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  1. Pourquoi l'agriculture a un rôle à jouer dans la transition écologique ? 

    -6 J

    Pourquoi l'agriculture a un rôle à jouer dans la transition écologique ? 

    “Pour le stockage de carbone par photosynthèse, on pense souvent aux forêts, mais l'agriculture est un énorme puits de carbone potentiel à activer dans un objectif climatique collectif”, explique Grégoire Alston. Alors ReSoil va mesurer les impacts carbone, mais aussi une vingtaine d'indicateurs sur l'érosion des sols, la préservation, la pollution et la consommation d'eau, ou encore la biodiversité souterraine ou aérienne en fonction des pratiques agricoles mises en place sur les fermes. Et à partir de cette mesure, l'objectif est d'identifier des leviers d'amélioration de l'impact et de trouver des pistes de financement de la transition. Un des premiers leviers est celui de la génération de crédits carbone. Concrètement, il s'agit de proposer à des entreprises françaises de financer un agriculteur à côté de chez elles pour stocker du carbone, près de leurs bureaux, de leurs usines. Un autre levier est celui de décarboner les entreprises qui sont liées à l'amont agricole, toujours en s'appuyant sur des agriculteurs locaux. ReSoil travaille avec plus de 650 agriculteurs dans toute la France. Ce sont plus de 100.000 hectares dont l'impact environnemental est suivi sur la plateforme. De l'autre coté, ce sont plus d'une centaine d'entreprises, aussi bien des grands groupes du CAC 40 que des ETI et des PME, toujours en local, "qui ont compris qu'il était temps d'arrêter avec le greenwashing, la compensation carbone à l'ancienne d'aller faire une action au bout du monde sans avoir aucun suivi ni savoir réellement ce qui est fait de l'argent", précise Grégoire Alston. "Nous, on fonctionne en circuit court sur les mêmes territoires, on rapproche des agriculteurs et les entreprises. On créé du lien en local". ReSoil a reversé en 2024-2025 plus de 3 millions d'euros aux agriculteurs pour financer la transition écologique grâce à ses 100 entreprises clientes. Depuis le début de l'année 2026, c'est déjà plus d'un million supplémentaire. “On a fait labelliser plus de 300 000 tonnes de CO2, sur des projets qui durent 5 ans, qui vont être soit séquestrées dans les sols agricoles français, soit évitées ou réduites sur ces mêmes exploitations agricoles en France”. “Notre ambition maintenant est d'emmener des milliers d'agriculteurs dans cette démarche de transition et d'avoir toujours plus d'entreprises qui vont financer localement ces puits de carbone qui, dans le cadre de leur stratégie climat, vont réduire leurs propres émissions”, conclut Grégoire Alston. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min
  2. Pourquoi dessiner son avenir dès aujourd'hui  ? 

    -6 J

    Pourquoi dessiner son avenir dès aujourd'hui ? 

    Six millions de jeunes en France sont concernés par le déterminisme social. Et l'une des premières causes de la reproduction sociale, c'est le manque d'informations et réseaux. “On n'a pas forcément toujours autour de soi des gens qui puissent nous parler des métiers ou nous renseigner sur les secteurs d'activité”, précise Jérémy Cazalas. “La résultante, c'est que les jeunes connaissent en moyenne 7 métiers, qui sont le reflet de leur entourage, ce qui ne permet pas forcément de casser le plafond de verre et de rêver plus grand”. Deviens Génial ! s'est donc donné pour mission d aider les jeunes à connaître davantage de métiers en partageant les témoignages de celles et ceux qui ont trouvé des voies, des déclics, qui racontent la manière dont ils ont réussi et les tactiques qu'ils ont pu activer. Concrètement, c’est un média avec des vidéos d'une minute pour présenter rapidement un métier. Ensuite, un format plus long, un podcast, où là on va vraiment à la rencontre des professionnels qui vont parler de leur trajectoire, mais aussi des coulisses de leur métier, de tout ce qu'on ne voit pas. La prochaine étape est d’impliquer les jeunes eux-mêmes dans le processus créatif. “On veut devenir le premier média mutualiste français qui sera produit par les jeunes, pour les jeunes”. Et à ce titre, Deviens Génial ! est en train de mettre en place des ateliers de création de contenu qui seront déployés dans les lycées. "Ce sont les lycéens eux-mêmes qui vont créer des vidéos sur les métiers et ensuite on les diffusera sur le média", explique Jérémy Cazalas. "On veut créer du phygital, c'est à dire un lien entre le physique et le digital, parce qu'on veut créer quelque chose d'humain, recréer du lien dans les territoires entre les entreprises, les associations, les équipes pédagogiques et les élèves". Les entreprises participent en ouvrant leurs portes, en racontant ce qu'il s'y passe au quotidien, pour que les métiers deviennent plus concrets pour les jeunes et que cela puisse déclencher des vocations, ou au contraire, repousser des envies qui n'étaient pas forcément réelles. "C'est-à-dire parfois, on fantasme un métier et puis quand on découvre son quotidien, on se rend compte que finalement, ce n'est pas vraiment ce qu'on voulait faire", précise Jérémy Cazalas. Parce que le digital ne suffit pas toujours, Deviens Génial ! collabore aussi avec des associations qui sont sur le terrain pour aller au contact de ces jeunes. "Je crois qu'on est dans un monde dans lequel on a de moins en moins de repères, on se pose beaucoup de questions sur l'avenir. Donc nous, ce qu'on souhaite particulièrement, c'est créer un déclic ou à minima insuffler cette logique de se mettre en mouvement, de participer à un atelier Deviens Génial !, d'aller rencontrer un professionnel de son quartier ou de son département. C'est vraiment de pousser les gens à se mettre en mouvement et se dire que c'est en explorant et en faisant des choses que va se dessiner leur avenir", conclut Jérémy Cazalas. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min
  3. Pourquoi aider les anciens à rester à leur domicile ? 

    -6 J

    Pourquoi aider les anciens à rester à leur domicile ? 

    On comptabilise aujourd’hui 18 millions de seniors en France. Deux sur trois n'arrivent pas à boucler leurs fins de mois. Pourtant, ils sont propriétaires à 70% de leur patrimoine immobilier. “Cela représente une épargne colossale qui est bloquée dans la pierre. Et donc on a voulu répondre à cette aberration”, explique Thibault Corvaisier. Merci Prosper va donc permettre à des seniors de pouvoir vendre partiellement leur bien immobilier, c’est-à-dire un pourcentage en fonction de leurs besoins, et ceci via le mécanisme de l'indivision. Une transaction qui leur permettra de retrouver du pouvoir d’achat aujourd’hui, tout en étant assurés de pouvoir transmettre leur bien à leurs enfants demain. Pour les propriétaires, rien ne va changer dans leur quotidien, ils vont pouvoir continuer à habiter chez eux, ce qui est un souhait partagé par 94% d’entre eux. Rester chez soi nécessite parfois d'adapter un peu son logement, transformer une salle de bain, changer une cuisine, installer une rampe, un monte-escalier et donc avec un besoin de financement. L’accès à une résidence médicalisée aussi parfois, même si la 2e personnes du couple veut pouvoir rester dans la maison. Merci Prosper c'est aussi une foncière. “Quand on a créé la foncière Prosper, on a pris des engagements forts vis-à-vis de l'État pour le maintien à domicile des personnes âgées”, explique Thibault Corvaisier. “Mais au-delà de ça, également sur la santé mentale des seniors, parce que débloquer de l’argent leur permet d’être moins stressés, de pouvoir se projeter et ainsi éviter de tomber dans l'isolement et la précarité”. L'État a donc accordé un agrément ESUS, entreprise solidaire d'utilité sociale, qui permet à tout un chacun qui va investir dans cette foncière de bénéficier de 25% de réduction d'impôts. "C'est un peu comme le livret A qui a été créé pour financer le logement social. Nous, on a créé cette foncière pour que les plus jeunes aident à financer les plus vieux, un mécanisme très vertueux à la fois pour les seniors, pour l'économie et pour nous tous”, conclut Thibault Corvaisier. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min
  4. Pourquoi offrir les mêmes opportunités à tous les jeunes ? 

    -6 J

    Pourquoi offrir les mêmes opportunités à tous les jeunes ? 

    Play4Peace est parti d’une histoire personnelle, d’une grande admiration aussi et d’un amour profond. “Mon papa, que je venais de perdre à ce moment-là, aimait le sport et la culture”, raconte Ayman Ramdani. “Il était orphelin et pour lui l’éducation était primordiale”. Ayant du mal à faire son deuil, il est poussé par des amis à se mettre en action en organisant une journée sportive à visée caritative. Ce qui est fait, à l’occasion de la Journée internationale du sport pour le développement et la paix. Deux-cent-cinquante personnes étaient attendues. Au final, elles seront plus de 2 500. Une association est alors créée pour réitérer l’évènement chaque année. “Mais je me suis dit qu’il manquait quelque chose, qu’on ne pouvait pas juste faire ça une fois par an, puis rien le reste de l’année”. Sont alors lancées des activités sportives hebdomadaires. “Et puis j'ai vu qu'il y avait des jeunes qui avaient besoin de skills pour leur développement personnel et d'un soutien scolaire”. Ayman Ramdani installe alors ses quartiers dans une maison de 500 mètres carrés en plein cœur de Bruxelles, appelée House4Peace. Un lieu où les jeunes peuvent venir étudier, se former, se retrouver, se ressourcer et pour certains aussi cuisiner. "Ce que je voyais, c'est qu'il y avait beaucoup d'inégalités au niveau de l'éducation. Les écoles sont gratuites, mais le niveau et les opportunités ne sont pas les mêmes. À Bruxelles, à âge égal, il y a certaines écoles où la différence de niveau est de 2 ans. Alors on voulait combler ce fossé et leur donner des outils, des skills, pour qu'ils puissent se sentir plus inclus dans la société, avoir plus confiance en eux et obtenir plus de chances de trouver un job plus tard”, raconte Ayman Ramdani. Alors, Play4Peace se structure sur 3 piliers, le sport, l'éducation et le mentorat, qui sont plus qu'un soutien, mais transforment l'estime de soi en actions et les actions en opportunités concrètes. A travers le golf ou encore la boxe, ils rencontrent des mentors, ont l'opportunité de décrocher des jobs étudiants, participer aux activités et évènements des clubs. “Pour eux, c'est casser ces barrières sociales et culturelles, c'est créer des ponts, des liens, c'est faire se rencontrer des mondes, des cultures, des personnes qui pensent se connaître, mais qui se croisent, et éviter ainsi que la société passe à côté de jeunes talents exceptionnels", conclut Ayman Ramdani. Plus d'un millier de jeunes sont accompagnés chaque année par Play4Peace, de 15 nationalités différentes et 65% de jeunes filles. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    10 min
  5. Pourquoi créer les conditions de la réussite de tous les enfants ?

    -6 J

    Pourquoi créer les conditions de la réussite de tous les enfants ?

    Coup de Pouce a été créée il y a 40 ans par un groupe d'enseignants très vite rejoints par des chercheurs, avec l'idée de comprendre pourquoi tous les enfants ne réussissaient pas de la même manière à l'école, notamment à cause de leurs milieux socio-économiques d’origine. “La France est tout en bas de la liste des pays de l'OCDE en termes du poids des inégalités sociales sur les trajectoires scolaires des enfants”, précise Marion Gommard. “Oui, l'école donne le même enseignement à tous, mais certains n'ont pas le bagage nécessaire pour bénéficier comme les autres des apprentissages de l'école”. Et ça, se voit dès les toutes premières années de scolarité, dans le rapport aux apprentissages de l'enfant. C'est le sens, le goût de ces apprentissages, le plaisir à les manipuler. Et puis la confiance de l'enfant dans sa capacité à réussir à l'école. “Il y a des enfants, dès la maternelle, dès le CP, qui sont étiquetés comme le pas bon de la classe. Et donc ça, c'est terrible, ça va les suivre pour toute leur trajectoire scolaire”, raconte Marion Gommard. Donc Coup de Pouce a créé des programmes pour agir sur ce rapport aux apprentissages, qui se construit pendant la classe, mais surtout en dehors, avec les parents, la famille à la maison ou sur le temps périscolaire après l'école et pendant les vacances. Coup de Pouce conçoit, avec des chercheurs en éducation, des programmes périscolaires après l'école, et extrascolaires pendant les vacances, pour travailler non pas les devoirs ou refaire l'école après l'école, mais plutôt travailler sur le sens, le plaisir et la confiance de l'enfant, notamment via le jeu, en petits groupes. "On va pouvoir plus oser prendre la parole, en prenant des risques sans vraiment en prendre parce que c'est ludique. En gagnant à des jeux régulièrement, on prend confiance en soi. Et puis, en lisant beaucoup, en faisant de la lecture d'histoires qui procure beaucoup de plaisir, on va donner envie à l'enfant d'apprendre à lire et à écrire", explique Marion Gommard. La force du programme, c'est qu'il va créer une alliance éducative autour de l'enfant pour sa réussite, avec les familles, les enseignants, les animateurs mais aussi la municipalité, qui a la compétence périscolaire et extrascolaire et pour qui les kits pédagogiques, les jeux sont fournis clés en matin à leurs services périscolaires, lesquels vont les utiliser dans les écoles. D'après parents et enseignants, ce sont 96 % des enfants qui ont gagné confiance dans leur capacité à réussir, qui comprennent mieux l'intérêt des apprentissages de l'école. Et puis ce sont des parents qui comprennent aussi mieux quelle place ils peuvent avoir dans l'accompagnement de leur enfant pour sa réussite scolaire. "Donc ça, c'est aussi très important pour nous. Ça prévient aussi le décrochage scolaire. Le plus tôt on s'y prend, le plus on a d'impact. C'est d'agir dès les premières années de scolarité, puisque c'est là que se joue une grande partie de la trajectoire de l'enfant", conclut Marion Gommard. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min
  6. Pourquoi rester actifs et curieux permet de mieux vieillir ? 

    2 AVR.

    Pourquoi rester actifs et curieux permet de mieux vieillir ? 

    LiveArts, c'est une histoire qui a commencé avec une première grande brique qui était celle de donner de la visibilité aux artistes qui proposent des spectacles, mais aussi aux professionnels qui donnent accès au sport adapté, tout ceci rassemblé dans un catalogue. “J'étais en train de peaufiner mon projet quand le Covid est arrivé”, raconte Amanda Blyau. "Je me demandais comment distribuer mon produit et à qui. Et j'ai eu la réponse, avec le confinement qui est venu mettre un gros coup de projecteur sur les seniors qui avaient besoin d'animations de manière récurrente”. Le catalogue a alors été adapté aux besoins des seniors en établissement d'hébergement, EHPAD, résidence autonomie, résidence services, pour leur proposer à la fois du spectacle vivant, du semi-thérapeutique, des sports adaptés et de nombreuses activités. La première mission de LiveArts était de mettre en lien les établissements avec des professionnels de qualité. Sont venus s'ajouter des outils permettant aux établissements de piloter leur service d'animation de A à Z, avec le suivi des budgets, la gestion de l'agenda, la communication entre les différentes structures d’un même groupe sur ces questions d’animations. Les propositions vont s’adapter au type d’hébergement, comme aux envies des résidents. “Mais le tronc commun pour prendre soin d'un senior lorsqu'on fait une animation, c'est prendre le temps”, explique Amanda Blyau. “C'est vraiment le plus important et c'est ce qui manque, notamment sur les parties aides à domicile qui sont montre en main et doivent couvrir d'un endroit à l'autre. Là, on a la possibilité de rechanter une 2e fois, une 3e fois une chanson qu'ils aiment beaucoup, ou de leur laisser prendre leur temps pour jouer avec la peinture pendant un atelier d'art-thérapie par exemple”. “Et puis surtout, ce qui est important pour les séniors, c'est qu'ils fassent des choses et qu'ils ne restent pas en passivité. Donc beaucoup d'animations, le plus possible et les plus qualitatives possibles”. La pratique d'activités adaptées et d’exercices cognitifs de manière régulière a un impact très important sur la santé, le bien-être et l'autonomie. “Sur la santé, on peut noter jusqu'à 5 ans de retardement pour l'apparition de maladies chroniques type Alzheimer ou Parkinson”, précise Amanda Blyau. “Sur le bien-être, 80% des seniors qui, en pratiquant par exemple des jeux de mémoire, de réflexion, de calcul mental, vont ressentir une meilleure qualité de vie et une réduction de leur stress estimée à peu près à 20 %”. “Et là où c'est assez impressionnant, c'est qu'on va pouvoir prolonger l'autonomie de 3, voire jusqu'à 5 ans, avec une réduction de déclin qui peut aller jusqu'à 50 %. Et là, c'est quelque chose qui est vraiment rentré dans notre mission et dans la mienne, c'est qu'à partir d'un certain âge, c'est très important d'avoir un accompagnement médicamenteux, mais ce qui va presque prendre le pas quand on arrive sur les dernières années de sa vie, ça va être d’être bien dans sa tête et dans son corps. Pour un senior, c'est ça qui lui donne la santé et la force du continuer”, conclut Amanda Blyau. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min
  7. Pourquoi retisser du lien permet de retrouver la capacité à agir ? 

    31 MARS

    Pourquoi retisser du lien permet de retrouver la capacité à agir ? 

    La précarité peut concerner n’importe qui. “Souvent, les personnes en situation de précarité décrivent une pente assez douce, c'est le terme qu'ils utilisent”, raconte Marie-Flore Leclercq. “Tu te retrouves un peu en situation de précarité, alors ce sur quoi tu vas rogner ce sont les sorties, les dépenses liées aux loisirs, à tes moments amicaux. Et tu glisses vers l'isolement total et la précarité, la pauvreté parfois même”. Alors Entourage donne à chacun les occasions et les moyens de la rencontre. Le premier volet est celui de la proximité, proposé à travers une application qui rassemble plus de 2000 personnes et qui permet de se retrouver pour des moments de convivialité, des évènements, qui vont avoir lieu en mixité sociale réelle. Ça peut être de la poterie, de l'escalade, un karaoké, un temps d'écriture, un temps de lecture partagée, regarder un match ensemble. “C'est là qu'on commence à retrouver du lien. C'est aussi la gratuité de ce lien, le fait qu'on ne le force pas”, précise Marie-Flore Leclercq. En parallèle, des ressources pédagogiques et un accompagnement sont proposés, en contactant directement l'association afin de se mettre en action, d'oser dépasser ses freins. Sur le même principe, mais pour la recherche d’emploi, existe Entourage Pro. “Si on est en situation de précarité et qu'en plus on n'a pas de réseau, alors que la plupart des offres sont cachées, il est impossible de retrouver un job. Donc on a besoin de se redoter d'un réseau professionnel. Et c'est utiliser le prétexte du moment de la recherche d'emploi pour redoter les gens d'un réseau social”, explique Marie-Flore Leclercq. La plateforme permet de matcher demandeurs d’emploi et coachs bénévoles. Aujourd'hui, un candidat va recevoir le soutien de quatre coachs et un coach va soutenir quatre candidats. “C'est vraiment important cette notion de many to many, plusieurs à plusieurs, parce que c'est vraiment la force du réseau qui va donner l'impulsion au début, mais aussi qui va donner la force de ne pas lâcher quand ça va être compliqué”. Un retissage du lien qui fonctionne. Du côté des personnes en situation de précarité et d'isolement, 80% d'entre elles disent se sentent mieux, mais aussi plus confiantes dans les autres et dans l'avenir. “On reconstruit de la capacité d'action et de la capacité à agir”. Et de l’autre côté, 95% des personnes qui viennent aider changent leurs rapports aux autres. “Ça veut dire qu'elles se sont rendu compte de tout ce qu’elles avaient en commun avec des gens qui sont très différents, au-delà de nos différences effectives ou supposées. Et c'est ce retour à l'humanité commune qui est important. C'est la même chose pour les collaborateurs et les organisations, ça construit des collectifs qui sont plus unis et ont plus de résilience”, conclut Marie-Flore Lerclercq. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min
  8. Pourquoi la prévention en santé peut (et doit) être fun ?

    31 MARS

    Pourquoi la prévention en santé peut (et doit) être fun ?

    "Vivons en forme" met en œuvre des actions autour de l’alimentation, de l’activité physique, des écrans, du sommeil, en priorité à destination des enfants, mais aussi des familles, des seniors, dans plus de 300 villes à travers l'Hexagone. Le but étant d'accompagner les municipalités selon leurs besoins, leurs envies et selon le profil aussi de leurs habitants. Pour cela, l’association va utiliser la technique du nudge, ou technique du coup de pouce en français, des petits pas, des petites choses pour changer profondément son comportement. "Par exemple, Tout le monde connaît le concept de manger 5 fruits et légumes par jour”, explique Sophie Mc Gannan. “Mais ce n’est pas pour autant qu’on le fait. Donc, il vaut mieux passer de zéro à un, à deux, à trois et pourquoi pas un jour arriver à cinq, plutôt que d'essayer de forcer tout de suite et que ça ne tienne pas dans le temps. Donc nous, on essaie vraiment de changer les comportements de manière durable, petit à petit”. "Le nudge, c'est aussi mettre en place des rappels tout autour de nous. Si j'entends un message à l'école, puis le même message en périscolaire et encore à la maison, je vais finir par changer mon comportement, sans même m'en rendre compte”, précise-t-elle. Ainsi, lorsque tout un écosystème est mobilisé autour d'un enfant avec cette méthodologie, il est par exemple possible, non seulement de prémunir mais aussi de faire reculer l'obésité infantile. Et il n'est jamais trop tard, c'est pour ça que l'association travaille également avec le public senior. "On peut toujours améliorer notre façon de vivre, au niveau de l'alimentation, de l'activité physique et tout ce qui est bien-être, sommeil, écran, on peut toujours agir", insiste Sophie Mc Gannan. Le tout est d'être informé et d'avoir des outils ludo-pédagogiques, les clés pour agir. Chaque année, "Fédérons les villes pour la santé" forme quelques 5 000 acteurs, qui vont à leur tour toucher les familles, soit près de 300 000 personnes annuellement, via différentes actions, que ce soit dans les écoles, les CCAS et aujourd'hui, grâce au programme des 1 000 premiers jours, auprès également des acteurs de la petite enfance. "Notre force est de démédicaliser et dédramatiser ces questions", explique Sophie Mc Gannan. "C'est de faire comprendre que la santé est accessible à tout le monde et qu'on a tous les moyens d'améliorer notre propre bien-être et le bien-être de notre famille. Et aussi de montrer l'importance des personnes qui sont sur le terrain, qui travaillent dans les centres de loisirs, dans les centres sociaux, souvent sous-estimées, mais des acteurs clés pour les enfants". "On peut faire passer les messages de manière fun, ludique, et faire en sorte que ce soient les enfants qui deviennent eux-mêmes acteurs de la santé et grandissent avec la confiance en soi qui leur permette de pouvoir faire passer ces messages à leur tour", conclut Sophie Mc Gannan. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min

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