Alice Milliat et les femmes aux Jeux Olympiques

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[ARCHIVES EUROPE 1] Virginie Girod vous propose de découvrir ou redécouvrir cinq parcours de femmes - sportives, aventurières, médecins ou inventrices - ayant marqué l'Histoire. À l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, ce 8 mars, retrouvez des portraits de femmes du XVIIIe au XXe siècle dans la série de podcasts "Les Pionnières". Tous les épisode de cette série redonnant une place aux femmes dans l'Histoire, de l'Antiquité à nos jours, sont disponibles dans votre chaine "Au cœur de l'Histoire +", sur Apple Podcasts. Alice Milliat naît en 1884 dans la petite bourgeoisie nantaise. À 20 ans, elle part s'installer en Angleterre. La vie londonienne, où les femmes militent pour le droit de vote par des coups d’éclats et pratiquent le sport, la fascine. La jeune nantaise s’inscrit dans des clubs et commence à pratiquer l’aviron à haut niveau avant de rentrer en France à la mort de ses parents en 1907. Quelques années plus tôt, Pierre de Coubertin a rétabli les Jeux Olympiques, mais désapprouve la présence de sportives. Les femmes n’y sont admises que pour de rares exceptions comme le tennis ou le golf en 1900. Alice Milliat défie alors les normes et prend la tête en 1915 du FéminaSport, un club pour dames. La Première Guerre mondiale est un contexte favorable à l’émancipation féminine. En 1917, elle participe à la création de la société féminine sportive de France. Entre 1917 et 1924, la fédération passe de 5000 à 50 000 licenciées. En 1922, la sportive organise les premiers jeux olympiques féminins, mais le Comité International Olympique reste sourd à ses demandes d’intégration et exige que Milliat retire le terme “olympique” de ses compétitions. La militante s’obstine et obtient gain de cause en 1928 : les femmes peuvent enfin concourir aux JO en course et en saut en hauteur. À peine entrée en piste, les sportives en sont cependant chassées : la presse décrédibilise le sport féminin en prétendant que les athlètes se sont évanouies, voire sont mortes d’épuisement !