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Terre citoyenne est un chronique animée par Pierre Guelff, depuis Bruxelles, capitale de l’Europe. Ici, il est question d’humanisme et de vivre ensemble. Une notion hautement écologiste.

Terre citoyenne – Fréquence Terre Terre citoyenne – Fréquence Terre

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Terre citoyenne est un chronique animée par Pierre Guelff, depuis Bruxelles, capitale de l’Europe. Ici, il est question d’humanisme et de vivre ensemble. Une notion hautement écologiste.

    Reportage en direct : Nos vies valent plus que vos profits ! (Partenariat POUR)

    Reportage en direct : Nos vies valent plus que vos profits ! (Partenariat POUR)

    Fréquence Terre/POUR au cœur de la Manifestation pour la Santé qui a réuni plus de 4.000 personnes dans la Capitale de l'Europe.



    Ce dimanche 13 septembre 2020, grande manifestation dite de la Santé dans la Capitale de l’Europe. Elle est symboliquement représentative de bon nombre de citoyens et de services de Santé de la planète. Hélas, face au COVID-19, ces services démontrent encore que le système des soins s’était terriblement détérioré au fil des rationalisations financières et des coupes budgétaires imposées par la politique libérale. Une politique voulant absolument faire du profit, même au détriment de vies humaines.



    Un slogan dans cette manifestation résume parfaitement cette situation : « Nos vies valent plus que vos profits ! »



    La mobilisation de ce jour est un appel pour, je cite : un refinancement de la Santé, l’arrêt de la marchandisation, plus d’effectifs et un salaire décent aux soignants, remettre l’humain au centre du système…



    Autre slogan qui parle de lui-même : « Rassemblons-nous contre un retour à l’anormal ! » ou, encore « Construisons face à la crise sociale et sanitaire un ‘‘après’’ plus solidaire et plus démocratique. » Et, celui-ci, plus radical : « Après le confinement, réglons nos comptes ! »



    Ils sont donc quelques milliers dans les rues pas loin de la Communauté européenne. Les politiciens, décideurs et tous les lobbies qui gravitent dans leur giron entendront-ils la voix des services de Santé en lutte, soutenus par la population qui, visiblement, n’est plus dupe des attaques répétées du monde marchand sur le bien-être.



    Tous clament qu’ils sont saturés de la pression productiviste et du bradage de leur existence par les multinationales et les politiciens.







    Témoignages (voir podcast ci-dessous) :



    * Un citoyen : « L’Économie ne doit pas passer au-dessus de nos vies »

    * Une infirmière depuis plus de trois décennies : « C’est la première fois dans ma carrière que je n’en peux plus… »

    * Un soignant venu de France par solidarité : « Dans toute l’Europe, les habitants vont trinquer ! Il faut s’engager ! »

    * Une infirmière de Santé en lutte : « Leur management a pris la figure du harcèlement Reportage photographique : Marie-Paule Peuteman/Fréquence Terre/POUR



     



     



     



     



     

    • 12 min
    Assises de Paris : la violence comme seule réponse (Partenariat POUR)  

    Assises de Paris : la violence comme seule réponse (Partenariat POUR)  

    « La politique ne consiste pas à mécontenter tout le monde. Elle ne consiste pas non plus à ne décevoir personne. Elle consiste à choisir, après avoir réfléchi, et à marcher tout droit dans le sens que l’on a choisi.



    On n’aidera pas la jeunesse avec les mots du mépris. On l’aidera par une main fraternelle et un langage viril.



    (Et parfois) Le silence vaut mieux qu’une déclaration ambiguë.



    (Car) Il est des heures et des souffrances où l’homme n’est plus lui-même, où la raison devient démence et l’orgueil supplication.



    (Et) Il n’est pas un seul sacrifice au monde qui n’ait été un jour insulté et ravalé.



    (Mais) On peut ce que l’on veut. Notre monde, demain, sera ce que nous voudrons qu’il soit.



    (Et) Nous ne connaissons rien de plus haut que la parole et la liberté de l’homme. »



    Ces paroles sont sept citations d’Albert Camus extraites de son ouvrage « À Combat » (Folio, 2017). Assurément, un Albert Camus, véritable conscience de l’Humanité, qui manque cruellement à notre Société.



    Une Société qui, dans le giron du Procès des attentats de 2015, nous apprend que « 21% des jeunes trouvent normal de tuer quelqu’un pour ses écrits et ses dessins » et qui nous rapporte qu’un avocat déclara qu’« on est dans une telle anesthésie de la pensée que la violence est la seule réponse. » [1]



    [1] Charlie Hebdo, 9 septembre 2020.

    • 1m
    5G : le rêve des dictateurs ! (En partenariat avec POUR TV)  

    5G : le rêve des dictateurs ! (En partenariat avec POUR TV)  

    Qui décide pour les citoyens ? Quid des antennes tous les 100 m ? Et des potentielles maladies, dont des cancers ?



     À maintes reprises, Fréquence Terre attira l’attention sur l’extrême urgence de prendre en considération les informations alarmantes concernant la 5G.



    Notre partenaire POUR vient de diffuser une vidéo plus qu’explicite en ce domaine.



    Alain Adriaens, collaborateur à KAIROS, journal antiproductiviste, et au Mouvement politique des objecteurs de croissance, y tient un discours plus que réaliste : « Qui a choisi la 5G ? Qui décide ? La 5G interfère plus avec la matière, elle est arrêtée par la pluie, les murs, par le feuillage et il faudra des antennes tous les 100 mètres… Cette connexion permanente de tout et de tout le monde, c’est la perfection dont rêve tous les dictateurs ! »



    Voici quelques extraits supplémentaires de cette déclaration (voir notre podcast), quant à la totalité de cette intervention, consultez www.pour.press



    Photo : De nombreux abattages d'arbres ont lieu en milieux urbains : pour faire place à des antennes (info ou intox) ? (Photo Pierre Guelff)



     

    • 5 min
    Êtes-vous manipulateur ou manipulé ? (en partenariat avec POUR)

    Êtes-vous manipulateur ou manipulé ? (en partenariat avec POUR)

    Comment peut-on expliquer que des gens se fassent manipuler sur base de rumeurs, de bobards, d’inepties, de mensonges avérés et deviennent à leur tour des manipulateurs en les transmettant ? Savent-ils que ce sont souvent des escrocs ou des psychopathes, qui, parfois, ne font qu’un, et profitent de l’empathie des citoyens pour remplir leur compte en banque ou accéder à des fonctions importantes ?



    Pour analyser cette situation de la manipulation mentale ou psychique, Serge Tisseron, psychiatre et psychanalyste, auteur de Empathie et manipulations chez Albin Michel, donne en exemple Donald Trump qui fit croire qu’il était de la même trempe que ceux qui s’opposaient aux migrants et adopta leurs protestations et insultes à l’égard des réfugiés.



    Il se montra même une victime qui se rebellait et, au bout de sa stratégie de manipulation, il promit qu’il aiderait le peuple américain à se débarrasser de ces intrus. Donc, « votez pour moi » !



    À vrai dire, peu après son élection, Trump s’est surtout focalisé sur une politique socio-économique profitable aux multinationales, lobbys et nantis, qui l’avaient soutenu dans sa campagne électorale. D’ailleurs, constate l’auteur, « la Bourse s’envola ! »



    Celui-ci décrit également la manipulation de Trump des gens du peuple, tels « des Blancs ouvriers du sud-ouest de la Louisiane, un mélange d’amertume et de colère ». Elle rencontra un immense succès car cette catégorie sociale souffrait de l’indifférence, voire du mépris, de leurs élus et des pouvoirs publics.



    Le mécanisme de la manipulation est décrit par Serge Tisseron qui cite en exemples l’idéalisme généreux des adolescents détourné par des extrémistes, de nouveaux systèmes économiques qui exonèrent les acteurs de la maltraitance de leurs responsabilités, des fabricants d’objets plus ou moins utiles qui cherchent à détourner l’empathie naturelle à leur profit.



    La manipulation peut donc déboucher sur un terrain piégé et miné de luttes idéologiques, d’où danger.



    « Tout est fait pour que les différents acteurs puissent invoquer que la souffrance des victimes ne relève en rien de leur responsabilité. » En somme, la manipulation est la résultante d’un « cercle vicieux » qui s’est progressivement installé.



    « La machine de mort nazie a évidemment constitué un véritable chef-d’œuvre en la matière, si on ose dire : elle était organisée de telle façon que chacun pouvait se percevoir comme un rouage dépendant uniquement du précédent et du suivant dans une chaîne d’exécution qui lui échappait totalement. Mais évoquer une situation aussi extrême nous fait courir le risque de perdre de vue l’extraordinaire banalité de ces organisations anonymes capables de nous faire renoncer à notre empathie, parfois même sans que nous nous en rendions compte. Et ce n’est pas du fait d’une pression de notre communauté, mais parce que nous sommes les victimes de stratégies que nous ne parvenons pas à identifier clairement. »



    Pour Serge Tisseron, les manipulations prospèrent avec une empathie pour les semblables « fragilisée », refoulée, absente et le fait d’emmêler et de confondre les repères qui, précisément, permettaient de les identifier. Pour lui, c’est donc sur ces deux points que l’on peut agir, s’opposer.



    De quelles manières ? En encourageant le développement de l’empathie lors de contacts « de proximité » et en essayant de comprendre les situations sociales impliquant des manipulateurs.



    Comprendre puis agir, telle est donc le processus à développer, selon lui, si possible dès le plus jeune âge lorsque l’on constate chez les candidats à la radicalisation, comme il dit, qui ont « une fascination pour une explication univoque qui prétend tout expli

    • 5 min
    Était-ce vraiment mieux « avant » ?

    Était-ce vraiment mieux « avant » ?

    « La crise sanitaire n’est pas encore finie, mais déjà les illusions s’effacent. On aurait tant voulu y croire, pourtant, à cette promesse d’un monde nouveau. Un monde plus humain, plus juste, plus respectueux de l’environnement, moins financier, moins consumériste… plus désirable, enfin. On rêvait de circuits courts, de relocalisation, de consommation responsable. Il était question de transformer la peur en espoir, de réanimer notre humanité, de redonner du sens au progrès, de se réapproprier le bonheur. C’était en mai, c’était il y a un siècle, tant ces promesses paraissent aujourd’hui hors-sol », écrit Natacha Tatu dans sa rubrique de L’Obs « Opinion » titrée : « Des lendemains qui déchantent »[1].



    Alors, comme une rengaine récurrente, voire une prière adressée au ciel, on entend beaucoup d’anciens évoquer les « Trente Glorieuses », ces années de 1946 à 1975 considérées comme une période de croissance économique, de plein emploi, de bonheur…



    C’est faire fi des événements de Mai 68 qui, quand même, secouèrent la Société dans son ensemble, y compris le monde ouvrier, car tout n’était pas rose pour tout le monde.



    C’est ce qu’explique Marc Pasteger dans son ouvrage Les Années 70 paru aux Éditions La Boîte à Pandore : « Le 1er janvier 1970, la France vit plutôt très bien. Sur la lancée des golden sixties et entendant profiter du vent de liberté qui a soufflé au mois de mai 68, elle se permet même de traverser une période ‘‘ peace and love ’’ où, à en croire les hippies, tout le monde serait beau et gentil. »



    Ce livre empli d’anecdotes souvent croustillantes, retrace une période qui fait dire à d’aucuns que « c’était mieux avant » et, effectivement, imagine-t-on en France interpeller le président Macron comme ce que raconte Marc Pasteger au sujet de l’un de ses prédécesseurs à l’Élysée : « En vacances au fort de Brégançon, Georges Pompidou se baignait. À la sortie de l’eau, des enfants s’approchèrent de lui et l’un d’eux lui demanda un autographe. Le président accepta et signa. Puis le gamin en réclama un second :



    — C’est pour ton petit frère ou ta petite sœur ? interrogea Pompidou.



    — Non, non, mais, à l’école, avec deux Pompidou, on a un Hallyday !



    Il semble bien que cet homme-là offrait le profil idéal pour incarner une époque unique dont le souvenir fait encore rêver. »



    Les Années 70 est un livre qui fout le bourdon à tous les nostalgiques de ces années mais, après le beau temps vient aussi la pluie, voire les tornades : « Non, les années 70 ne furent pas toujours formidables ! s’exclame Marc Pasteger. Elles constituent un mélange de la fin de l’insouciance des années 60 et une sorte de bande-annonce géante des gros soucis qui pourriraient les années 80. Alors pourquoi voue-t-on aujourd’hui un culte à cette décennie-là ? D’abord parce que nous avons presque naturellement tendance à enjoliver les souvenirs et que se réfugier dans un passé, a fortiori embelli, peut réconforter ceux en ayant besoin. »



    Ensuite, l’auteur fait défiler ses anecdotes au hasard de ses notes, rencontres en tant que journaliste et écrivain, ses lectures, et de façon totalement subjective, précise-t-il, des vedettes, comme l’on disait à l’époque, de tous poils, des vraies stars et autant d’étoiles filantes… »



    Étoiles filantes, comme les promesses d’un « monde nouveau » en mai 2020, en somme. L’Histoire est bien un éternel recommencement.







     



    [1] 20 août 2020.

    • 4 min
    La France du complotisme

    La France du complotisme

    Théorie des complots, infox, fake news, actions antihumanistes… : qui est derrière ce fléau qui empoisonne la Société ?



     



    Engendrer, manier et répandre de fausses informations, tel est le dessein des comploteurs, conspirateurs, complotistes et conspirationnistes unis dans le même but de nuisance et de dresser des citoyens les uns contre les autres.



    Photos : Vandalisme, saccage, menaces… dans un temple maçonnique à Serrières (Photos JL G.)



    De nombreux observateurs rappellent que ces procédés ne sont pas nouveaux et furent significatifs de la propagande nazie, fasciste, franquiste, vichyste, salazariste, communiste…, exception faite que dans la manipulation contemporaine, les réseaux sociaux sont à présent parties prenantes au point que l’on parle de « message viral » quand c’est répandu à grande échelle. Parfois planétaire.



    Une technique derrière laquelle se cachent maints anonymes ou groupuscules, alors que des Trump et Cie en font une tribune mondiale de matraquage et prosélytisme.



    Ces derniers mois, COVID-19 et confinement/déconfinement obligent probablement, une nette recrudescence du complotisme doublé d’un antihumanisme exacerbé est constaté.



    Parmi les exemples relativement récents, épinglons cette déclaration de l’auteur Marek Halter[1] au sujet de la pandémie actuelle spécifiant que la télévision russe diffusa une information soulignant que « les milliardaires internationaux » détenaient l’antidote au virus et qu’ils attendaient que la peur envahisse tous les continents pour commercialiser le médicament à prix d’or. L’écrivain précisa : « Et qui sont-ils, ces milliardaires internationaux ? Des juifs ! La fausse information ne va pas tarder à se répandre en France », disait-il en mars. Eh bien ! C’est fait, Monsieur Halter.



    Et, comme pour les complotistes, qui dit juif pense automatiquement franc-maçon, la théorie du complot judéo-maçonnique a repris force et vigueur.



    Comme à l’époque nazie, des listes de francs-maçons circulent publiquement sur Internet afin d’éradiquer les « satanistes »[2], par exemple sur un site français sous la forme d’un montage de sigles d’organisations et d’un titre racoleur : « Francs-maçons qui nous gouvernent » : Club de Rome, UNESCO, CIA, Klu Klux Klan…[3] Canular ? La suite fait état d’une liste « non exhaustive » et cite des noms liés aux fonctions, tel celui d’une « ancienne ministre franc-maçonne de la secte maçonnique du Grand Orient de France… »



    Ce qui n’a pas été non plus un canular s’est déroulé durant cet été 2020, avec l’article dans Métropolitain (édition de la région occitane), hebdomadaire français du groupe Publi Hebdos[4] : « À Métropolitain, il y a belle lurette que nous possédons les noms des gendarmes, policiers, douaniers, sapeurs-pompiers, avocats et magistrats – ainsi que des confrères – qui fréquentent assidument les obédiences héraultaises… Mettre son nez dans une loge peut vous envoyer en enfer. »



    Corneto, cornuto, cornes... : coureur cycliste remportant une classique et faisant un signe jugé "satanique" par les complotistes, alors qu'il est question d'une marque de sympathie à un être cher (Prise d'écran RTBF)



    Généralement, les complotistes se targuent de donner des « indices » » pour reconnaître ceux qui conspirent. Ainsi, un site musical[5] de l’hexagone a créé la rubrique « Corneto ».







     



    Outre différentes explications (cocu en Italie, « Je t’aime » en langage sourd et muet…), on y lit : « Certains adeptes de théories sur une conspiration possible vous dirons que c’est un geste montrant l’appartenance à une société élitiste secrète des dirigeants de notr...

    • 5 min

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