Reportage France

RFI

Du lundi au vendredi, un reportage pour mieux connaître la société française et comprendre ses débats.

  1. 12 Ώ. ΠΡΙΝ

    France: les nombreuses difficultés des travailleurs sans papiers, victimes d'injonctions contradictoires

    Le gouvernement souhaite renforcer la lutte contre le travail illégal en France, avec un nouvel arsenal anti-fraude adopté en première lecture à l’Assemblée nationale. Celui-ci instaure une procédure de « flagrance sociale » qui permettra une saisie conservatoire des actifs d'une société suspectée de travail au noir. Il est 7h30 du matin près de Paris. Thomas, de l’unité régionale spécialisée dans la lutte contre le travail illégal, est en route avec ses collègues pour une zone d’activité où sont implantées de nombreuses entreprises de logistique. « Ici, on se trouve en Seine-Saint-Denis, entre Aulnay-sous-Bois et Le Blanc-Mesnil, qui est un peu le point de jonction, notamment sur tout le secteur logistique venant de Roissy », explique-t-il. L’entreprise ciblée ce jour-là opère dans le « dernier kilomètre », ce maillon essentiel de la chaîne de livraison des colis. « Aujourd’hui, on voit vraiment une augmentation, notamment des colis qui viennent d’Asie, plus particulièrement de Chine. Ces pays commencent à avoir des entreprises directement chinoises qui s’implantent sur le territoire français pour faire l’importation de leurs colis. » Roissy et la gare du Nord sont des zones particulièrement prisées pour s’installer, car « ils n’ont pas la taxe aéroportuaire ». Cette opération fait suite à un signalement anonyme. La société visée est déjà connue des services de contrôle : elle a déjà fait l’objet de deux verbalisations pour travail dissimulé. « Le signalement comporte pas mal d’éléments qui nous laissent croire qu’en fait, on aurait des infractions à la fois de travail dissimulé, détaille Thomas. Il y aurait une dissimulation d’heures. Ça veut dire qu’ils mettraient les salariés en contrat partiel, sauf qu’en fait, il les ferait travailler à temps plein. » Parmi les autres irrégularités suspectées figurent l’emploi de travailleurs sans papiers et de la fausse facturation. « Cela peut faire partie de notre volet sur le travail dissimulé, mais par dissimulation d’activité, parce qu’en fait, on fausse les résultats et le chiffre d’affaires d’une société. » À leur arrivée dans la zone d’activité, Thomas et son équipe mettent leurs brassards et se dirigent vers l’entrepôt repéré en amont. Mais la porte est close, et aucun signe d’activité n’est visible. « Il semblerait qu’il y ait une fuite, constate l’inspecteur. Ce sont des aléas qui peuvent arriver. Des situations où l'on a des signalements par des salariés. À la dernière minute, on ne sait pourquoi, il y a une fuite. L'employeur va faire le nécessaire pour soit fermer la société le jour du contrôle, soit mettre des personnes qui sont déclarées et passer pour une situation régulière. » À la Cimade Île-de-France, une association qui accompagne les personnes sans papiers victimes de travail illégal, cette situation illustre un paradoxe du système français. Il est en effet possible d’obtenir une régularisation en prouvant que l’on a un travail, une réalité dénoncée par Marie Barbaros, chargée de projet régional : « Une des manières de se régulariser en France, c’est de prouver que l'on travaille. Quand je dis "prouver", je n’utilise pas ce mot à la légère : l’administration recherche, de manière pointilleuse, des preuves que la personne travaille de manière déclarée. J’insiste sur le mot déclarée. C’est-à-dire qu’elle remplit toutes les conditions légales d’exercice de son travail. Alors que, par ailleurs, on sait que cette personne n’a pas le droit d’exercer une profession en France puisqu’elle est sans papiers. Sinon on considère que c’est du travail illégal. Pour se régulariser, il faut prouver qu’on travaille de manière déclarée alors qu’on n’a pas le droit de travailler. » Cette situation est d’autant plus complexe pour les travailleurs de la logistique qu’ils n’appartiennent pas aux métiers en tension en Île-de-France. « Ce sont des personnes qui ne vont pas pouvoir faire valoir leur insertion professionnelle dans le cadre d’une demande de régularisation, précise Marie Barbaros. Pour parler concrètement, aujourd’hui, les critères qui sont appliqués par l’administration pour examiner une demande de régularisation, c’est au minimum sept ans de présence sur le territoire, au minimum cinq ans d’exercice d’un emploi déclaré avec un contrat, et un employeur qui est soutenant vis-à-vis de votre situation pour que la demande ne fasse pas l’objet d’un rejet quasi systématique. » Le nombre de travailleurs sans papiers en France reste très difficile à évaluer. Aucune donnée officielle n’existe, mais selon les syndicats, ils seraient plusieurs centaines de milliers. À lire aussiLoi sur le travail le 1er-Mai: le Premier ministre français assure qu’il n’y aura «pas de passage en force»

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  2. 1 ΗΜ. ΠΡΙΝ

    À Paris, les visiteurs se précipitent aux Catacombes après leur réouverture

    Les catacombes de Paris viennent de rouvrir après 5 mois de travaux. Les restes de millions de Parisiens reposent sous les rues de la ville. Ils ont été entassés dans d'anciennes carrières de pierre jusqu'à la fin du XIXᵉ siècle. C'est l'un des lieux touristiques les plus visités de la capitale.  Les ossements s'étalent sur onze mètres et il ne faut pas être trop grand pour suivre Isabelle Knafou, administratrice des Catacombes de Paris, dans les dédales des catacombes. « Ce qu'il faut imaginer, c'est que ces murs d'ossements, ils allaient vraiment jusqu'au plafond », décrit-elle. Dans ce site aussi insolite qu'impressionnant, des millions d'ossements vieux de plusieurs siècles entourent les visiteurs. Ils datent de l'époque où les cimetières étaient pleins. La seule solution : stocker les os dans les anciennes carrières sous Paris. « Tout a été refait, poursuit l'administratrice. On a 600 000 visiteurs par an. Le CO₂ développé par la présence de ce public risquait de poser problème à la conservation des ossements. » À lire aussiLes catacombes de Paris: la plus grande nécropole du monde Protection contre l'humidité, la mousse, nouvelle lumière, le plus grand cimetière souterrain au monde avait besoin d'un nouveau souffle. Au total, 5 millions d'euros de travaux. Les premiers visiteurs se serrent dans le tunnel. Ils vont d'animations en animations, le nouvel audioguide sur les oreilles. Toute la muséographie a été refaite. Pour l'administratrice, ce qui attire autant de visiteurs, c'est que c'est un lieu de curiosité : « Ça fait partie des lieux insolites, entre guillemets, du monde. Et charge à nous de passer de cette curiosité plus ou moins macabre pour amener les gens à comprendre tout l'intérêt historique du lieu. » Avec ces crânes et ces têtes soigneusement empilés, les catacombes nourrissent depuis longtemps la pop culture. C'est une nouveauté de la visite : un écran diffuse des œuvres qui parlent du lieu. Des touristes conquis Les catacombes affichent complet toute la journée. À la sortie, les touristes sont conquis. « Attendez, je récupère mon souffle. Les escaliers sont raides, c'est assez intense là-dessous, partage une touriste anglophone. Avec tous ces os, ces lumières, c'est vraiment sérieux. Ils ont rendu Paris vivable en transférant tous les cadavres en surface. Mais tout ça en ayant toujours du respect pour ces personnes qui avaient construit la ville. On a trouvé ça passionnant. » Une autre touriste intervient : « Quand on voit la quantité, le nombre d'ossements, le nombre de vies humaines de tous ces Parisiens, toutes ces vies qui se sont déroulées là, c'est très émouvant et c'est fascinant. » À terme, le site doit accueillir des concerts et des performances artistiques.

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  3. 4 ΗΜ. ΠΡΙΝ

    La Maison des Fées, un refuge pour les femmes enceintes et les jeunes mères sans domicile

    En France, en 2025, plus de 3 500 femmes ont accouché sans avoir d’hébergement fixe rien qu'à Paris et dans sa région, soit 2,3 % des accouchements recensés sur l’année en Île-de-France, selon le dernier rapport du Samu social publié fin mars. Des hébergements d’urgence pour ces femmes enceintes et jeunes mères existent, comme dans le 17e arrondissement de Paris, à La Maison des Fées. Le rapport du Samu social sur les femmes sans domicile en situation de périnatalité met l’accent sur les conséquences de cette précarité. Certaines femmes ont dû changer jusqu’à 40 fois de lieu d’hébergement au cours de leur grossesse et elles ont passé en moyenne deux mois à la rue en période périnatale. Mais dans cet immeuble parisien biscornu de la Maison des Fées, certaines ont pu trouver un havre de paix. Après avoir traversé une petite cour intérieure remplie de poussettes, direction l'appartement onze au premier étage pour rencontrer Kadiatou. La jeune femme de 22 ans est assise sur son lit. Elle a fui la Guinée après un mariage forcé avec un homme plus âgé, et elle s'est installée ici un mois avant son accouchement. « J'ai découvert que j'étais enceinte. J'étais un peu perturbée dans la tête. Je ne savais pas quoi faire. Je ne savais pas où aller. Je ne savais pas à qui parler de tout ça, témoigne la jeune femme, sa petite fille de quatre mois dans les bras. Le père de mon enfant n'était pas là, il est à Bordeaux. Il est demandeur d'asile lui aussi. Comme moi. Là, je suis bien entourée. J'ai des personnes pour moi et pour le bébé. Parce que là où j'étais avant, on était deux dans la chambre, on n'avait pas tellement notre intimité. Mais là, ça va, je me sens bien. Le bébé aussi se sent bien. Je communique bien avec mon bébé. Entre elle et moi, ça va, je me sens bien. » Créer un vrai chez-soi Vingt jeunes mamans venues d'Afrique subsaharienne, quelques compagnons et une trentaine d'enfants habitent les studios de la Maison des Fées. Dans la salle de jeux, Djenaba referme la turbulette de sa petite de neuf mois sous le regard de son aîné, Abdoul, habillé d'un manteau bleu avec de petits dinosaures. Sa famille l'a chassée lorsqu'elle est tombée enceinte de son fils. Alors elle a fui avec son compagnon. « J'étais venue avec le père de mon enfant, mais il m'a abandonnée avec l'enfant. Ça m'a fait très très mal », confie-t-elle. Lors de sa deuxième grossesse, elle s'est retrouvée très vulnérable dans les rues de Paris, dehors jour et nuit. Cette confrontation régulière à des comportements violents, à des traumatismes sans suivi médical, ni physique ni psychologique, rend les femmes très méfiantes. Fanta Coulibaly est travailleuse sociale à la Maison des Fées et son premier travail, c'est de leur redonner confiance en elle et en les autres. « Pour pouvoir travailler avec ces familles, il faut créer du lien. C'est très important parce que tant qu'il n'y a pas de lien, elles ne présentent pas leurs besoins, elles ne se dévoilent pas et c'est compliqué d'avoir accès à elles, souligne-t-elle. Et une fois que le lien est établi, tout vient à point nommé. Elles nous sollicitent et derrière, nous, on peut proposer des choses. » Des cours de français, des ateliers de socio-esthétisme ou encore de droits des femmes sont par exemple proposés aux habitants de la Maison des Fées. Aurélie Tchiemmegne, la directrice, tient beaucoup à ce que ce lieu soit une vraie maison. « On voit vraiment une différence entre l'arrivée et quelques mois, semaines après. Sur comment elles vont, au moins physiquement. Après, psychiquement, ça peut prendre évidemment plus de temps, explique la directrice, on ne peut pas tout régler en quelques semaines, mais c'est aussi pour ça que nous, on s'attache à avoir une psychologue dans le service, une infirmière, parce que la santé, elle passe évidemment par le soin de la santé mentale, le soin de soi. » En moyenne, les familles comme celle de Djenaba, Binta et Abdoul restent deux ans, le temps de régulariser leur situation pour entamer une nouvelle vie. À lire aussiEn France, plus de 2 000 enfants dorment dehors, un nombre en nette hausse

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  4. 5 ΑΠΡ

    France: la flambée des prix du carburant met en péril l'activité des soignants à domicile

    En France, les prix à la pompe explosent, conséquence de la guerre au Moyen-Orient. Le litre d'essence a passé la barre symbolique des deux euros. La semaine dernière, pour faire face à l'envolée des prix, le gouvernement français a annoncé des mesures de soutien à certaines branches professionnelles, parmi lesquelles les pêcheurs, les agriculteurs et les transports routiers. D'autres, comme les professionnels de santé libéraux, se sentent abandonnés.  Il est 5h45 lorsque Naouel Helloub se prépare à démarrer sa journée, pochette de soins en bandoulière, devant sa voiture. Infirmière libérale, elle s'apprête à parcourir une quarantaine de kilomètres à travers plusieurs arrondissements de la ville de Marseille pour dispenser des soins à domicile. Une routine qu'elle connaît bien, mais qui, ces derniers temps, lui pèse davantage en raison de la flambée des prix du carburant. « Hier, j'ai mis de l'essence et j'ai payé 70 euros, alors que j'ai une petite voiture. D'habitude, pour le plein, j'en ai pour 50 euros. C'est 20 euros de plus, confie-t-elle, préoccupée. Sachant que je fais deux pleins par semaine, je vous avoue que je n'ai pas osé compter, parce que sinon, j'arrête. » Mais au-delà de l'aspect financier, c'est une question éthique qui la tourmente : « À un moment, je vais être obligée de sélectionner des patients qui sont à côté. » Un risque qui inquiète particulièrement ceux qui dépendent de ses visites, comme Hassen, son premier patient de la journée. Âgé de 65 ans, ce dernier, lourdement malade et sans famille, ne cache pas son angoisse à l'idée de se passer de ses soins : « Je serais dans le pétrin, surtout pour les médicaments, parce que je m'y perds un peu. Qui va me faire la toilette ? Même avec déambulateur, je tombe. » Aujourd'hui, les professionnels de santé qui réalisent des actes à domicile bénéficient d'indemnités kilométriques. Elles couvrent le temps de trajet, le coût du carburant et du stationnement. Mais selon Mélanie Ordines, présidente du syndicat national des orthoptistes et membre du bureau de l'Union nationale des professionnels de santé, elles sont loin de suffire : « La Sécurité sociale nous dit que pour aller apporter des soins, ça ne doit pas nous coûter d'argent par rapport à un autre soin. Avant cette augmentation du carburant, ce n'était déjà pas jouable. Désormais, on est encore plus en perte. » Pour continuer à exercer, elle revendique des aides immédiates. « On demande des aides financières, des déductions afin d'éviter une nouvelle angoisse de stress financier simplement pour continuer à faire notre métier », insiste Mélanie Ordines. Mais elle demande aussi une priorité à la pompe pour les professionnels de santé. En revanche, elle comme Naouel excluent toute possibilité de faire grève, au nom de l'obligation de soins. À lire aussiCarburant en France: mobilisation des routiers face à des mesures gouvernementales jugées insuffisantes

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  5. 2 ΑΠΡ

    Avec la flambée des prix du carburant, des bateaux de pêche restent à quai

    En France, conséquence de la guerre au Moyen-Orient, le diesel a battu un record : près de 2,20 euros le litre. Vendredi 27 mars, une remise de 20 centimes d'euros par litre de carburant a été annoncée sur les factures des agriculteurs, des routiers ou des pêcheurs par le gouvernement. Mais ce n'est pas assez, disent certains pêcheurs, car les prix des carburants pèsent sur leur activité. De notre envoyé spécial à Boulogne-sur-Mer, À Boulogne-sur-Mer, dans le plus grand port de pêche de France, certains bateaux ne sortent plus en mer car pêcher coûte trop cher. Au fond de la cale d'un bateau, des marins installent une grande cuve métallique. Elle servira bientôt, espère Jérémy Margollé, à trier les sardines. Car pour le moment, son chalutier reste à quai. « Normalement, je devrais être en mer, mais là, avec les circonstances, la flambée du gasoil, on a préféré stopper pour se mettre en arrêt technique, pour faire l'entretien et les peintures, explique le pêcheur. Là, ça va faire la deuxième semaine qu'on est stoppés. » Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le prix du gasoil marin a presque doublé. Résultat, pour les plus gros bateaux comme le sien, pêcher n'est plus rentable. « Un bateau comme nous, c'est un chalutier de 24 mètres, ça consomme entre 10 000 et 12 000 litres, du lundi au vendredi, vous sortez, vous n'avez encore rien pêché, vous savez que vous allez devoir sortir à la fin de la semaine au moins 13 000 euros. Vous n'aurez pas encore payé vos gars, vous n'aurez pas encore payé vos crédits et toutes les charges qui vont avec, liste-t-il. Et au final, il faut s'adapter à des choses moins gourmandes en gasoil, etc. On pourrait toujours sortir, mais sortir à perte, ça ne m'intéresse pas. » À lire aussiCarburant en France: mobilisation des routiers face à des mesures gouvernementales jugées insuffisantes « Je préfère travailler » À l'avant du chalutier, Florian et Michel, deux générations de pêcheurs, repeignent le pont et pour eux, rester à terre, c'est perdre de l'argent. « Allez dire à un terrien : "Vous allez travailler du lundi au vendredi pour zéro euro", il va vous répondre quoi ? Je veux dire, je préférerais être en mer et gagner de l'argent que d'être à quai et avoir le salaire minimum et être là à faire de la peinture, s'agace le jeune pêcheur. Je préfère travailler quoi. On a un salaire à la part. Si on avait le gasoil à 0,60 euro sur une semaine de 20 000 euros, on va partager 500 à 600 euros. Et là, si on gagne les 100-200 euros dans notre semaine, ça sera une belle semaine. Et encore, si le gasoil n'augmente pas plus. » « Les jeunes, qu'ils arrêtent tout de suite parce qu'ils sont mal barrés. L'avenir n'est plus tellement dans la pêche, non ? », interroge Michel. ‬« C'est vrai que moi, à l'âge de 30 ans, il y a des questions à se poser, répond Florian. Si le gasoil continue à ce prix-là pendant deux-trois mois, c'est toute la flottille qui stoppe et ce sont des marins sur le carreau. Donc à des personnes comme Michel qui arrivent en fin de carrière, ils arriveront toujours à finir autre part, mais nous, on a quand même plus de 20 ans à tirer, donc il y a quand même des questions à se poser et se dire qu'on ne va pas aller en mer brûler du gasoil pour rien. Donc il faut se poser des questions. » En attente d'aides de l'État C'est pour obtenir des réponses et surtout alerter les autorités que le Comité national des pêches appelait le 1ᵉʳ avril un peu partout en France à débrayer quelques heures. Sur des vidéos en ligne, des pêcheurs filment leurs actions. L'État s'est pourtant mobilisé pour les pêcheurs. Ce mois-ci, une aide de 0,20 euro par litre de carburant doit être débloquée, mais c'est encore insuffisant pour la filière. « Même avec une aide de 0,20 euro aujourd'hui, un gazole qui est à plus d'1,20 euro, on se rend bien compte que c'est très très compliqué pour toute la flottille de chalutiers senneurs, parce que ce sont eux les plus dépendants du gazole, explique Louis Gustin, le directeur du Comité régional des pêches des Hauts-de-France. Ça peut représenter 50 % de leur chiffre d'affaires actuellement. Si demain on ne maintient pas les apports, en fait, ce sont des parts de marché qui vont partir. L'acheteur, il va aller acheter son poisson ailleurs, sur d'autres places portuaires, ailleurs en Europe, sur les produits de la filière aquacole. » Une nouvelle augmentation des carburants de 0,20 euro par litre, prévient le Comité des pêches, risque aussi de toucher les plus petits bateaux qui, pour le moment, encaissent le choc et continuent de sortir en mer. À lire aussiFrance: face à la hausse du prix des carburants, le gouvernement annonce des «aides ciblées»

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