539 épisodes

Développez votre culture en Histoire !

Choses à Savoir HISTOIRE Choses à Savoir

    • Histoire
    • 4,3 • 395 notes

Développez votre culture en Histoire !

    Quelle est la plus vieille affaire criminelle ?

    Quelle est la plus vieille affaire criminelle ?

    En 1991, on retrouve, dans une région des Alpes, à la frontière entre l'Italie et l'Autriche, le corps d'un homme, parfaitement conservé par la glace. Il aurait vécu voilà environ 5.300 ans. On en connaît aujourd'hui davantage sur les circonstances de la mort de celui que ses découvreurs ont nommé Ötzi.


    Victime d'un meurtre


    Dès sa découverte, le corps de cet homme ayant vécu à l'âge du cuivre avait été examiné avec soin. C'était une aubaine pour les chercheurs, tant la dépouille était en bon état.


    Les rayons X avaient déjà révélé, dix ans après la découverte, qu'Ötzi n'avait pas péri de mort naturelle. Les examens montraient en effet une profonde entaille, au-dessous de l'épaule.


    La blessure semblait avoir été faite par une flèche. L'homme conservé dans la glace durant des millénaires avait donc été victime d'un meurtre. Mais, désirant en apprendre davantage sur les circonstances du drame, les chercheurs ont fait appel aux services d'un inspecteur allemand, habitué aux enquêtes criminelles.


    La plus vieille affaire criminelle


    Pour résoudre ce qui est, à ce jour, la plus ancienne affaire criminelle, l'inspecteur a eu recours aux classiques méthodes de la médecine légale, y ajoutant les ressources de sciences plus insolites, comme l'archéobotanique.


    C'est ainsi que la présence de pollens sur le cadavre lui a permis de situer la période de la mort au printemps ou au début de l'été. Pour le policier, la flèche mortelle aurait été tirée de loin, à environ trente mètres de distance.


    La présence d'une blessure à la main suggère à l'inspecteur qu'Ötzi serait descendu dans son village, où il aurait eu une altercation avec un des habitants. Il aurait alors décidé de prendre la fuite, pour échapper à une possible vengeance de son adversaire.


    L'inspecteur en verrait la preuve dans les braises et la nourriture qu'Ötzi aurait pris soin d'emporter. Il ne se serait pas affolé pour autant, car, une heure avant d'être tué, il aurait fait un copieux repas.


    Le meurtre serait dû à des raisons personnelles. Le vol est exclu, aucun des objets appartenant à la victime, sa hache par exemple, n'ayant été dérobé.
     
    See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    • 2 min
    Quel est l'étrange tribunal nommé Sanhédrin ?

    Quel est l'étrange tribunal nommé Sanhédrin ?

    Le Sanhédrin était l'une des institutions les plus importantes d'Israël. C'est devant ce tribunal que Jésus aurait comparu, avant d'être présenté à Ponce Pilate. Le Sanhédrin avait un fonctionnement bien particulier.


    L'interprète de la loi juive


    Selon les Juifs, le Sanhédrin aurait été créé au temps de Moïse. Cette appellation remonterait à l'époque du Second Temple, c'est-à-dire entre le VIe siècle avant J.-C. et le Ier siècle de notre ère.


    À la vérité, cette institution se divisait en deux catégories : le Grand et le Petit Sanhédrin. Le premier, composé de 71 sages, avait aussi des attributions politiques. En matière judiciaire, il pouvait condamner une cité pour impiété ou mettre en accusation une tribu, un faux prophète ou même le grand prêtre, le principal dignitaire religieux des Juifs.


    Le rôle de ce tribunal était essentiel en matière de jurisprudence. C'est lui, en effet, qui interprétait la "halakha", la loi juive, en se fondant sur les textes ou les traditions orales recueillies dans la "Mishna".


    Composé de 23 membres, le petit Sanhédrin est un tribunal plutôt compétent pour les affaires criminelles ou celles liées à l'argent.


    Un tribunal pas comme les autres


    Le Sanhédrin avait un fonctionnement assez original. En effet, ses membres se répartissaient en deux groupes, les uns tenant le rôle des procureurs, donc de l'accusation, les autres des avocats, donc de la défense.


    Et ces fonctions n'étaient pas définies une fois pour toutes. Si, par exemple, un procureur se convainquait, au cours du procès, de l'innocence de l'inculpé, il devait passer dans l'autre camp, et devenir avocat. Il devait dès lors demander l'acquittement de la personne mise en cause. Et l'inverse était également vrai.


    Le Sanhédrin se distingue par une autre particularité. Ses membres ne pouvaient prendre de décision à l'unanimité. Celle-ci leur paraissait en effet des plus suspectes.


    En effet, elle ne pouvait que signifier à leurs yeux une entente préalable des juges pour condamner à l'avance, en quelque sorte, l'inculpé qui avait comparu devant eux. Accusé de cette façon, l'inculpé se voyait aussitôt acquitté. On ne pouvait concevoir qu'il ne se soit pas trouvé un seul sage pour le défendre.
     
    See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    • 1m
    Pourquoi ne fallait-il pas proférer d'insultes au Moyen Age ?

    Pourquoi ne fallait-il pas proférer d'insultes au Moyen Age ?

    Durant le haut Moyen-Âge, certains recueils juridiques, comme la loi salique, s'efforçaient, entre autres choses, de policer un peu les mœurs rudes du temps. C'est ainsi qu'elle punissait les injures de lourdes amendes.


    Le reflet des mœurs du temps


    La loi salique aurait été composée, entre le IVe et le VIe siècles, à l'usage des Francs saliens, l'un des nombreux peuples d'origine germanique qui composaient la confédération des Francs.


    Elle est surtout connue pour avoir légitimé, grâce à l'interprétation très large qu'on fit d'un de ses articles, la transmission de la Couronne capétienne aux seuls mâles, à l'exclusion définitive des femmes.


    Mais ce code de lois, qui reflète la violence et la brutalité des mœurs du temps, consacre bien plus de place à la répression du vol ou même au châtiment des hommes dont l'une des coutumes les mieux avérées était d'enlever, sans autre forme de procès, les femmes qui leur plaisaient.


    Des insultes punies d'amendes


    La loi salique réserve toute une partie, le titre XXXII, à la répression des injures. Chaque insulte a droit à un article particulier. On peut supposer que les insultes soigneusement répertoriées ici étaient les plus couramment employées.


    Contrairement à d'autres méfaits, ces injures ne sont pas punies par des châtiments corporels. En effet, les coupables doivent s'acquitter d'amendes.


    Dans certains cas, ces amendes sont plus élevées, ce qui prouve que l'insulte était jugée plus grave. Ainsi, un homme en traitant un autre de "dénonciateur" ou d'"infâme" devait s'acquitter d'une amende de 600 deniers ou de 15 sous d'or.


    À une époque où la monnaie était assez rare, il s'agissait de sommes importantes. Par contre, il n'en coûtait que 120 deniers de traiter quelqu'un de lâche ou de fourbe.


    La loi salique s'efforce de faire justice aux femmes, mais ne peut cacher la misogynie qui est dans l'air du temps. En effet, un homme traitant une femme de "courtisane" devait bien débourser la coquette somme de 45 sous d'or. Sauf, toutefois, s'il parvenait à démontrer que cette appellation n'était pas usurpée.


    Le soin mis à détailler les amendes prévues en cas d'injures prouve qu'elles étaient fréquentes.
     
    See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    • 1m
    Qu'est-ce que l'incident du pont Marco Polo ?

    Qu'est-ce que l'incident du pont Marco Polo ?

    L'incident du pont Marco Polo, qui se produit sur le territoire chinois, à une quinzaine de kilomètres de Pékin, semble, à première vue, une simple escarmouche. Il servit pourtant de prétexte au déclenchement de la seconde guerre sino-japonaise, qui opposa les deux pays de 1937 à 1945.


    Une politique expansionniste


    Depuis un accord de 1901, des troupes japonaises avaient reçu le droit de s'entraîner dans le nord de la Chine. Les autorités japonaises avaient d'ailleurs des visées sur le pays.


    Dans le cadre d'une politique clairement expansionniste, elles avaient déjà annexé la Mandchourie en 1931, transformant la province chinoise en un État fantoche, le Mandchoukouo.


    Dans un tel contexte, le moindre incident entre les armées des deux pays pouvait dégénérer. C'est ce qui arrive avec l'incident dit du pont Marco Polo, survenu le 7 juillet 1937.


    Une affaire qui dégénère


    C'est parce que Marco Polo le décrivit avec admiration dans son journal qu'on donna son nom à ce pont, bâti au XIIe siècle. En ce 7 juillet 1937, les soldats japonais manœuvrent, comme souvent, à l'une des extrémités du pont.


    À l'autre bout, les Chinois sont un peu nerveux. Les Japonais ne les ont pas avertis de ces exercices. Cette dissimulation cacherait-elles de coupables intentions à leur égard ?


    Quoi qu'il en soit, des coups de feu sont échangés, tard dans la soirée. Mais les officiers des deux bords interviennent et l'affaire semble réglée. Mais voilà qu'un soldat japonais manque à l'appel.


    Aussitôt, on suspecte un enlèvement ou même un assassinat. Les Japonais veulent fouiller les villages alentour, ce que les Chinois refusent. La situation dérape, et les Japonais décident de s'emparer du pont.


    Sur ces entrefaites le Japon déclare la guerre à la Chine le 28 juillet. Dix jours plus tard, Pékin serait pris. Certains historiens se sont demandé si cet incident n'avait pas été monté de toutes pièces, de manière à procurer au Japon un prétexte pour déclarer la guerre.


    Quoi qu'il en soit, le soldat manquant, au nom duquel on avait déclenché le conflit, réapparut tranquillement, après une escapade dans une maison close voisine.
     
    See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    • 2 min
    Pourquoi le cuisinier Vatel se suicida-t-il ?

    Pourquoi le cuisinier Vatel se suicida-t-il ?

    Maître d'hôtel au service de Fouquet, puis du prince de Condé, François Vatel était assurément un serviteur consciencieux. Ne supportant pas la mauvaise organisation de festivités données en l'honneur de Louis XIV, il préféra en effet se suicider.


    Au service de Fouquet puis des Condé


    François Vatel naît en 1631, dans une famille de paysans aisés. À partir de 1646, il fait son apprentissage chez un pâtissier renommé. Sept ans plus tard, il entre au service du surintendant Nicolas Fouquet.


    Son poste est alors modeste, puisqu'il fait partie du personnel de cuisine. En août 1661, Louis XIV, offusqué par le faste de son ministre, qui le reçoit dans son château de Vaux-le-Vicomte, le fait arrêter.


    La disgrâce de son protecteur incite Vatel à fuir en Angleterre. Mais il est finalement engagé par le Grand Condé, cousin du roi. Rien ne prouve qu'il en ait été le cuisinier.


    De par ses fonctions de "contrôleur général de la bouche", il était plutôt chargé des achats de vivres, de l'organisation et de la supervision des festins que donnait son maître.


    Pas assez de poissons


    Le 23 avril 1671, Louis XIV annonce sa venue au château de Chantilly, la demeure des Condé. Il incombe à Vatel d'organiser la fête et les ripailles offertes au Roi-Soleil.


    Or, le maître d'hôtel semble jouer de malchance. Lors du souper, le premier soir, certaines tables se voient privées de "rôtis". Mais le pire est à venir.


    Le lendemain est un vendredi, où les convives doivent faire "maigre". Autrement dit, manger du poisson. Or, dès l'aube, Vatel s'aperçoit que la "marée" est insuffisante. Les arrivages suivants ne sont pas plus copieux. On manquera donc de poissons.


    Dès lors, Vatel se persuade qu'il ne pourra pas servir le repas avec l'abondance requise. Il monte alors dans sa chambre et se suicide au moyen d'une épée. Ses contemporains trouvèrent déjà que le geste était disproportionné.


    Surmené par les préparatifs de festivités qu'il voulait grandioses, le maître d'hôtel pensa sans doute que sa réputation ne survivrait pas à un repas mal organise, servi de surcroît au roi en personne.
     
    See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    • 2 min
    Quelle est l'origine du Champagne ?

    Quelle est l'origine du Champagne ?

    Associé à un terroir bien précis, le vin de Champagne n'est pas tout à fait un vin comme les autres. Et sSi les grands de ce monde l’apprécient depuis le Moyen-Âge, la technique d’élaboration du Champagne mousseux n’est pas maîtrisée avant la fin du XVIIè siècle. 


    Un vin mousseux


    Sachez tout d'abord que c'est entre les Ier et IVe siècles que le vignoble champenois commence à se former. Comme dans les autres régions viticoles, on le trouve surtout dans le domaine des abbayes et monastères. Le vin est en effet un élément central de la liturgie chrétienne.


    L’assemblage était pratiqué naturellement par les moines, qui pressuraient ensemble les raisins de différents cépages, livrés par les vignerons en paiement de la dîme.
    Certains moines cellériers, comme le célèbre Dom Pierre Pérignon de l’abbaye d’Hautvilé, transformèrent l’assemblage en un savoir-faire précis. Ce dernier sélectionnait soigneusement les raisins de provenances différentes pour obtenir des vins mieux équilibrés.


    Certains crus, comme le vin d'Ailli ou de Sillery, jouissent déjà d’une flatteuse réputation. Ces vins se remarquent alors par leur effervescence, sans qu'on comprenne encore comment elle se produit.


    Ce n'est qu'à la fin du XVIIe siècle qu’on commence à les appeler « vins de Champagne ».


    Le vin de la fête


    Dès le début de son histoire, le Champagne est le privilège des élites. Et oui ! Et non des moindres ! Par exemple, depuis le baptême de Clovis, au Ve siècle, le sacre des rois de France a lieu à Reims, en Champagne, le vin de la région, encore tranquille, coulant à flots lors du banquet qui suit cet événement solennel.


    Des siècles plus tard, le champagne est le vin préféré de Louis XIV, puis de Louis XV et de la cour de Versailles, ce qui contribua à sa renommée, au point qu'il devienne rapidement le vin des Célébrations et des événements d’importance. En 1717, le tsar Pierre le Grand, alors en visite à Fontainebleau, l’apprécie tellement qu’il demande qu’on lui apporte 4 bouteilles supplémentaires dans sa suite après un diner. Philippe V d’Espagne dit ne boire que ce vin, Frédéric II de Prusse se passionne pour son élaboration et Casanova l’utilise pour séduire ses conquêtes vénitiennes. Grâce à eux et à d’autres, le Champagne devient le plus célèbre des vins.


    Cependant à cette époque, le vin de Champagne est encore, et pour longtemps, réservé à une mince frange de la société. Ses conditions de production, assez délicates, ainsi que la relative exiguïté du vignoble, expliquent l’exclusivité de sa consommation.


    Mais peu à peu il apparait moins élitiste, permettant ainsi au plus grand nombre de créer des moments d’exception au quotidien. Si les baptêmes/ mariages/ diplômes restent incontournables, le champagne peut aussi donner un caractère privilégié à d’autres moments : des retrouvailles, un repas romantique, une dégustation, ou encore du temps pour soi… 


    Que ce soit en famille, entre amis ou en amoureux, le champagne est aujourd’hui LE vin symbolisant l’esprit de fête et l’élégance à la française à travers le monde.


    L'alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération.
     
    See acast.com/privacy for privacy and opt-out information.

    • 2 min

Avis

4,3 sur 5
395 notes

395 notes

courtenuit ,

Ce serait top sans la pub entre chaque Podcast

Très bon podcast gâché par la pub! Dommage c’était super avant Du coup je ne sais pas si je vais continuer à écouter

CTD22 ,

Raconte n’importe quoi !

Le podcast raconte régulièrement n’importe quoi. Le dernier cas en date est le numéro sur l’Eukratideion, pièce frappée pendant le règne d’Eucratide Ier, un roi grec de la fameuse Bactrianie… Royaume qui n’existe pas, vu que c’est la Bactriane. Un simple coup d’oeil dans un dictionnaire aurait permis de ne pas raconter (encore une fois) n’importe quoi.
Ne parlons pas du « Hors série » sur Versailles, bourré de fautes historiques que même un élève de 4ème pourrait repérer !

Francois7777 ,

nul et pervers

Nos seulement c'est bourré d'approximations et d'inexactitudes, mais l'auteur se permet de faire passer ses idées à travers ses "histoires". Rien à voir avec un historien.

Classement des podcasts dans Histoire

D’autres se sont aussi abonnés à…

Plus par Choses à Savoir