La Supervision Par Martine Volle

Volle

Descriptif de la sérieLa supervision selon Martine Volle est une série de podcasts où Martine vous propose une exploration fascinante de la supervision.  Produite par David Marion, coach professionnel et créateur du Média des Coachs, cette série s’appuie sur des échanges conviviaux où les questions posées favorisent l’émergence de sens et l’exploration en profondeur des thèmes abordés. Fondatrice de l’IDSUP, l’Institut de Développement de la Supervision, Martine Volle est une référence incontournable dans l’univers de l’accompagnement. Superviseure, formatrice et auteure, elle transmet avec passion et humilité les bases solides et les subtilités de la supervision professionnelle. Dans chaque épisode, vous découvrirez des échanges inspirants qui éclairent les enjeux de la supervision : un espace de réflexion, de transformation et de soutien pour les professionnels de l’accompagnement. Fidèle à l’exigence et aux valeurs de l’IDSUP, cette série incarne l’esprit d’une école qui place l’éthique et l’engagement au cœur de chaque démarche. Abonnez-vous dès maintenant à cette série pour enrichir votre pratique, éveiller votre curiosité et avancer dans votre réflexion, un épisode à la fois ! Pour aller plus loinPour plus d'informations sur Martine Volle, vous pouvez :  visiter son profil LinkedIn : https://tinyurl.com/martine-vollele site de l'Institut de Développement de la Supervision ou IDSUP : www.idsup.fr   lui écrire via m.volle@idsup.frécouter son Parcours de Coachs® (biographie audio) : https://tinyurl.com/ecoutezpdc11ou acheter son livre « La bible de la supervision de coaching : Fondamentaux et méthodes pour se préparer, se développer et pratiquer » aux Éditions Eyrolles : https://tinyurl.com/bible-supervision-coaching  Cette série de podcast a été réalisé par David Eugène Marion, fondateur du Média des Coachs®, du cabinet YUPÏKAY et producteur de podcasts dédiés aux thématiques de l'accompagnement, aux sujets institutionnels et sociétaux. Pour toute collaboration, interview ou projet éditorial, vous pouvez le contacter via : son profil LinkedIn : www.linkedin.com/in/davideugenemarionle site du Média des Coachs® : www.lemediadescoachs.comou via son email : david@yupikay.com© Institut du Développement de la Supervision - IDSUP - www.idsup.fr - 2025

  1. Épisode n°12 : À Distance Mais Ensemble : la Supervision en Ligne

    13 FÉVR.

    Épisode n°12 : À Distance Mais Ensemble : la Supervision en Ligne

    Descriptif de l'épisodeMartine Volle et Valérie Baudoin associent toutes deux leurs réflexions et analyses sur la supervision à distance. La supervision à distance n’est pas une supervision dégradéeDès l’ouverture de l’épisode, une idée forte s’impose : le distanciel ne constitue ni un appauvrissement ni une concession méthodologique. Il introduit une autre condition de présence. La finalité de la supervision demeure inchangée : permettre au professionnel de prendre du recul, de se décontaminer du champ et de retrouver une capacité de discernement. Ce qui évolue, ce sont les modalités du contact, non l’intention ni la posture. La posture comme invariant fondamentalL’épisode insiste avec rigueur sur un point cardinal : la posture du superviseur ne relève ni de l’outil ni de la méthode. Elle est une position intérieure, un choix éthique, une manière d’être en relation. En distanciel comme en présentiel, le superviseur ne vise pas la solution mais l’élaboration. Cette posture s’acquiert par l’éprouvé, le temps et la réflexivité, et le distanciel agit ici comme un révélateur de maturité professionnelle. Le cadre comme contenant structurant du processusÀ distance, le cadre devient le principal support du travail. Tout ce qui peut rester implicite en présentiel doit être nommé : règles de présence, confidentialité, temporalité, disponibilité psychique et matérielle. Le cadre n’est pas une contrainte formelle mais une structure de sécurité qui rend possible la prise de risque réflexive. Le distanciel oblige à cette explicitation et renforce la responsabilité du superviseur dans la tenue du cadre. Le corps comme boussole et caisse de résonanceContrairement à une idée reçue, le corps n’est pas absent en distanciel. Il est déplacé. Le superviseur travaille à partir de son cadre interne, de ses résonances corporelles et émotionnelles. L’écoute devient plus fine, plus attentive aux rythmes, aux silences, aux ruptures. Le silence, moins habillé par le non-verbal, peut devenir un espace de prises de conscience profondes, à condition d’être tenu. Le distanciel comme terrain d’apprentissage de la postureL’épisode montre comment la supervision en ligne constitue un véritable laboratoire de posture. Elle développe la tolérance à l’incertitude, la capacité à ralentir, à réguler sans contrôler, et à faire avec ce qui émerge. En formation, le distanciel intensifie la présence, la co-responsabilité et l’attention au processus groupal. Il oblige le superviseur à une vigilance accrue sur ses propres mouvements internes. Vigilances éthiques et discernement professionnelLe distanciel ne doit ni être idéalisé ni diabolisé. Certaines situations nécessitent une présence physique, notamment lorsque la sécurité psychique est fragilisée ou que les enjeux émotionnels sont trop intenses. L’épisode ouvre aussi une réflexion contemporaine sur l’usage de l’IA, l’enregistrement des séances et la confidentialité, rappelant que la supervision se joue dans l’ici-et-maintenant du corps et de la relation, non dans l’accumulation de traces. Distance, distanciation et lien vivantUne distinction essentielle traverse l’épisode : la distance physique ne doit pas être confondue avec la distanciation psychique. La supervision vise cette fonction de tiers, cette capacité à s’écarter sans rompre le lien. Le distanciel interroge aussi les notions d’isolement et de solitude, rappelant la responsabilité du superviseur à évaluer l’environnement psychique et relationnel du supervisé. Choix musicaux : En ouverture de l'épisode : Guidance de Samuel OrganEn clôture : Run The Wild Flowers de Friendly Fires Date d'enregistrement : L'enregistrement s'est déroulé en visioconférence les 18 et 23 décembre 2025.  Pour aller plus loinPour plus d'informations sur Martine Volle, vous pouvez :  visiter son profil LinkedIn : https://tinyurl.com/martine-vollele site de l'Institut de Développement de la Supervision ou IDSUP : www.idsup.fr   lui écrire via m.volle@idsup.frécouter son Parcours de Coachs® (biographie audio) : https://tinyurl.com/bio-Martine-Volleou acheter son livre « La bible de la supervision de coaching : Fondamentaux et méthodes pour se préparer, se développer et pratiquer » aux Éditions Eyrolles : https://tinyurl.com/bible-supervision-coaching Pour plus d'informations sur Valerie Baudoin vous pouvez :  visiter son profil LinkedIn : www.linkedin.com/in/valérie-baudoinle site de l'Institut de Développement de la Supervision ou IDSUP : www.idsup.fr   ou lui écrire via  baudoin.val@gmail.com Cette série de podcast a été conçu et réalisé par le coach professionnel et superviseur David Eugène Marion, fondateur du Média des Coachs®, du cabinet YUPÏKAY et producteur de podcasts dédiés aux thématiques de l'accompagnement, aux sujets institutionnels et sociétaux. Pour toute collaboration, interview ou projet éditorial, vous pouvez le contacter via : son profil LinkedIn : www.linkedin.com/in/davideugenemarionle site du Média des Coachs® : www.lemediadescoachs.comou via son email : david@yupikay.com© Institut du Développement de la Supervision - IDSUP - www.idsup.fr - 2026

    59 min
  2. Épisode n°11 : Les ressources et l'identité du superviseur

    14 JANV.

    Épisode n°11 : Les ressources et l'identité du superviseur

    Descriptif de l'épisodeLa cité radieuse : une métaphore pour la supervisionMartine ouvre cet épisode par une œuvre musicale et architecturale, La Cité Radieuse, qui illustre son propos : la supervision comme un espace lumineux, porteur d’utopie et de clarté progressive. Comme un immeuble conçu pour faire « bien vivre », la supervision devient un lieu de ressources où chaque professionnel peut habiter, se soutenir et se transformer. Entre idéal, espérance et utopieLa supervision est portée par une flamme d’espérance. Martine insiste sur la différence entre le « mieux », confortable mais limité, et le « meilleur », qui élève vers quelque chose de plus grand que soi. Loin des illusions, la supervision transmet une vision : entretenir la conviction et la joie d’exercer un métier exigeant tout en restant aligné avec ses valeurs profondes. Les trois batteries du superviseurPour Martine, les ressources s’articulent autour de trois dimensions : la batterie du corps, qui s’appuie sur l’endurance et l’ancrage physique ; la batterie mentale, nourrie par la réflexivité et la confiance dans le chemin ; et la batterie émotionnelle, ouverte à l’amour inconditionnel et à l’accueil. Ces énergies conjuguées permettent d’écouter, de s’écouter, et d’agir avec discernement. L’identité façonnée par la pratique et les pairsLe superviseur ne se construit pas seulement par la théorie : c’est la pratique qui forge le geste. Martine revient sur son parcours, du coaching d’organisation à la supervision, en soulignant l’importance d’avoir des espaces de pairs (associations, intervision, PSF) pour formaliser, partager et se ressourcer. L’identité se tisse dans ce dialogue continu entre expérience, pratique et appartenance à une communauté professionnelle. La formation : un passage transformateurIDSUP propose un parcours de 150 heures qui dépasse l’acquisition de compétences techniques. Martine décrit ce processus comme un « entre-deux identitaire » : entrer avec une identité de coach ou d’accompagnant, et sortir transformé en superviseur. Les dispositifs pratiques (stages, GAP, certification, intervisions) constituent des filets de sécurité qui permettent de plonger dans l’expérience et de bâtir une posture solide. La supervision de superviseurs : complexité et holdingSuperviser des superviseurs exige un niveau supplémentaire de vigilance. Martine parle d’un geste subtil, qui s’apparente au holding décrit par Winnicott : soutenir sans porter, comme dans le tableau de Léonard de Vinci où Marie accompagne l’enfant pour qu’il marche seul. La supervision devient alors un espace où l’on soutient l’élan vital, sans jamais se substituer à l’autre. Ressourcement et créativité : des ailes pour volerLes ressources dépassent le champ professionnel : marcher, contempler, dessiner, lire des philosophes, nourrir sa curiosité sociale et artistique… Pour Martine, ces pratiques élargissent le regard et empêchent l’enfermement. La vulnérabilité, loin d’être une faiblesse, devient une ressource créative, à condition de l’accueillir et de la transformer. L’entre-deux : un espace identitaire et créatifL’aquarelle choisie pour illustrer l’épisode, L’Entre-deux, incarne cet état de suspension fragile, où l’on n’est ni d’un côté ni de l’autre. Martine y voit un espace de tension féconde, constitutif de l’identité du superviseur : un passage, une respiration, une ouverture. Comme deux ailes prêtes à battre, les ressources offrent l’envol nécessaire à l’accompagnant. Choix musicaux : En ouverture de l'épisode : La cité radieuse de SaycetEn clôture : La symphonie des éclairs de Zaho de SagazanLivres ressources évoqués dans cet épisode : Danièle Darmouni et René-David Hadjadj : « La supervision des coachs / Enjeux, pratique et méthode » — Eyrolles, 2011Florence Lamy et Michel Moral – plusieurs ouvrages de référence sur la supervision, notamment chez Eyrolles Émilie Devienne (coordinatrice) : « Le Grand Livre de la supervision » — Eyrolles, 2018François Balta : « Auto-supervision des coachs et des psychothérapeutes » — Fabert, 2017Maëla Paul – « Une société d’accompagnement : guide, mentor, conseiller, coach, comment on en est arrivé là ? » — Editions Raison et Passions, 2021Date d'enregistrement : L'enregistrement s'est déroulé le mercredi 27 août 2025 à Aix-en-Provence. Pour aller plus loinPour plus d'informations sur Martine Volle, vous pouvez :  visiter son profil LinkedIn : https://tinyurl.com/martine-vollele site de l'Institut de Développement de la Supervision ou IDSUP : www.idsup.fr   lui écrire via m.volle@idsup.frécouter son Parcours de Coachs® (biographie audio) : https://tinyurl.com/bio-Martine-Volleou acheter son livre « La bible de la supervision de coaching : Fondamentaux et méthodes pour se préparer, se développer et pratiquer » aux Éditions Eyrolles : https://tinyurl.com/bible-supervision-coachingCette série de podcast a été conçu et réalisé par le coach professionnel et superviseur David Eugène Marion, fondateur du Média des Coachs®, du cabinet YUPÏKAY et producteur de podcasts dédiés aux thématiques de l'accompagnement, aux sujets institutionnels et sociétaux. Pour toute collaboration, interview ou projet éditorial, vous pouvez le contacter via : son profil LinkedIn : www.linkedin.com/in/davideugenemarionle site du Média des Coachs® : www.lemediadescoachs.comou via son email : david@yupikay.com© Institut du Développement de la Supervision - IDSUP - www.idsup.fr - 2025

    47 min
  3. Épisode n°10 : Crises et Tensions : Naviguer en Eaux Troubles

    14/12/2025

    Épisode n°10 : Crises et Tensions : Naviguer en Eaux Troubles

    Descriptif de l'épisodeNaviguer en eaux troubles : entre crise et opportunitéCet épisode explore les situations de crise et de tension en supervision, décrites comme des « eaux troubles » où cohabitent non-dits, affects et loyautés invisibles. Loin d’être des obstacles, ces turbulences sont envisagées comme des occasions fécondes de croissance et de transformation. La supervision comme espace pour penser l’impliciteMartine Volle insiste sur la fonction de la supervision comme lieu de dépôt, d’élaboration et de réflexivité. Elle souligne l’importance du vide créateur qui permet de laisser émerger associations libres, ressentis et implicites. Rene David Hadjadj compare ce processus à un feu de camp : un espace sécurisé où chacun peut poser son récit, sans jugement, et se sentir entendu. Entre mutation et métamorphose des organisationsLes invités relient les crises actuelles aux mutations sociétales et organisationnelles. L’émergence de l’IA, les bouleversements géopolitiques et culturels créent un contexte d’incertitude qui exige de repenser les modes de fonctionnement collectifs. La supervision devient alors un outil stratégique pour revisiter cadres, responsabilités et gouvernance. L’importance du cadre et de la loyautéLes tensions entre associés illustrent combien l’absence de règles explicites fragilise les alliances. La supervision aide à clarifier processus décisionnels, rôles et responsabilités. En ramenant chacun à une finalité plus grande – la personne morale ou le projet collectif – elle restaure la fluidité et dépasse les conflits de loyauté. Le superviseur comme phare dans la tempêteLa métaphore picturale du phare souligne le rôle du superviseur : offrir solidité, sécurité et confiance même lorsque les repères disparaissent. Comme le phare éclaire la route dans la tempête, le superviseur éclaire ce qui est caché, mettant à jour écueils et zones d’ombre pour permettre la traversée. Un kit de survie pour les superviseursEn clôture, Martine et René-David insistent sur deux postures essentielles : ne pas chercher à impressionner (ni ses clients, ni soi-même), et cultiver le calme intérieur, le « sang-froid » qui permet d’accompagner les tensions sans se laisser submerger. Le superviseur se doit aussi de nourrir son superviseur interne, d’accepter ses propres tumultes et de rester dans une curiosité libre, au service de l’accompagnement. Choix musicaux : En ouverture de l'épisode : The Blame Game de HVOB & Winston MarshallEn clôture : Singularity de Jon Hopkins Date d'enregistrement : L'enregistrement s'est déroulé en visioconférence le mercredi 9 juillet 2025. Pour aller plus loinPour plus d'informations sur Martine Volle, vous pouvez :  visiter son profil LinkedIn : https://tinyurl.com/martine-vollele site de l'Institut de Développement de la Supervision ou IDSUP : www.idsup.fr   lui écrire via m.volle@idsup.frécouter son Parcours de Coachs® (biographie audio) : https://tinyurl.com/bio-Martine-Volleou acheter son livre « La bible de la supervision de coaching : Fondamentaux et méthodes pour se préparer, se développer et pratiquer » aux Éditions Eyrolles : https://tinyurl.com/bible-supervision-coachingPour plus d'informations sur Rene David Hadjadj, vous pouvez :  visiter son profil LinlkedIn : https://tinyurl.com/RD-Hadjadjou lui écrire via aevolis@gmail.comCette série de podcast a été conçu et réalisé par le coach professionnel et superviseur David Eugène Marion, fondateur du Média des Coachs®, du cabinet YUPÏKAY et producteur de podcasts dédiés aux thématiques de l'accompagnement, aux sujets institutionnels et sociétaux. Pour toute collaboration, interview ou projet éditorial, vous pouvez le contacter via : son profil LinkedIn : www.linkedin.com/in/davideugenemarionle site du Média des Coachs® : www.lemediadescoachs.comou via son email : david@yupikay.com© Institut du Développement de la Supervision - IDSUP - www.idsup.fr - 2025

    1 h 3 min
  4. Épisode n°9 : La Mallette du Superviseur : Outils et Techniques Essentiels

    15/10/2025

    Épisode n°9 : La Mallette du Superviseur : Outils et Techniques Essentiels

    Descriptif de l'épisodeRemix et supervision : l’art de revisiter l’existantEn ouverture, Martine Volle compare la supervision à la musique remixée. Comme une mélodie revisitée qui mêle tradition et modernité, la supervision s’appuie sur des corpus anciens mais se réinvente en permanence. Le superviseur hérite de modèles théoriques tout en les adaptant à des contextes mouvants, oscillant entre repères familiers et étrangeté féconde. La mallette devient alors vivante, infinie, jamais figée. Le cœur de la mallette : soi-même comme premier outilÀ l’image du coach, le superviseur met en jeu sa propre présence. Martine insiste : le véritable instrument de la supervision est le superviseur lui-même, dans sa qualité d’écoute, sa contenance et son rapport au cadre. La mallette n’est pas une boîte à outils mécanique, mais une orchestration de présence, de savoir-être et de réflexivité. C’est dans cette capacité à se rendre disponible que s’ancre la puissance de l’accompagnement. Témoignage de Bernard Dubois : la réflexivité comme colonne vertébraleAncien pilote du coaching interne à la SNCF, Bernard Dubois souligne l’importance de la réflexivité, qu’il décrit comme une “cheminée réflexive”. Pour lui, l’approche systémique et psychosociale ouvre un espace où le supervisé peut redevenir acteur et auteur de sa propre histoire. Sa mallette s’ancre dans une conscience fine des parties prenantes et des dynamiques institutionnelles, intégrant aussi bien la sociologie que la psychologie et les récits personnels. Le cadre interne du superviseur devient alors un laboratoire de transformation. Témoignage de Rodolphe Jeanblanc : l’agilité contextuelle et l’alignementEntrepreneur devenu superviseur, Rodolphe Jeanblanc revendique une approche systémique complétée par l’analyse transactionnelle et la TOB. Il se définit comme un “marginal sécant”, capable de naviguer entre quatre niveaux : l’institution, la structure, la dynamique de groupe et l’individu. Sa mallette repose sur une agilité contextuelle permanente et sur une quête d’alignement des systèmes et des personnes. Il assume l’idée de performance relationnelle et fonctionnelle, au sens noble du terme, comme horizon de sa pratique. Témoignage de Jérôme Lavens : le corps et le focusing comme boussoleCoach et facilitateur, Jérôme Lavens a construit sa mallette autour du corps comme outil premier. Sa pratique du focusing lui permet d’écouter ce qui n’est pas dit, de capter les tensions et les contractions invisibles pour favoriser une prise de conscience en profondeur. Il valorise la co-construction instantanée, l’écoute curieuse et dynamique, et utilise la facilitation graphique pour donner forme aux processus. Pour lui, la supervision est un espace de déplacement et de décalage, où se révèlent les angles morts et les ouvertures insoupçonnées. Témoignage de Christine Colin : la supervision comme laboratoire de réflexivitéDirectrice de projets de transformation interministérielle, Christine Colin élargit la mallette au-delà des métiers de la relation. Elle voit la supervision comme un véritable laboratoire de réflexivité, capable d’accompagner non seulement les coachs mais aussi les dirigeants et décideurs publics. En s’appuyant sur l’approche systémique et les principes d’Edgar Morin (homéostasie, circularité, dialogique), elle aide les acteurs en transformation à questionner posture, identité et gouvernance. Pour elle, la supervision devrait devenir un outil stratégique pour penser et incarner des mutations sociétales. Le regard de Martine Volle : la singularité comme repère essentielEn écoutant ses quatre anciens élèves, Martine souligne combien chacun a su développer sa propre couleur en fonction de son ADN initial et de son contexte d’intervention. Pour elle, le véritable essentiel n’est pas l’outil en lui-même mais la capacité du superviseur à contextualiser, à tisser entre différents corpus et à garder vivante sa pratique. La mallette n’est pas un empilement figé mais une construction évolutive, où l’intuition, l’expérience et la singularité font la différence. Trois clés incontournables de la malletteMartine transmet enfin trois repères non négociables : la contenance (créer un cadre sécurisant), l’écoute profonde (du corps, du mental et du méta), et la capacité d’élaboration (savoir tisser avec l’autre pour ouvrir des prises de conscience). La mallette du superviseur n’est pas un objet figé : elle est un espace vivant qui se construit au fil des pratiques, nourrie par la diversité des modèles, la réflexivité et l’ancrage incarné du superviseur. Choix musicaux : En ouverture de l'épisode : Beyond the wizard‘s Sleeve Rmix de Midlake de RoscoeEn clôture : Jasmin de Chloe Antoniotti Date d'enregistrement : L'enregistrement s'est déroulé en visioconférence le mardi 26 août 2025 à Aix-en-Provence. Pour aller plus loinPour plus d'informations sur Martine Volle, vous pouvez :  visiter son profil LinkedIn : https://tinyurl.com/martine-vollele site de l'Institut de Développement de la Supervision ou IDSUP : www.idsup.fr   lui écrire via m.volle@idsup.frécouter son Parcours de Coachs® (biographie audio) : https://tinyurl.com/bio-Martine-Volleou acheter son livre « La bible de la supervision de coaching : Fondamentaux et méthodes pour se préparer, se développer et pratiquer » aux Éditions Eyrolles : https://tinyurl.com/bible-supervision-coachingPour plus d'informations sur les 4 superviseurs formés par IDSUP interviewés dans cet épisode : Bernard Dubois : tinyurl.com/bernard-dubois ou lui écrire via duboisbernard1@free.frRodolphe Jeanblanc : tinyurl.com/Rodolphe-Jeanblanc ou lui écrire via r.jeanblanc@talendhom.comJérôme Lavens : tinyurl.com/Jerome-Lavens ou lui écrire via jerome@innolligence.frChristine Colin : tinyurl.com/Christine-Colin ou lui écrire via colinealex@gmail.comCette série de podcast a été conçu et réalisé par le coach professionnel et superviseur David Eugène Marion, fondateur du Média des Coachs®, du cabinet YUPÏKAY et producteur de podcasts dédiés aux thématiques de l'accompagnement, aux sujets institutionnels et sociétaux. Pour toute collaboration, interview ou projet éditorial, vous pouvez le contacter via : son profil LinkedIn : www.linkedin.com/in/davideugenemarionle site du Média des Coachs®: www.lemediadescoachs.comou via son email : david@yupikay.com© Institut du Développement de la Supervision - IDSUP - www.idsup.fr - 2025

    1 h 13 min
  5. Épisode n°8 : Individuel ou Groupe ? L'Art du Cadre en Supervision

    13/10/2025

    Épisode n°8 : Individuel ou Groupe ? L'Art du Cadre en Supervision

    Descriptif de l'épisodeCréer un espace contenant et poétiqueMartine Volle ouvre sur une métaphore forte : tenir l’océan dans ses mains. Poser un cadre, c’est offrir un lieu magique, un espace où la parole peut émerger, les émotions se déployer et la personne se sentir assez en confiance pour explorer ses zones de vulnérabilité. Le cadre, loin d’être une contrainte, devient une matrice de liberté intérieure. Les multiples dimensions du cadreLe cadre ne se limite pas aux horaires ou au dispositif formel. Martine distingue plusieurs niveaux : le cadre du temps, le cadre méthodologique, le métacadre (confidentialité, contrat, processus) et le cadre interne du superviseur. Identifier où se situe une attaque de cadre permet de mieux la comprendre et d’y répondre avec justesse. Continuité et discontinuité : penser les frontièresEn évoquant la société contemporaine, Martine interroge l’effritement des frontières institutionnelles et sociales. La supervision, par son cadre régulier, devient alors un repère essentiel qui redonne au professionnel un espace de sécurité psychique. Entre dedans et dehors, continuité et rupture, le cadre aide à maintenir la “tiercéité” indispensable à l’accompagnement. Le cadre interne : théâtre intérieur du superviseurAu-delà des règles visibles, il existe un cadre intime, propre à chaque superviseur : ses résonances, ses corpus théoriques, son histoire personnelle. Martine rappelle combien ce cadre interne est mis à l’épreuve lors des débordements émotionnels et combien il nécessite un travail réflexif, souvent soutenu par la supervision du superviseur lui-même. Le corps du superviseur comme incarnation du cadreLe cadre s’incarne aussi physiquement. Martine décrit comment son fauteuil rouge, sa posture, son regard, deviennent des signes tangibles qui structurent la relation. Le corps est à la fois boussole et symbole, caisse de résonance et présence rassurante, entre exigence et proximité humaine. L’intuition et la rêverie comme alliéesLoin de la pensée magique, Martine voit l’intuition comme l’émergence d’une élaboration issue de l’expérience, des corpus intégrés et des résonances corporelles. Elle valorise également la rêverie, ce décollement qui permet de laisser advenir une compréhension plus profonde et de nouvelles hypothèses dans l’accompagnement. La vulnérabilité du homard : grandir par la muePar sa création artistique “La vulnérabilité du homard”, Martine illustre la supervision comme un espace où l’on peut quitter sa carapace pour en fabriquer une nouvelle. Le cadre protège, mais n’enferme pas : il rend possible ces moments de fragilité, où l’accompagné se met à nu pour se reconstruire. Une danse entre fermeté et souplesseLe cadre n’est ni prison ni laxisme : il est danse. Danse entre rigueur et ouverture, entre règles formelles et ajustements subtils, entre la puissance contenante du superviseur et l’autonomie grandissante des coachs supervisés. C’est cette danse qui permet, au final, de transformer les vulnérabilités en force et d’accompagner les métamorphoses professionnelles. Choix musicaux : En ouverture de l'épisode : Play out de Zola Blood En clôture : Kannada de Michal Zygmunt Date d'enregistrement : L'enregistrement s'est déroulé en visioconférence le mardi 26 août 2025 à Aix-en-Provence. Pour aller plus loinPour plus d'informations sur Martine Volle, vous pouvez :  visiter son profil LinkedIn : https://tinyurl.com/martine-vollele site de l'Institut de Développement de la Supervision ou IDSUP : www.idsup.fr   lui écrire via m.volle@idsup.frécouter son Parcours de Coachs® (biographie audio) : https://tinyurl.com/bio-Martine-Volleou acheter son livre « La bible de la supervision de coaching : Fondamentaux et méthodes pour se préparer, se développer et pratiquer » aux Éditions Eyrolles : https://tinyurl.com/bible-supervision-coachingCette série de podcast a été conçu et réalisé par le coach professionnel et superviseur David Eugène Marion, fondateur du Média des Coachs®, du cabinet YUPÏKAY et producteur de podcasts dédiés aux thématiques de l'accompagnement, aux sujets institutionnels et sociétaux. Pour toute collaboration, interview ou projet éditorial, vous pouvez le contacter via : son profil LinkedIn : www.linkedin.com/in/davideugenemarionle site du Média des Coachs® : www.lemediadescoachs.comou via son email : david@yupikay.com© Institut du Développement de la Supervision - IDSUP - www.idsup.fr - 2025

    58 min
  6. Épisode n°7 : Parler Vrai en Supervision : Dire sans Blesser

    18/09/2025

    Épisode n°7 : Parler Vrai en Supervision : Dire sans Blesser

    Descriptif de l'épisodeCréer un espace contenant et soutenantMartine Volle rappelle l’importance de l’« espace contenant », cet espace où le supervisé peut déposer ce qu’il n’ose pas dire ailleurs. Mais contenir ne suffit pas : il s’agit aussi de soutenir, de répondre, et parfois d’oser dire avec tact. Le holding, inspiré de Donald Winnicott, devient alors un acte d’amour professionnel, une manière d’accompagner sans blesser. De la logique du feedback à la puissance de la résonanceSophie Bertrand nuance la notion de feedback : loin d’un retour hiérarchique ou normatif, elle préfère parler de « résonance ». Le superviseur agit comme une pellicule sensible, captant et restituant ce qui émerge du récit du supervisé. Cette résonance n’impose rien mais ouvre des pistes, favorisant l’appropriation par le supervisé. La délicatesse de l’équilibre : confronter sans imposerDire sans blesser suppose un art de l’équilibre. Sophie illustre cette posture par la métaphore de la « barbe à papa » : poser un cadre clair, mais dans la douceur, avec souplesse et adaptabilité. Le feedback, quand il s’agit de posture de coach, touche au cœur de l’identité professionnelle : il doit donc être formulé avec nuance, respect et pédagogie. Accueillir résistances et émotions avec hypersensibilitéSophie évoque son hypersensibilité comme un atout : capter les signaux faibles, ressentir l’émotion derrière le non-dit, ajuster la parole ou choisir le silence. Elle insiste sur l’accueil inconditionnel, qui permet au supervisé de s’ouvrir sans crainte d’être jugé. Le silence, utilisé avec conscience, devient un outil de transformation et de maturation. L’éthique comme boussole de l’intentionDire vrai sans blesser ne peut se concevoir sans vigilance éthique. Imposer une étiquette ou projeter ses propres enjeux sur un supervisé est une faute. Pour Sophie, la seule boussole légitime reste l’intention véritable : servir le développement du supervisé et sécuriser sa pratique. L’éthique s’incarne dans le cadre posé, dans l’ajustement de la parole et dans la responsabilité assumée du superviseur. Un art délicat, entre subtilité et puissanceÀ travers la métaphore de la feuille d’automne peinte par Martine Volle, l’épisode se clôt sur l’idée d’une parole subtile, déposée avec délicatesse sur un support fragile. La supervision devient un art d’équilibriste : dire vrai sans violence, contenir sans étouffer, confronter sans écraser. Un chemin d’exigence et d’humilité pour grandir ensemble. Choix musicaux : En ouverture de l'épisode : Messy de Lola YoungEn clôture : No Californica de Limousine Date d'enregistrement : L'enregistrement s'est déroulé à Paris le vendredi 28 mars.  Pour aller plus loinPour plus d'informations sur Martine Volle, vous pouvez :  visiter son profil LinkedIn : tinyurl.com/martine-vollele site de l'Institut de Développement de la Supervision ou IDSUP : www.idsup.fr   lui écrire via m.volle@idsup.frécouter son Parcours de Coachs® (biographie audio) : tinyurl.com/bio-Martine-Volleou acheter son livre « La bible de la supervision de coaching : Fondamentaux et méthodes pour se préparer, se développer et pratiquer » aux Éditions Eyrolles : https://tinyurl.com/bible-supervision-coachingPour plus d'informations sur Sophie Bertrand, vous pouvez :  visiter son profil LinkedIn : tinyurl.com/Sophie-Bertrandle site de l'Institut de Développement de la Supervision ou IDSUP : www.idsup.fr   ou lui écrire via  sophie.bertrand@brainbow-coaching.comCette série de podcast a été conçu et réalisé par le coach professionnel et superviseur David Eugène Marion, fondateur du Média des Coachs®, du cabinet YUPÏKAY et producteur de podcasts dédiés aux thématiques de l'accompagnement, aux sujets institutionnels et sociétaux. Pour toute collaboration, interview ou projet éditorial, vous pouvez le contacter via : son profil LinkedIn : www.linkedin.com/in/davideugenemarionle site du Média des Coachs® : www.lemediadescoachs.comou via son email : david@yupikay.com© Institut du Développement de la Supervision - IDSUP - www.idsup.fr - 2025

    1 h 1 min
  7. Épisode n°6 : Réflexivité en supervision : un art d’habiter l’expérience

    13/06/2025

    Épisode n°6 : Réflexivité en supervision : un art d’habiter l’expérience

    Descriptif de l'épisodeLa réflexivité comme antidote à la saturation émotionnelleMartine Volle ouvre l’épisode sur le climat de gravité croissante que vivent de nombreux professionnels en supervision. Dans ce contexte, elle affirme la réflexivité comme une ressource essentielle pour transformer l’émotion en conscience. Elle introduit la notion d’anti-fragilité : non pas une résilience défensive, mais une capacité à se réorganiser dans l’épreuve. Définir le processus réflexif : éprouver et comprendreAvec l’appui de Monique Jansen, la réflexivité est définie comme un aller-retour entre vécu émotionnel et compréhension. Loin d’une seule analyse mentale, elle suppose de « se prendre soi-même comme objet d’observation », d’assumer l’introspection tout en cultivant une visée transformative. Une posture de recul actif, où le praticien devient praticien de soi. Métaphores puissantes : le hibou et l’éléphant dans les temples d’AngkorLa supervision est pensée comme un espace de transformation lente, profonde et silencieuse. Monique évoque le hibou – symbole de sagesse et de vision dans l’ombre – et l’éléphant – porteur de mémoire, de bienveillance et de stabilité. Ensemble, ils incarnent la posture du superviseur : entre lucidité, ancrage et délicatesse. La supervision, espace de créativité encadréeL’épisode dévoile une palette d’outils créatifs utilisés en supervision : dessin, musique, figurines, pâte à modeler, cartes projectives… Pour Monique, ces médias sont autant de leviers pour sortir du mode automatique et ouvrir des voies nouvelles de compréhension. Le superviseur devient un facilitateur de transformation symbolique. De la supervision individuelle au collectif : même processus, autre profondeurDans le groupe, la réflexivité se démultiplie. Elle s’appuie sur les interactions, mais nécessite un travail personnel de réintégration. Le journal réflexif devient alors un outil central pour ne pas se perdre dans la dynamique collective et ancrer ce qui a émergé. Réflexivité, éthique et valeurs gouvernantesMartine souligne que la réflexivité est intrinsèquement liée à l’éthique. Nos comportements professionnels sont façonnés par nos valeurs implicites. C’est en les rendant visibles, en les questionnant, qu’on évite les automatismes et qu’on peut poser des choix ajustés, conscients et responsables. Transmettre la réflexivité : un enjeu pédagogiqueFormer à la réflexivité demande du temps, de l’écoute et un environnement sécurisé. Martine et Monique décrivent l’approche d’IDSUP : permettre à chaque futur superviseur de cultiver sa propre posture réflexive, sans modèle imposé, dans le respect de sa singularité. Choix musicaux : En ouverture de l'épisode : The fade out line de Phoebe Killder remixé par The AvenerEn clôture : Ocean par John Butler 2012 Studio version Date d'enregistrement : L'enregistrement s'est déroulé à Paris le mercredi 19 mars 2025.  Pour aller plus loinPour plus d'informations sur Martine Volle, vous pouvez :  visiter son profil LinkedIn : https://tinyurl.com/martine-vollele site de l'Institut de Développement de la Supervision ou IDSUP : www.idsup.fr   lui écrire via m.volle@idsup.frécouter son Parcours de Coachs® (biographie audio) : https://tinyurl.com/bio-Martine-Volleou acheter son livre « La bible de la supervision de coaching : Fondamentaux et méthodes pour se préparer, se développer et pratiquer » aux Éditions Eyrolles : https://tinyurl.com/bible-supervision-coachingPour plus d'informations sur Monique Jansen, vous pouvez :  visiter son profil LinkedIn : https://tinyurl.com/M-Jansenle site de l'Institut de Développement de la Supervision ou IDSUP : www.idsup.fr   ou lui écrire via moniquejansen@orange.fr Cette série de podcast a été conçu et réalisé par le coach professionnel et superviseur David Eugène Marion, fondateur du Média des Coachs®, du cabinet YUPÏKAY et producteur de podcasts dédiés aux thématiques de l'accompagnement, aux sujets institutionnels et sociétaux. Pour toute collaboration, interview ou projet éditorial, vous pouvez le contacter via : son profil LinkedIn : www.linkedin.com/in/davideugenemarionle site du Média des Coachs®: www.lemediadescoachs.comou via son email : david@yupikay.com© Institut du Développement de la Supervision - IDSUP - www.idsup.fr - 2025

    1 h 13 min
  8. Épisode n°5 : L’Éthique comme GPS : Supervision et Responsabilité

    14/05/2025

    Épisode n°5 : L’Éthique comme GPS : Supervision et Responsabilité

    Descriptif de l'épisodeL’éthique, ce GPS intérieur et relationnelMartine Volle distingue avec clarté l’éthique, la morale et la déontologie. Loin d’être un cadre rigide, l’éthique est ici décrite comme un espace de dialogue vivant entre les valeurs individuelles, les contextes culturels, et les situations rencontrées par le professionnel. C’est un processus de gouvernance personnelle qui invite à ralentir, contempler, et assumer des choix parfois inconfortables. Identifier les dilemmes invisiblesBeaucoup de professionnels arrivent en supervision avec un malaise non formulé. C’est souvent dans l’écoute fine et le questionnement du superviseur que le dilemme éthique émerge. Martine illustre comment poser un mot sur ces tensions — « conflit de loyauté », « dilemme éthique », « dissonance émotionnelle » — peut soulager, éclairer et permettre un travail de discernement plus juste. Les conflits de loyauté, moteurs ou freins ?À travers plusieurs exemples, Martine explore comment certaines impasses professionnelles trouvent leur origine dans des loyautés invisibles — familiales, culturelles, sociales — qui influencent inconsciemment les choix ou les blocages du coach. Le travail de supervision devient alors un espace pour déplier ces loyautés, en examiner le poids, et redonner de la liberté de mouvement. Quand l’éthique rencontre le réelLoin des débats théoriques, Martine ancre l’éthique dans des cas concrets : confidentialité vs devoir d’alerte, cadre commercial vs loyauté d’équipe, usure professionnelle face à des environnements toxiques. La supervision devient un lieu d’examen lucide des tensions internes et systémiques, dans une visée de discernement et de santé professionnelle. La supervision comme muscle réflexifFormée à la pédagogie du débat démocratique et à l’éthique procédurale d’Habermas, Martine milite pour des espaces collectifs où les tensions éthiques peuvent être débattues sans coercition. Elle insiste sur la dimension formative de la supervision : apprendre à penser, dialoguer et décider éthiquement est un travail de maturation — un entraînement du regard et du jugement. La métaphore de la noix : vulnérabilité et puissanceEn clôture, Martine partage une de ses œuvres, « Le secret de la noix », comme métaphore de l’éthique. La coque extérieure protège, mais c’est le cœur fragile et vivant — nos valeurs de gouvernance — qu’il s’agit de nourrir et d’honorer dans la durée. Choix musicaux : En ouverture de l'épisode : Rubina de Joe SatrianiEn clôture : Lit de Kiasmos Date d'enregistrement : L'enregistrement s'est déroulé à Paris le mercredi 19 mars 2025.  Pour aller plus loinPour plus d'informations sur Martine Volle, vous pouvez :  visiter son profil LinkedIn : https://tinyurl.com/martine-vollele site de l'Institut de Développement de la Supervision ou IDSUP : www.idsup.fr   lui écrire via m.volle@idsup.frécouter son Parcours de Coachs® (biographie audio) : https://tinyurl.com/bio-Martine-Volleou acheter son livre « La bible de la supervision de coaching : Fondamentaux et méthodes pour se préparer, se développer et pratiquer » aux Éditions Eyrolles : https://tinyurl.com/bible-supervision-coachingCette série de podcast a été conçu et réalisé par le coach professionnel et superviseur David Eugène Marion, fondateur du Média des Coachs®, du cabinet YUPÏKAY et producteur de podcasts dédiés aux thématiques de l'accompagnement, aux sujets institutionnels et sociétaux. Pour toute collaboration, interview ou projet éditorial, vous pouvez le contacter via : son profil LinkedIn : www.linkedin.com/in/davideugenemarionle site du Média des Coachs® : www.lemediadescoachs.comou via son email : david@yupikay.com© Institut du Développement de la Supervision - IDSUP - www.idsup.fr - 2025

    43 min

Bande-annonce

Notes et avis

4,9
sur 5
8 notes

À propos

Descriptif de la sérieLa supervision selon Martine Volle est une série de podcasts où Martine vous propose une exploration fascinante de la supervision.  Produite par David Marion, coach professionnel et créateur du Média des Coachs, cette série s’appuie sur des échanges conviviaux où les questions posées favorisent l’émergence de sens et l’exploration en profondeur des thèmes abordés. Fondatrice de l’IDSUP, l’Institut de Développement de la Supervision, Martine Volle est une référence incontournable dans l’univers de l’accompagnement. Superviseure, formatrice et auteure, elle transmet avec passion et humilité les bases solides et les subtilités de la supervision professionnelle. Dans chaque épisode, vous découvrirez des échanges inspirants qui éclairent les enjeux de la supervision : un espace de réflexion, de transformation et de soutien pour les professionnels de l’accompagnement. Fidèle à l’exigence et aux valeurs de l’IDSUP, cette série incarne l’esprit d’une école qui place l’éthique et l’engagement au cœur de chaque démarche. Abonnez-vous dès maintenant à cette série pour enrichir votre pratique, éveiller votre curiosité et avancer dans votre réflexion, un épisode à la fois ! Pour aller plus loinPour plus d'informations sur Martine Volle, vous pouvez :  visiter son profil LinkedIn : https://tinyurl.com/martine-vollele site de l'Institut de Développement de la Supervision ou IDSUP : www.idsup.fr   lui écrire via m.volle@idsup.frécouter son Parcours de Coachs® (biographie audio) : https://tinyurl.com/ecoutezpdc11ou acheter son livre « La bible de la supervision de coaching : Fondamentaux et méthodes pour se préparer, se développer et pratiquer » aux Éditions Eyrolles : https://tinyurl.com/bible-supervision-coaching  Cette série de podcast a été réalisé par David Eugène Marion, fondateur du Média des Coachs®, du cabinet YUPÏKAY et producteur de podcasts dédiés aux thématiques de l'accompagnement, aux sujets institutionnels et sociétaux. Pour toute collaboration, interview ou projet éditorial, vous pouvez le contacter via : son profil LinkedIn : www.linkedin.com/in/davideugenemarionle site du Média des Coachs® : www.lemediadescoachs.comou via son email : david@yupikay.com© Institut du Développement de la Supervision - IDSUP - www.idsup.fr - 2025