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#7 Amours heureuses : « On le croit pas quand on est heureux. C'est évident. Tu le sais. » Homo Swipiens

    • Society & Culture

Alors que j’ai entrepris ce projet de podcast pour parler des rencontres qui se passent d’abord en ligne, je voulais avant tout parler d’amour, de notre recherche effrénée, intemporelle, désespérée et désespérante de cette personne qui pourrait nous compléter à l’infini. On se plante souvent, on souffre beaucoup, on essaie, on échoue, on réessaie, on y arrive, on arrête et on recommence. On se remet en question et on redéfinit nos attentes jusqu’à ne plus rien attendre. Et puis on se rencontre. A nouveau. Pour paraphraser André Breton dans l’Amour fou « C’est vraiment comme si je m’étais perdu et qu’on vînt tout à coup me donner de mes nouvelles. » Car pourquoi associer le préfixe re- au mot latin incontra, si ce n’est pour signifier la répétition. Et en effet, que provoque l’amour ? Un sentiment d’éveil, d’existence, de puissance. Alors qui rencontre-t-on vraiment ? Soi-même à travers l’autre ? Tant de disciplines se sont employées à l’analyser, à le rationaliser mais il demeure toujours sacré et insaisissable. La modernité veut qu’on ait conscience de ses limites comme en témoigne le florissement des théories de développement et de d’épanouissement personnels. Et pourtant on a beau compartimenter, essayer de contrôler, accumuler, swiper, consommer, le désir d’aimer et d’être aimé est universel. A travers les histoires d’Emilie (30) et Rémi (35) d’un côté et de Lucile (25) de l’autre, j’ai voulu cette fois-ci donner la voix aux amours heureuses, celles qui commencent par une banale conversation en ligne et qui n’en finissent pas de s’inscrire dans le réel. Cette fois-ci donc je n’interviendrai pas et laisserai toute la place à celles et ceux qui ont hasardeusement trouvé leur bonheur sur les applications de rencontres.

Alors que j’ai entrepris ce projet de podcast pour parler des rencontres qui se passent d’abord en ligne, je voulais avant tout parler d’amour, de notre recherche effrénée, intemporelle, désespérée et désespérante de cette personne qui pourrait nous compléter à l’infini. On se plante souvent, on souffre beaucoup, on essaie, on échoue, on réessaie, on y arrive, on arrête et on recommence. On se remet en question et on redéfinit nos attentes jusqu’à ne plus rien attendre. Et puis on se rencontre. A nouveau. Pour paraphraser André Breton dans l’Amour fou « C’est vraiment comme si je m’étais perdu et qu’on vînt tout à coup me donner de mes nouvelles. » Car pourquoi associer le préfixe re- au mot latin incontra, si ce n’est pour signifier la répétition. Et en effet, que provoque l’amour ? Un sentiment d’éveil, d’existence, de puissance. Alors qui rencontre-t-on vraiment ? Soi-même à travers l’autre ? Tant de disciplines se sont employées à l’analyser, à le rationaliser mais il demeure toujours sacré et insaisissable. La modernité veut qu’on ait conscience de ses limites comme en témoigne le florissement des théories de développement et de d’épanouissement personnels. Et pourtant on a beau compartimenter, essayer de contrôler, accumuler, swiper, consommer, le désir d’aimer et d’être aimé est universel. A travers les histoires d’Emilie (30) et Rémi (35) d’un côté et de Lucile (25) de l’autre, j’ai voulu cette fois-ci donner la voix aux amours heureuses, celles qui commencent par une banale conversation en ligne et qui n’en finissent pas de s’inscrire dans le réel. Cette fois-ci donc je n’interviendrai pas et laisserai toute la place à celles et ceux qui ont hasardeusement trouvé leur bonheur sur les applications de rencontres.

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