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Désastres au box-office ou films assassinés par la critique, voire les deux en même temps : plongez dans l’odyssée des Waterloo du cinéma pour mieux les réhabiliter (ou pas !).


Par Philippe Guedj

Ciné-cras‪h‬ Le Point

    • Cine y Televisión
    • 1.0 • 1 valoración

Désastres au box-office ou films assassinés par la critique, voire les deux en même temps : plongez dans l’odyssée des Waterloo du cinéma pour mieux les réhabiliter (ou pas !).


Par Philippe Guedj

    « Lone Ranger », le mégawestern mal aimé de chez Disney

    « Lone Ranger », le mégawestern mal aimé de chez Disney

    Il s’est senti bien seul au box-office américain en ce mois de juillet 2013, le pauvre Lone Ranger, naissance d’un héros (Lone Ranger tout court aux États-Unis). Avec un budget pulvérisant à la vitesse d’un cheval au galop le plafond des 225 millions de dollars, ce western spectaculaire de Gore Verbinski s’étala de tout son long en salle, au grand désespoir du studio Disney et du producteur Jerry Bruckheimer. Malgré la présence au générique du réalisateur, de la star et des scénaristes de la franchise Pirates des Caraïbes, Lone Ranger a subi un cuisant échec, le pire de l’année aux États-Unis, malmenant ainsi un studio Disney déjà accablé en 2012 par le désastre John Carter et qui, en 2015, allait aussi endurer un autre bide astronomique avec À la poursuite de demain (Tomorrowland en VO).

    Inspiré d’un célèbre personnage de fiction, héros d’un feuilleton radiophonique américain en 1933, Lone Ranger, naissance d’un héros commence son récit la même année. Dans une foire d’attractions, un vieillard indien, Tonto (Johnny Depp), raconte à un petit garçon l’histoire de ses aventures passées au côté de John Reid, ex-avocat propulsé justicier masqué dans des circonstances tragiques. Extrêmement spectaculaire, bourré de références cinéphiliques aux westerns classiques et modernes (notamment ceux de John Ford, Sergio Leone et Sam Peckinpah), Lone Ranger a probablement payé ses excès narratifs et visuels, son ambiance nettement plus sombre que celle des Pirates de Caraïbes, ainsi qu’un ton insaisissable entre le premier et le second degré. Critiqué par une partie de la presse américaine pour sa narration pas toujours fluide, sa longueur excessive et son équilibre délicat avec des scènes évoquant assez crûment la tragédie du génocide amérindien. Presque huit ans après ce monumental échec, Ciné-Crash revient sur la genèse de Lone Ranger, le western mal aimé des studios Walt Disney.
     
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    • 48 min
    « Le Secret de la pyramide » : l’échec d’un jeune Sherlock

    « Le Secret de la pyramide » : l’échec d’un jeune Sherlock

    Années 80 en fanfare pour Steven Spielberg. Au milieu de la décennie, sortant des triomphes respectifs des Aventuriers de l'arche perdue, E.T et Indiana Jones et le temple maudit, le cinéaste Midas est aussi un producteur heureux, via sa société Amblin, grâce aux tabacs de Gremlins, Retour vers le futur et des Goonies. Désireux désormais de se consacrer à d'autres styles d'histoires, il préfère alors déléguer à d'autres réalisateurs ces grosses productions à effets spéciaux, tandis que lui-même s'oriente vers la mise en scène de projets plus personnels – dont le drame sur l'esclavage, La Couleur pourpre, qui sortira en février 1986. C'est dans cette stratégie qu'il confie en 1985 Le Secret de la pyramide à Barry Levinson, de quatre ans son aîné, futur réalisateur de Good Morning Vietnam et Rain Man et dont Spielberg a adoré le premier long-métrage, Diner (1982), un récit de passage à l'âge adulte situé dans les années 50.

    D'entrée dans la vie adulte, il en est justement question dans Le Secret de la pyramide (Young Sherlock Holmes en VO), puisque ce film d'aventures suit la toute première enquête de Sherlock Holmes au côté de John Watson, à Londres en 1870, alors que les deux héros sont toujours ados. Se liant rapidement d'amitié, les deux lycéens vont s'intéresser aux morts suspectes de plusieurs membres éminents de la bonne société victorienne, tous victimes de graves hallucinations après avoir été piqués en pleine rue par une mystérieuse fléchette empoisonnée. Leurs recherches les mènent sur la piste d'une dangereuse secte égyptienne aux rites meurtriers, dont le responsable n'a pas choisi ses victimes au hasard. Aux côtés de Holmes et Watson : la belle Elizabeth, élève dans la même école et petite amie d'un Sherlock alors transi d'amour, fougueux et passionné.

    Bénéficiant d'effets spéciaux extraordinaires, voire révolutionnaires pour l'époque – avec la désormais célèbre chaîne du chevalier-vitrail, hallucination reconstituée en images de synthèse –, Le Secret de la pyramide ne va pourtant guère attirer les foules, refroidies en cet hiver 1985-1986 par le ton inhabituellement anxiogène du film pour une production de ce genre. Pas vraiment drôle comme Gremlins ni solaire comme les Goonies, Le Secret de la pyramide contient des séquences authentiquement glaçantes, malgré un ton général plutôt enjoué, de magnifiques décors et de jeunes acteurs talentueux, sans oublier la superbe et entraînante bande originale orchestrale signée Bruce Broughton. Accueilli sans chaleur excessive par la critique, le film ne fera guère le plein de spectateurs et ne connaîtra jamais aucune suite, plongeant ainsi ses acteurs principaux dans un relatif anonymat à la suite de cet échec. Il connaît pourtant depuis quelques années un regain de notoriété en raison de ses effets visuels ultranovateurs, de la qualité de sa production et des audaces de son scénario, truffé d'éléments typiquement spielbergiens. Ciné-Crash #14 mène l'enquête et retrace la genèse, l'échec et le retour en grâce d'une épopée londonienne sans doute un peu trop en avance sur son temps à bien des égards. Et à qui Mme J. K. Rowling et ses Harry Potter doivent sans doute beaucoup !
     
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    • 59 min
    « Freaks » : la parade monstrueuse qui effraya Hollywood

    « Freaks » : la parade monstrueuse qui effraya Hollywood

    Le cinéma parlant débutait à peine. L’Amérique restait engluée en pleine dépression et avide d’évasion. Le cinéma d’épouvante, à la mode depuis les succès, en 1931, du premier Dracula puis de Frankenstein des studios Universal, était un filon à exploiter coûte que coûte. Lui-même réalisateur de Dracula, ainsi que d’une quarantaine de longs-métrages à l’époque du muet, Tod Browning va proposer au studio MGM de frapper un grand coup et battre la concurrence à plate couture sur le terrain de l’effroi, avec Freaks – intitulé La Monstrueuse Parade à sa sortie en France, en 1932.

    Adapté de la nouvelle Spurs de Clarence Aaron « Tod » Robbins, Freaks plante son action au sein d’une troupe de cirque itinérante, dont les attractions majeures sont un groupe d’hommes et de femmes atteints de diverses anomalies physiques : une femme à barbe, un homme-tronc se déplaçant en rampant et capable de s’allumer une cigarette, deux sœurs siamoises, un homme sans jambes, une femme sans bras, un couple de nains (Hans et Frieda), une femme microcéphale…

    Appâtée par la fortune personnelle de Hans (joué à l’écran par l’acteur Harry Earles), la superbe trapéziste Cléopâtre (Olga Baclanova) va le séduire et simuler des noces, tout en préparant son empoisonnement avec son amant, le culturiste Hercules (Henry Victor). Totalement envoûté par Cléopâtre et délaissant une Frieda résignée, Hans sera profondément humilié par sa nouvelle « fiancée » lors d’un dîner de célébration qui tournera au vinaigre, avant de découvrir les vraies intentions d’Olga. Bientôt, les parias vont faire payer chèrement à l’artiste et son Hercules leur cruauté et leur inhumanité… Lui-même ancien artiste de cirque, fasciné depuis longtemps par cet univers ainsi que par les êtres scarifiés par leur différence, Tod Browning choqua le Tout-Hollywood et le public en engageant de véritables adultes phénomènes de foire, plutôt qu’en recourant à des effets spéciaux.

    Jugé indécent, malsain et voyeuriste par une partie de la critique, Freaks fut rapidement retiré de l’affiche après une piteuse carrière en salle et fut interdit de longues années dans plusieurs pays, voire dans certains États américains. La carrière de Tod Browning fut brisée en plein élan et, malgré une petite poignée d’autres films réalisés les années suivantes pour MGM, jamais le réalisateur ne retrouva son prestige d’avant Freaks. Il mourut en 1962, avant même que son chef-d’œuvre ne soit redécouvert par la critique européenne lors d’une projection au Festival de Venise la même année.

    Freaks a depuis conquis ses lettres de noblesse, notamment porté par la contre-culture universitaire des années 1960. Son influence écrasante, visuelle comme thématique, sur tout un pan du cinéma d’horreur ainsi que sur l’œuvre d’un cinéaste comme David Lynch, en fait une œuvre incontournable du genre. Avec les chroniqueurs Yann Valentin et François-Xavier Taboni, Ciné-Crash #13 revient sur la genèse, le destin et l’héritage de cette œuvre culte et maudite, malsaine autant que profondément humaniste, touchante autant qu’effrayante lors d’un final glaçant qui n’a rien perdu de son impact.
     
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    • 51 min
    « Terminus » : Johnny sur la route du désastre

    « Terminus » : Johnny sur la route du désastre

    En janvier 1987, Johnny Hallyday ressentit fortement quelque chose en lui de rétréci : ses espoirs d’avenir comme star internationale du cinéma d’action. La cause : Terminus, de Pierre-William Glenn. Un road movie français postapocalyptique à très gros budget, attendu au tournant par la presse, les fans du rockeur et les cinéphiles rêvant d’un véhicule idéal pour propulser une science-fiction à la fois ambitieuse et divertissante au pays de la Nouvelle Vague. Situé dans un futur proche, le film suit une course géante organisée chaque année à travers divers territoires sur une Terre devenue plus ou moins anarchique et aux mains de milices fascisantes.



    Supervisé depuis la base secrète et ultramoderne de Terminus, ce jeu mortel est centré sur un immense 38 tonnes rouge doté d’une intelligence artificielle (baptisée Monstre), et dont le pilote a pour but de parcourir 5 000 kilomètres afin de rejoindre le mystérieux complexe. À la clé : la remise d’une très grosse somme d’argent. Aux trousses du bolide, des hordes de camions gris font tout pour l’empêcher d’atteindre sa destination. Au volant de Monstre, le taciturne « Manchot » (Johnny Hallyday) prend le relais de la malheureuse Gus (Karen Allen), après une intense et brève romance avec elle. Il est désormais l’élu, tandis que, depuis Terminus, l’inquiétant Docteur (Jürgen Prochnow) et le petit Maty (Gabriel Damon), gamin surdoué qui a conçu Monstre, suivent à distance sa progression. Ils scrutent également celle de « Petit Frère », autre poids lourd talonnant Monstre et dont la mission cache un sinistre secret, le véritable objectif de toute cette meurtrière compétition.



    Si ce résumé vous a semblé aussi long qu’un Paris-Lyon sur l’A6, c’est normal : cosigné par Pierre-William Glenn et Patrice Duvic, sur la base d’une idée d’Alain Gillot, le scénario de Terminus, touffu, brouillon et surchargé de personnages, s’avère aussi ardu à décrypter et à synthétiser qu’un itinéraire sur une vieille carte routière. Ce script boulimique, dans lequel Pierre-William Glenn et son complice Duvic péchèrent par excès de thématiques et défaut d’informations à l’écran, n’est, hélas, que l’un des innombrables problèmes d’un film qui fut quasi unanimement sifflé par une critique déchaînée.



    Et pour cause : direction artistique piteuse, dialogues souvent incompréhensibles ou caricaturaux, jeu d’acteur pour le moins inégal de Johnny, décors indigents, mise en scène faisant souvent fausse route, action chaotique… Vendu au public comme un Mad Max à la française mâtiné de Rollerball, en tout cas tel un blockbuster d’action à l’anglo-saxonne filmé pied au plancher, Terminus fit bien vite retomber les foules sur celui des vaches – ou plutôt d’une cruelle désillusion. L’échec abyssal (moins de 300 000 entrées cumulées en fin de parcours) stoppa quasiment net le futur de Pierre-William Glenn comme réalisateur. Mais aussi celui de Johnny comme champion poids lourd de blockbusters à la française. Il écrabouilla aussi l’avenir d’une certaine science-fiction hexagonale désireuse d’apparaître enfin à l’écran dans le rétroviseur des Américains.

    Trente-trois ans après la sortie de Terminus, il convient cependant, sinon de réhabiliter le film, du moins de se repencher sur le réel intérêt des intentions de son réalisateur, l’incontestable avant-gardisme de ses images de synthèse (parmi les toutes premières utilisées dans le cinéma français), l’ambition de certaines cascades et la curiosité réelle qu’inspire aujourd’hui cet ovni sans précédent par chez nous – qualifié de nanar sans appel par ses opposants les plus impitoyables. Rencontré pour les besoins de cette émission, Pierre-William Glenn, par ailleurs l’un des plus

    • 1h 9 min
    « Last Action Hero » : Schwarzie égaré dans l’auto-parodie

    « Last Action Hero » : Schwarzie égaré dans l’auto-parodie

    Il fut annoncé comme le roi du box-office de l’été 1993, il finit nu et humilié par un retentissant camouflet. Last Action Hero aurait pourtant dû asseoir le règne de sa star sur les années 90 et couvrir d’or le studio Columbia Pictures, qui dépensa sans compter pour l’affaire : un film d’action satirique original, spectaculaire et tout public, marquant les retrouvailles entre le réalisateur John McTiernan (Piège de cristal) et Arnold Schwarzenegger, tandem gagnant de Predator, six ans plus tôt. Alors au sommet de sa carrière dans la foulée du triomphe mondial de Terminator 2, qui lui-même fit suite aux succès de Total Recall et de la comédie Un flic à la maternelle, le malin Schwarzenegger voyait dans Last Action Hero l’occasion de se moquer de son image de super-héros bodybuildé, ainsi que des grosses ficelles des thrillers musclés typiques des années 80. Bref, jouer un coup d’avance et peut-être incarner un nouveau type de héros dans un nouveau type de blockbuster.

    Écrit par les jeunes scénaristes Zak Penn et Adam Leff – puis repris en grande partie par Shane Black et l’écrivain William Goldman –, le script suit l’improbable odyssée du jeune Danny (Austin O’Brien), gamin new-yorkais de 11 ans vivant seul avec sa maman, passionné de films d’action et en particulier d’un personnage de fiction : Jack Slater, super-flic de Los Angeles, héros d’une série de longs-métrages chargés d’adrénaline. Alors qu’il assiste à une avant-première nocturne du 4e volet des aventures de Jack Slater, organisée rien que pour lui par Nick (Robert Prosky), le projectionniste de son cinéma de quartier, Danny, se retrouve soudainement propulsé de l’autre côté de l’écran, par le biais d’un mystérieux ticket magique que lui a remis le vieil homme. Désormais à l’intérieur même du monde extravagant de Jack Slater, Danny va aider son idole dans une enquête criminelle impliquant une armée de mafieux, tout en s’amusant à décoder tous les poncifs et situations prévisibles du « film dans le film ».

    Criblé d’impondérables avant même le premier tour de manivelle, avec d’innombrables réécritures et conflits d’ego entre les auteurs, Last Action Hero continuera d’enchaîner les galères durant un tournage ponctué de clashs entre John McTiernan, les scénaristes et la production. Alors que le budget du film explose en raison notamment d’une campagne marketing démesurée qui se retournera contre lui, le blockbuster de McTiernan souffre surtout d’une greffe maladroite entre le pastiche et les fusillades hors norme, de gags trop rarement drôles et d’un acteur pré-ado – O’Brien – littéralement insupportable à l’écran. Sa date de sortie, maintenue obstinément au 18 juin par un studio Columbia tenu par des contrats de partenariat, parachève une longue suite d’erreurs stratégiques, puisque Last Action Hero se fera dévorer au box-office par Jurassic Park, challenger sous-estimé à tort et qui a pris d’assaut les écrans une semaine plus tôt.

    Sans être un désastre abyssal au box-office, surtout grâce à l’international, Last Action Hero finira sa course autour de 50 millions de dollars de recettes aux États-Unis. Au vu des attentes, c’est un échec sans appel. La déception est immense, les critiques impitoyables et l’humiliation terrible pour le studio, ainsi que pour le réalisateur et la star autrichienne, qui reconnaîtra plus tard que le film marqua le début de son déclin au cinéma. Devenu culte aux yeux d’une partie des cinéphiles, Last Action Hero est-il une œuvre visionnaire et incomprise en son temps ou un authentique ratage, perdu d’avance par ses choix artistiques peu inspirés ?

    Pour le premier numéro de sa seconde saison, Ciné-Crash se penche sur la genèse ardue et les contradictions d’un blockbu

    • 50 min
    « La Porte du paradis », le western haï des Américains

    « La Porte du paradis », le western haï des Américains

    Roi temporaire de Hollywood après sa moisson d’Oscars pour le triomphal Voyage au bout de l’enfer en 1979, le jeune Michael Cimino se sentit pousser des ailes pour son film suivant : La Porte du paradis. Il volera hélas trop près du soleil de ses ambitions et verra sa carrière carbonisée par le désastre critique et public de ce western au budget quadruplant son enveloppe initiale de 12 millions de dollars. Inspiré d’un épisode bien réel de l’Histoire américaine, la guerre du comté de Johnson dans le Wyoming (événements survenus entre 1889 et 1893), La Porte du paradis revient sur les pogroms dont furent victimes des immigrés d’Europe centrale de la part de propriétaires terriens soutenus par le gouvernement. Nanti des pleins pouvoirs par le studio United Artists, Cimino décide d’articuler son drame autour d’un trio amoureux : le marshal James Averill (Kris Kristofferson), le mercenaire Nate Champion (Christopher Walken) et la prostituée Ella Watson (Isabelle Huppert).

    Trois personnages bientôt balayés par un ouragan de violence, lorsque le syndicat des éleveurs du Wyoming décide de dresser une liste noire des immigrés indésirables et de les faire abattre de sang-froid par une milice privée. Éblouissante et déchirante, visuellement somptueuse, la fresque de Michael Cimino va cependant complètement désarçonner la critique de l’époque par sa longueur (3 h 40), sa liberté narrative, ses apartés sentimentaux et son effroyable noirceur finale, jugée par certains comme une souillure insupportable du mythe de l’Ouest américain. Mitraillé par la presse locale, le film est massivement fui par les foules à sa sortie aux États-Unis, en novembre 1980. Retiré des écrans au bout d’une semaine, à la demande même de Cimino qui va proposer un nouveau montage amputé de presque une heure, La Porte du paradis ne remontera pas davantage en selle, à terre pour de bon et raillé comme l’un des pires flops de l’histoire du cinéma. Le roi Cimino est nu, il ne se remettra jamais vraiment de ce voyage au bout de l’enfer. Ni le studio United Artists, dont l’échec spectaculaire du film provoquera une faillite sans retour. Pour le 10e et ultime épisode de sa première saison, Ciné-Crash revient, en compagnie de ses chroniqueurs Yann Valentin et François-Xavier Taboni, sur la genèse, la production et le terrible destin de ce grand western épique et politique, encensé en Europe mais jamais vraiment réhabilité dans son pays d’origine.
     
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    • 1h

Reseñas de los clientes

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karochky ,

Respect des auditeurs

Faire un podcast sur Dune sans avoir lu les bouquins est un vrai manque de professionnalisme. Le podcast est à côté de la plaque la moitié du temps, attribuant à Lynch des éléments d’Herbert et vice versa. La moindre des choses était de comprendre l’univers Dune, sa profondeur, ses nombreuses connotations historiques et religieuses, pour voir en quoi le film est passé à côté. Le film traite les tomes 1 et 2 de la saga, c’est loin d’être des pavés, ils se lisent rapidement et rien que par curiosité intellectuelle il fallait les lire. Mention spéciale à l’un des commentateurs qui lit ses citations en butant sur chaque mot comme le ferait un enfant de 8 ans en échec scolaire.

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