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#135 Claire Thomson-Jonville (CTJ creative & Pallas) Sans une bonne équipe, je ne suis rien‪.‬ Entreprendre dans la mode

    • Affaires

Dans ce nouvel épisode, nous allons à la rencontre de Claire Thomson-Jonville, elle est directrice créative de CTJ creative et de Pallas Paris. Dans cet épisode, elle nous parle de ses années chez Self Service, de son travail et du rôle du directeur artistique, de comment elle garde son ADN, du regard des autres, de la sustainability et de beaucoup d’autres sujets. J’ai adoré interviewer Claire, j’espère que vous prendrez autant de plaisir à l’écouter !SE RETROUVER DANS L’EPISODE01:00 Claire se présente et revient sur son parcours.8:10 Le lancement de CTJ creative, comment naisse ses idées.15:10 Comment elle choisit son équipe, comment elle a vu l’industrie de la mode évoluer.24:02 Sa collaboration avec Pallas Paris, le futur de CTJ.33:21 Comment fait-elle ses choix, son compte Instagram, le rêve qu’elle n’a pas encore réalisé dans l’industrie de la mode.44:08 Comment durer dans la mode, la sustainability et comment la rendre cool.53:34 Ce qu’elle dirait à Claire à l’âge de 20 ans, qui souhaiterait-elle entendre dans ce podcast.KEYLEARNINGS Sans une bonne équipe, je ne suis rien. J’aime bien m’entourer de personnes qui ont des idées, une passion, un point de vue qui peut être différemment du mien mais je trouve que cela me nourrit. J’aime bien aussi travailler en contre-proposition.Il y a certaines marques sur Instagram où tu ne peux pas te tromper, tu ne peux pas faire des trucs un peu risqués etc. Il faut vraiment respecter les codes d’une marque avec un énorme following. J’aime bien ces petites problématiques, pour moi c’est un truc en plus à considérer et ça peut inspirer aussi des idées.Quelque part aujourd’hui, les goûts des personnes ne viennent pas des magazines, les gens choisissent tout seul ce qu’ils aiment. A l’époque, j’avais l’impression que c’était les magazines qui nous disaient ce qu’il fallait aimer. Tu pouvais voir dans un éditorial comment porter les choses etc. Aujourd’hui, on est complètement libre, on peut prendre de ça, de ça, de ça, je trouve que c’est intéressant comme époque.Ce que je constate de mon travail avec des marques, c’est qu’il y a une volonté de création de contenu, mais les gens ont peur, il ne faut pas se tromper.On peut prendre des risques calculés dans les choix de talents, donc peut être on va choisir un photographe qui est émergent, qui va amener autre chose mais c’est toujours calculé. On ne veut pas se tromper, on ne se trompe pas en fait. On propose des idées, mais j’aime bien toujours trouver le jeune photographe que personne ne connaît, qui habite à New York qui shoot juste des vieilles personnes dans la rue et qui fait des choses un peu off, qui n’a jamais fait de la mode et on va amener cette personne dans le monde de Saint Laurent ou d’Isabel Marant, et on va le cadrer, le former. C’est ça le rôle en fait d’un bon directeur artistique : de guider les talents vers un objectif établis.Je trouve que c’est très moderne de s’immerger dans des ambiances différentes mais de toujours tout comprendre, de faire partie de l’équipe mais de pouvoir sortir aussi pour mieux revenir la prochaine fois.Je pense que maintenant je ne peux plus perdre mon ADN, je veux dire que je me connais tellement bien mais je pense que c’est un exercice aussi, de se poser beaucoup de questions au début, et de renseigner le plus possible, de faire beaucoup de recherches, faire énormément de recherches, on est perpétuellement en train de faire des moodboards, chercher de l’imagerie, de chercher qui est la femme. Parce que quand j’arrive vers le créateur pour dire « ok, voici ce que moi je pense, voici mon interprétation de la marque ». Il faut avoir tout pensé. On veut toujours plus plus plus mais il faut savoir aussi être dans le présent et apprécier toutes ces opportunités, tous ces moments. Si on est toujours en train de regarder dans le futur, on n’

Dans ce nouvel épisode, nous allons à la rencontre de Claire Thomson-Jonville, elle est directrice créative de CTJ creative et de Pallas Paris. Dans cet épisode, elle nous parle de ses années chez Self Service, de son travail et du rôle du directeur artistique, de comment elle garde son ADN, du regard des autres, de la sustainability et de beaucoup d’autres sujets. J’ai adoré interviewer Claire, j’espère que vous prendrez autant de plaisir à l’écouter !SE RETROUVER DANS L’EPISODE01:00 Claire se présente et revient sur son parcours.8:10 Le lancement de CTJ creative, comment naisse ses idées.15:10 Comment elle choisit son équipe, comment elle a vu l’industrie de la mode évoluer.24:02 Sa collaboration avec Pallas Paris, le futur de CTJ.33:21 Comment fait-elle ses choix, son compte Instagram, le rêve qu’elle n’a pas encore réalisé dans l’industrie de la mode.44:08 Comment durer dans la mode, la sustainability et comment la rendre cool.53:34 Ce qu’elle dirait à Claire à l’âge de 20 ans, qui souhaiterait-elle entendre dans ce podcast.KEYLEARNINGS Sans une bonne équipe, je ne suis rien. J’aime bien m’entourer de personnes qui ont des idées, une passion, un point de vue qui peut être différemment du mien mais je trouve que cela me nourrit. J’aime bien aussi travailler en contre-proposition.Il y a certaines marques sur Instagram où tu ne peux pas te tromper, tu ne peux pas faire des trucs un peu risqués etc. Il faut vraiment respecter les codes d’une marque avec un énorme following. J’aime bien ces petites problématiques, pour moi c’est un truc en plus à considérer et ça peut inspirer aussi des idées.Quelque part aujourd’hui, les goûts des personnes ne viennent pas des magazines, les gens choisissent tout seul ce qu’ils aiment. A l’époque, j’avais l’impression que c’était les magazines qui nous disaient ce qu’il fallait aimer. Tu pouvais voir dans un éditorial comment porter les choses etc. Aujourd’hui, on est complètement libre, on peut prendre de ça, de ça, de ça, je trouve que c’est intéressant comme époque.Ce que je constate de mon travail avec des marques, c’est qu’il y a une volonté de création de contenu, mais les gens ont peur, il ne faut pas se tromper.On peut prendre des risques calculés dans les choix de talents, donc peut être on va choisir un photographe qui est émergent, qui va amener autre chose mais c’est toujours calculé. On ne veut pas se tromper, on ne se trompe pas en fait. On propose des idées, mais j’aime bien toujours trouver le jeune photographe que personne ne connaît, qui habite à New York qui shoot juste des vieilles personnes dans la rue et qui fait des choses un peu off, qui n’a jamais fait de la mode et on va amener cette personne dans le monde de Saint Laurent ou d’Isabel Marant, et on va le cadrer, le former. C’est ça le rôle en fait d’un bon directeur artistique : de guider les talents vers un objectif établis.Je trouve que c’est très moderne de s’immerger dans des ambiances différentes mais de toujours tout comprendre, de faire partie de l’équipe mais de pouvoir sortir aussi pour mieux revenir la prochaine fois.Je pense que maintenant je ne peux plus perdre mon ADN, je veux dire que je me connais tellement bien mais je pense que c’est un exercice aussi, de se poser beaucoup de questions au début, et de renseigner le plus possible, de faire beaucoup de recherches, faire énormément de recherches, on est perpétuellement en train de faire des moodboards, chercher de l’imagerie, de chercher qui est la femme. Parce que quand j’arrive vers le créateur pour dire « ok, voici ce que moi je pense, voici mon interprétation de la marque ». Il faut avoir tout pensé. On veut toujours plus plus plus mais il faut savoir aussi être dans le présent et apprécier toutes ces opportunités, tous ces moments. Si on est toujours en train de regarder dans le futur, on n’

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