Cinezik Radio - la Musique de Film dans tous ses états

Cinezik

Podcast by Cinezik

  1. Panorama BO #33 : Vladimir Cosma, le Sentiment au-delà du rire

    -6 J

    Panorama BO #33 : Vladimir Cosma, le Sentiment au-delà du rire

    par Benoit Basirico Cinezik Radio sur Cinezik.fr Voici notre panorama de musiques de films nées de la collaboration fusionnelle entre Vladimir Cosma et ses réalisateurs fétiches (Yves Robert, Francis Veber, Claude Pinoteau...) autour d'œuvres devenues culte : "Le Grand Blond avec une chaussure noire", "La Boum", "La Chèvre"... Mais derrière les tubes, se cachent des balades conçues dans une approche sentimentale et dans un "contrepoint émotionnel" puissant, où la Flûte de Pan roumaine de Gheorghe Zamfir, la trompette déchirée de Chet Baker, le sifflement manouche et le lyrisme du piano et de l'orchestre symphonique sont mobilisés pour révéler l'âme et la solitude de l'anti-héros. Se croisent ainsi les grandes comédies populaires (Pierre Richard, Louis de Funès), les chroniques d'amitié (Jean Rochefort, Claude Brasseur) et les drames sentimentaux, faisant de Vladimir Cosma le compositeur qui a mis le sentiment au-dessus du rire. Programme des B.O : Alexandre le bienheureux (Yves Robert, 1968) - Vladimir Cosma La Gloire de mon père - "Love Story Borély" (Yves Robert, 1990) - Vladimir Cosma Le Grand Blond avec une chaussure noire - "Le grand blond" (Yves Robert, 1972) - Vladimir Cosma Le Jouet - "Les jouets du président" (Francis Veber, 1976) - Vladimir Cosma Le Distrait - "Bizarre, tout est normal" (Pierre Richard, 1970) - Vladimir Cosma Les Malheurs d'Alfred - "Hamac récalcitrant" (Pierre Richard, 1972) - Vladimir Cosma Un éléphant ça trompe énormément - "Etienne et Charlotte" (Yves Robert, 1976) - Vladimir Cosma Nous irons tous au paradis - "Parker par cœur" (Yves Robert, 1977) - Vladimir Cosma Courage Fuyons - "Générique début" (Yves Robert, 1979) - Vladimir Cosma Le Jumeau - "Evie et Matthias" (Yves Robert, 1984) - Vladimir Cosma Salut l'artiste - "Derrière la vitre" (Yves Robert, 1973) - Vladimir Cosma La Chèvre - "Azulado" (Francis Veber, 1981) - Vladimir Cosma Les Compères - "Mon fils" (Francis Veber, 1983) - Vladimir Cosma La 7ème Cible - "L'enfant et la nuit" (Claude Pinoteau, 1984) - Vladimir Cosma La Boum - "Thème de La Boum" (Claude Pinoteau, 1980) - Vladimir Cosma Les Aventures de Rabbi Jacob - "L'envol" (Gérard Oury, 1988) - Vladimir Cosma Le Bal - "Le bal, pt. 3" (Ettore Scola, 1983) - Vladimir Cosma Confidences pour confidences - "Les trois sœurs" (Pascal Thomas, 1979) - Vladimir Cosma La Zizanie - "Le bon choix" (Claude Zidi, 1978) - Vladimir Cosma L'Aile ou la Cuisse - "Marmelade de Marguerite" (Claude Zidi, 1976) - Vladimir Cosma Le Château de ma mère - "Le Thème d'Isabelle" (Yves Robert, 1990) - Vladimir Cosma Montparnasse-Pondichéry - "Les amitiés amoureuses" (Yves Robert, 1994) - Vladimir Cosma Comme des garçons - "Emmanuelle (Slow-rock)" (Julien Hallard, 2018) - Vladimir Cosma Le Cours de la vie - "Le Cours de la vie (Générique fin)" (Frédéric Sojcher, 2023) - Vladimir Cosma Diva - "Promenade Sentimentale" version Chet Baker (Sentimental Walk in Paris, Album) - Vladimir Cosma

    1 h 10 min
  2. Panorama BO #32 : Le Paysage musical d’Orson Welles

    25 NOV.

    Panorama BO #32 : Le Paysage musical d’Orson Welles

    par Benoit Basirico Cinezik Radio sur Cinezik.fr A l'occasion de la rétrospective que lui consacre la Cinémathèque Française du 8 octobre 2025 au 11 janvier 2026, voici notre plongée dans l'univers sonore d'Orson Welles, un véritable architecte du son, au fil d'une carrière faite de génie et de conflits avec les studios, autour de chefs-d'œuvre comme “Citizen Kane”, “La Soif du Mal” et “Falstaff”. Des partitions conçues autour de motifs récurrents et d'orchestrations sombres (Bernard Herrmann), d'ambiances jazz vénéneuses émanant des juke-box (Henry Mancini), de thèmes mélancoliques remixés et fragmentés par le réalisateur lui-même (Paul Misraki), de musiques torturées pour exprimer l'oppression (Jean Ledrut dans Le Procès), de nappes sonores vibrantes et nerveuses (Angelo Francesco Lavagnino) et de jazz espiègle ou atonal (Michel Legrand). Se croisent la révolution du film noir (Citizen Kane, La Dame de Shanghai), l'adaptation radicale des tragédies shakespeariennes (Macbeth, Othello, Falstaff), le cauchemar bureaucratique kafkaïen (Le Procès) et les essais-documentaires vertigineux (Vérités et Mensonges), témoignant de la quête perpétuelle de contrôle artistique de ce géant du cinéma. Programme des B.O : De l'autre côté du vent (Orson Welles, 2018) - Michel Legrand Vérités et Mensonges (Orson Welles, 1973) - Michel Legrand La Soif du Mal (Orson Welles, 1958) - Henry Mancini Le Procès (Orson Welles, 1962) - Jean Ledrut Citizen Kane (Orson Welles, 1941) - Bernard Herrmann La Splendeur des Amberson (Orson Welles, 1942) - Bernard Herrmann Le Criminel (Orson Welles, 1946) - Bronisław Kaper La Dame de Shanghai (Orson Welles, 1947) - Heinz Roemheld Macbeth (Orson Welles, 1948) - Jacques Ibert Othello (Orson Welles, 1951) - Angelo Francesco Lavagnino & Alberto Barberis Dossier Secret (Orson Welles, 1955) - Paul Misraki Falstaff (Orson Welles, 1965) - Angelo Francesco Lavagnino Le Troisième Homme (Carol Reed, 1949) - Anton Karas It's All True (Orson Welles (reconstruit), 1993) - Jorge Arriagada Too Much Johnson (Orson Welles, 1938) - Paul Bowles

    54 min
  3. Panorama BO #31 : François de Roubaix, l'Alchimiste (1939-1975)

    20 NOV.

    Panorama BO #31 : François de Roubaix, l'Alchimiste (1939-1975)

    par Benoit Basirico Cinezik Radio sur Cinezik.fr A l'occasion des 50 ans de la disparition de François de Roubaix, voici notre hommage à une véritable comète de la musique de film, disparue tragiquement le 21 novembre 1975. Une immersion dans une œuvre fulgurante où cet autodidacte génial, pionnier du home-studio, bâtissait des ponts audacieux entre mélodies populaires et expérimentations électroniques. Des partitions devenues mythiques, tissées de sifflements mélancoliques, de guimbardes obsédantes et de boucles rythmiques avant-gardistes qui ont fait de lui le père spirituel de la surnommée "French Touch". Se croisent les grandes aventures tragiques (Robert Enrico), les polars urbains et noirs (José Giovanni), mais aussi la satire sociale (Jean-Pierre Mocky) ou le cinéma politique (Yves Boisset), sans oublier ses tubes télévisuels intemporels (Chapi Chapo, Les Chevaliers du Ciel). Programme des B.O : Les Combinards (Jean-Claude Roy, 1965) - François de Roubaix Comment les séduire (Jean-Claude Roy, 1964) - François de Roubaix Les Grandes Gueules (Robert Enrico, 1965) - François de Roubaix Les Aventuriers (Robert Enrico, 1967) - François de Roubaix Le Samouraï (Jean-Pierre Melville, 1967) - François de Roubaix Diaboliquement vôtre (Julien Duvivier, 1967) - François de Roubaix La Loi du survivant (José Giovanni, 1967) - Françoisde Roubaix Le Rapace (José Giovanni, 1968) - François de Roubaix Ho ! (Robert Enrico, 1968) - François de Roubaix Adieu l'ami (Jean Herman, 1968) - François de Roubaix La Grande Lessive (Jean-Pierre Mocky, 1968) - François de Roubaix L'Étalon (Jean-Pierre Mocky, 1970) - François de Roubaix Dernier Domicile Connu (José Giovanni, 1970) - François de Roubaix Le Saut de l'ange (Yves Boisset, 1971) - François de Roubaix L'Homme Orchestre (Serge Korber, 1970) - François de Roubaix Boulevard du Rhum (Robert Enrico, 1971) - François de Roubaix La Scoumoune (José Giovanni, 1972) - François de Roubaix Les Caïds (Robert Enrico, 1972) - François de Roubaix Les Anges (Jean Desvilles, 1973) - François de Roubaix Tante Zita (Robert Enrico, 1968) - François de Roubaix Les Lèvres Rouges (Harry Kumel, 1971) - François de Roubaix R.A.S. (Yves Boisset, 1973) - François de Roubaix L'Antarctique (Jacques-Yves Cousteau, 1974) - François de Roubaix Les Chevaliers du ciel (François Villiers, 1967) - François de Roubaix Les Secrets de la Mer Rouge (Claude Guillemot & Pierre Lary, 1968) - François de Roubaix Chapi Chapo (I. Brizard & S. Lonati, 1974) - François de Roubaix Le Vieux Fusil (Robert Enrico, 1975) - François de Roubaix Mais où sont passées les jeunes filles en fleurs ? (Jean Desvilles, 1975) - François de Roubaix Comment ça va je m'en fous (François de Roubaix, 1976) - François de Roubaix

    1 h 14 min
  4. Interview B.O #116 : Olivier Marguerit, DOSSIER 137 de Dominik Moll

    18 NOV.

    Interview B.O #116 : Olivier Marguerit, DOSSIER 137 de Dominik Moll

    Propos recueillis par Benoit Basirico "Dossier 137", à l’affiche le 19 novembre 2025, de Dominik Moll Musique originale composée par Olivier Marguerit Entretien à lire : https://www.cinezik.org/infos/affinfo.php?titre0=20250520114838 Olivier Marguerit retrouve Dominik Moll pour un film policier après "La Nuit du 12". Il y affirme sa volonté de s'éloigner des stéréotypes du genre en privilégiant des mélodies mentales, émotives et répétitives. La musique emploie des textures pour maintenir une tension souterraine et unifier les différents plans d'une narration axée sur la parole et l'interprétation des images. L'intrigue se déroule dans le cadre d'une enquête de l'IGPN menée par Stéphanie (Léa Drucker) sur le cas de Guillaume, un jeune homme gravement blessé par un tir de LBD lors des manifestations des Gilets jaunes en décembre 2018. Pour ce sujet traitant des violences policières, la musique maintient une forme d'ambiguïté, traduit la tension latente et le poids de l'enquête sur le personnage. Un ostinato d'orgue, de nature obsessionnelle et au style dépouillé, évite le mélodrame tout en soulignant cette atmosphère, tandis qu'un élément inattendu vient troubler l'enquêtrice, pour qui cette affaire revêt une dimension personnelle. Comme une libération, la chanson "Siffler sur la colline" de Joe Dassin retentit à la fin, symbolisant la joie retrouvée d'une famille meurtrie, réunie dans une voiture en train de l'écouter.

    18 min
  5. Interview B.O #115 : Pierre Desprats - KIKA de Alexe Poukine

    11 NOV.

    Interview B.O #115 : Pierre Desprats - KIKA de Alexe Poukine

    Propos recueillis par Benoit Basirico "Kika", à l’affiche le 12 novembre 2025, de Alexe Poukine Musique originale composée par Pierre Desprats Entretien à lire : https://www.cinezik.org/infos/affinfo.php?titre0=20250522204730 Pierre Desprats, connu pour son travail sur "Les Garçons Sauvages" et "Olga", signe la musique de la comédie dramatique franco-belge d'Alexe Poukine. Il s'agit du premier long-métrage de fiction de la réalisatrice, déjà reconnue pour ses documentaires. Le film relate l'histoire de Kika (Manon Clavel), une travailleuse sociale enceinte de son second enfant, qui doit faire face au décès soudain de son compagnon David (Makita Samba). Cette tragédie la plonge dans la précarité financière et une profonde détresse émotionnelle. Pour survivre, Kika est contrainte de mobiliser une force intérieure insoupçonnée et d'explorer des voies non conventionnelles, notamment le monde du BDSM à travers des relations tarifées de domination-soumission. La musique de Desprats, marquée par un ostinato de saxophone et des textures électroniques, intervient initialement pour souligner la relation amoureuse naissante et installer l'émotion, avant de s'effacer pour marquer que quelque chose s'est brisée chez la jeune femme. Elle explore ensuite des paysages sonores électroniques ambiants, privilégiant la sensation et la pulsion pour dépeindre l'état interne de l'héroïne : son énergie, sa résilience et sa vulnérabilité. La composition capte le mouvement de chute et de relèvement, entre écroulement et résilience, grâce à la matière très organique du saxophone, joué par Pierre Borel tel un souffle, auquel s’ajoutent la basse, la batterie et la voix.

    18 min
5
sur 5
9 notes

À propos

Podcast by Cinezik

Vous aimeriez peut‑être aussi