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De la finance à la recherche en neurosciences - Mélusine Boon-Falleur Vocation

    • Carrière

Choisir de faire de la recherche, c'est faire le choix d'études longues, accepter de dédier plusieurs années de sa vie à l'étude de certaines questions, et s'engager dans une voie qui paie peu, où les places sont chères.
Mélusine a fait ce choix, alors que ce n'est absolument pas ce à quoi elle se destinait à la base - d'ailleurs, elle avait commencé sa carrière en finance, chez the Carlyle Group, un prestigieux fonds d'investissement, à New York. On est loin du début de carrière traditionnel d'un chercheur.
Après un an dans le fonds, elle choisit de reprendre les études, et de faire un Master en Économie à PSE. Là-bas, elle suit un cours de sciences cognitives, et c'est là que l'histoire commence : inspirée par ses professeurs, elle décide de se réorienter et de faire une thèse en science cognitives à l'ENS Paris, alors qu'elle n'y connaissait rien avant ça. Son équipe regroupe une vingtaine de chercheurs, post-docs et doctorants travaillant sur des sujets variés comme les fake news, les politiques environnementales, le sens moral, la coopération, etc.
Elle s'intéresse à la psychologie sociale et son lien avec l'écologie et la pauvreté. Son but ? Essayer de répondre à des questions comme "pourquoi est-ce que les individus des couches sociales inférieures investissent moins dans la santé préventive ?" "Quels facteurs influencent notre attitude envers l'investissement dans différentes sources d'énergie (renouvelable, nucléaire, fossile) ?" Le but de ces études est de mieux comprendre les causes et conséquences de certains comportements, et d'aider à l'élaboration de politiques publiques.
Si on l'a invité sur le podcast, c'est pour parler de ces métiers qu'on connaît peu, de ces voies qui sortent un peu des sentiers battus. Mélusine le dit elle même : ce qui l'a fait aller en finance, à la base, c'était notamment le fait que 90% de ses potes postulaient là-dedans.
Pendant notre conversation, elle aborde aussi ses sujets de recherche, et j'aurais eu envie de pouvoir en discuter avec elle pendant des heures tant ils sont passionnants.
Alors un conseil : écoutez cet épisode jusqu'à la fin - vraiment. Même si vous ne vous destinez pas à devenir chercheur, il vous permettra d'en apprendre, j'en suis sure, beaucoup sur vous - et sur comment votre cerveau fonctionne.
Les ressources de Mélusine :
Dirty Biology
La cognition : du neurone à la société 
Minds Make Societies
Homo Fabulus

Choisir de faire de la recherche, c'est faire le choix d'études longues, accepter de dédier plusieurs années de sa vie à l'étude de certaines questions, et s'engager dans une voie qui paie peu, où les places sont chères.
Mélusine a fait ce choix, alors que ce n'est absolument pas ce à quoi elle se destinait à la base - d'ailleurs, elle avait commencé sa carrière en finance, chez the Carlyle Group, un prestigieux fonds d'investissement, à New York. On est loin du début de carrière traditionnel d'un chercheur.
Après un an dans le fonds, elle choisit de reprendre les études, et de faire un Master en Économie à PSE. Là-bas, elle suit un cours de sciences cognitives, et c'est là que l'histoire commence : inspirée par ses professeurs, elle décide de se réorienter et de faire une thèse en science cognitives à l'ENS Paris, alors qu'elle n'y connaissait rien avant ça. Son équipe regroupe une vingtaine de chercheurs, post-docs et doctorants travaillant sur des sujets variés comme les fake news, les politiques environnementales, le sens moral, la coopération, etc.
Elle s'intéresse à la psychologie sociale et son lien avec l'écologie et la pauvreté. Son but ? Essayer de répondre à des questions comme "pourquoi est-ce que les individus des couches sociales inférieures investissent moins dans la santé préventive ?" "Quels facteurs influencent notre attitude envers l'investissement dans différentes sources d'énergie (renouvelable, nucléaire, fossile) ?" Le but de ces études est de mieux comprendre les causes et conséquences de certains comportements, et d'aider à l'élaboration de politiques publiques.
Si on l'a invité sur le podcast, c'est pour parler de ces métiers qu'on connaît peu, de ces voies qui sortent un peu des sentiers battus. Mélusine le dit elle même : ce qui l'a fait aller en finance, à la base, c'était notamment le fait que 90% de ses potes postulaient là-dedans.
Pendant notre conversation, elle aborde aussi ses sujets de recherche, et j'aurais eu envie de pouvoir en discuter avec elle pendant des heures tant ils sont passionnants.
Alors un conseil : écoutez cet épisode jusqu'à la fin - vraiment. Même si vous ne vous destinez pas à devenir chercheur, il vous permettra d'en apprendre, j'en suis sure, beaucoup sur vous - et sur comment votre cerveau fonctionne.
Les ressources de Mélusine :
Dirty Biology
La cognition : du neurone à la société 
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Homo Fabulus

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