelait ce samedi matin 12 octobre 2019 l’envoyée spéciale de notre partenaire RFI à Londres, le mouvement pacifiste de désobéissance civile « Extinction Rebellion » (XR) qui clame l’urgence climatique, est international et ses actions surprennent souvent les autorités par sa détermination et le lieu qu’il choisit pour les mener.



    Ainsi, à Londres, ce fut le blocage de l’aéroport de London City ou de la circulation à Times Square.



    Parmi les nombreuses personnes arrêtées dans la capitale anglaise, il y eut « Esmeralda la princesse belge rebelle de 63 ans », soulignait le quotidien « Le Soir ». Elle déclina sa participation de ce samedi après-midi 12 octobre de la branche belge d’« Extinction Rebellion » dans les jardins du palais royal à Bruxelles, invitant le chef de l’État belge à déclarer l’urgence climatique et environnemental, lui qui se dit préoccupé par cette situation.



    Bien qu’elle partage l’appel du mouvement, je cite la princesse Esmeralda qui, la veille avait prouvé son attachement à cette… noble cause : « Ce serait merveilleux que le roi prenne position sur le climat, c’est un problème global, humain, urgent. Mais, vu la complexité du système belge, il ne parlera pas. »



    Fréquence Terre est, bien entendu, sur place.



    Alors qu’il était attendu de 400 à 1.000 personnes, que près de 3.000 personnes avaient indiqué sur Facebook être intéressées, c’est un fameux dispositif policier qui les attendait. Il avait même entièrement bouclé les accès audit palaisPourtant, dès le départ, et c’est la condition sine qua non pour rallier « Extinction Rebellion » et ses actions, le pacifisme y est omniprésent : « Nous respectons tout le monde : les uns envers les autres, envers le grand public, le gouvernement et la police, nous ne commettons aucune violence, ni physique ni verbale, nous ne portons ni armes ni masques, nous n’apportons ni alcool ni drogues, nous nous tenons responsables de nos actes et quiconque enfreint ces accords sera prié de partir… » indique la charte dite des « rebelles ».



    Les centaines de manifestants n’ont pas forcé les barrages et se sont installés à même le pavé d’une place adjacente, en principe pour vingt-quatre heures…



    Parmi eux, Xavier au micro de Fréquence Terre : sa déclaration se trouve dans le podcast repris ci-dessous. Il y développe les motifs de sa participation parce que les politiciens sont inactifs et qu’il espère que le roi va se « mouiller ».



    Eh bien ce sont les manifestants qui ont été mouillés car, avec une rare violence, les policiers ont utilisés pompe à eau et gaz lacrymogènes pour les déloger, certains à l’heure où je vous parle, c’est-à-dire aux environs de 17 heures, se sont regroupés dans un coin de la place et vont, visiblement, faire l’objet d’une attaque en règle des forces de l’ordre.



    Décidément, même une manifestation totalement pacifiste ne plaît pas aux autorités…











     



     



     



    Pierre Guelff en direct de Bruxelles pour Fréquence Terre en partenariat avec POUR.



    Certaines photos sont des prises d’écran du JT de RTL, de DH Vidéo, les autres sont de Francis D. et de Pierre Guelff.

    • 5 Min.
    Rencontre : Pour un humanisme universel avec Jean-Michel Quillardet (1/2)

    Rencontre : Pour un humanisme universel avec Jean-Michel Quillardet (1/2)

    « Aujourd’hui, je pense qu’il y a une universalité d’un corpus de valeurs qui nous viennent des Lumières et avec lesquelles l’homme ne peut ni négocier ni transiger. La liberté de conscience, les droits de l’homme, le droit à la dignité pour tous, la liberté d’expression, la liberté de manifestation, la démocratie peuvent être partagés par toutes les cultures du monde. »



    Jean-Michel Quillardet, rédacteur, entre autres, de la Charte de la Laïcité dans l'École de la République (Photo P.Gf).



    Ainsi s’exprime Jean-Michel Quillardet dans son nouvel essai Pour un humanisme universel paru chez Dervy, auteur, avocat, ancien Grand Maître du Grand Orient de France, rencontré à la librairie bruxelloise Abao : « Il y a lieu d’expliquer ce qu’est une vision humaniste universelle, parce qu’elle contient des valeurs pouvant être acceptées par tous. Cela participe à un combat mené contre le populisme. Il y a des rappels à faire face à l’obscurantisme, à l’intégrisme, à l’antimaçonnisme… », précisa-t-il. À la question de savoir si l’humanisme est une croyance au même titre que la religion, Jean-Michel Quillardet répondit : « C’est à la fois une croyance et une réalité, il faut essayer que l’Amour règne dans la Société. En effet, compte tenu de la renaissance du communautarisme, de ne pas s’ouvrir aux autres, il faut enseigner la laïcité. C’est un principe trop peu connu. Être laïque n’est pas être contre une religion, mais c’est la séparation de l’Église et de l’État[1], l’application du multiculturalisme, car aucune identité n’est supérieure à une autre. Il faut expliquer, dès l’école primaire, ce qu’est la Charte de la Laïcité, dont je suis à l’origine, et ne pas omettre que la démarche humaniste est un combat à mener au quotidien sur soi-même. »



    En sept chapitres bien rythmés et illustrés de nombreux exemples, l’auteur aborde la nécessité de s’engager : « Il existe un esprit, une conscience, qui donne à l’homme une responsabilité particulière et qui l’oblige, pour reprendre le beau mot de Montaigne ‘‘à porter l’humaine condition’’, se remettre en question et choisir soi-même plus de force, plus de sagesse, plus de beauté[2]. »



    Des militants de l’humanisme



     Comment définir l’humanisme ? Comment l’appliquer ? Jean-Michel Quillardet exposa son point de vue : « L’humanisme, c’est préserver en l’homme son immense et incomparable dignité. C’est découvrir la nature profonde de l’être humain. L’énergie spirituelle qui fonde la nature humaine, est la raison elle-même. Le mouvement des Lumières est un idéal universel qui permet encore au XXIe siècle de donner un sens et un guide à l’humanité. Les Lumières constituent la révolution de l’esprit dont nous avons plus que besoin. Les Lumières, c’est la libre pensée, le libre examen, le refus de tout dogmatisme, elles constituent le projet humaniste avec lequel il ne peut être transigé. L’homme est au cœur de nos interrogations à partir du moment où nous nous considérons comme des militants de l’humanisme. C’est dans le sens de l’affirmation de la liberté et dans le combat contre tout déterminisme, qu’il soit considéré comme naturel ou comme culturel, que nous devons pousser nos efforts. »



    Une prochaine chronique abordera plus spécifiquement, outre la laïcité, le devoir de Mémoire et la Justice humaine.



    Musique : http://www.michaelmathy.be/#music







    [1] Ce qui est loin d’être le cas en Belgique, par exemple.



    [2] Les Trois Piliers maçonniques.

    • 3 Min.
    Marche pour le Climat : « Le pacifisme ne sert plus à rien… » (Reportage Fréquence Terre)

    Marche pour le Climat : « Le pacifisme ne sert plus à rien… » (Reportage Fréquence Terre)

    En ce vendredi 20 septembre 2019, la Capitale de l’Europe accueille une nouvelle manifestation pour le climat, compte tenu de l’urgence face à une inquiétante dégradation de l’Environnement.



    Inspiré par l’activiste Greta Thunberg, cette jeune suédoise qui continue inlassablement d’alerter les politiques et décideurs malgré les sarcasmes et insultes lancés lâchement à son insu, à l’image des propos odieux du philosophe Michel Onfray, principalement des jeunes, aujourd’hui de plus en plus rejoints par des adultes, clament depuis des mois qu’il faut sauver la Terre du désastre.



    Si, même des grands-parents se retrouvent aux côtés de leurs petits-enfants, ce qui est symboliquement très fort, de plus en plus d’ONG, mais, aussi, de puissants syndicats, s’associent à ce mouvement citoyen.



    En ce 20 septembre, Fréquence Terre (en partenariat avec POUR) est à nouveau au cœur de l’événement et, plutôt que de longs discours, le reportage se concentre sur les slogans scandés, chantés ou écrits sur une multitude de calicots et pancartes.



    En voici quelques-uns : Nous sommes tous des colibris – Pas de nature sans futur – Savez-vous nager ? – H&M = 12 tonnes d’invendus brûlés par an ! – Halte aux fausses politiques, place à la pratique – Fin du monde, fin du mois, même combat – Sobriété, solidarité, humilité envers la Nature – Arrête de niquer la mer – Pas la guerre mais la révolution climatique -



     



    Depuis des mois, donc, des centaines de milliers de citoyens, voire des millions, font pression sur les élus pour qu’ils aient le courage de mettre au pas ceux qui salissent la Terre. Ce n’est pas facile quand on connaît les accointances entre certains politiciens et les lobbys, mais, que ceux-ci prennent garde car, si, jusqu’à présent, ces Marches pour le Climat se sont déroulées dans le calme, on sent de plus en plus cet engagement pacifique voisiner avec des propos plus radicaux au cœur des manifestations.



    Ainsi, un tract disait clairement : « Comme on a pu l’observer, les révoltes qui restent dans les cadres établis rentrent totalement dans le jeu du pouvoir et ne permettent pas d’obtenir de réelles avancées » alors qu’un slogan était assez explicite sur la manière d’agir : « Notre maison brûle, brûlons leurs palais » et qu’un jeune manifestant me déclarait que le « pacifisme ne sert plus à rien, il faut passer à autre chose… »







    C’était Pierre Guelff, parmi 15 à 20 000 manifestants depuis la Capitale de l’Europe, pour Fréquence Terre.



    Photos : Fréquence Terre

    • 3 Min.

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