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Automne 2011-Printemps 2012. Autour du professeur Martin Rueff, deux ou trois spécialistes viennent mener un débat contradictoire sur une question rousseauiste entretenant un lien avec l’actualité : politique, théologie, questions d’existence… Ces questions rousseauistes, ce ne sont pas les questions que nous posons à Rousseau, mais celles que Rousseau nous pose. Ces Entretiens s’articulent avec les colloques et les activités proposées par l’UNIGE ou au programme de « 2012 Rousseau pour tous ».

Entretiens Jean-Jacques Rousseau Université de Genève

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Automne 2011-Printemps 2012. Autour du professeur Martin Rueff, deux ou trois spécialistes viennent mener un débat contradictoire sur une question rousseauiste entretenant un lien avec l’actualité : politique, théologie, questions d’existence… Ces questions rousseauistes, ce ne sont pas les questions que nous posons à Rousseau, mais celles que Rousseau nous pose. Ces Entretiens s’articulent avec les colloques et les activités proposées par l’UNIGE ou au programme de « 2012 Rousseau pour tous ».

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    Rousseau et Genève

    Rousseau et Genève

    « Si j’avais eu à choisir le lieu de ma naissance »

    Avec: Fabrice Brandli, Alfred Dufour et Gabriella Silvestrini
    Modérateurs: François Jacob et Martin Rueff

    De quelle histoire relèvent les relations de Rousseau avec cette ville natale qui vient d’achever de le célébrer? C’est à la fois l’existence et le destin qu’il faut convoquer. La littérature et la philosophie politique. On peut se demander tout à la fois ce que Genève fut pour Rousseau et ce que Rousseau fut et reste pour Genève.

    Fabrice Brandli est maître-assistant en histoire moderne à l’Université de Genève, au sein de l’équipe de recherche Damoclès (projet Sinergia/Fabrique des savoirs) dirigée par le prof. Michel Porret. Intéressé notamment par la question des normes et des pratiques de la diplomatie à l’époque moderne (Le nain et le géant. La République de Genève et la France au XVIIIe siècle, cultures politiques et diplomatie, 2012), il dédie ses recherches actuelles à l’entraide judiciaire au siècle des Lumières. Membre du comité de la Société Jean-Jacques Rousseau, il participe à l’édition du tricentenaire des Œuvres complètes (Classiques-Garnier) de Rousseau en proposant une nouvelle édition critique des « Dépêches de Venise ». Il collabore également aux Œuvres complètes de Voltaire publiées par la Voltaire Foundation (Oxford).

    Alfred Dufour est professeur honoraire à la faculté de droit de l’Université de Genève. Ce spécialiste de l’histoire du droit et des institutions politiques, de l’histoire de la philosophie du droit et de l’histoire des doctrines politiques est aussi un grand connaisseur de l’histoire de Genève. On lui doit une très célèbre Histoire de Genève (1997, 4e éd. 2010). Parmi de nombreuses publications on peut indiquer: Mariage et société moderne - Les idéologies du droit matrimonial moderne (1997), Droits de l'Homme, Droit naturel et Histoire (1991). En 2007 il a proposé une édition commentée des Lettres écrites de la Montagne. Il vient de contribuer à l’édition des Œuvres complètes de Rousseau aux éditions Slatkine.

    François Jacob est écrivain, critique littéraire et musical et spécialiste de la littérature du XVIIIe siècle. Il dirige actuellement l’Institut et Musée Voltaire et a pris une part décisive à l’organisation du Tricentenaire Jean-Jacques Rousseau. On lui doit de très nombreuses études. Signalons: La cité interdite: Rousseau à Genève, 2009; Voltaire à l’opéra, 2011.

    Gabriella Silvestrini est professeur à l’Université du Piémont Oriental dans le département de droit et de sciences politiques, économiques et sociales. Philosophe et remarquable connaisseuse de la philosophie politique du XVIIIe siècle, elle consacre une partie de ses recherches à mettre en évidence la part qu’occupe le républicanisme genevois dans la construction de la philosophie politique de Rousseau. On lui doit deux ouvrages décisifs sur le sujet: Alle radici del pensiero di Rousseau. Istituzioni e dibattito politico a Ginevra nella prima metà del Settecento (1993) et Diritto naturale e volontà generale. Il contrattualismo repubblicano di Jean-Jacques Rousseau (2010). On ne compte plus ses articles et ses éditions critiques. En 2008 elle a participé à l’édition des Principes du droit de la guerre. Ecrits sur la paix perpétuelle (avec B. Bachofen, B. Bernardi et C. Spector).

    • 1 Std. 59 Min.
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    Rousseau, le langage et les signes

    Rousseau, le langage et les signes

    « Des divers moyens de communiquer nos pensées »

    Avec: Jean-Paul Bronckart, Mariafranca Spallanzani et Martin Stern

    Modérateur : Martin Rueff

    Rousseau écrit dans l’Emile : « Les têtes se forment sur les langages, les pensées prennent la teinte des idiomes ». Il fut un penseur de l’expression: il y voit une des dimensions de l’humain. Son Essai sur l’origine des langues propose une méditation originale sur le langage, mais, au-delà, c’est bien toute sa réflexion sur les signes qui conserve sa pertinence et sa force.

    Jean-Paul Bronckart est professeur ordinaire à la Faculté de Psychologie et Sciences de l’Education, (unité de didactique des langues - Groupe « Langage Action Formation »). Il a soutenu une thèse sur Les modes d’expression de l’aspect dans le langage de l’enfant et développé divers programmes de recherche sur l’épistémologie des sciences humaines/sociales, l’analyse des discours, les processus d'acquisition du langage et la didactique des langues. Ses derniers travaux se sont portés sur la problématique des rapports entre langage, action-travail et formation. Il est l'auteur de plus de trois cents publications scientifiques, parmi lesquelles on relèvera les ouvrages Genèse et organisation des formes verbales chez l'enfant, 1976; Théories du langage, 1977; Psycholinguistique de l'enfant (en collaboration), 1983; Le fonctionnement des discours (en collaboration), 1985; Activités langagières, textes et discours, 1997; Repenser l’enseignement des langues (en collaboration), 2005. En 2011, il a publié avec C. Bota, le très remarqué Bakhtine démasqué. Histoire d'un menteur, d'une escroquerie et d'un délire collectif (Genève, Droz).

    Mariafranca Spallanzani est philosophe, historienne de la philosophie et spécialiste de la philosophie française des XVIIe et XVIIIe siècles. Elle est professeure à l’université de Bologne et professeure invitée à Paris et à Princeton. Cette cartésienne éminente a consacré à « son » philosophe des ouvrages qui font date. Citons parmi ses nombreux livres: La collezione naturalistica di Lazzaro Spallanzani: i modi e i tempi della sua formazione, 1985; Immagini di Descartes nell'Encyclopédie, 1990; Diventare filosofo. Descartes “en Philosophe”, 1999; Filosofi. Figure del “Philosophe” nell'età dei Lumi, 2002; Letture cartesiane, 2003. En 2009, elle a publié L'arbre et le labyrinthe. Descartes selon l'ordre des Lumières (Paris, Champion).

    Martin Stern est philosophe et musicologue. Spécialiste de l’esthétique baroque, il enseigne à Istanbul. Membre de l’Association Rousseau et régulièrement invité à des colloques internationaux sur le XVIIIe siècle, ses travaux ont déjà donné lieu à plusieurs publications scientifiques, notamment dans les Studies on Voltaire and the Eighteenth Century. Également musicien polyvalent, il a étudié la musique baroque au Conservatoire (C.N.R.) de Lille. Il a publié cette année un livre important: Jean-Jacques Rousseau, la conversion d’un musicien philosophe (Paris, Champion).

    • 1 Std. 57 Min.
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    Rousseau, la musique et les spectacles

    Rousseau, la musique et les spectacles

    Avec: Brenno Boccadoro, Béatrice Didier, François Jacob et Catherine Kintzler



    Modérateurs : François Jacob et Martin Rueff

    Qu’il l’écoutât, qu’il l’écrivît ou qu’il la copiât, qu’il en fît la théorie et qu’il la défendît, la musique fut sa grande passion: elle l’accompagna toute son existence. Mais de manière plus générale, les arts furent sa grande affaire. Rousseau fut à la fois un génie de l’expression artistique et l’un des penseurs les plus féconds de notre modernité quand il s’agit de penser le lien de l’esthétique et de la politique.

    Brenno Boccadoro est professeur ordinaire à l’université de Genève dans le département d’histoire de l’art et de musicologie. Spécialiste des théories de la musique de l’antiquité au XVIIIe siècle, il leur a consacré de nombreuses études (mentionnons ses travaux sur les pythagoriciens, sur Marsile Ficin, mais aussi sur Tartini ou Rameau). Après avoir contribué au volume des Œuvres complètes de Rousseau consacré à la musique dans les éditions de la Pléiade, il vient d’offrir une édition philologique et annotée du Dictionnaire de musique dans la nouvelle édition des Œuvres Complètes des éditions Slatkine, 2012 (plus de 1200 pages).

    Béatrice Didier est professeur émérite à l’Ecole Normale Supérieure où elle dirige un séminaire sur les rapports entre littérature et musique. Elle est l’auteur d’une œuvre critique considérable et influente qui porte essentiellement sur la littérature et l’esthétique des XVIIIe et le XIXe siècles mais aussi sur des questions de poétique générale. Citons quelques-uns de ses ouvrages: Stendhal ou la dictée du bonheur (2004), Le Journal intime: L'Écriture-femme (1999), George Sand écrivain: un grand fleuve d'Amérique (1998), Alphabet et raison. Le paradoxe des dictionnaires au XVIIIe siècle (1996), La Musique des Lumières: Diderot, l’Encyclopédie, Rousseau (1985).

    François Jacob est écrivain, critique littéraire et musical et spécialiste de la littérature du XVIIIe siècle. Il dirige actuellement l’Institut et Musée Voltaire et a pris une part décisive à l’organisation du Tricentenaire Jean-Jacques Rousseau. On lui doit de très nombreuses études. Signalons: La cité interdite: Rousseau à Genève, 2009; Voltaire à l’opéra, 2011.

    Catherine Kintzler est philosophe. Elle et professeur émérite à l’université de Lille III. Elle a renouvelé l’étude de la philosophie et de l’esthétique des Lumières. On lui doit des réflexions importantes et inspirantes sur la tolérance et la laïcité. Sa bibliographie est considérable: Jean-Philippe Rameau, splendeur et naufrage de l’esthétique du plaisir à l'âge classique (1983 et 1990), Condorcet, l’instruction publique et la naissance du citoyen (1987), Poétique de l’opéra français — de Corneille à Rousseau (1991), La République en questions (1996), Tolérance et laïcité (1998), Théâtre et opéra à l’âge classique, une familière étrangeté (2004), Qu’est-ce que la laïcité? (2007).

    Cet Entretien est en lien avec la pièce de théâtre Jean-Jacques Rousseau, écrite par Bernard Chartreux et Jean Jourdheuil et mise en scène par Eric Eigenmann, avec la participation des étudiants de l’Atelier Théâtre du Département de Français (Activités Culturelles de l’UNIGE), ainsi qu'avec la riche programmation musicale et théâtrale de « 2012 Rousseau pour tous ».

    • 1 Std. 58 Min.
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    Rousseau et la République

    Rousseau et la République

    Le renouveau des études rousseauistes doit beaucoup au "révisionnisme républicain". Pour ce courant, Rousseau n’est plus simplement une pièce de notre histoire mais peut devenir élément actif de notre réflexion politique. C’est à définir les éléments de cette reprise que nous interrogerons la doctrine rousseauiste de la République et les conditions de la liberté politique.

    • 1 Std. 46 Min.
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    Rousseau, les relations internationales et la guerre

    Rousseau, les relations internationales et la guerre

    Avec : Gabriel Galice, Florent Guénard et Géraldine Lepan
    Modérateur: Martin Rueff

    Rousseau fut un penseur profond des relations internationales. Il s'interrogea sur les conditions de possibilité de la paix entre les nations. Cette interrogation est urgente: elle doit être pensée au présent, pour le présent.

    Cet Entretien est en lien avec le Colloque international Rousseau, la République, la paix, organisée par le Geneva International Peace Researches Institute (GIPRI) du 27 au 29 avril au Salon du livre et de la presse de Genève (Villa Sarasin).

    Gabriel Galice. Économiste et politologue ayant mêlé théorie et pratique, il est depuis dix ans irénologue à Genève. Ses deux derniers livres sont Du Peuple-Nation. Essais sur le milieu national de peuples d’Europe, 2002 et, avec Christophe Miqueu, Penser la République, la guerre et la paix : sur les traces de Jean-Jacques Rousseau, 2012. Vice-président du GIPRI, il est le promoteur du colloque « Rousseau, la République, la paix » (Villa Sarasin, 27-29 avril 2012).

    Florent Guénard. Agrégé et docteur en philosophie, il est maître de conférences à l’Université de Nantes. Spécialiste de philosophie politique et morale, il est notamment l’auteur de Rousseau et le travail de la convenance, 2004 et, en collaboration, de La religion, la liberté, la justice. Un commentaire des Lettres écrites de la montagne de Jean-Jacques Rousseau, 2005, ainsi que de diverses études sur la philosophie du XVIIIe siècle. Ses travaux portent aujourd’hui sur la question de l’égalité, sur laquelle il a publié plusieurs contributions et sur la promotion de la démocratie à partir des années 1990. Il est rédacteur en chef à laviedesidees.fr.

    Géraldine Lepan. Agrégée et docteure en philosophie, elle est maître de conférences à l’Université de Toulouse. Spécialiste de philosophie politique, elle est notamment l’auteure de Jean-Jacques Rousseau et le patriotisme, 2008. On lui doit de nombreuses études sur la philosophie politique et sociale de Rousseau.

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    Rousseau et l'amour

    Rousseau et l'amour

    Avec : Alain Grosrichard, Patrick Hochart et Elena Pulcini

    Modérateur: Martin Rueff

    Cet Entretien est en lien avec l’exposition Vivant ou mort, il les inquiétera toujours, organisée par la Bibliothèque de Genève, la Fondation Martin Bodmer et l'Institut et Musée Voltaire.

    Alain Grosrichard est historien de la littérature et en particulier du XVIIIe siècle. Il est professeur honoraire à l’université de Genève. Ses travaux sur Rousseau sont des classiques. Il est président de la Société Jean-Jacques Rousseau. Parmi de très nombreuses publications, rappelons « Peur de personne » (à propos de la peur dans l'Emile de Rousseau), in La peur au XVIIIe siècle, 1994 ; « Manières de table, façons de dire », in Le Jardin de l'esprit (textes offerts à B.Baczko), 1995 ; « "Où suis-je? Qui suis-je?" (La question de la place dans l'œuvre de J.-J. Rousseau)», in Rêveries sans fin, 1997 ; « L'inoculation de l'amour », in De l'amour, 1999.

    Patrick Hochart est philosophe. Il a enseigné à l’université de Paris VII- Jussieu. Ce spécialiste de Platon, de Freud et de Rousseau est l’auteur d’un très grand nombre d’articles.

    Elena Pulcini est philosophe. Elle enseigne à l’université de Florence. Spécialiste de philosophie morale et politique, elle est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels un livre sur Rousseau, Amour-passion e amore coniugale. Rousseau e l'origine di un conflitto moderno, 1990 (trad. fr. Amour-passion et amour conjugal. Rousseau et l'origine d'un conflit moderne, 1998). Signalons aussi: L'individuo senza passioni. Individualismo moderno e perdita del legame sociale, 2001 ; Il potere di unire. Femminile, desiderio, cura, 2003 et Invidia. La passione triste, 2011.

    • 2 Std

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