29 épisodes

Que se passe-t-il dans la tête des sportifs?
Comment gèrent-ils leurs pensées dans les moments importants?
Comment vivent-ils ces émotions si particulières à la compétition sportive?
Gamberge est un podcast qui laisse la parole aux sportifs et aux entraîneurs pour parler de leur expérience du haut niveau. Il parle d’état d’esprit, de leur désir de devenir sportif ou entraîneur et des leçons qu’ils ont tiré de leurs victoires et de leurs défaites. Il tente de comprendre le cheminement de leur état d’esprit, à chaque fois singulier, qui leur a permis de réussir dans le sport.
Gamberge explore aussi la manière de penser ou de gérer les émotions au coeur de la compétition. Il essaye de comprendre le mental dans le sport et la performance.
Gamberge navigue au coeur de l’humain, dans ce qu’il a d’unique et qui peut inspirer par leur vécu.
Ce podcast a pour objectif d’en savoir plus sur le mental, d’ouvrir une porte sur de nouvelles interrogations et de faire votre propre cheminement.
La première saison sera diffusée d'Avril en Juillet 2020.
Gamberge a été créé par Sophie Huguet, Psychologue du sport
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Gamberge Huguet Sophie

    • Sports
    • 5.0 • 11 notes

Que se passe-t-il dans la tête des sportifs?
Comment gèrent-ils leurs pensées dans les moments importants?
Comment vivent-ils ces émotions si particulières à la compétition sportive?
Gamberge est un podcast qui laisse la parole aux sportifs et aux entraîneurs pour parler de leur expérience du haut niveau. Il parle d’état d’esprit, de leur désir de devenir sportif ou entraîneur et des leçons qu’ils ont tiré de leurs victoires et de leurs défaites. Il tente de comprendre le cheminement de leur état d’esprit, à chaque fois singulier, qui leur a permis de réussir dans le sport.
Gamberge explore aussi la manière de penser ou de gérer les émotions au coeur de la compétition. Il essaye de comprendre le mental dans le sport et la performance.
Gamberge navigue au coeur de l’humain, dans ce qu’il a d’unique et qui peut inspirer par leur vécu.
Ce podcast a pour objectif d’en savoir plus sur le mental, d’ouvrir une porte sur de nouvelles interrogations et de faire votre propre cheminement.
La première saison sera diffusée d'Avril en Juillet 2020.
Gamberge a été créé par Sophie Huguet, Psychologue du sport
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    #29. Oussama Mellouli: Le plaisir de se dépasser

    #29. Oussama Mellouli: Le plaisir de se dépasser

    Oussama Mellouli est né en 1984 en Tunisie. Il se passionne par la natation dès le plus jeune âge et décide de s'exiler pour aller s'entraîner en France à 15 ans. Après le baccalauréat, il poursuit ses études et ses entraînements aux Etats Unis en rejoignant l'Université USC en Californie.
    A 19 ans, il remporte sa première médaille de bronze aux Championnats du Monde sur 4x400. Puis se distingue aux championnats du Monde en petit bassin. Il remporte sa première médaille d'or aux Championnats du monde en 2009 sur l'épreuve du 1500 mètres.
    Multiples champion du monde, il remporte ensuite sa première médaille d'or aux JO de Pékin sur le 1500 mètres puis en 2012 aux JO de Londres, il arrive à rafler la médaille d'or en 10 kms puis une médaille de bronze sur l'épreuve du 1500.
    Dans ce deuxième épisode, Oussama évoque le mental dans la compétition et sa manière de se préparer mentalement. Au départ, sa préparation mentale est "archaïque" où il se basait sur une ambiance de "fun et focus". Il discute avec des coachs mentaux et des psychologues du sport et voit l'importance du dialogue positif interne: "Il faut faire attention à ce que l'on se dit à nous même et moi, j'étais très autocritique. Ca m'a mis dans un trou très sombre. C'est une sorte de piratage de l'esprit humain. Un travail de méditation pour créer le vide. J'ai pris goût à ce genre de travail, c'est un travail très important".
    Il utilise des techniques de visualisation et de méditation pour se préparer. Il apprend à gérer ses pensées et se concentre sur les détails et la gestion des émotions. Il parle aussi de l'importance du calme avant la course.
    Il raconte son plaisir de gagner sa première médaille olympique en étant en pôle position et en ne voyant que "l'eau claire et bleue" et en ayant la sensation d'être seul au monde. Il explique son discours interne lucide "Je suis premier en finale olympique et je vais le rester jusqu'au bout".
    Il relate aussi son expérience sur le 10 kms où il prend également la tête de la course et sent qu'il va devenir champion olympique à nouveau. Je me disais "Il y a tout le monde qui me regarde gagner une médaille olympique".
    Il partage son émotion de gagner: "C'est absolument fantastique. C'est du pur bonheur. On compare cela au moment où l'on a la naissance d'un enfant, un mariage, ce sont des moments très uniques dans la vie d'une personne".
    Oussama évoque aussi sa capacité à rebondir et le challenge qui l'aide à se dépasser et à redéfinir ses objectifs en tant qu'athlète:" J'ai toujours cru en mes capacités à se distinguer et créer quelque chose d'unique".
    Il parle aussi de ses souffrances physiques endurées lors du 1500 ou du 10 kms: "C'est une souffrance pulmonaire, c'est des brûlures au niveau de la cage thoracique, une combinaison de courbatures intenses. Si on n'arrive pas à gérer nos émotions, ça peut être chaotique, un gaspillage d'énergie".
    Il évoque son plaisir à se dépasser et ne trouve rien d'aussi "passionnant que de se donner l'opportunité de se dépasser".
    Enfin, il propose comme conseil de partager ses objectifs pour se motiver et de garder l'esprit ouvert pour continuer à progresser.

    • 18 min
    #28. Oussama Mellouli: Vivre en champion

    #28. Oussama Mellouli: Vivre en champion

    Oussama Mellouli est né en 1984 en Tunisie. Il se passionne par la natation dès le plus jeune âge et décide de s'exiler pour aller s'entraîner en France à 15 ans. Après le baccalauréat, il poursuit ses études et ses entraînements aux Etats Unis en rejoignant l'Université USC en Californie.
    A 19 ans, il remporte sa première médaille de bronze aux Championnats du Monde sur 4x400. Puis se distingue aux championnats du Monde en petit bassin. Il remporte sa première médaille d'or aux Championnats du monde en 2009 sur l'épreuve du 1500 mètres.
    Multiples champion du monde, il remporte ensuite sa première médaille d'or aux JO de Pékin sur le 1500 mètres puis en 2012 aux JO de Londres, il arrive à rafler la médaille d'or en 10 kms puis une médaille de bronze sur l'épreuve du 1500.
    Dans ce premier épisode, Oussama parle de ses débuts en natation grâce à l'initiative de sa mère qui avait été choqué par les nombreuses noyades de jeunes Tunisien. Il prend rapidement goût à la natation et apprécie l'esprit d'équipe qui règne dans le club de La Marsa. Il ne rêve pas des JO mais son objectif était surtout de voyager et la natation est devenu un prétexte pour explorer le monde et représenter internationalement son pays.
    Son projet sportif se dessine au fur et à mesure et il n'a pas d'autre choix que d'aller s'entraîner en France à Font Romeu puis à Marseille pour poursuivre à la fois ses ambitions sportives mais aussi ses études.
    Il évoque son parcours et ses réussites mais aussi les leçons qu'il a appris de sa suspension pour dopage de 18 mois en 2007 qui l'a changé psychologiquement pour le meilleur. Il devient plus rigoureux sur les détails et "réussit à convertir un évènement dramatique en rage de vaincre"
    "J’ai vécu au jour le jour (..) Comme dit Mohammed Ali, j’ai détesté les entraînements mais je voulais vivre en champion pour le restant de ma vie. C’est vrai. Je détestais l’entraînement.
    Sa volonté de réussir était plus forte que tout et il s'accroche à sa devise "Do or Die". Il continue à s'entraîner sans compétition et remporte l'or Olympique en se détachant du peloton et en saisissant l'opportunité de devenir pour la première fois champion olympique du 1500 mètres.
    Enfin, il évoque sa capacité à faire des sacrifices et à poursuivre une carrière qui n'est pas encore terminée. Il vise encore la qualification pour les JO de Tokyo.

    • 20 min
    #27. Gévrise Emane: Accepter sa vulnérabilité

    #27. Gévrise Emane: Accepter sa vulnérabilité

    Gévrise Emane est née au Cameroun et rejoint la France à 2 ans et demi. Elle commence le judo à l'âge de 13 ans et progresse rapidement et intègre l'INSEP à 18 ans. Elle évolue dans la catégorie de - de 70 kilos et - de 63 kilos. En 2003, elle obtient ses premiers podiums en Coupe du Monde. En 2005, elle est vice-championne du monde. En 2007, elle devient championne du monde (-70 kgs). En 2008, elle fait figure de favorite pour le titre Olympique mais connaît une désillusion en se faisant éliminer au premier tour. Elle change de catégorie pour concourir en - 63 kgs. Elle remporte le tournoi de Paris en 2010 et 2011 ainsi que les championnats d'Europe et mondiaux. En 2012, elle remporte la médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Londres. En 2015, elle redevient championne du monde dans sa catégorie des - 70 kgs. En 2016, elle est éliminée au premier tour des JO de Rio. Elle est quintuple championne d'Europe.
    Dans ce deuxième épisode, on a parlé de l'approche mentale des combats.
    Pour préparer ses combats, elle utilisait la visualisation notamment de 'l'état d'esprit dans lequel je souhaitais être": "Même si les compétitions sont différentes, c’est de réitérer cet état d’esprit qui permet de performer et qui permet d’aller au delà de soi et d’aller chercher des médailles, de titres et des records". La veille, elle cherchait plutôt à s'isoler et à changer d'air pour se préparer mentalement. Elle répétait également les mots clés qui "résonnaient chez moi, qui me permettaient d'être prête à combattre".
    Avant les combats, elle recherchait plutôt de l'apaisement pour pouvoir mieux s'exprimer et recherchait l'agressivité "dans les mots que je me répétais".
    Après s'être aperçue de ses entames de combat en mode diesel, elle a travaillé sur une autre approche où elle devait arriver à l'entraînement "déjà échauffée". Elle parle de l'agressivité qu'elle a dû travailler avec son entraîneur car "je ne suis pas agressive dans la vie de tous les jours".
    Pour Pékin, l'approche du combat n'était pas différent mais "je me suis dit que j'étais obligée de gagner". Elle se rendra compte plus tard qu'elle n'avait pas été mauvaise et pourra avancer grâce à cette défaite.
    Aux JO de Londres, elle a peur de revivre Pékin et fait une crise de panique avant le combat: "J'étais crispée. A Pékin, je n'avais pas dit que j'étais stressée en arrivant à la compétition (..) Mon leitmotiv c'était "plus jamais comme à Pékin". Elle décide de parler à son entraîneur et de "déposer son stress". Elle accepte d'être vulnérable à l'approche de ce combat: "Ce que m'a appris le judo, c'est d'accepter d'être vulnérable. Ce n'est pas mal d'être vulnérable. Ca fait partie de la vie. Ca fait partie de l'individu tout simplement". Elle dégage ses représentations de championne qui ne montre pas sa vulnérabilité et devient une athlète "en pleine conscience".
    Elle parle des difficultés à aller chercher sa médaille de bronze aux JO de Londres "C'était horrible. J'avance avec cette boule au niveau de l'estomac qui ne veut pas partir en fait, comme je n'ai pas de sensations. Mais j'avance quand même".
    Le conseil qu'elle donnerait à une judokate? "De prendre du plaisir et d'avoir confiance en elle".

    • 14 min
    #26. Gévrise Emane: Se libérer de l'obligation de réussir

    #26. Gévrise Emane: Se libérer de l'obligation de réussir

    Gévrise Emane est née au Cameroun et rejoint la France à 2 ans et demi. Elle commence le judo à l'âge de 13 ans et progresse rapidement et intègre l'INSEP à 18 ans. Elle évolue dans la catégorie de - de 70 kilos et - de 63 kilos. En 2003, elle obtient ses premiers podiums en Coupe du Monde. En 2005, elle est vice-championne du monde. En 2007, elle devient championne du monde (-70 kgs). En 2008, elle fait figure de favorite pour le titre Olympique mais connaît une désillusion en se faisant éliminer au premier tour. Elle change de catégorie pour concourir en - 63 kgs. Elle remporte le tournoi de Paris en 2010 et 2011 ainsi que les championnats d'Europe et mondiaux. En 2012, elle remporte la médaille de bronze aux Jeux Olympiques de Londres. En 2015, elle redevient championne du monde dans sa catégorie des - 70 kgs. En 2016, elle est éliminée au premier tour des JO de Rio. Elle est quintuple championne d'Europe.
    Dans ce premier épisode, nous avons parlé de son parcours et de son début au judo à l'âge de 13 ans, par l'intermédiaire d'un professeur d'EPS. Faire les Jeux olympiques n'était pas dans ses pensées mais elle aimait plutôt "s'amuser, prendre du plaisir et voyager". C'est le côté convivial du judo qui lui plaît.
    Elle évoque aussi le fait qu'elle avait un "sacré" caractère" et que le judo était un "moyen de m'exprimer sans mettre des gens dans des cases" qui n'excluait aucun gabarit.
    Ce qui a été un moteur pour elle était l'envie de de se dépasser "donner le maximum de moi-même à chaque fois. Même petite, c'est vraiment d'aller jusqu'au bout (..) ca vient aussi de l'enfance. Mes parents nous ont toujours poussé à donner le meilleur de nous-mêmes, sans se comparer aux autres, d'aller au bout des choses".
    Elle parle de son arrivée à l'INSEP comme étant un peu "Disney" où elle était à la fois "excitée et impressionnée". Puis vient l'attente des résultats et l'impatience de ne pas réussir à faire un grand résultat. Mais sa manière de penser l'a aidé à fonctionner par étape et le fait de se voir progresser lui a permis de l'aider à dépasser cette impatience.
    La première fois qu'elle devient championne du monde, elle arrive en conquérante car elle avait déjà identifié ce qu'il fallait pour réussir: "il y a eu d’autres compétitions en amont qui ont prouvé que, des déclics, des compétitions de référence; des attitudes que j’ai identifié. Le championnat du monde en 2007 où je gagne, ce n’est pas une surprise, je m’y attendais en fait".
    Elle parle de sa défaite au premier tour aux JO de Pékin en 2008 et de sa déception: "Quelque temps après, je suis détruite (..) Je me demande pourquoi je fais du judo. Je me déteste. Je me flagelle en plus". Elle réussit à se reconstruire en travaillant sur elle-même et en étant accompagnée d'une psychologue: "J'ai d'abord commencé par la psychologue pour aller chercher, fouiner, ôter ses barrières parce qu’il y en avait au final. Et cette sensation d’être obligée de réussir. L’obligation de réussite, parce que c’était quelque chose aussi que nos parents nous ont mis un peu comme pression. Ca faisait partie de l’éducation. j’avançais avec un poids, du coup c’était de me libérer de ce poids là et pour que je puisse continuer à avancer et à rayonner en tant qu’athlète et à découvrir la véritable athlète que j’étais" .
    Elle vit son changement de catégorie comme une punition et se voit soulagée de gagner la médaille de bronze aux JO de Londres en 2012, même si elle est "déçue" de ne pas avoir eu la médaille d'or.
    Son expérience dans le judo lui a permis de se construire en tant que "combattante" mais aussi de pouvoir se libérer de "son obligation de réussite": "Je ne sais pas si c'est le judo ou le travail que j'ai fait en prépa mentale, qui m

    • 19 min
    #25. Benoît Peschier: Cultiver l'insouciance

    #25. Benoît Peschier: Cultiver l'insouciance

    Benoît Peschier est un kayakiste Français, né en 1980. Il est le fils de Claude Peschier, ancien champion du monde de Kayak et le frère de Nicolas Peschier. En 2001. Il remporte des manches de la Coupe du Monde. En 2002, il est attendu aux Championnats du Monde, à Bourg Saint Maurice, au même endroit où avait triomphé son père. Mais Fabien Lefèvre lui prive de ce titre. En 2004, il remporte la médaille d'or aux Jeux Olympiques d'Athènes. En 2005, il termine 5ème en individuel et champion du monde par équipe. En 2006-2007, les résultats ne sont pas au rendez-vous, il décide de changer de nationalité sportive. En 2008, il est remplaçant aux Jeux Olympiques de Pékin. Depuis 2015, il est entraîneur de Denis Gargaud, Champion Olympique à Rio.
    Dans ce deuxième épisode, il évoque le fait que l'insouciance lui paraît être une qualité mentale nécessaire pour réussir à haut niveau: "Quand je vois les meilleurs kayakistes mondiaux qui sont au départ d'une compétition, j'ai l'impression qu'ils acceptent totalement de réussir ou de perdre. Ils sont insouciants, ils ont un état d'esprit hyper jeune en fait". Pour lui cela "permet de prendre des risques qui paraissent totalement insensés quand on est au bord". Benoît évoque le fait que pendant la course, il est nécessaire de ne plus réfléchir aux conséquences. Il parle du fait que d'avoir cette insouciance est un travail "Ca m'a nécessité tellement de travail pour arriver à l'avoir au bout d'un moment" et évoque l'épuisement mental qui a suivi les Jo d'Athènes en 2004.
    Il évoque aussi ses routines, travaillées depuis l'enfance et la gestion des émotions. Pour lui, la visualisation fait partie inhérente du travail du Kayakiste, qu'il a commencé à pratiqué dès l'âge de 12 ans car "On connaît le parcours, mais on n'a pas le droit de le pratiquer avant une compétition. Donc tout ce qu'on peut faire pour se préparer, c'est de s'imaginer en train de le pratiquer".
    Il parle aussi de la façon "d'être libre dans un cadre rigide" et de devoir s'adapter au parcours mais de rester concentrer uniquement sur ce qu'il devait faire. Il avait en tête quelques clés qu'il validait à chaque porte.
    On a parlé également de la manière d'aborder des Jeux Olympiques, dont il voyait cela comme une "récompense" après tant d'années d'entraînement: "Je pense que l'idée (d'être champion olympique) m'a traversé l'esprit à peu près 200 000 fois dans la journée. En fait, c'est d'accepter que l'idée est là et que c'est juste une idée dans un coin de ma tête et qu'elle ne doit pas me gêner non plus". Ces JO viendront couronner des années d'efforts.
    Enfin, nous avons parlé de l'importance du mental et de son côté mystérieux mais reste un domaine dans lequel il continue à chercher des réponses. Il réalise que la majorité de ses échecs étaient dûs "au stress, à l'anxiété, de ne pas arriver à me lâcher et être dans l'instant présent, et être insouciant".

    • 16 min
    #24. Benoît Peschier: Apprendre à se réinventer

    #24. Benoît Peschier: Apprendre à se réinventer

    Benoît Peschier est un kayakiste Français, né en 1980. Il est le fils de Claude Peschier, ancien champion du monde de Kayak et le frère de Nicolas Peschier. En 2001. Il remporte des manches de la Coupe du Monde. En 2002, il est attendu aux Championnats du Monde, à Bourg Saint Maurice, au même endroit où avait triomphé son père. Mais Fabien Lefèvre lui prive de ce titre. En 2004, il remporte la médaille d'or aux Jeux Olympiques d'Athènes. En 2005, il termine 5ème en individuel et champion du monde par équipe. En 2006-2007, les résultats ne sont pas au rendez-vous, il décide de changer de nationalité sportive. En 2008, il est remplaçant aux Jeux Olympiques de Pékin. Depuis 2015, il est entraîneur de Denis Gargaud, Champion Olympique à Rio.
    Dans ce premier épisode, Benoît parle de son parcours, dans un univers familial baigné dans l'univers du Kayak qui facilite la voie vers le haut niveau. Il découvre le plaisir du kayak, associé à la découverte de lieu et de jeux en eau vive et de la créativité qui en ressort. Il pense aux JO mais y arrive en fixant des objectifs et pensant étape par étape et en faisant également des remises en question, juste avant les JO d'Athènes où il va emporter la médaille d'or. Il évoque le ratage de 2002, aux championnats du monde où il pensait que ça "ne pouvait pas lui échapper" mais a été pris par l'enjeu. Deux saisons se suivent où il parle de "descente aux enfers" et à l'importance de l'apport de la psychologue du sport à ce moment là: "C'est quelque chose que j'avais travaillé beaucoup avec de bons résultats à la clé. Je m'étais rendu compte que j'étais performant mais que j'étais très irrégulier".
    En 2004, la différence se joue sur le travail et sur la manière de gérer mentalement l'enjeu: "Ca a été une lutte extrêmement dure pour rester dans l'instant". Des doutes arrivent: Est-il prêt? Il se sentait prêt à "assumer d'être champion". Il découvre ensuite les conséquences et la difficulté de rebondir après une grande victoire. Il se rend compte que la recette pour réussir n'est jamais garantie: "Je pensais que j'avais trouvé la recette et il s'est avéré qu'il n'y pas de recette en fait (..) Elle peut marcher qu'une seule fois et on ne peut pas la reproduire indéfiniment pour que ça remarche. On évolue. (..). En fait, il fallait tout réinventer".
    Après ces jeux Olympiques, il continue à se battre pour les sélections mais est déçu de ne pas pouvoir participer aux JO de Pékin: "Le fait de ne pas être sélectionné, ça m'a donné encore plus l'envie de continuer. Là, c'était une rage, un esprit de vengeance". Il décide de partir concourir pour la Grèce mais découvre la difficulté de changer de pays "et de petit drapeau au départ de la course". En 2012, il échoue à se qualifier, car il était "spectateur de son propre naufrage" mais il évoque aussi la satisfaction et les regrets qu'il a appris de son parcours.

    • 20 min

Avis d’utilisateurs

5.0 sur 5
11 notes

11 notes

Jejefrde ,

Instruisant, merci 😍

Podcast très intéressant pour comprendre plus en détails l’environnement mental dans le sport, je recommande vivement ! Félicitations pour le travail rendu.

Djice de Nice ,

La prépa mentale se démocratise grâce à Gamberge

Interview passionnante de témoignages de sportifs de haut niveau en activité ou à la retraite ou coach sur leur approche et vision mentale de leur sport. Tennis golf foot ... excellent bravo Sophie

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