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  1. Pourquoi (ré)insuffler l’espoir aux chefs d’entreprise ?

    -3 H

    Pourquoi (ré)insuffler l’espoir aux chefs d’entreprise ?

    "Je savais que c'était un sujet très compliqué, très particulier dès le départ, parce que le chef d'entreprise, l'entrepreneur, c'est l'animal le plus complexe qui existe sur Terre, dans le sens où c'est un combattant hors pair et qu'il pense toujours qu'il va y arriver seul”, introduit Didier Moinereau. Des caractéristiques qui font qu’il y a peu de chances que le chef d’entreprise vienne se signaler de lui-même aux groupements de prévention agréés en cas de souci. Alors le Groupement de prévention agréé compte sur le réseau, des personnes elles-mêmes entrepreneuses, qui ont entendu parler ou utilisé le dispositif et qui le conseillent. Le GPA déploie également de l’information partout où il peut, auprès des CCI, des CMA, des banques, ou encore des tribunaux de commerce. "Un chef d'entreprise peut perdre pied quand il cumule des écueils, des échecs dans son quotidien, quand sa vie personnelle bascule, quand il se sent dépassé par la technologie, quand ses collaborateurs l'abandonnent dans leur dévouement”, énumère Didier Moinereau. “Et à partir du moment où il perd pied, on sait qu'il ne prend pas les bonnes décisions, on sait qu'il procrastine sur l'essentiel”. C’est là que le GPA intervient, tout d'abord grâce à une écoute bienveillante puis dans l’analyse du potentiel de l’entreprise, qu’il soit économique, humain ou technologique. “Sur l'aspect financier, on arrive toujours à trouver des solutions, mais notre vocation, c'est l'accompagnement humain”. Un accompagnement au travers duquel toutes les parties vont tenter de trouver des pistes de résolution. “Si c'est un manque de chiffre d'affaires, on va essayer de comprendre ce qui est arrivé, comment compléter, upgrader le panier moyen, compléter le business. Si ce sont des charges trop importantes par rapport à la réalité économique du moment, on va essayer de chercher comment on peut contracter ces charges, qu'elles soient de personnel ou fixes”, explique Didier Moinereau. Le tout avec tout un tas d’outils à disposition et des accès privilégiés auprès des hautes instances comme l’Urssaf et la DGFIP. "Mais surtout, le processus se fait en étroite co-construction avec le chef d’entreprise. Ce qu’on a surtout c’est un rapport collaboratif. On essaye de bâtir ensemble une solution parce qu'il faut avant tout que le chef d'entreprise s'approprie ce moment de rebond. On fait bouger la perception de ce qui pourrait être un échec, que l’on transforme en potentiel développement. On combat la culture de l'échec qui engendre la culpabilité, par un état des lieux qui fait apparaître des notions de possibilités”, conclut Didier Moinereau. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min
  2. Pourquoi investir dans l’autre est la clé du vivre ensemble ?

    -3 J

    Pourquoi investir dans l’autre est la clé du vivre ensemble ?

    "Comment pouvons-nous vivre ensemble en étant tous pas pareils et faire en sorte que tout le monde ait la chance et le droit de s'épanouir, d'avoir une voix, d'avoir une place ?”, se questionne Simon Houriez. “Donc on travaille sur comment faire en sorte de transformer les espaces, les expériences, les contenus pour qu'ils soient plus accessibles à des personnes en situation de handicap. Mais aussi, et presque surtout, on travaille sur le fait de transformer l'appropriation par la société dominante du principe de diversité, au sens de se dire que la personne qui arrive avec un besoin atypique, avec un problème qui n'est pas résolu, éclaire un chemin de progrès, d'amélioration d'expérience collective”. La vision défendue par Signes de Sens est donc celle de l'innovation par le handicap ou par la diversité, qui se matérialise plus concrètement par des actions de conception d'outils, de pratiques, de ressources ou des accompagnements d'acteurs pour les aider à transformer les propositions. Ça peut se matérialiser par exemple par rendre le bus plus accessible, comme travailler sur le parcours d'accès à l'information sur un site internet de musée, ou avec l'école sur les pratiques inclusives, sur tout ce qui est pédagogique et accueil d'enfants avec situation de handicap dans les classes. Qui sait que les SMS ont été à l'origine implémentés dans les téléphones portables pour les sourds ? Aujourd'hui, ce ne sont plus eux qui en ont l'usage dominant. Voire, il y a d'avantage de messages échangés par texte que de temps passé à téléphoner. Cet usage pour un groupe en particulier a fini par prendre le pas sur l'évidence de l'usage d'un téléphone pour des entendants, qui est celle de se parler. Même chose pour les sous-titres dans les films et séries. Signes de Sens va aider les acteurs privés, comme les entreprises, et du médico-social à se rencontrer, en créant des espaces de dialogue, de compréhension mutuelle pour ensuite permettre de faire émerger des projets qui permettront de faire progresser l'accessibilité ou l'inclusion. “Pour moi, ce sont les angles morts de la question sur l'accessibilité. À chaque fois, c'est une population dominante qui se demande comment elle peut apporter la bonne parole à une population écartée. L'inclusion, c'est avant tout se rappeler qu'on a un projet commun qui est de vivre ensemble. Le problème, c'est qu'on veut donner au handicap, au lieu d'investir dans le handicap, investir dans l'autre”, conclut Simon Houriez. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min
  3. Pourquoi l’IA peut être un allié face à la recherche d’emploi ?

    -3 J

    Pourquoi l’IA peut être un allié face à la recherche d’emploi ?

    L’association Ma Voie déploie des maraudes numériques pour aller au contact des jeunes isolés en termes de recherche d’emploi, en créant des campagnes sur TikTok ou Instagram. “Aujourd'hui, les jeunes qui sont dans notre cible passent en moyenne 3 h par jour sur les réseaux sociaux”, explique William Elland-Goldsmith. “Par ailleurs, l'usage des réseaux sociaux vient parfois même dépasser l'usage de Google pour des recherches sur Internet. Donc c'est une façon d’être dans leur champ de vision”. Des campagnes qui peuvent prendre la forme de vidéos, de texte, d’images, paramétrés pour venir s'immiscer dans leur fil d'actualité, afin qu'ils cliquent sur une publication pour ensuite arriver sur l'univers de Ma Voie. Un mode d’action qui permet ainsi de toucher aussi bien les filles que les garçons, contrairement aux maraudes classiques, car on le sait, l’espace urbain est moins occupé par les femmes. Une fois que les jeunes ont cliqué, ils vont avoir la possibilité de commencer une expérience sur l'application baptisée Liv.ia, où ils vont pouvoir réaliser une série de défis qui prend la forme d’une conversation avec un chatbot, dont chaque défi répond à une problématique clé de la recherche d'emploi. Par exemple pour aider à réaliser une lettre de motivation en adéquation avec une offre d'emploi, à préparer et simuler un entretien d'embauche, mais aussi des tests de personnalité et de soft skills pour définir son profil. "L'avantage de l'IA, c'est que ça permet de personnaliser chacune des interactions avec chacun des bénéficiaires, ce qui, pour une petite association comme Ma Voie est un enjeu de changement d'échelle très important”, précise William Elland-Goldsmith. “Mais une fois qu'ils ont fait ça, ce n'est pas une fin en soi. Pour nous, c'est aussi un très bon prétexte pour qu’ils puissent ensuite se sentir suffisamment armés et outillés pour prendre rendez-vous avec cette fois-ci un coach en chair et en os”. Chacun des rendez-vous proposés aux bénéficiaires est gratuit, comme l'usage de l'application. Une aide bien précieuse, quand on sait par exemple que 81% des jeunes issus de QPV, les quartiers politiques de la ville, renoncent à des aspirations professionnelles par manque de confiance en eux. “Donc on voit bien que ce levier de la confiance en soi est fondamental et c'est véritablement celui sur lequel on espère agir pour aider les jeunes à se remobiliser vers l'emploi”, insiste William Elland-Goldsmith. Ce sont déjà plus d’un millier de jeunes qui ont vécu l’expérience depuis le lancement de l'application Liv.ia en septembre 2025. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min
  4. Pourquoi "faire pour apprendre” ? 

    6 MARS

    Pourquoi "faire pour apprendre” ? 

    Les Écoles de production O'TECH, c’est un réseau de 80 écoles à travers la France, et dont la fédération est basée à Lyon, pour lesquelles institutionnels et industriels locaux se mobilisent pour créer une association et former des jeunes à des métiers dans un besoin de recrutement très fort. Des associations toutes indépendantes mais qui suivent une pédagogie commune, celle du “ faire pour apprendre”. “On inverse un peu la pédagogie classique”, explique Bruno Batailly. “Donc nos jeunes sont recrutés uniquement sur leur motivation. On ne regarde pas le parcours scolaire. On a coutume de dire qu’on est fait pour des jeunes qui n'aiment pas être assis sur une chaise toute une journée”. Ce “faire pour apprendre” va se matérialiser par deux tiers du temps de présence à l’atelier. Le reste étant réservé à l’enseignement général, nécessaire pour obtenir leur CAP, mais surtout en lien avec leur activité professionnelle. À Compiègne, on prépare au métier d’usineur, dit autrement de tourneur-fraiseur, de chaudronnier et de soudeur. Sur d’autres sites, on va retrouver du maraîchage, de la joaillerie, de la scierie, de l’automobile, du textile, toujours en rapport avec le besoin local. "On forme les jeunes dans de vraies conditions, des conditions réelles de production puisque pendant ces 2/3 du temps, ils fabriquent des commandes pour de vrais clients, que l’on facture réellement. Ça vient amener une forme de fierté”, raconte Bruno Batailly. Les classes sont limitées à 12 élèves maximum, ce qui permet des parcours individualisés. Ce sont près de 2 000 jeunes actuellement en cours de formation en France. Des formations qui permettent dans un premier temps de maintenir des métiers en voie d’extinction, disparaissant peu à peu dans les territoires, sans compter les départs à la retraite à venir dans les prochaines années. Et puis un autre enjeu majeur est celui de la réindustrialisation. "L'objectif est de continuer à développer pour chaque territoire son école de production très adaptée en local. On va avoir notre petite contribution à la réindustrialisation, en tout cas on l'espère”, conclut Bruno Batailly. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min
  5. Pourquoi faire jouer l’intelligence collective ?

    5 MARS

    Pourquoi faire jouer l’intelligence collective ?

    “So'Parks, c'est en référence à Rosa Parks, un personnage qui nous a beaucoup inspiré, qui a changé le monde sans s'en rendre compte. Elle avait juste décidé qu’elle ne voulait pas aller s'asseoir à l'arrière du bus. Et du coup, So’Parks, c'est de dire, si tu veux t'asseoir au milieu, au fond ou devant, c'est OK. L'idée, c'est juste de ne pas rester à l'arrêt”, explique Aminata N’Daye Massengo. Et So pour Social, c'est-à-dire aller partout où il y a un besoin social, à la rencontre des habitants, des professionnels et ensuite réorienter vers le droit commun quand il existe, en tout cas quand cela répond à leurs besoins. Le créneau deSo'Parks, c'est favoriser des temps, des lieux, des échanges entre les personnes, proposer des espaces safe, bienveillants, où différentes thématiques vont pouvoir être abordées, selon 4 axes : l'éducation, l'insertion, la citoyenneté et la parentalité. "Et on va justement faire jouer l'intelligence collective, échanger, on va apporter une expertise quand il y a besoin. Et l'idée, c'est vraiment que les gens puissent se reconnecter un peu et mettre l'humain au centre", précise Aminata N'Daye Massengo. So’Parks va viser les particuliers, mais surtout les institutions et les associatifs. Elle va donc leur proposer ses services pour ensuite que ceux-ci mettent à disposition des habitants des espaces, des ateliers, du coaching. "On travaille beaucoup aussi avec les professionnels sur la posture, sur l'aller vers, sur comment on accueille les familles, faire un travail d'introspection pour mieux comprendre comment accompagner l'autre", précise Aminata N'Daye Massengo. "Ce qui est intéressant, c'est que déjà, le premier pas, est de conscientiser. Lors des échanges, lors des ateliers, on a des jeunes qui vont prendre conscience peut-être de certaines problématiques qu'ils vont attribuer aux autres à l'extérieur. En discutant, ils se rendent compte que parfois, la problématique vient peut-être d'une posture ou de son rapport à soi. Qu'est-ce qui est à notre portée ? Qu'est-ce qu'on peut changer nous, dans un premier temps ? Et ne pas forcément attendre que le changement arrive de l'autre". "Et puis enfin, l'idée c'est aussi de travailler sur cette atmosphère ambiante de défiance, de reproche, pas très bienveillante, et de se dire qu'on peut ne pas partager les mêmes idées, qu'on peut ne pas aspirer aux mêmes choses, mais pour autant, on peut communiquer, on peut dialoguer, on peut même s'entendre. Et après, c'est comment on fait émerger des solutions pour que la personne puisse s’en saisir et prendre son chemin, tout simplement, et ne pas rester à l'arrêt", conclut Aminata N'Daye Massengo. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min
  6. Pourquoi réduire nos déchets à la source ? 

    5 MARS

    Pourquoi réduire nos déchets à la source ? 

    A l’origine, Zero Waste France s’appelait le CNID, le Centre National d'Investigation et d'Information sur les Déchets, et qui, petit à petit, a évolué, a construit à la fois son expertise sur les sujets de déchets, mais aussi de responsabilité élargie du producteur, de régulation des déchets, qui a aussi étendu son empreinte à travers un réseau de groupes locaux qui s'investissent, se mobilisent pour la réduction des déchets à l'échelle locale. La réduction des déchets peut se faire par une action individuelle et des changements de pratiques au quotidien. Au sein de ses groupes locaux, l'association mène des actions de sensibilisation pour expliquer comment réduire notre consommation de produits du quotidien, de vêtements, comment davantage trier nos biodéchets, favoriser le vrac, le réemploi, pour réduire notre consommation d'emballages plastique. Mais la volonté de l’ONG est de faire advenir des changements beaucoup plus systémiques et collectifs, qui passent par un changement de régulation, de mode et d'échelle de consommation. Zero Waste France a été très actif dans la construction de la loi AGEC. “On milite pour que le vrac et le réemploi aient une place de plus en plus importante au sein de la grande distribution, à des prix qui soient plus accessibles, pour que petit à petit, on réduise notre addiction, notre dépendance au plastique, à l'emballage plastique à usage unique”, insiste Bastien Faure. De la même manière, dans d'autres secteurs, que ce soit l'ameublement ou le textile, Zero Waste France se mobilise pour que le réemploi et la réparation soient davantage valorisés et aidés. "Et on milite également pour une réduction à la source, comme dans le secteur du textile typiquement”. On a aujourd'hui une consommation d'habillement qui explose. Un Français achète un vêtement presque chaque semaine ou, en tout cas, un vêtement est produit pour lui chaque semaine. “Donc on insiste pour qu'on ait une consommation plus raisonnée, pour un changement de récit et de croyances autour de notre consommation. On essaie de mettre en avant des modes de consommation plus sobres”. Zero Waste France fait par ailleurs partie de la coalition Stop Fast Fashion depuis sa création. La mission de Zero Waste France est d'abord d'informer. "On analyse, on écrit, on étudie, on produit des rapports et par exemple on essaye de mettre à l'ordre du jour et à l'ordre du débat public des sujets qui nous semblent critiques en termes de réduction des déchets, de gaspillage de nos ressources". Ensuite, l'ONG mène un travail de plaidoyer pour tenter de faire avancer la réglementation. "On a un combat très fort, historique, pour dénoncer au fond les fausses promesses que fait l'industrie du recyclage qui est utilisé comme un mirage par la plupart des industriels du plastique pour qu'on continue avec un statu quo et une utilisation, notamment d'emballage plastique à usage unique". "Donc ça fait partie de notre travail de déconstruire ces discours et de faire en sorte que, à la fois le grand public mais aussi les décideurs, aient un regard éclairé sur ces sujets et que, collectivement, on réussisse à faire les bons choix pour réduire nos déchets à la source en priorité, et pas forcément croire que le recyclage va être la seule principale et unique solution pour améliorer un petit peu la situation". Des arguments parfois entendus, parfois retenus, et qui influencent la construction de la loi et les grandes lignes qui sont définies dans les politiques gouvernementales. "C'est aussi ça, au fond, une partie de nos succès", conclut Bastien Faure. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    11 min
  7. Pourquoi les microalgues ont des supers pouvoirs ? 

    27 FÉVR.

    Pourquoi les microalgues ont des supers pouvoirs ? 

    "Les microalgues sont le fer de lance de la lutte contre la décarbonation. Ce sont des micro-organismes photosynthétiques, donc comme les plantes, elles vont capter le CO2 pour fabriquer tout un tas de molécules qui sont autant d'alternatives à plusieurs produits polluants. Et, comme les bactéries, elles vont se multiplier de manière exponentielle, ce qui en fait l'organisme photosynthétique avec le rendement de capture au mètre carré le plus important de toute la Terre”, explique Saïd Ihammouine. Les microalgues sont capables de coloniser quasiment toute la biosphère. On en retrouve en Antarctique, sur terre, sur les arbres, dans l'air, un peu partout. Mais principalement, dans l'eau, à 90%. “On dit que la terre a deux poumons, un poumon vert et un poumon bleu. Et le poumon bleu, c'est le celui des microalgues qui captent 50 % du CO2 atmosphérique”, précise Saïd Ihammouine. Au-delà de ce super pouvoir, le potentiel des microalgues est quasi infini. Elles produisent tout un tas de molécules originales, par exemple anticancéreuses, d’autres qui représentent des alternatives aux protéines animales, à la vitamine B12 présente dans la viande rouge, aux oméga 3 qu'on trouve dans le poisson, dans le saumon notamment. Et tout en produisant tout ça, elles consomment du CO2 ! "C'est pour ça que l'OMS a décrété que les microalgues seraient l'aliment du XXIe siècle, car elles sont capables de produire tout un tas de molécules avec des rendements inégalés aux protéines animales ou aux produits extraits du poisson”, précise le fondateur de NeoEarth. Il n'y a donc vraiment que des avantages aux microalgues, à part encore leur coût de production. "On est parfois obligé de produire des tonnes de microalgues pour extraire 3 à 4 % des molécules qui nous intéressent et le reste, on le jette à la poubelle ou on le recycle, mais en tout cas, ça ne nous sert pas. C'est pour ça qu'on a du mal à concurrencer les produits d'origine animale ou chimique, notamment les bioplastiques. Donc notre mission, c'est de réduire le coût de production des microalgues”, insiste Saïd Ihammouine. Pour cela, NeoEarth a deux solutions. La première est de créer de nouvelles souches de microalgues, en les sélectionnant, un peu comme les agriculteurs ont pu le faire jadis avec le maïs, jusqu'à obtenir celui qu'on connaît aujourd'hui, plus gros et plus nutritif. “On a déjà réussi à augmenter le rendement de plusieurs souches de l'ordre de 90 à 100%”. Et en termes de volume, la société a également développé un nouveau procédé de culture baptisé "photo bioréacteur membranaire" qui permet de cultiver les microalgues en offshore dans leur milieu naturel, donc dans l'océan et à très faible coût. Le marché des microalgues représente entre 5 et 10 milliards de dollars par an, avec une croissance de 10% chaque année. Certains industriels produisent des centaines de tonnes de microalgues tous les jours. NeoEarth va leur louer les souches qu'elle a créées en échange de royalties reversées sur leur production. Souches qui vont leur permettre de produire plus en utilisant moins d'eau, moins d'énergie, et de faire des économies d'échelle également. A terme, la start-up souhaiterait s'associer et cocultiver avec ces industriels. "Notre enjeu est de démocratiser les microalgues, d'en faire un produit qui sera consommé quotidiennement par l'ensemble de la population mondiale, avec des bienfaits incroyables pour la santé", conclut Saïd Ihammouine. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    10 min
  8. Pourquoi créer du lien permet de déconstruire nos préjugés ?

    27 FÉVR.

    Pourquoi créer du lien permet de déconstruire nos préjugés ?

    L’idée de DUO for a JOB est double. Elle vise un objectif d'insertion professionnelle des jeunes issus de l'immigration, notamment réfugiés, entre 18 et 33 ans, et de valorisation des compétences et des expertises des personnes de 50 ans et plus, qui sont elles aussi discriminées dans le monde du travail. Et puis il y a un 3e objectif qui est celui de la cohésion sociale. “C'est à dire que par le biais de la rencontre, par le lien qui se tisse entre le mentor et le jeune accompagné, on travaille aussi sur les représentations, les biais cognitifs qu'on peut avoir, les préjugés entre jeunes et personnes plus âgées, entre personnes de cultures différentes", explique Prunelle Gorget. "Et donc c'est vraiment aussi très important ce lien créé et la lutte contre les discriminations auxquelles cela participe”. Après une solide formation, les mentors vont pouvoir accompagner les jeunes de façon intensive, soit 2 heures par semaine pendant 6 mois. Ils vont aussi bénéficier d’une formation continue pour bien les coacher dans la rédaction de leur CV, de leur lettre de motivation, dans la préparation de leurs entretiens d'embauche, la structuration de leur recherche d'emploi, l'amélioration de leur présence sur les réseaux sociaux, notamment LinkedIn. Les mentors vont également acquérir des savoirs, par exemple sur les secteurs d'activité qui embauchent. Un mentor ne peut accompagner qu'un seul jeune à la fois. "Donc on est vraiment sur un accompagnement très resserré et très qualitatif", précise Prunelle Gorget. DUO for a JOB a d'ores et déjà accompagné plus de 2 000 jeunes en France depuis son implantation il y a 5 ans et vise à en accompagner plus de 850 rien qu’en 2026. Mais en Europe, ce sont plus de 10 000 jeunes atteints, puisque la structure est née en Belgique, où elle est implantée sur tout le territoire, ainsi qu'aux Pays-Bas. En France, elle est présente à Lille, à Paris, à Lyon et Marseille, et reçoit l'appui de plus de 700 mentors pour pouvoir mener son action. Au final, ce sont plus de 70 % des jeunes qui retrouvent un emploi ou une formation qualifiante dans les 12 mois qui suivent leur accompagnement. Plus de 70% d’entre eux arrivent mieux à définir leur projet professionnel, qui devient plus concret et réaliste grâce à la l'intervention de leur mentor. 90% des jeunes se sentent plus sûrs d'eux et plus autonomes dans leur recherche d'emploi, et puis 80% élargissent leur réseau professionnel ou social, à l'issue de l'aventure. Du côté des mentors, 96 % d'entre eux disent se sentir plus utiles en tant que membre actif de la société, et plus de 84 % disent avoir amélioré ou développé leurs compétences en matière de coaching, d'écoute active et de relations empathiques. Enfin, plus de 60 % estiment que l’expérience a apporté une valeur ajoutée à leur vie professionnelle grâce aux compétences qu'ils ont pu développer. “On croit vraiment au fait de faire se rencontrer des populations qui ne se seraient pas rencontrées autrement. L richesse de la rencontre va vraiment permettre d'agir contre un certain nombre de discriminations, liées à l'âge ou à des cultures différentes. Ils vont créer un lien qui va aussi permettre de faire évoluer les représentations qu’ils peuvent avoir les uns sur les autres. Et donc pour nous, c'est un ciment de cohésion sociale et une condition aussi de réussite de notre démocratie. Donc ça a un impact à plus long terme, que l’on croit beaucoup plus fort”, conclut Prunelle Gorget. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

    10 min

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