107 episodes

Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.

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Caroline Roux, du lundi au jeudi et Axel de Tarlé les vendredis et samedis rendent compte en direct, en compagnie d’experts, de ce qui fait l’actualité et donnent aux téléspectateurs les clés nécessaires pour la comprendre et l’appréhender dans sa globalité. En fin d’émission, ils répondent aux questions posées par les téléspectateurs par SMS, Internet ou via les réseaux sociaux.

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    BUDGET : DES DÉPENSES ET... DES DÉPENSES – 22/09/21

    BUDGET : DES DÉPENSES ET... DES DÉPENSES – 22/09/21

    BUDGET : DES DÉPENSES ET... DES DÉPENSES – 22/09/21



    PHILIPPE DESSERTINE

    Directeur de l’Institut de Haute Finance



    GAËLLE MACKE
    Directrice déléguée de la rédaction – « Challenges »



    SYLVIE MATELLY

    Économiste

    Directrice adjointe de l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques)



    SOPHIE FAY

    Journaliste - « L’Obs »

    Chroniqueuse - « France-Inter »



    Si cet été Bruno Le Maire a voulu siffler la fin de partie en annonçant la fin du « quoi qu’il en coûte », le dernier budget du quinquennat, dévoilé ce mercredi en Conseil des ministres, se présente clairement sous le signe de la dépense publique, avec une hausse attendue de plus de 12 milliards d’euros en 2022.


    La moitié de cette enveloppe correspond à des dépenses prévues par des lois de programmation pour augmenter le budget de l'armée, de l’intérieur, de la justice, de la recherche mais aussi de l’éducation où il est question de revaloriser le salaire des enseignants. A cela viennent s’ajouter six autres milliards pour financer les nouvelles promesses, annoncées depuis la rentrée par le chef de l’Etat au gré de ses déplacements (rallonge du plan sécurité, mesures pour Marseille, pour les sportifs, les indépendants, chèque énergie, plan chômeurs longue durée…).


    Un budget loin de l’orthodoxie budgétaire promue par Emmanuel Macron au début de son quinquennat qui fait grincer des dents à sept mois de l’élection présidentielle. En première ligne, les candidats déclarés à droite critiquent violemment le chef de l’Etat : Xavier Bertrand l’accuse de mener une politique de « quoi qu’il en coûte pour sa réélection » et de « faire campagne avec le chéquier de la France », Valérie Pécresse de « cramer la caisse ».


    Du côté de la majorité, on assume cette augmentation des dépenses : « Des économies ? Il n’y en aura pas. Ce n’est pas le moment », a affirmé Laurent Saint-Martin, le rapporteur (La République en marche, LRM) du budget. Alors que le Covid-19 commence tout doucement à sortir du quotidien des Français, et que l’économie connaît un rebond, « pas question de faire du rabot ou de l’austérité », a résumé M. Saint-Martin, pour qui « il y a eu le quoi qu’il en coûte économique, il y a désormais le quoi qu’il en coûte des politiques publiques ».


    Mais comment financer ces 12 milliards d'euros de dépenses supplémentaires ? Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire compte sur une forte croissance économique (6 % pour 2021, 4 % pour 2022) et sur des recettes fiscales meilleures que prévues pour financer la dépense publique.
    Mais cette méthode ne convient pas à tout le monde. A commencer par le président de la commission des finances Éric Woerth qui dénonce une « euphorie dépensière », et s’inquiète de la dérive des comptes publics ainsi que du peu d’attention, portée à ces questions.


    D’autant que ce budget compte deux cases encore vides qui pèsent plusieurs milliards d’euros : le futur revenu d’engagement pour les jeunes et le plan d’investissement censé préparer la « France de 2030 », dont les contours et le montant n’ont pas encore été dévoilés. Le gouvernement les ajoutera par amendements au cours des débats parlementaires, vers la mi-octobre.


    Un calendrier bousculé qui a fortement contrarié le Haut Conseil des finances publiques. Chargé d’approuver la trajectoire macroéconomique du gouvernement il a dénoncé ce mercredi un budget incomplet, qui l'empêche de rendre un avis «pleinement éclairé». « Le Haut Conseil regrette ces conditions de saisine», indique-t-il dans son avis, ajoutant qu'il « n'est pas à ce stade en mesure de se prononcer sur la plausibilité de la prévision de déficit pour 2022 (-4,8 points de PIB). C'est la première fois depuis 2016, et le dernier budget du quinquennat de François Hollande, que le HCFP est aussi

    • 1 hr 4 min
    FRANCE / ÉTATS-UNIS : LA COLÈRE... ET APRÈS ? - 21/09/21

    FRANCE / ÉTATS-UNIS : LA COLÈRE... ET APRÈS ? - 21/09/21

    FRANCE / ÉTATS-UNIS : LA COLÈRE... ET APRÈS ? - 21/09/21



    Invités



    FRANÇOIS CLEMENCEAU

    Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche »



    PIERRE SERVENT

    Expert en stratégie militaire

    Consultant défense pour « France Télévisions »



    NICOLE BACHARAN

    Politologue et historienne

    Spécialiste des États-Unis



    NATHALIE GUIBERT

    Journaliste – « Le Monde »

    Spécialiste des questions de défense



    Les tensions ne cessent de s'aggraver entre les Etats-Unis et la France après l'affaire des sous-marins australiens. Paris qui a déjà rappelé ses ambassadeurs aux États-Unis et en Australie, décision sans précédent vis-à-vis de ces deux alliés historiques, a décidé hier de hausser une nouvelle fois le ton. Lors d'une conférence de presse en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a dénoncé, comme il le fait depuis plusieurs jours mais cette fois sur le sol américain, une décision « brutale », un « défaut de concertation » et une « rupture de confiance entre alliés ». Cela s'apparente aux « réflexes d'une époque que nous espérions révolue », a-t-il martelé, dans une nouvelle allusion claire à l'ère de l'ancien président américain Donald Trump. Et « cela appelle à des réflexions lourdes entre Européens sur la conception que nous nous faisons des alliances et partenariats », a ajouté le chef de la diplomatie française qui a reçu cette nuit le soutien des Vingt-Sept, alors que ses partenaires de l’UE se sont montrés plutôt discrets jusqu’ici dans ce dossier.


    « Nous exprimons notre claire solidarité avec la France » , a résumé Josep Borrell, le haut représentant de l’UE pour les relations extérieures, à l’issue d’une rencontre entre les ministres des affaires étrangères des Vingt-Sept. « Ce n’est pas une affaire bilatérale mais cela affecte l’UE dans sa totalité. » La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avait, plus tôt, jugé « inacceptable » la manière dont Paris a été « traitée ». « Nous voulons savoir ce qu'il s'est passé et pourquoi », avait insisté la représentante de l'UE sur CNN.


    Des déclarations attendues et souhaitées par Paris, même si ces soutiens sont surtout symboliques, car dépourvu de tout geste concret, et très loin, dans la forme, du ton employé par Jean-Yves Le Drian pour dénoncer « la duplicité et la tromperie » à l’origine de l’alliance Aukus entre Washington, Londres et Canberra, et son corollaire, l’annulation de la vente de douze sous-marins de technologie française à l’Australie au profit de bâtiments à propulsion nucléaire américains.


    Un partenariat stratégique mis en place par les Etats-Unis pour contrer la progression de la Chine dans la zone indo-pacifique, qui suscite de très nombreux remous. En France, au-delà de la colère formulée par les autorités, les regards se tournent désormais vers l'Otan et une petite musique commence à monter dans l’opposition : celle d’un possible retrait français du commandement militaire intégré de l’Alliance, désormais réclamé par Xavier Bertrand, Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel et le RN.


    En Asie du Sud-Est, le contrat de sous-marins nucléaires passés entre l’Australie, les États-Unis et le Royaume-Uni inquiète les pays voisins, comme la Malaisie, l’Indonésie mais aussi la Corée du Nord qui a déjà menacé de renforcer ses capacités militaires, surtout dans le secteur des missiles balistiques. La Chine qui poursuivra ce mardi son duel à distance avec les Etats-Unis dans l’enceinte de l’ONU a d’ores et déjà condamné sévèrement ce nouveau pacte de sécurité qui « intensifie la course aux armements et compromet les efforts internationaux de non-prolifération nucléaire ».



    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION

    • 1 hr 4 min
    PRIMAIRE ÉCOLO : LA TENTATION RADICALE - 20/09/21

    PRIMAIRE ÉCOLO : LA TENTATION RADICALE - 20/09/21

    PRIMAIRE ÉCOLO : LA TENTATION RADICALE - 20/09/21



    Invités



    DOMINIQUE REYNIÉ

    Directeur général de Fondapol

    (Fondation pour l’innovation politique)



    VANESSA SCHNEIDER

    Grand reporter - « Le Monde »



    NATHALIE MAURET

    Journaliste politique - Groupe de presse régionale « Ebra »



    BRICE TEINTURIER

    Directeur général délégué - Institut de sondages Ipsos



    À sept mois de l'élection présidentielle, si les formations politiques balayées en 2017 par l'irruption d'En Marche peinent pour certaines à se trouver des champions, pour échapper au spectre de la division, les écologistes, eux, s'approchent un peu plus de la désignation d'un candidat unique : Ce dimanche 19 septembre, Yannick Jadot et Sandrine Rousseau se sont en effet qualifiés pour le second tour de la primaire des écologistes. Le premier, eurodéputé EEELV, a obtenu 27,7% des 106.000 suffrages exprimés en ligne, quand la seconde, économiste, enseignante et vice-présidente de l’université de Lille, a glané 25,14% des voix. Deux finalistes, entrés dans la campagne de l’entre-deux tours ce lundi au micro de France Inter, en contestant à leur adversaire le monopole de la « radicalité » et du « réalisme ».

    L’ancien directeur des campagnes de Greenpeace France, qui se définit lui-même comme un rassembleur, a cette fois revendiqué aussi pour lui le terme de « radicalité », associé jusqu’à présent généralement à son adversaire : « La radicalité que je porte c'est de gagner l'élection présidentielle ». « Je conteste la conception qui est donnée de la radicalité », a-t-il affirmé, avant d'expliquer : « La radicalité ce ne sont pas des mots : ça fait 30 ans que je suis écolo, j'ai été avec les paysans pour lutter contre le libre-échange, j'ai été avec les femmes opprimées au Bangladesh, j'ai été espionné par EDF, j'ai arraché des OGM ». « L'écologie que je porte ne transige pas sur le dérèglement climatique, l'effondrement de la biodiversité ou sur la solidarité mais c'est une écologie qui veut rassembler, car quand on veut aller aussi loin, aussi vite, il faut agréger les forces du pays, mettre ensemble toutes les énergies », a-t-il ajouté.

    Arrivée deuxième, l'économiste Sandrine Rousseau, intervenue quelques instants après au même micro, s'est pour sa part faite la représentante « d'un mouvement de fond qui veut une transformation radicale, qui veut que les questions sociales et sociétales soient à l'agenda ». Contre « l'éco-anxiété » ressentie par de nombreux Français, elle estime que « la radicalité est une manière de nous protéger, nous et nos enfants ». « Il faut prendre la mesure du réchauffement climatique. Tout l'été on a eu des catastrophes naturelles d'une ampleur inédite. Le seul moyen de s'en sortir, c'est la radicalité. Le réalisme c'est d'être radical. Il nous faut changer notre système consumériste et productiviste », a insisté celle qui « pose le pari » qu'elle sera « la surprise de cette présidentielle ».

    En attendant, la campagne se poursuit chez les Verts et les deux candidats débattront sur LCI ce mercredi soir pour tenter de convaincre les électeurs de la primaire écologiste avant le second tour, organisé en ligne du 25 au 28 septembre. Qui sera dans la course à l'Élysée ? Si la question de la radicalité s’est imposée dans la primaire écologiste, elle agite aussi les rangs de la droite alors qu’Éric Zemmour est placé dans une dernière enquête d’opinion à 10% des intentions de vote.

    Pas encore officiellement candidat, le polémiste a réussi en cette rentrée à se placer au cœur des débats. L’essayiste, condamné pour incitation à la haine raciale et renvoyé seize fois devant les tribunaux pour ses propos, déboule dans la campagne avec des idées à la droite de Marine Le Pen. Ultra-conservateur, réactionnaire assumé, l'éditorialiste proche de l'extrême droit

    • 1 hr 4 min
    ESSENCE, GAZ, ÉLECTRICITÉ… LA BOMBE À RETARDEMENT ? – 18/09/21

    ESSENCE, GAZ, ÉLECTRICITÉ… LA BOMBE À RETARDEMENT ? – 18/09/21

    ESSENCE, GAZ, ÉLECTRICITÉ… LA BOMBE À RETARDEMENT ? – 18/09/21



    NICOLAS BOUZOU

    Économiste – Directeur du cabinet de conseil Asterès



    PASCALE HÉBEL

    Économiste

    Directrice du pôle Consommation et entreprises - CRÉDOC



    ALIX BOUILHAGUET

    Éditorialiste politique - « France Télévisions »



    ÉRIC SCOTTO
    Expert Énergie

    Auteur de : « Les Énergies renouvelables pour les nuls »



    Hausse du gaz, hausse de l’électricité, hausse de l’essence... Les Français l’observent sur leurs factures, les prix de l’énergie flambent depuis plusieurs mois maintenant. A la pompe le prix du sans plomb a désormais atteint le niveau qui avait déclenché la crise des gilets jaunes en novembre 2018. Cela na pas échappé au gouvernement, qui craint la résurgence d'un mouvement social d'ampleur alors que l'élection présidentielle se profile. Le Premier ministre a d’ailleurs annoncé un coup de pouce de 100 euros sur le chèque énergie pour aider les ménages les plus modestes.


    Alors que se pose le défi de la transition énergétique du pays, la France s'est engagée à réduire drastiquement es émissions de gaz à effet de serre. Parmi les solutions envisagées, les éoliennes sont au cœur d’un débat qui divisent profondément les Français. Pour certains, elles sont l’avenir énergétique du pays, pour d’autres, elles sont couteuses et défigurent le paysage. Les projets de parc éoliens se multiplient sur le territoire et les oppositions à ces projets deviennent presque systématiques. La Somme est aujourd'hui le département qui en compte le plus. Les antis et des pros y font entendre leurs arguments.


    L’Allemagne, elle, a fait un choix drastique en 2011 : sortir du nucléaire le plus rapidement possible. Dix ans plus tard, la part du nucléaire dans le mix énergétique allemand a effectivement chuté. Mais pour compenser, le pays doit faire tourner à plein régime ses centrales à charbon, au grand dam des défenseurs de la transition écologique.


    La hausse des prix de l'énergie est-elle inélucable ?
    Les éoliennes sont-elles vraiment la solution vers la transition écologique ?
    Le pari allemand de fermeture des centrales nuclaires est-il le bon pour la diminution des gaz à effet de serre ?



    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

    REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions



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    • 1 hr 7 min
    CRISE DES SOUS-MARINS : QUAND L’AMÉRIQUE TORPILLE L’EUROPE – 17/09/21

    CRISE DES SOUS-MARINS : QUAND L’AMÉRIQUE TORPILLE L’EUROPE – 17/09/21

    CRISE DES SOUS-MARINS : QUAND L’AMÉRIQUE TORPILLE L’EUROPE – 17/09/21



    Invités



    PIERRE HASKI

    Chroniqueur international - « France Inter » et « L’Obs »



    JEAN-DOMINIQUE GIULIANI

    Président de la Fondation Robert Schuman et de l’ILERI



    ÉLISE VINCENT

    Journaliste spécialiste des questions de défense – « Le Monde »



    TARA VARMA

    Directrice du bureau de Paris de l’European Council on Foreign Relations



    Paris n'a pas du tout digéré la manœuvre des Etats-Unis qui ont poussé l’Australie à renoncer à sa commande de sous-marins passée à l’hexagone, réduisant ainsi à néant le « contrat du siècle » scellé en 2019 pour cinquante ans et 56 milliards d’euros. Alors pour marquer le coup, la France a décidé d’annuler un gala qui devait avoir lieu ce vendredi dans son ambassade à Washington afin de célébrer l'anniversaire d'une bataille navale décisive de la guerre d'indépendance, conclue par la victoire de la flotte française sur la flotte britannique.
    Pas question en effet pour Paris de célébrer l’amitié franco-américaine alors que l’administration Biden a torpillé, sans prévenir, un contrat de vente de douze sous-marins afin de sceller une nouvelle alliance indo-pacifique avec le Royaume-Uni et l'Australie. Ce partenariat stratégique baptisé « AUKUS », clairement destiné à contrer les ambitions grandissantes de la Chine dans la région, inclut notamment la fourniture de sous-marins américains à propulsion nucléaire à Canberra - et sort de fait les Français du jeu.

    « La France est un partenaire vital » dans la région indo-pacifique « et dans beaucoup d'autres domaines ». « C'était le cas depuis longtemps, et ce sera le cas à l'avenir », a déclaré hier le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken pour tenter d'apaiser la France, et d'éviter une crise ouverte. Mais pour l’instant en vain, Paris ne décolère pas.

    Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian n'a pas eu de mots assez durs jeudi pour évoquer sa « colère » et son « amertume » après cette « décision unilatérale, brutale, imprévisible », n’hésitant pas à comparer la méthode Biden « à ce que faisait » son prédécesseur Donald Trump. « Cela ne se fait pas entre alliés », a martelé le responsable français, qui avait négocié le « contrat du siècle » lorsqu'il était ministre de la Défense en 2016.

    Car au-delà des enjeux commerciaux, c’est bien l'absence de concertation qui dénonce la France. D'autant que cette affaire intervient après le retrait américain d'Afghanistan qui a laissé des traces auprès des membres de l’OTAN dont les positions n'ont pas pesé dans la décision de Joe Biden. Pour nombre d’experts, les Européens ont désormais une idée assez claire de la façon dont Washington les considère, ce qui devrait probablement les pousser à définir une politique chinoise indépendante et à aller plus loin dans leurs démarches pour construire une Europe-puissance autonome.

    Dans cet optique, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé mercredi, lors de son discours sur l'état de l'Union, une contre-attaque aux routes de la soie chinoise et a appelé à faire avancer une véritable Europe de la défense, jusqu'ici empêtrée dans les arrière-pensées et les divergences de vue au sujet de l'OTAN. Mais y parviendront-ils ? De nombreux pays, Pologne en tête, n’y sont pas favorables et rien ne dit que l'élection allemande de la semaine prochaine désignera un chancelier plus volontariste qu'Angela Merkel sur ce dossier. Olaf Scholz, qui a la faveur des sondages, n’y semble pas forcément disposé. Alors quelle sera la stratégie de l’Europe face aux Etats-Unis et à la Chine ? Et que se passe-t-il dans la zone indo-pacifique ? Y a-t-il un risque de confrontation ?

    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caro

    • 1 hr 5 min
    CRISE DES SOUS-MARINS : LA TRAHISON AMÉRICAINE - 16/09/21

    CRISE DES SOUS-MARINS : LA TRAHISON AMÉRICAINE - 16/09/21

    CRISE DES SOUS-MARINS : LA TRAHISON AMÉRICAINE - 16/09/21



    FRANÇOIS CLEMENCEAU

    Rédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche »



    VALÉRIE NIQUET

    Responsable du pôle Asie à la Fondation pour la Recherche Stratégique



    SYLVIE MATELLY - Économiste, Directrice adjointe de l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques)



    ARMELLE CHARRIER

    Éditorialiste en politique internationale - « France 24 »



    C’est une très mauvaise nouvelle pour l’industrie navale française. Un "coup dans le dos" selon le ministre des Affaires étrangères, infligé par l’Australie qui devait acheter douze sous-marins conventionnels à la France dans le cadre d’un accord scellé en 2019 pour cinquante ans et 56 milliards d’euros. Mais cette nuit Canberra a changé d’avis, rompu "le contrat du siècle" et passé commande aux Etats-Unis de sous-marins à propulsion nucléaire.


    Une décision justifiée par "un changement de besoin" a expliqué le Premier ministre australien Scott Morrison mettant en avant l’argument nucléaire. Mais ce dernier n’est pas le seul pour comprendre ce revirement qui est surtout la conséquence d’un nouveau partenariat stratégique entre l’Australie, les Etats-Unis et le Royaume-Uni, voulu par Joe Biden pour contrer l’expansion de la Chine dans la zone Indo-Pacifique. Le président américain a d’ailleurs salué "un pas historique", après la conclusion de cette alliance qui au-delà des navires prévoit un transfert de technologie dans les domaines du nucléaire ou de l’intelligence artificielle. "L’offre américaine aurait été impossible à rejeter", a reconnu de son côté Scott Morrison, "évidemment, une décision très difficile et décevante pour la France".


    Une décision difficile, c’est certains, et qui ne passe pas dans l’Hexagone. "Je suis en colère, ça ne se fait pas entre alliés", a affirmé Jean-Yves Le Drian le chef de la diplomatie française, "cette décision unilatérale, brutale, imprévisible, ressemble beaucoup à ce que faisait M. Trump". "Clairement, il y a eu une mauvaise manière des Australiens mais aussi des Américains" a assené de son côté le ministre des Armées Hervé Grandjean.


    Selon le gouvernement, cette rupture unilatérale de contrat ne devrait toutefois pas peser si lourd dans les finances de Naval Group : les sous-marins auraient dû être assemblés en Australie, la sous-traitance devait être locale aussi. Mais c’est un coup dur pour l’image de l’industrie navale française et un revers majeur à la stratégie de Paris dans la zone Indo-Pacifique, fondée sur des partenariats avec l’Inde et l’Australie.


    En Chine, la nouvelle a fait également grincer des dents. Le porte-parole de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian a estimé que "la coopération entre les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l'Australie en matière de sous-marins nucléaires sape gravement la paix et la stabilité régionales, intensifie la course aux armements et compromet les efforts internationaux de non-prolifération nucléaire".

    Alors quelles seront les conséquences de cette affaire ? Pourquoi les Etats-Unis ont-ils voulu torpiller le "contrat du siècle" ? De son côté, l’UE après avoir suspendu son projet d’accord global d’investissement conclu avec Pékin en décembre 2020, souhaite désormais renforcer ses liens économiques avec New Delhi. Que se joue-t-il dans la zone Indo-Pacifique ? Enfin pourquoi l'effondrement du géant chinois de l’immobilier Evergrande suscite-t-il autant d’'inquiétudes ?



    DIFFUSION : du lundi au samedi à 17h45

    FORMAT : 65 minutes

    PRÉSENTATION : Caroline Roux - Axel de Tarlé

    REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40

    RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney

    PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions



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    • 1 hr 4 min

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opb972 ,

Ma came au quotidien

Je suis fan de votre émission que je suis presque quotidiennement (quand le thème m’intéresse). A consommer sans modération.

Coppélia59 ,

Pourrait-on voir d’autres sujets ?

C’est une émission que j’appréciais il y a quelques années. Mais maintenant, je ne la regarde qu’occasionnellement. Les sujets sont toujours les mêmes : politique française, Covid. Depuis plusieurs jours, l’Afghanistan est à l’ordre du jour mais toujours du point de vue occidental. Mais on ne parle pas d’Haiti, de l’Afrique, de la Siberie….

Tchit canard ,

Super

Mais quelle excellente idée Alexandra Bensaïd ! D’un autre niveau qu’Axel De Tarlé...

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