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Fréquence Terre propose chaque semaine des chroniques diverses et variées sur les thématiques de l'écologie, du développement durable, de la nature et de l'environnement. Retrouvez nous sur notre site www.frequenceterre.com

Eau – Fréquence Terre Eau – Fréquence Terre

    • News Commentary

Fréquence Terre propose chaque semaine des chroniques diverses et variées sur les thématiques de l'écologie, du développement durable, de la nature et de l'environnement. Retrouvez nous sur notre site www.frequenceterre.com

    Les coupures d’eau sont inhumaines et traumatisantes

    Les coupures d’eau sont inhumaines et traumatisantes

    L’accès à l’eau est un droit humain fondamental reconnu par l’ONU depuis 2010. En France, les coupures d’eau sont interdites par la loi depuis 2013, une interdiction validée par le Conseil constitutionnel deux ans plus tard.  Mais les multinationales ont encore eu recours à cette pratique après 2015, plongeant les usagers dans une profonde détresse économique et sociale.



    Une étude vient de paraitre, publiée par France Libertés et la Coordination Eau Ile-de-France. Elle révèle l’aspect inhumain de ces coupures et réduction de débit d’eau.





    * Avec Marie Tsanga Tabi, Chercheuse à l'Irstea -Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture





    C’est vous Marie Tsanga Tabi qui avez rédigé ce rapport pour les deux ONG. Vous vous êtes appuyés sur les quelques 1200 témoignages de familles victimes de coupures d’eau reçus par la Fondation entre 2014 et 2017. Quels sont les profils des foyers concernés ?



    « Les ménages sont en bout de chaîne du processus de recouvrement des impayés. Ce sont des ménages dont le dernier recours était de chercher une solution auprès des deux ONG. Les profils qu’on retrouve sont des profils plutôt problématiques. 75% des ménages de l’échantillon sont en situation de grande précarité ou de fragilité socio-économique. 71% ont des enfants. 70% de ces ménages sont des parents ou des personnes isolées. De manière très générale, ce sont plutôt des ménages dont les situations d’impayés sont problématiques. »



    © irstea



    Comment expriment-elles les difficultés rencontrées face à cette absence d’eau ou ces réductions de débit ?



    « De manière générale, la coupure est plutôt vécue comme une expérience traumatisante, à la fois sur le plan psychologique que sur le plan moral. C’est même vécu comme un choc. Un exemple de verbatim de quelqu’un qui a été coupé : "Accidenté en moto depuis juin 2013, je suis depuis en soins et en reconversion professionnelle, après avoir été reconnu travailleur handicapé. J’ai obtenu un logement social. On m’a coupé l’eau sans préavis, ni lettre. Je suis resté sans eau pendant près d’un an et demi, car je ne pouvais pas payer la réouverture du compteur. Ce problème était devenu énorme. J’allais chercher de l’eau dans des bidons. Cela me prenait beaucoup de temps, d’énergie et d’essence. J’ai supporté le regard des voisins, de mes amis. Puis la dépression… les odeurs quand il n’y avait plus d’eau et que je n’avais plus d’essence pour aller en chercher." Voilà un exemple de récit qui rend compte du vécu de la coupure. »



    Vous parlez de traumatismes… Concrètement, quel est le quotidien de ces familles ?



    « Le quotidien, c’est simplement de se retrouver sans eau et d‘être dans le désarroi le plus complet, parce qu’on a plus d’eau pour satisfaire ses besoins essentiels, besoins sanitaires, boire de l’eau, les besoins en hygiène. Il y a plusieurs personnes qui disent, "mon foyer a besoin d’eau pour les besoins de la vie courante. Sans elle, ma vie s’arrête". C’était vraiment un appel au secours. On a beaucoup de verbatim qui disent, je ne sais plus quoi faire, je suis au bord de la rupture, j’ai besoin d’aide. »



    Ces familles racontent aussi les relations qu’elles ont eu avec leur distributeur d’eau.  Qu’est-ce qui en ressort ? (indifférence... aspect inhumain des coupures d’eau… vulnérabilité des victimes…)



    « Le défaut de prise en charge, que ce soit pour des litiges,

    • 5 min
    A la reconquête de l’eau dans le Beaujolais (rediffusion)

    A la reconquête de l’eau dans le Beaujolais (rediffusion)

    Bruno Ducluzaux est ingénieur hydrogéologue. Depuis plus de 10 ans, il porte son attention sur la problématique de la qualité des eaux souterraines.



    Et c'est dans le beaujolais, non loin de Villefranche-sur-Saône, au nord de Lyon, que l'essentiel de ses préoccupations sont concentrées. Là bas, il piste toutes les pollutions qui menacent les eaux captées le long de la Saône, et qui sont sensées alimenter le réseau d'eau potable des communes environnantes.



    Si les pouvoirs publics annoncent que l'eau potable de la Région est d'excellente qualité, Bruno Ducluzaux, lui affirme le contraire. Pour lui, les eaux de captages et les nappes souterraines subissent de multiples pollutions. Un peu partout dans le département, la qualité de l'eau potable laisserait à désirer.



    "L'eau captée est polluée par les pesticides, les HAP et les perturbateurs endocriniens des cours d'eau. De plus, l'autre partie de l'eau provient des versants, sur lesquels des zones industrielles ont été installées dans les années 1970."



    Cette contamination est due, notamment, aux endroits où l'eau est captée, comme par exemple à Villefranche-sur-Saône.



    Les analyses officielles laisse penser que les rhodaniens boivent une eau d'excellente qualité. Mais ce ne serait qu'un leurre, d'après Bruno Ducluzaux. Pour lui, les mesures effectuées prennent pour base des seuils de détection des polluants trop élevés.



    "D'après la DDASS, 98 % de la population boit une eau qui contient du tétrachloréthylène. D'après les pouvoirs publics, l'eau est d'excellente qualité à Lyon, et il n'y a aucun problème sanitaire dans le Beaujolais. Aucune amélioration n'est possible, car les décideurs nient les problèmes."



    Pour limiter ces pollutions, Bruno Ducluzaux préconise des solutions simples et peu onéreuses à mettre en place.



    "Actions immédiates : boucher les drains pour empêcher l'eau des rivières d'arriver directement dans les captages, mettre en place des barrières hydrauliques pour empêcher les polluants industriels d'arriver dans les captages, supprimer les rejets d'eaux usées en amont des captages.



    Actions de long terme : abandonner les captages près des rivières, en aval des zones industrielles et des rejets des réseaux d'eaux usées, créer de nouveaux captages dans des zones moins polluées avec une protection de la totalité des bassins d'alimentation : territoires sans industries polluantes, avec une agriculture sans pesticides, ni nitrates."



    Un « Collectif beaujolais des usagers de l'eau » a vu le jour, afin d'informer largement les riverains et de porter ces constats à la connaissance des pouvoirs publics.



    Pour aller plus loin:





    * Qualité de l'eau dans le Rhône

    * ARBUE - Association Rhône Beaujolais des Usagers de L’Eau

    Parlons toilettes : pour le droit à l’assainissement

    Parlons toilettes : pour le droit à l’assainissement

    L’accès universel à l'assainissement est un droit humain reconnu par les Nations Unies depuis 2010. Les Etats se sont engagés à assurer ce droit dans le cadre des Objectifs de Développement Durable.



    Pourtant, selon l’UNICEF, 4,5 milliards de personnes ne disposent toujours pas de services d'assainissement gérés en toute sécurité. 1 milliard d'entre elles sont contraintes de déféquer en plein air, dans les champs, dans les buissons, ou dans les cours d’eau. Pour les autres, elles utilisent des seaux, des sacs plastiques, des trous, des toilettes partagées, ou encore des latrines très mal isolées.



    Pour faire progresser la cause de l'assainissement, la Coalition Eau, Action contre la Faim et le Secours Islamique France lancent le 19 novembre, à l’occasion de la Journée Mondiale des Toilettes 2017, la campagne d'affichage « Parlons Toilettes ». Les ONG entendent sensibiliser « avec humour » le grand public et interpeller le gouvernement français sur une problématique bien réelle et dramatique.



    © www.parlons-toilettes.org



    Si se rendre aux toilettes et tirer la chasse d’eau est un geste naturel, une évidence pour la plupart d’entre nous, il ne faut pas oublier qu’un tiers de l’humanité n’a toujours pas accès à des toilettes décentes. Tous les continents sont touchés. Si 70% de la population de l’Afrique subsaharienne n’a pas de toilettes décentes, dans l’Union européenne, ce sont 20 millions de citoyens qui n’ont pas d’installations sanitaires correctes.



    Conséquences : une contamination de l’environnement et des populations.



    Comme ils ne sont pas stockés dans un endroit clos, ni évacués pour être traités, les excréments se disséminent dans l’environnement. Les microbes se propagent ainsi aisément partout, polluent les cours d’eau, s’infiltrent dans les sols, et contaminent les populations. Le fait d’ingérer ou d’être en contact avec une eau polluée par les excréments a des impacts graves sur la santé, diarrhée, choléra, typhoïde… Chaque année, la diarrhée tue environ 361 000 enfants de moins de cinq ans, soit plus de 1 000 par jour. Les maladies dites « hydriques » contribuent également à la sous-nutrition et à l’absentéisme scolaire. Et elles représentent des pertes économiques considérables.



    Plusieurs facteurs expliquent ce manque tragique de toilettes. Selon les ONG, il s’agit notamment d’un manque de volonté politique, empêchant de traduire les engagements dans les faits. Dans les contextes où l’accès à l’eau potable n’est pas assuré, l’assainissement n’est pas toujours considéré comme une priorité. De plus, le lien entre manque d’assainissement et maladies n’est pas toujours assimilé par les populations qui n’en font pas une demande forte. Le coût des installations reste un obstacle pour des familles aux capacités financières limitées.



     



    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=ThMZb3lPuR8]



    Et puis la question des toilettes reste taboue. Etats, médias et citoyens considèrent ce problème comme relevant de la sphère intime, ce qui freine le développement de plans d’actions. La question du financement est aussi cruciale. Les fonds qui y sont consacrés restent cruellement insuffisants.



    Pourtant, comme le rappelle les associations, un meilleur accès aux toilettes permettrait d’éviter 58% des cas de diarrhées dans le monde. Conséquence : le nombre d’enfants souffrant de sous-nutrition pourrait être divisé par deux. Des maladies en recul et un absentéisme scolaire qui diminue.

    • 4 min
    Le Tribunal de l’eau de Valence : l’équilibre entre tradition et réalités du monde moderne (rediffusion)

    Le Tribunal de l’eau de Valence : l’équilibre entre tradition et réalités du monde moderne (rediffusion)

    De tout temps, l'eau a été l'objet de convoitises, de guerres, de corruptions… Partout dans le monde, sa gestion est devenue source de conflit. D'où la nécessité d'édicter des lois sur l'eau et de statuer sur les conflits qui en découlent.



    En 600 avant Jésus Christ, à Athènes, les premières lois sur l'eau sont apparues. Elles fixèrent des règles bien précises pour la gestion des eaux souterraines. Les distances pour aller creuser un puits ou pour gérer les plantations étaient réglées avec précision. 200 ans plus tard, il a fallu légiférer sur les atteintes portées à l'intégrité de cette eau qui attirait de plus en plus de d'envies. Si, par la suite, les réseaux d'approvisionnement se sont développés et modernisés, les litiges n'en ont pas moins disparus.



    C'est ainsi qu'à Valence, en Espagne, s'est créé, en 960 après Jésus Christ, le Tribunal de l'Eau, sur la volonté du calife de Cordoue. Une institution qui perdure encore aujourd'hui. Chaque jeudi, depuis des siècles, ce tribunal se réuni devant la porte des apôtres de la cathédrale de Valence pour régler les conflits liés à l'eau.



    Composée de 9 juges, choisis et élus parmi les exploitants agricoles, cette instance se réunit aux douze coups de cloche pour arbitrer en audience publique les litiges qui ont pu intervenir durant la semaine entre les différents agriculteurs de la région. Des différents qui portent sur la répartition des 8 canaux qui irriguent les terres de la plaine de Valence, une plaine fertile où sont produits des agrumes, du riz, du raisin et des pêches.



    Ces juges ne sont pas des juristes professionnels. Mais ce sont des cultivateurs respectés, des sages, dépositaires d'une longue tradition orale. Ils ont une parfaite connaissance du droit de l'irrigation de la région et maîtrisent à la perfection les rotations et les périodes d'arrosage, la répartition proportionnelle de l'eau et l'entretien des canaux nécessaires au bon écoulement des ruissellements d'un champ à l'autre.



    Fort d'une histoire de plus de 1000 ans, les sentences prononcées par le Tribunal des Eaux de Valence sont sans appel. Basées sur la justice, le bon sens et la loi, elles ne sont jamais contestées. D'ailleurs, pour éviter l'affront d'être jugé en public, les agriculteurs s'efforcent de veiller à ne pas enfreindre les bons usages et essayent de trouver des accords préalables.



    Rapide, adaptée à son environnement immédiat, d'un coût infime, cette juridiction atypique fait figure d'exemple d'autogestion par une population de ses ressources. Tout son système d'arbitrage obéit à un équilibre entre tradition et adaptation aux réalités du monde moderne et aux aléas climatiques.



    La pratique séculaire de cette institution respectée a réussi ici à dépassionner et à pacifier la gestion de cet or bleu qui, dans bien des régions du monde, est le catalyseur de profonds conflits. Même si des conflits d'un autre genre surgissent parfois entre exploitants agricoles, conflits d'intérêts lorsque des enjeux économiques sont menacés…



    Mais cela reste malgré tout un modèle de compromis institutionnalisé qui donne des idées aux promoteurs d'un Droit International de l'Eau. Ceux-ci verraient d'un bon œil la création d'un Tribunal Mondial de l'Eau qui pourrait trancher dans les rivalités liées aux partages des cours d'eau et des ressources souterraines.



    Oralité, simplicité : quand la sagesse millénaire peut-être une douce conseillère…



     



    Pour aller plus loin :



    * UNESCO - Tribunal de l'eau

    * Partage des...

    Et si le prochain quinquennat était celui de l’eau ?

    Et si le prochain quinquennat était celui de l’eau ?

    Le 22 mars, c’est la Journée mondiale de l’Eau. C'est l’occasion pour les associations qui se mobilisent autour de l’eau et de l’assainissement de rappeler que cette eau est au cœur des défis du changement climatique, de la réduction des inégalités, et du développement socio-économique, tant en France qu’à l’international.



    Le 22 mars, c’est aussi l’occasion pour la Coalition Eau, qui regroupe 30 ONG françaises, d’interpeller les candidats à l’élection présidentielle pour qu’ils intègrent cette problématique de l’eau dans leurs engagements de campagne pour qu’elle soit  au cœur de la prochaine mandature.



    Avec Sandra Métayer, coordinatrice de la Coalition Eau.



    Avant de parler de cet appel aux politiques, rappelons quelques chiffres… L’accès à l’eau et à l’assainissement dans le monde n’est pas une réalité pour tous.

    « Aujourd’hui la question de l’accès à l’eau, qui est reconnu comme un droit humain par les Nations Unies depuis 2010, est un droit qui n’est pas effectif. Il y a 1,8 milliards de personnes qui n’ont pas accès à une eau saine. Ce sont des personnes qui consomment quotidiennement une eau contaminée, avec des conséquences lourdes sur la santé. Un rapport de l’OMS explique que les maladies diarrhéiques, qui sont liées à la consommation d’une eau insalubre et à un assainissement inadéquat, sont la deuxième cause de décès des enfants. Ce sont 1 000 décès d’enfants par jour. Cela impacte la santé, mais aussi l’accès à l’éducation, l’égalité des personnes, l’économie, ou l’environnement. »

    En France aussi, cet accès à l’eau pose encore problème. De quelle nature ?

    « Il y a deux types de problèmes en France. Il y a les personnes qui sont sans accès physique à l’eau et l’assainissement. Ce sont les sans-domiciles fixes, les gens du voyages, les réfugiés, les migrants, les familles qui habitent dans des habitats insalubres, et qui n’ont pas de point d’accès à l’eau et de toilettes disponibles. Il y a un enjeu particulier en Outremer, où l’accès à ces services essentiels reste un énorme défi. Près de la moitié des personnes ne sont pas raccordées au réseau d’assainissement.



    Le deuxième aspect, c’est le million de familles qui dépensent une trop grande partie de leurs ressources financières pour l’accès à l’eau. Le droit humain à l’eau potable et à l’assainissement est effectif si l’accès se fait à un coût abordable. C’est un critère défini par les Nations Unies. En France, on considère qu’il y a une million de ménages qui n’ont pas accès à l’eau dans des conditions abordables. Elles dépensent plus de 3% de leurs ressources financières pour s’acquitter de leur facture d’eau. »

    © Coalition Eau



    30 ONG françaises, regroupées au sein de la Coalition Eau, profitent donc de cette Journée mondiale de l’Eau pour interpeller les candidats à la présidentielle afin que la question de l’eau soit au cœur du débat public. Dans quel but ? Quel est le défi qui est lancé aux candidats ?

    « On attend d’avoir un échange avec les candidats sur la base de nos propositions et de savoir comment ils se positionnent sur les sujets de solidarité internationale et les sujets liés à l’eau. Nous verrons s’ils peuvent s’inspirer de nos propositions pour avoir des programmes ambitieux dans ce domaine. »

    Parmi les cinq propositions de la Coalition on retrouve la volonté de faire inscrire dans la loi le droit humain à l’eau et l’assainissement, projet de loi qui a été freiné il y a quelques semaines par le Sénat, mais qui sera à nouveau porté par les associations lors de la nouvelle législature.



    Les ONG souhaitent aussi porter des propositions tournées s...

    • 6 min
    Notre empreinte hydrique en vidéo (rediffusion)

    Notre empreinte hydrique en vidéo (rediffusion)

    C'est un patient un peu particulier qui se confie sur le canapé d'un psychanalyste. Il s'appelle Léo... c'est un seau bleu, rempli d'eau. Et il se dit être un maniaque de l'eau.



    C'est l'une des mascottes de la campagne de l'Union Européenne, “Génération Awake” centrée sur la surconsommation de nos ressources.



    Avec Linda l'impulsive, Charles le joufflu, et Rodolphe le routinier, Léo, le manique de l'eau est là pour nous rappeler l'impact de nos comportements sur les ressources naturelles comme l'eau, les sols fertiles, l'air pur et la biodiversité... Parceque nous avons tendance à consommer sans penser aux conséquences.



    Génération Awake s'adresse à toutes les générations qui veulent vivre leur vie à fond tout en respectant la nature. Chaque choix du quotidien doit tenir compte de l'environnement, pour marquer une différence dans la vie de chacun, améliorer son mode vie et contribuer à rendre la ville ou la planète plus saine et plus durable.



    Léo, le maniaque de l'eau, vient donc pour sa part rappeler les classiques conseils du quotidien... La douche plutôt que le bain, les chasses d'eau économiques, les robinets à réducteur de débit, les produits détergents nuisibles pour l'environnement, ou la bonne utilisation du lave vaisselle...

    [youtube https://www.youtube.com/watch?v=8NsPrf8AKL4]

    Génération Awake - Léo le maniaque de l'eau

    La campagne Awake nous rappelle aussi la quantité d'eau nécessaire à tous les produits que nous consommons. Dans une vidéo on apprend par exemple qu'un hamburger équivaut à consommer 2393 litres d'eau. De l'élevage du bétail en passant par la culture du blé, des tomates ou des pommes de terre, jusqu'au transport, l'empreinte hydrique du hamburger n'est pas anodine.

    Mais d'autre produits sont également passés à la loupe. Pour une tranche de pain ce sont 48 litres d'eau qui sont consommés. Un kilo de riz équivaut à 2497 litres d'eau tandis qu'une tranche de fromage en représente environ 150 litres.



    Il n'y a pas que la nourriture qui consomme de la ressource première. L'empreinte hydrique de nos vêtements est également soulignée. Une paire de chaussure nécessite plus de 8500 litres d'eau pour sa fabrication quand un t-shirt en consomme près de 2500 et un jean près de 10000 litres.



    Au delà de ces simples constats chiffrés, Génération Awake rappelle ce que sont quelques notions comme la rareté de l'eau et la pollution de l'eau. La campagne pose aussi la question de la source énergétique ayant l'empreinte hydrique la plus élevée et donne des pistes à chaque consommateur pour réduire sa propre empreinte.



     



    Pour aller plus loin :



    * Génération Awake, la campagne de l’Union Européenne

    * Le Guide de la Consommation Awake



     



     

    • 2 min

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