8 épisodes

Le podcast de Zevillage, pour repenser le travail avec celles et ceux qui vivent déjà le futur.

C'est quoi ce travail ‪!‬ C'est quoi ce travail ?

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Le podcast de Zevillage, pour repenser le travail avec celles et ceux qui vivent déjà le futur.

    [Podcast #8] Sophie Chaussi, agricultrice bio et créatrice d’une école Montessori

    [Podcast #8] Sophie Chaussi, agricultrice bio et créatrice d’une école Montessori

    Sophie Chaussi est agricultrice et éleveuse de porcs bio, ancienne citadine séduite par les paysages de l’Orne. Elle a mûrement préparé son projet après une formation dans un lycée agricole.
    Entrepreneuse infatigable, elle siège également au Conseil économique et social de Normandie, gère un gîte, est impliqué dans l’amélioration de la filière d’élevage bio et vient de créer une école Montessori rurale.
    Un fil conducteur derrière ses activités : elle croit au métier passion et au collectif.


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    Zevillage: Tu t’es installée dans l’Orne il y a presque 20 ans et tu as lancée il y a 7 ans un élevage de porcs bio. Pourquoi, ce n’est peut-être pas le métier le plus facile?

    Sophie Chaussi : C’est surtout le résultat d’un long processus. Quand je suis arrivée ici pour m’installer définitivement, c’était dans la résidence secondaire de mes parents qui avaient une passion pour les chevaux de trot.

    Donc je m’installais dans un petit haras et je venais de rater le concours véto. Je ne savais pas trop quoi faire de ma peau et j’ai fini par trouver le lycée agricole de Sées et ses formations post-bac, notamment le BTS Gestion et protection de la nature, qui m’a bien plu.

    J’ai fait ce BTS-là, j’ai travaillé comme animatrice nature pendant une dizaine d’années. C’est l’arrivée de mon fils qui a fait réfléchir.

    J’ai adoré mon métier d’animatrice, mais c’est un métier où on travaille les week-end, les vacances, les jours fériés. Quand on se projette comme maman, c’est un peu plus, un peu plus difficile. A sa naissance, j’ai profité, comme beaucoup de mamans du congé parental pour réfléchir et cela m’a amené à me dire que cette maison familiale, ces terres agricoles, plutôt que de les mettre en location, les exploiter moi-même serait une bonne idée.

    Zevillage : Parce qu’avant, tu vivais en ville ?

    Sophie Chaussi : Oui, j’ai grandi dans le Val d’Oise, en région parisienne, la deuxième plus grande ville du Val d’Oise, à Argenteuil, et je suis passée à Saint Germain le Vieux. 57 habitants.

    Zevillage : Pourquoi avoir cette envie de quitter la ville ?

    Sophie Chaussi : Je crois que parce que je suis tombée amoureuse de l’Orne et de ses paysages dès le début, quand mes parents ont trouvé cette maison j’avais 6 ans, mais aussi loin que je m’en souvienne, le bocage ornais m’a fascinée. Donc, de toute façon, si j’avais été véto, j’aurais été véto rural et je me serais installée dans le coin.

    Zevillage : Donc, tu prends ton congé parental, tu réfléchis. Pourquoi l’élevage d’abord et pourquoi les porcs ?

    Sophie Chaussi : Pour l’élevage, je pense que j’ai la fibre. De toute façon, travailler avec les animaux, c’était ma destinée. Que ce soit pour les soigner ou pour les élever.

    Et puis, pourquoi les porcs ? Quand j’ai voulu m’installer, j’ai fait énormément de visites de fermes. Toutes les portes ouvertes de fermes bio -je consommaient déjà bio à l’époque, je ne me projetais que la production bio -, j’ai fait toutes les portes ouvertes, j’ai regardé tous les types d’animaux. Et puis, un jour, j’ai visité une ferme qui faisait du porc plein air. Et cela m’a plu. Il y avait un marché aussi, il n’y avait pas du tout de concurrence. Il y avait même un gros besoin d’installations. C’étaient des petites infrastructures légères, donc un investissement de base, pas trop, pas trop délirant. Cela correspondait vraiment à ce que j’avais en tête. L’animal est attachant.

    Zevillage :...

    • 27 min
    [Podecast #7] Jérôme Chemin : quoi de neuf sur le front du télétravail et celui du syndicalisme

    [Podecast #7] Jérôme Chemin : quoi de neuf sur le front du télétravail et celui du syndicalisme

    Jérôme Chemin est secrétaire général adjoint de la CFDT Cadres, où il est notamment en charge des dossiers liés au numérique et à la qualité de vie au travail. Il est également délégué syndical chez Accenture. Il fait le point sur l’accord national interprofessionnel sur le télétravail (ANI) que les syndicats viennent de signer, ainsi que sur l’évolution du télétravail et de sa perception par les organisations syndicales. Il aborde également le phénomène du développement du travail indépendant, de la moindre protection sociale des free lance et de la transformation de l’action sociale.


    Zevillage : La CFDT vient de signer le nouvel accord national interprofessionnel sur le télétravail. Etait-ce nécessaire de refondre l’accord de 2005 avec tout le dispositif juridique existant ?

    Jérôme Chemin : Alors oui, pour plusieurs raisons.

    C’est un accord de 2005, donc 15 ans, donc presque avant le premier iPhone, si on peut dire. Donc, beaucoup de choses à remettre en perspective, notamment tout le travail autour de la déconnexion, l’absence qu’il y avait du télétravail exceptionnel qui est quand même notre grosse activité actuellement, toute une mise à jour à faire aussi sur ce qu’on a pu observer de ces 15 dernières années sur le télétravail, à savoir les conditions d’éligibilité au télétravail, les pratiques du télétravail, toute la question autour des données qui était déjà énoncée dans 2005, mais de façon très légère – il y a eu le RGPD depuis -, etc.

    Il y avait vraiment besoin d’une mise à jour, en fait, de cet accord 2005. Une évolution juridique, certes, mais beaucoup de choses qui ne sont pas traitées dans la loi. Je parlais tout à l’heure du télétravail exceptionnel. Faut savoir que l’article 1222-11 est quand même très, très léger par rapport à ce qu’il aurait dû être. Il avait véritablement besoin aussi de remettre en avant l’importance du dialogue social dans la mise en place du télétravail dans les entreprises.

    Voilà en gros pour brosser rapidement.

    Zevillage : Cet accord prend en compte timidement le phénomène du télétravail dans les espaces de coworking. Pour toi, quels sont les autres points importants de l’accord ?

    J.C. : Il y a déjà réaffirmer, ce n’était pas forcément évident pour tout le monde, mais réaffirmer quelques principes-clés : le double volontariat, la réversibilité, la période d’adaptation.

    Déjà, c’était important de rappeler l’importance de ces points.

    Le deuxième point important, c’est l’importance du management, du management à distance. Là, on parle véritablement désormais de formation en management à distance. C’était le deuxième point qui était essentiel.

    Troisième point, je le disais tout à l’heure, la notion d’éligibilité au télétravail. Puisque la CFDT a porté dans cette négociation, et cela a été accepté, la notion de tâches télétravaillables et non pas de postes télétravaillables, ce qui est complètement différent. C’est à dire qu’avant, on se rendait compte qu’une personne pouvait ne pas accéder au télétravail parce que 20% de ses tâches n’étaient pas télétravaillables. Aujourd’hui, on se rend compte que cette personne peut accéder au télétravail, même si l’ensemble de ses tâches ne l’est pas. Donc, une analyse très fine de ces tâches, l’idée même que tout cela se fait dans un dialogue social. Je le disais tout à l’heure.

    L’importance de bien mettre en place cette idée puisqu’aujourd’hui, on va de plus en plus vers des négociations au niveau de l’entreprise. Donc, il était important de bien souligner l’importance que ce n’est pas l’employeur qui prend seul les décisions sur la mise en place du télétravail, mais qu’il y a bien un dialogue entre les repré

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    #6 Maxime Barbier : entrepreneur, c’est d’abord un tempérament

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    Une pédagogie très innovante détaillée dans un livre, Apprende 3.0.

    Il nous explique les raisons pour lesquelles il pense que l’enseignement actuel n’est pas adapté aux besoins d’un monde en mouvement et décortique sa méthode pédagogique sans professeur qui s’appuie sur un enseignement de pair-à-pair. Une méthode qui stimule chez ses étudiants l’ouverture, la responsabilité, l’autonomie, la capacité à collaborer, la co-créativité, l’innovation et l’entrepreneuriat.

    Il a fondé en 2018 son propre projet international, Zone 01. Une école qui vise la formation aux métiers du numérique d’un million d’étudiants en 10 ans.

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    #4 Philippe Silberzahn : embrasser l’incertitude et agir plutôt que tenter de prédire l’avenir

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    Il nous partage son opinion sur les prédictions du « monde d’après » le coronavirus, sur les prévisionnistes et nous explique pourquoi nos organisations tireraient un plus grand bénéfice à « embrasser l’incertitude » et à devoir agir plutôt que de tenter de prédire l’avenir.

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    • 28 min

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