9 épisodes

 
Le snob d'un autre
Culture élitiste, populaire, vulgaire, snob, pointue, beauf, mainstream, inaccessible, dominante, le snob d’un autre cherche à décrypter les différentes perceptions et échelles de valeurs gravitant autour des pratiques sociales et culturelles.
Un vendredi par mois de 22H30 à 00h

Le Snob d'un Autre Radio Campus Paris

    • Culture et société

 
Le snob d'un autre
Culture élitiste, populaire, vulgaire, snob, pointue, beauf, mainstream, inaccessible, dominante, le snob d’un autre cherche à décrypter les différentes perceptions et échelles de valeurs gravitant autour des pratiques sociales et culturelles.
Un vendredi par mois de 22H30 à 00h

    Le snob d’un autre : les snobismes du travail

    Le snob d’un autre : les snobismes du travail

    Bienvenue dans le neuvième Snob d'un autre consacré ce mois-ci au travail.
    Tu fais quoi dans la vie ? Cette question on a du souvent y répondre et on l'a même souvent posé, en deuxième, juste après « comment tu t'appelles « ? ». Parfois la réponse est simple : boulanger, pompier, médecin. Parfois la réponse est plus compliquée et généralement on répond par ... ALORS. Alors en fait je suis contrôleur des processes contentieux à la MAIF, alors en fait je suis middle manager chez IPC consulting, créateur de solution. Alors en fait je suis happy manager. Ces réponses peuvent amener à trois figures.
    Dans le premier cas, le métier se suffit par son nom, aucune explication est requise, on poursuit la conversation.
    Dans le deuxième cas, le métier est incompréhensible et vous avez réfléchi de nombreuses fois à comment l'expliquer, comment vous mettre en valeur, comment être pédagogue comment convaincre que notre métier est utilise si on arrive à se convaincre soit même.
    Et 3ème cas, votre métier est suffisamment peu sexy pour que votre interlocuteur souhaite poursuivre la conversation qui se terminera très vite. Tu fais quoi : je suis juriste, je travaille dans les ressources humaines ah ok. Il est à noté que ce procédé est utilisé par les agents secrets pour qu'on ne leur pose pas plus de question.
    Parfois, certains lieux communs viennent nous envahir lorsque quelqu'un nous dit son métier « je suis comédien « ah c'est cool : traduisez : oui mais c'est quoi ton vrai métier, je suis avocat « ah c'est bien traduisez « si tu gagnes tant d'argent pourquoi tu t'habilles si mal ». je travaille dans la pub : "ah génial"...traduisez : "le soleil vient de se lever, on est tous venu retrouver l'ami du petit déjeuner"...Certains n'ont pas envie de se définir uniquement par leur travail et mettent un point d'honneur à argumenter que c'est alimentaire. Je suis vendeur en pharmacie MAIS C'EST ALIMENTAIRE A COTE JE PEINS DES TABLEAUX DES BEAUX TABLEAUX, VOUS VOULEZ LES VOIR.
    Il paraît qu'on existe à travers notre travail, si il nous épanouit, on est heureux et dans le cas contraire on peut arriver à des extrémités qui sont au cœur du procès France Telecom qui se déroule en ce moment.
    Invités :
    Stéphane Le lay : sociologue du travail spécialisé dans : la santé mentale au travail, la précarisation salariale, les éboueurs et l'instrumentalisation des jeux par les managers.
     
    Playlist :
     
    Ben Mazué - 52 ans
    Rihanna - Work
     
    Team :
     
    Animation : Maxime Fassiotti / co-animation : Fleur Palazzeschi / chroniques et réactions : Maëlle Bourhis, Jean-Baptiste Prévost, Maxime Le Roch,  Ines Benkhicham, Benjamin Robert, Manon Dubois / Réalisation : Ugolin Crépin-Leblond / Visuel : Tom Clément
     
     

    Le snob d’un autre : La Littérature et ses snobismes

    Le snob d’un autre : La Littérature et ses snobismes

    La littérature et ses snobismes
    Lire un livre acheté dans la section romance du Relay de la gare Montparnasse avant un long trajet en Intercité, pourquoi ce serait moins bien que de lire une œuvre de La Pléiade ? Est-ce que c'est grave de ne pas lire ? Comment lit-on les livres aujourd'hui ? Et comment on en parle ? 
    Invités :
    Marion Lata, Doctorante en littérature comparée à l'Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3  
    Emilie, alias Bulledop, booktubeuse, chroniqueuse, vidéaste, passionnée. 
    Playlist :
    J'suis snob - Boris Vian
    Team :
    Animation : Ines Benkicham / co-animation : Maxime Le Roch / chroniques et réactions : Laetitia Lajonie,  Fleur Palazzeschi, Maxime Fassiotti, Maureen Lepers / Réalisation : Simon Marry / Lectures : Margot de Kerangat

    Le snob d’un autre : snobisme dans le sport

    Le snob d’un autre : snobisme dans le sport

    Au bar le café Pola, la team du Snob d'un autre s'est retrouvée pour une émission 100% sportive
     
    Edito :
     
    J’ai grandi dans une famille de sportifs, où j’ai eu le droit de faire le sport que je voulais. Bon. Ça a quand même commencé par de la danse classique pui de l’athlétisme, parce que c’était le sport que mon frère faisait. Plus tard, quand j’ai commencé à avoir envie de faire de la boxe, ça a été autre chose. On m’a dit “fais attention à ton nez, non tu en feras plus tard” pendant que mon frère se castagnait au handball. En attendant j’ai fait de la GRS de la gymn ryth et sportive. Enfin, depuis, on l’a renommé GR. Simplement gynmastique rythmique. je sais pas si vous avez déjà regardé des compétitions de GRS, mais c’est vrai que faire des grands écarts en l’air en lançant un ballon qu’on rattrape VINGT secondes plus tard avec son talon à l’autre bout du pra-ti-cable après deux roulades // le tout sur le rythme de la musique c’est PAS DU SPORT noooon. Bref, quand j’ai commencé mes études, j’ai fait le grand chelem de la révolution familiale : rugby et boxe. Le rugby!, rien à déclarer. Mais je n’étais jamais rentrée dans une salle de boxe. Quelle belle découverte. Pour commencer l’entraîneur a essayé de me persuader apparemment sans raison de venir sur les créneaux réservés aux filles alors qu’il y avait aussi des séances mixtes. Et puis pendant l’année, j’ai entendu la réplique qui est restée gravée dans ma tête, la réplique du coach s’addressant aux mecs qui s’entraînaient au sac : “Allez-y les mecs là! C’est bon, frappe plus fort, c’est pas ta femme, elle ira pas porter plainte après”. Quel doux moment.
    Enfant, pendant que tu accrochais des posters de chevaux dans ta chambre, d’autres allaient au stade tous les dimanches matins. Dans la cour de récré, vous étiez comme deux teams irréconciliables. D’ailleurs, la cour de récré était un haut lieu de manifestation sportive où on procédait à la cruelle compétition : qui court le plus vite ? Ces temps-ci ont bien changé et a priori tu ne fais plus la course avec tes collègues pour savoir qui est le plus stylé. Mais que tu l’adores ou que tu le détestes, tu vois du sport à peu près partout et du coup, ces questions sont pour toi.
    Aujourd’hui, qui siffle encore l’arbitre ? L’écharpe de supporteur, ça passe ou pas ? Et toi au stade, tu chantes ? Pourquoi on achète des maillots de foot hyper vintage de compétitions qu’on connaît pas ? Est-ce que le quidditch mérite vraiment d’être appelé un sport ? Et la formule 1 ? C’est snob de dire que c’est pas un sport ? Qui sont les mecs qui font de la boxe thaï depuis 1 mois et se font tatouer des trucs en thaï sur le bras ?  Est-ce que je suis la seule à n’avoir rien compris au débat sur l’arbitrage vidéo ? Est-ce que le MMA c’est pour des mecs musclés qui ont rien dans le crâne ? Pourquoi pour certains, être prof de sport, c’est naze, mais être coach, c’est la classe ? Et roland garros, est-ce qu’on en parle ? "
     
    Invités :
     
    Flavien Bories : Journaliste sportif. Il collabore notamment avec les chaines So foot, Be in sport et Eurosport.
    Jonathan Collard: Professeur d'EPS dans le secondaire et doctorant à l’institut des Sciences du Sport-Santé de Paris Descartes. Il travaille notamment sur la psychologie sociale, et l’influence des pratiques coopératives sur les relations entre les élèves.
     
    Playlist :
     
    VOYOU : Seul sur mon tandem
    DOC GYNECO : Passement de jambes
    UEFA Champions League Hymn
     
    Team :
     
    Animation : Nina Beltram / co-animation : Fleur Palazzeschi / chroniques et réactions : Thibaud Texeire, Lucas Aubry, Maxime Le Roch,  Ines Benkhicham / Réalisation : Pauline Lecerf, Maxime Fassiotti
     
    Focus :
     
    Le sport pour les résultats par

    Le snob d’un autre : Le snob sexuel

    Le snob d’un autre : Le snob sexuel

    Dans le cadre du Festival How To Love à Petit Bain, Le snob d'un autre a enregistré son dernier épisode sur les snobismes dans le sexe. 
    Edito : 
    Quand j’ai dit à mes potes qu’on allait faire une émission sur les snobismes dans le sexe, ils m’ont tous dit : y’a du snobisme dans le sexe ? Je me suis demandé si à force de faire le snob d’ule snon autre je ne commençais pas à voir du snobisme partout… oui c’est vrai, mais j’ai quand même quelques petits souvenirs que je voulais partager avec vous.
    J’ai d’abord pensé à mon ami Ben qui au lycée m’avait dit : « j’aimerais trop le faire avec une noire ». La version fonctionne aussi avec les beurettes. Puis je suis tombé sur ce livre d’Allan Tease : Pourquoi les hommes veulent du sexe et les femmes de l’amour dans lequel on trouve cette citation qui ne manquera de vous plaire : Une femme veut beaucoup de sexe avec l'homme qu'elle aime. Un homme veut beaucoup de sexe.”
    Après avoir coché la case racisme, sexisme et snobisme, j’ai commencé à culpabiliser en repensant à mon pote Pierre qui s’était fait grillé par sa mère en train de se masturber et à qui j’avais bêtement dit : « ahah le puceau t’sais ». J’ai grandi. J’ai compris que la masturbation ne s’arrêtait pas quand la vie de couple commençait et qu’elle n’était pas réservée aux garçons, puceaux.
    Puis comme un feu d’artifice, j’ai repensé à pleins de situations. Celles où un mec se vantait, fier de l’avoir fait en équilibre sur une lampe en fer forgé. Aux insultes du collèges genre : bouche à bite et e****é. J’ai repensé au jugement que l’on réserve aux gens qui baisent trop, aux gens qui mattent des pornos, à ceux qui couchent le premier soir, avec des inconnus, ceux qui entrent au sexodrome ou ceux qui matte un porno en scrède dans leur canap’ ! Mais j’ai aussi pensé à toutes les autres personnes qui ne parlent pas de sexe, aux autres qui ne font pas de sexe, et à toutes les personnes qui s’en foutent. Le Zob d’un autre, c’est un peu ça… quoiqu’on fasse, on juge. On juge aussi bien le vieux couple boring qui enfante en missionnaire sur un lit king size ikéa que le couple échangiste qui utilise des Cordes de chanvre à 500 balles.
    Ce soir, on avait envie de désacraliser tout ça. Déjà on avait envie de comprendre, tout simplement. et on avait envie de parler du mythe de la rencontre, des injonctions faites au sexe, des pratiques, des partenaires, de la pression à faire du sexe cool ! De sexe et religion, de sexe et politique. De sexe, de sexe, de sexe.
    Invités : 
    Janine Mossuz-Lavau : politologue, directrice de recherche au CNRS et sociologue. elle a mené en 2017 une enquête sur le sexe et les français, le livre "La vie sexuelle des Français" est sorti en septembre 2018 aux éditions La Martinière. Il fait écho à une première enquête menée en 2003 sur le même sujet.
    Misungui :  travailleuse du sexe, performeuse et militante anarcho-feministe.  Elle a  étudié le genre à l’Université avant de s'intéresser à la pornographie et aux mouvements féministes qui s’en emparaient. Elle interroge et explore également la nudité à travers des performances et des ateliers.
    Playlist :
    Yell – Que veux-tu
    Team :
    Animation : Maxime Le Roch et Dania Kaddur / Chroniques et réactions :  Ines Benkicham, Jonathan Beilin, Camille Danveau, Fleur Palazzeschi, Maxime Fassiotti / Réalisation : Pauline Lecerf, Ugolin Crépin-Leblond / Mise en ligne et montage : Maxime Le Roch / Visuel : Tom Clément
    Focus : 
    Sexe et exotisme par Dania
    Revue de presse snob par Ines
    Le BDSM par Camille
    Du sexe et du lol par Maxime
    Le shaming des actrices porno par Fleur
     
     

    Le snob d’un autre : snobisme et cinéma

    Le snob d’un autre : snobisme et cinéma

    Se faire c***r, devant Le Mépris de Jean-Luc Godard tout en affirmant sans vergogne son admiration pour l'esthétique post avant gardiste et de ce désespoir optimiste. 
    Kiffer, dans le plus grand secret sa soirée devant La famille Bélier. Affirmer sans sourciller à la fois que Les Tuches c'est vraiment de la merde et que le dernier film de Gaspard Noé c'est un vrai chef d'œuvre. Sans jamais avoir vu, ni l'un, ni l'autre. 
    D'art mineur au début de son histoire, le cinéma s'est construit une culture avec ses courants esthétiques, ses mythologies, ses chef d'œuvre, ses chefs de files, ses genres et ses sous-genres. 
     
    À la fois objet d'art et objet industriel et commercial, le cinema est porteur de sens différents pour chacun et devient parfois un moyen de distinction. 
     
    Des salles art et essai aux salles commerciales, des comédies à la science fiction en passant par le film politique et le nanar quelles sont les pratiques du cinema aujourd'hui? Est-ce qu'un film d'auteur peut-être populaire ? Et est-ce qu'un film populaire peut être un film d'auteur ? Dany Boon et Franck Dubosc joueront-ils toutes leurs vies dans des comédies ? Et Louis Garrel dans des films romantico-psychologiques? Quels films sont cools aujourd'hui ? Et qui le décide ?
     
    C'est de ça dont on parle dans ce podcast du Snob d'un Autre. 
     
    Invités : 
    Quentin Mazel : doctorant dont la thèse sur la cinéphilie de genre est en préparation : "Une cinéphilie non-ordinaire, la passion maudite du cinéma dit "de genre" : Analyse pluridisciplinaire du "sens" lors de l'expérience de l'image cinématographique."
    Philippe Lioret : réalisateur, scénariste et producteur (Je vais bien ne t’en fais pas, Welcome, Toutes nos envies, Le fils de Jean).
    Playlist :
    Eddy Mitchell – La dernière séance
    Team :
    Animation : Fleur Palazzeschi  accompagné de Ines Benkicham / Chroniques et réactions :  Maureen Lepers, Maxime Le Roch, Tom Clément, Maxime Fassiotti / Micro-Trottoirs : Ines Benkicham / Nina Beltram Reportage et montage : Nina Beltram / Réalisation : Maxime Fassiotti / Mise en ligne et montage : Maxime Le Roch / Visuel : Tom Clément
     

    Le snob d’un autre : les snobismes alimentaires

    Le snob d’un autre : les snobismes alimentaires

    A l’occasion de la grande soirée de Noël de Radio Campus Paris, Le Snob d’un Autre a enregistré en direct du Point Ephémère son nouvel épisode autour des snobismes alimentaires.
    Au même titre que l’eau pour s’hydrater ou l’air pour respirer, la nourriture est un besoin vital. On mange, on ne tombe pas en syncope et on peut vaquer à ses activités. Basta. A priori, le regard des autres n’aurait pas à intervenir dans cette activité liée à la banale survie. On imagine que les hommes préhistoriques devaient parfois jouer à qui a trucidé le plus de mammouths au cours de ses quinze ans de vie ou à « qui a la plus grosse baie » mais globalement, se nourrir servait surtout à assurer la continuité de l’espèce. Les choses ont bien changés aujourd’hui.
    Manger est devenu une activité sociale, un moment où l’on se rassemble entre pair pour partager un repas. Donc fatalement, qui dit activité sociale, dit différences sociales. On ne mange pas pareil en fonction de ses moyens financiers. Au delà de la question de la quantité des aliments posés sur la table, la noblesse a érigé le fait de se nourrir en action qui la distingue du reste de la population en créant des mets fins et sophistiqués et en ritualisant le repas à grand renforts de règles de bienséance qui nous suivent encore aujourd’hui : « Marie Apolline, on ne met PAS les coudes sur la tables ».
    Manger nous distingue les uns des autres et permet ainsi de juger celui qui ne mange pas comme moi. Surtout aujourd’hui où la nourriture cristallise énormément de débats de sociétés : Tu manges de la viande ? Tu es une brute immonde qui mérites de crever et de errer dans l’enfer des méchouis. Tu ne manges ni porc ni alcool ? Tu ne mérites pas de vivre en France, Sainte patrie du vin rouge et du sauciflard. Tu fais tes courses à la bio coop ? Sale bobo bouffeur de graine à la solde des Illuminatis. Bref, tous le prétextes sont bons pour mettre son nez dans l’assiette du voisin. Particulièrement à l’approche des repas des fêtes de fins d’années et de tout ce qu’il peuvent engendrer comme tensions « Charlotte est végétarienne, comment on va faire pour la dinde ?» « Vous mangez des huitres à chaque réveillon, bah bonjour la bourgeoisie !! » « Mais on habite à Cancale » « Bah même!! »
    Invités : 
    Raphaël Dhuot, sociologue et membre du laboratoire ALISS, Alimentation et Sciences Sociales 
    Alessandra Montagne, cheffe et fondatrice du restaurant Tempero dans le 13ème arrondissement de Paris.
    Playlist :
    Lio – Banana Split
    Philippe Katherine – La Banane
    Supertramp – Breakfast in America
    Astérix et Clépoâtre (film) – Quand l'appétit va tout va
    Animation : Ines Benkicham  accompagné de Fleur Palazzeschi  / Chroniques et réactions :  Aliette Hovine, Maureen Lepers, Tom Clément, Thibaut Madani, Maxime Fassiotti, Elsa Landard / Micro-Trottoirs : Elsa Landard / Réalisation : Maxime Fassiotti / Mise en ligne et montage : Maxime Le Roch
     

Classement des podcasts dans Culture et société