101 épisodes

Tous les matins, la journaliste Caroline Roux, du lundi au jeudi, et ses confrères, Jeff Wittenberg ou Guillaume Daret, le vendredi, interviewent en direct pendant dix minutes une personnalité de la vie politique, sociale, économique ou culturelle, sur l'actualité du jour. Un entretien quotidien, inclus dans l'émission Télématin, sur France 2.

Les 4 Vérités France Télévisions

    • Actualités
    • 4,1 • 18 notes

Tous les matins, la journaliste Caroline Roux, du lundi au jeudi, et ses confrères, Jeff Wittenberg ou Guillaume Daret, le vendredi, interviewent en direct pendant dix minutes une personnalité de la vie politique, sociale, économique ou culturelle, sur l'actualité du jour. Un entretien quotidien, inclus dans l'émission Télématin, sur France 2.

    Anthony Blinken - 02 décembre 2022

    Anthony Blinken - 02 décembre 2022

    Emmanuel Macron poursuit sa deuxième visite d’État aux États-Unis, aux côtés de Joe Biden. Arrivé à Washington le mardi 29 novembre dernier, dans la soirée, le chef d’État français achèvera son voyage ce vendredi 2 décembre depuis la Nouvelle-Orléans. Pour Joe Biden, il s’agit de la première visite d’État que reçoit le président américain depuis le début de son mandat. Ce jeudi 1er décembre, lors d’un fastueux dîner qui se tenait dans les jardins de la Maison Blanche, en présence de quelque 350 invités, les deux hommes d’État ont trinqué à « l’amitié franco-amécaine ». Néanmoins, l’histoire contemporaine des deux pays n’a pas toujours été simple. Pour Antony Blinken, secrétaire d'État américain, les relations entre la France et les États-Unis sont actuellement « excellentes ». « On ne regarde pas dans le rétroviseur. Nous constatons tous les deux que nous avons un intérêt profond à travailler ensemble sur les dossiers qui ont un impact sur la vie de nos concitoyens », a-t-il assuré au micro de Thomas Sotto, dans les 4 vérités, vendredi 2 décembre, sur France 2.

    Jeudi 1er décembre, dans la journée, les deux hommes se sont entretenus dans le cadre d’un entretien bilatéral, à huis clos dans le Bureau ovale, pendant un peu plus de deux heures. Parmi les sujets évoqués ? Le programme industriel américain, le « Inflation Reduction Act ». Emmanuel Macron juge cette politique trop protectionniste et « super agressive » vis-à-vis de la France et de l’UE et risque, selon lui, de « fragmenter l’occident ». « Nous avons les mêmes buts. (…) Il faut créer des emplois ici, mais pas au dépens de l’Europe. Nos deux présidents se sont mis d’accord pour proposer un travail avec l’Union européenne pour bien synchroniser nos approches », assure le secrétaire d’État.

    Guerre en Ukraine : tout dépend de Vladimir Poutine

    Alors que le conflit se poursuit en Ukraine, depuis maintenant plus de neuf mois, les deux pays ont conjointement condamné cette guerre et les crimes de guerre commis par la Russie sur le sol de l’Ukraine, réaffirmant leur soutien à Kiev. Les États-Unis ont récemment annoncé une aide américaine de 400 millions de dollars aux Ukrainiens. « Cette guerre pourrait s’arrêter demain si Vladimir Poutine arrête ce qu’il a commencé. Faute de ça, ce qu’il faut, et nos deux présidents sont d’accord, c’est de continuer notre soutien pour l’Ukraine et son peuple, à la fois au niveau de la sécurité, mais aussi économique et humanitaire », assure Antony Blinken, assurant que les États-Unis sont toujours « ouverts au dialogue », s’il y a un sérieux du côté russe ». « Le président Volodymyr Zelensky, a avancé un plan pour mener cette fin de guerre. Pour l’instant, Vladimir Poutine n’est pas de la partie. Tout dépend de lui », souligne-t-il. Faut-il entretenir des liens avec le Kremlin ? « Nous avons des contacts pour des moments importants », explique Antony Blinken qui évoque notamment la crainte de l’arme nucléaire, mais qui exclut formellement un élargissement du conflit. « On ne veut surtout pas de troisième guerre mondiale. Mais si on veut une paix, il faut que ce soit juste, avec les principes de la charte de l’ONU. Il faut que cela soit durable », déclare-t-il. Doit-on revenir aux frontières de l'Ukraine, avant le conflit de février 2022 ou celles de 2014. « C’est la décision de l’Ukraine », estime Antony Blinken.

    Parmi les autres sujets évoqués, lors de leur rencontre, la révolte en Iran, qui dure depuis la mort, en septembre, de Mahsa Amini, arrêtée par la police des mœurs et qui a finalement été tuée. Il y a quelques jours, les joueurs de l’équipe d’Iran se sont joints au combat en refusant d’entonner l’hymne national, lors de leur premier match de Coupe du monde au Qatar. « Nous voyons cette extraordinaire manifestation de la volonté

    • 15 min
    Stéphane Le Foll - 1er décembre 2022

    Stéphane Le Foll - 1er décembre 2022

    À moins de deux mois du Congrès du PS, Stéphane Le Foll, maire socialiste du Mans, publie une tribune relayée par le journal Ouest France dans lequel il fustige ardemment le rapprochement avec La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, à l’initiative de la Nupes. « La gauche radicale ne propose que la confrontation », écrit-il, estimant que « la gauche française est en crise profonde ».


    « Depuis l’élection présidentielle et le score de Jean-Luc Mélenchon, la gauche est aujourd’hui dominée par La France Insoumise, dans une ligne qui, selon moi, ne correspond pas à ce que veulent les Françaises et le Français », commente l’intéressé, sur le plateau des 4 vérités, jeudi 1er décembre, sur France 2. « La gauche telle qu’elle est aujourd’hui est enfermée dans des schémas et n’arrive plus à réfléchir », souligne-t-il. Pour l’ancien ministre de l'Agriculture, sous François Hollande, « la sociale démocratie n’est pas morte ». Et pour « rebattre les cartes et ouvrir des nouvelles perspectives », il propose d’organiser des Assises de la Gauche, d’ici le début de l’année 2023, en présence de « tous les signataires du manifeste de Bernard Cazeneuve » « ouvert à toutes celles et ceux qui souhaitent une nouvelle gauche, sociale, écologique, européenne et républicaine ». « La sociale démocratie, c’est être capable de créer une dynamique dans la société qui permette de donner de l’espoir à ceux qui sont le plus en difficulté. Cela se fait par le biais de la démocratie et pas d’injonctions », commente l’édile, qui souhaite remettre l’enjeu européen au cœur du projet de la gauche. Fustigeant le bilan du secrétaire général du Parti socialiste, Olivier Faure, ainsi que la « faiblesse intellectuelle de réflexion », il souhaite « repenser un projet social écologique et démocratique ». « Cela nécessite une volonté de s’affirmer », assure-t-il. Reste la question de l’incarnation.

    Écologie : une autre ligne possible à gauche ?

    Sur l’écologie également, l’ancien porte-parole du gouvernement propose une autre ligne, et s’oppose notamment à « l’écologie de décroissance ». Au Mans, il a notamment décidé de laisser les illuminations de Noël, la patinoire et le marché de Noël. « Le calcul est toujours dans le rapport relatif que l’on a par rapport aux gens à qui on veut essayer d’apporter un peu d’espoir. Dans l’écologie, j’ai choisi le fait d’emmener un maximum de personnes et de rassurer les couches insécurisées », estime-t-il. « Il faut redonner de l’espoir, c’est tout le débat de la social-démocratie et du progrès ».

    Emmanuel Macron est actuellement aux États-Unis pour une visite d’État. Il souhaite notamment défendre l’économie européenne face aux États-Unis. « A l’échelle européenne, si on veut avoir comme seule ligne, la désobéissance, comme la Nupes le propose, on se divise, on s’affaiblit et on renforce les autres », estime Stéphane Le Foll.

    • 10 min
    Olivier Dussopt - 30 novembre 2022

    Olivier Dussopt - 30 novembre 2022

    Les négociations autour de la réforme des retraites se poursuivent. Le gouvernement et les syndicats entament, jeudi 1er décembre, leur troisième cycle de concertation, qui portera sur les mesures d’âge. Parmi les principaux sujets de préoccupation : le report de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans. « Le premier temps c’est d’abord d’écouter. À la fin, nous annoncerons la réforme des retraites. Nous nous inscrivons dans une feuille de route fixée par le président de la République pendant la campagne présidentielle : un relèvement progressif de l’âge légal de départ à la retraite : à 64 ans en 2027 ans et à 65 ans en 2031 », commente, Olivier Dussopt, ministre du Travail, du Plein-Emploi et de l'Insertion, invité des 4 vérités, ce mercredi 30 novembre 2022, sur France 2. L’objectif du gouvernement ? « Améliorer notre système » et le « redresser », qualifié d’injuste et de déficitaire par le ministre en charge de cette réforme. Néanmoins, les syndicats maintiennent leur opposition avec fermeté. « Je respecte les positions qu’ils expriment. (…) Les concertations permettent de tracer un chemin, de trouver des points de convergence. Nous essayons d’en trouver un maximum », affirme le ministre. Les grandes lignes de cette réforme devraient ainsi être rendues publiques avant Noël et le texte définitif devrait être présenté en janvier devant le Parlement.


    Malgré une forte opposition, la réforme de l’assurance chômage a été adoptée définitivement en commission mixte paritaire, le 17 novembre dernier, où députés et sénateurs ont finalement trouvé un accord. Cette réforme s’appliquera à partir du 1er février 2023. Le principe ? Les indemnisations s’adaptent à la situation du marché de l’emploi. « Nous avons une économie qui crée de l’emploi et des entreprises qui ont des difficultés de recrutement. Nous devons avoir un système plus incitatif. C’est la raison pour laquelle nous allons diminuer la durée maximum d’indemnisation de 25% avec une précaution : si dans 18 mois le taux de chômage remonte, ces droits seront reconstitués », explique Olivier Dussopt, qui évoque également d’autres solutions notamment dans la formation.

    Loi immigration : les métiers en tension au cœur de la discorde

    Alors que l’inflation continue de faire rage et alors que de nombreux salariés revendiquent une hausse des salaires, certains évoquent également le partage de la richesse créée par les entreprises. « C’est la volonté exprimée pendant la campagne présidentielle de faire en sorte que les entreprises qui dégagent des profils, qui vont bien, les salariés puissent y être associés et puissent bénéficier de ce partage », souligne le ministre, affirmant que les partenaires sociaux avaient ouvert une négociation sur le sujet qui se tiendra jusqu’à la fin du mois de janvier.

    Dans le cadre de la future loi immigration, le ministre du travail et de l’Intérieur, Gérald Darmanin souhaitent la création d'un titre de séjour pour les personnes étrangères qui travaillent dans les métiers en tension. L’objectif ? Encourager le recrutement de travailleurs étrangers en situation irrégulière dans les secteurs qui peinent à recruter. La droite qualifie cela de « régularisation massive ». « Des hommes et des femmes sont là depuis longtemps et travaillent de manière déclarée alors même qu’ils sont en situation irrégulière. Il faut regarder la réalité en face et admettre que beaucoup d’entre eux travaillent dans des métiers en tension. Permettre de régulariser ces hommes et femmes qui sont là depuis longtemps et sont utiles à l’économie me paraît être une mesure de bon sens. C’est répondre à un besoin économique et reconnaître la volonté d’intégration de ces personnes », réagit Olivier Dussopt.

    • 9 min
    Jordan Bardella - 29 novembre 2022

    Jordan Bardella - 29 novembre 2022

    La ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales, Caroline Cayeux, a annoncé lundi 28 novembre, qu’elle démissionnait du gouvernement, après, selon elle, un désaccord avec la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, qui estime que sa déclaration de patrimoine était sous-évaluée. « Quand vous êtes élu, il y a un devoir de transparence. (…) Si on n’a rien à se reprocher, on ne démissionne pas », a réagi Jordan Bardella, invité des 4 vérités, ce mardi 29 novembre 2022.

    Jeudi 24 novembre, le Parquet national financier a annoncé ouvrir une enquête pour établir le rôle qu’aurait joué le cabinet de conseil américain McKinsey dans la campagne électorale d’Emmanuel Macron. Les trois juges d’instruction, chargés de l’affaire, cherchent à définir les conditions d’attribution de contrats publics. « Il y a en théorie un halo de corruption avec la question d’un renvoi d'ascenseur que le PNF va devoir trancher. (…) Depuis 2017, Emmanuel Macron a vendu la France à la découpe. (…) On sait qu’il est comme ça », estime le président de Rassemblement national. « Si l’enquête est ouverte dès maintenant, c’est que le PNF a un faisceau d’indices pouvant laisser croire qu’Emmanuel Macron participe de ces liquidateurs qui se succèdent à la tête de l’État depuis des années, qui ne gouvernent pas pour le peuple français, mais pour des intérêts privés », ajoute-t-il.

    En septembre 2021, soit huit mois après l’assaut du capitole, le groupe du RN au Parlement européen a envoyé deux élus aux États-Unis à la rencontre des conseils radicaux du Parti républicain, proches de Donald Trump. « Le Rassemblement national aspire à prendre la tête de l’État français. Il nous apparaît parfaitement normal de développer des liens, d’entretenir des relations, de dialoguer, avec l’ensemble des partis politiques patriotiques au monde », réagit le député RN européen.

    Alors que les Français sont préoccupés par l’inflation, la facture devrait particulièrement s’allonger pour les usagers des transports en commun en Île-de-France. À partir du 1er janvier 2023, le Navigo annuel doit passer de 75,20 euros à 90 euros. Le prix du ticket de métro à l’unité doit faire un bond de 1,90 à 2,30 euros, soit une hausse de 21%. Entre la présidente de région, Valérie Pécresse et le gouvernement, la responsabilité est renvoyée. « Les Français sont pris en étaux entre d’un côté, les prix des carburants qui sont devenus délirants et une politique toujours plus agressive depuis plusieurs années pour les automobilistes, et de l’autre, des transports en commun, devant lesquels on pourrait ériger une barrière tarifaire et les rendre quasiment innacessible. (…) Le sujet, aujourd’hui, est l’incapacité de l’État à maîtriser les prix de l’énergie », commente Jordan Bardella, également conseiller régional d’Île-de-France, qui estime que le marché européen du prix de l’électricité est une « aberration » et qui plaide pour une baisse de la TVA sur l’énergie. « La baisse de la fiscalité et le retour à la maîtrise des prix sont les seuls moyens qui pourront apporter des solutions à la hausse des factures pour les entreprises et les collectivités », ajoute-t-il.

    Après avoir occupé ce poste pendant plus d'un an par intérim, Jordan Bardella a finalement été investi à la tête du Rassemblement national, par les militants du parti, le 5 novembre dernier. Alors que Les Républicains doivent également élire leur chef, Jordan Bardella estime qu’il y a une « déconnexion entre les LR et un ancien électorat de droite orphelin à qui j’aimerais tendre la main », a-t-il souligné.

    • 12 min
    Clémence Guetté - 28 novembre 2022

    Clémence Guetté - 28 novembre 2022

    Alors que la France est touchée de plein fouet par l’inflation, le pouvoir d’achat est la préoccupation majeure des Français. Pour pallier la flambée des prix, le gouvernement a mis en place un bouclier tarifaire sur l’énergie, mais la question de l’augmentation des salaires agite la classe politique. Dans une interview accordée au journal Le Parisien, Gabriel Attal, ministre délégué aux Comptes publics, a indiqué que le gouvernement allait « encore plus concentrer » ses efforts sur les classes moyennes, ajoutant que les « Français qui bossent, ou qui veulent bosser » seraient la « priorité » de l’exécutif. « Il méprise autant les salariés de ce pays. (…) Les Macronistes donnent des primes, des accords ponctuels, mais les droits des salariés régressent dans le pays », commente Clémence Guetté, députée, vice-présidente du groupe LFI-Nupes, à l’Assemblée nationale, invitée des 4 vérités, lundi 28 novembre 2022. L’élue souhaite l’augmentation du SMIC, par décret, à hauteur de 1600 euros, suivie d’une « augmentation de tous les salaires ».

    L’Assemblée nationale examine, ce lundi 28 novembre, une proposition de loi qui vise à tripler les sanctions encourues pour les squatteurs, pouvant ainsi atteindre trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. Portée par le député Renaissance d’Eure-et-Loir, Guillaume Kasbarian, le texte veut ainsi « protéger les logements contre l’occupation illicite » et les « petits propriétaires » face aux loyers impayés. « Cette proposition de loi est une honte. (…) Elle va continuer à mettre la pression sur les locataires qui ont du mal à payer leur loyer et qui vont être expulsables beaucoup plus rapidement. Les squatteurs de manière illégale représentent une partie résiduelle. (…) Nous allons continuer à précariser des gens qui sont dans des situations très difficiles », affirme Clémence Guetté, qui dénonce un « effet pervers calculé ». « Cette proposition de loi est extrêmement dangereuse », renchérit-elle, annonçant un rassemblement ce lundi, contre cette loi.

    Alors qu’il préparait sont retour à la vie publique, Adrien Quatennens se voit visé par des nouvelles accusations de son ex-femme, Céline Quatennens, qui l’accuse de « violences physiques et psychologiques ». Le député de La France insoumise, qui s’est retiré de la vie publique depuis le mois de septembre, lors de la révélation de l’affaire, avait reconnu avoir « giflé » son épouse. Il est convoqué le 13 décembre à Lille pour une comparution devant la procureure et devrait « plaider-coupable », a précisé son avocate, Me Jade Dousselin, à l’Agence France-Presse, confirmant une information de BFM-TV. De son côté, le groupe politique de Jean-Luc Mélenchon doit se réunir afin de décider d’un possible retour, ou pas, d’Adrien Quatennens. « Nous avons besoin d’en discuter au sein du groupe LFI. La question des violences sexistes et sexuelles est complexe. Ce cas-là est un cas inédit, car Adrien Quatennens a reconnu », estime la députée LFI. « On se passerait bien des leçons de morale et de traitement de la part d’organisations politiques qui ne font rien, y compris face à des faits qui à priori sont plus graves. Nous avons pris des décisions qui n’ont jamais été prises », ajoute-t-elle.

    McKinsey, la dérive ?

    Le Parquet national financier a annoncé avoir ouvert, fin octobre, deux informations judiciaires autour des interventions des cabinets de conseil dans le financement des campagnes électorales de 2017 et 2022 d’Emmanuel Macron. En cause ? Ses liens avec le cabinet de conseil américain McKinsey. « On est face à un problème structurel avec la macronie et ce recours effréné à des cabinets de conseil. Cela s’est envolé sous le mandat d’Emmanuel Macron. (…) Tout ça est une logique politique que nous combattons fermement », estime Clémence Guetté.

    • 11 min
    Marc Ferracci - 26 novembre 2022

    Marc Ferracci - 26 novembre 2022

    Après le rejet d’une motion de censure, Élisabeth Borne, la Première ministre, a « dégainé » une nouvelle fois l'article 49.3,
    c’est le sixième en deux mois. Les 49.3 étant utilisés sur les budgets de l’État, la sécurité sociale car aucun des partis de
    l’opposition ne souhaitent voter ces budgets, il était « obligé » de le déclencher. « Sur les textes ordinaires, ceux qui ne
    nécessitent pas de budget, on n’a jamais eu besoin de faire des 49.3 parce qu’on a toujours réussi à trouver des
    compromis (…) Je pense qu’on peut essayer de trouver un compromis » ajoute Marc Ferracci, député et vice-président
    du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale.

    Jeudi 24 novembre, le groupe Renaissance a été accusé d’obstruction avec des amendements et sous-amendements
    pour faire obstacle à une proposition de loi sur la réintégration des soignants de la France Insoumise. « Le texte qui
    était proposé à l’examen de l’Assemblée est un texte profondément irresponsable » explique l’homme politique.
    Le même jour, Aurore Bergé dénonce l’attitude d’une député de la France Insoumise, Sophia Chikirou, qui aurait
    menacé physiquement les camarades de Marc Ferracci. « Je m’attendais à des débats vifs, la ligne rouge c’est la
    menace et l’insulte. Cette ligne rouge a été franchie jeudi soir » défend le membre de la commission des affaires
    sociales. Ces menaces ont été reportées dans un compte rendu par les personnes ayant été présentes à l’Assemblée
    nationale.

    Assurance chômage, ce qui va changer

    Le 15 novembre, l’Assemblée a donné son feu vert à la réforme de l’assurance chômage. Cette réforme est
    controversée : à partir du 1er février 2023, les nouveaux entrants à Pôle emploi verront leur indemnisation baisser de
    25% tant que le chômage sera inférieur à 9%. Celle-ci aurait pour but de faire face aux pénuries de recrutement que
    reconnaît la France, cette pénurie « pénalise » les Français dans leur vie quotidienne.
    Cependant, la grande majorité des personnes inscrites à Pôle emploi recherchent activement du travail. « Les sujets ce
    ne sont pas les gens mais les règles. Aujourd’hui, les règles sont plus favorables en France qu’elles ne le sont dans la
    plupart des autres pays. Il faut activer ses recherches » annonce l’invité du plateau des 4 vérités. Malgré cela, il sera
    toujours possible de refuser des offres qui ne correspondent pas aux attentes de la personne concernée seulement si
    d’autres offres ont été proposées.

    McKinsey, une affaire politique ?

    Emmanuel Macron est apparu plutôt serein sur l’enquête lancée par le parquet national financier à propos du rôle du
    cabinet McKinsey. « Je suis convaincu que le président n’a absolument rien à se reprocher (…) Être salarié de
    McKinsey ou toute autre entreprise, cela ne signifie pas que vous n’avez pas le droit de donner du temps militant pour
    une campagne » finit par défendre le député et vice-président du groupe Renaissance qui est certain que la justice
    établira qu’il n’y a rien de problématique lié à ce sujet.

    • 10 min

Avis

4,1 sur 5
18 notes

18 notes

vallet liban ,

Caroline For Ever

Caroline Roux est une excellente intervieweuse politique et une très bonne journaliste. Elle doit obligatoirement dans le dispositif présidentiel Monsieur Guimier. Elle est parfaite dans le 4 Vérités et chaque soir dans C dans l’air. Donnez lui plus de temps le matin dans la nouvelle formule de Telematin en septembre.

Classement des podcasts dans Actualités

Hugo Décrypte
RTL
Anna Rvr
RTL
Le Monde
France Télévisions

D’autres se sont aussi abonnés à…

RTL
RTL
Europe 1
RMC
France Télévisions
franceinfo

Plus par France Télévisions

France Télévisions
France Télévisions
François Beaudonnet
France Télévisions
France Télévisions
France Télévisions