Les Joyeux Gribouilleurs

Laurent Létang

Dessins simples pour explications claires

Épisodes

  1. 11/07/2019

    Ralentissez pour mieux gribouiller ! Interview avec Caroline Tsiang

    Bonjour à toutes et à tous ! 🙂Elle est pétillante, elle est aussi sympathique que ses gribouilles et j’ai aujourd’hui le plaisir de l’interviewer : il s’agit de Caroline Tsiang ! Ancienne responsable communication et manager d’un grand groupe du monde de l’assurance, elle est aujourd’hui coach, sophrologue, praticienne narrative et appréciative, apicultrice et bien sûr… facilitatrice graphique ???? Formée à la pensée visuelle et elle-même formatrice en entreprise, elle nous partage dans cette interview ses astuces de gribouilleuse aguerrie, ainsi que les liens qu’elle tire entre sa pratique de sophrologue et celle de facilitatrice graphique. Personnellement j’adore ses gribouilles et c’est donc un immense honneur pour moi de l’interviewer et de recueillir son point de vue ! Je vous propose donc de ne pas perdre une minute et de faire sa connaissance sans plus attendre : c’est parti ! (Public cible : habitués du vocabulaire lié à la facilitation graphique. Durée d’écoute : 23 min. 57s. La transcription écrite de cette interview est également disponible dans la suite de cet article. Temps de lecture : 10 minutes) Pour écouter cet épisode, cliquez simplement sur Play dans le lecteur ci-dessus ou faîtes clic droit sur ce lien puis « Enregistrer le lien sous » pour le télécharger directement, par exemple pour l’écouter sur votre smartphone. Je vous mets également les liens pour retrouver toutes les références liées à cette interview : Le site sophrologie et coaching de Caroline : http://ginkobiloba.fr/ Le site pensée visuelle de Caroline : www.pensee-visuelle.fr La page Facebook sophrologie et coaching de Caroline La page Facebook pensée visuelle et créativité de Caroline Et en bonus : une vidéo de Caroline en train de réaliser une fresque de scribing, afin que vous puissiez apprécier sa dextérité et vous faire une idée de son art 😉 Joyeux podcast et bonnes gribouilles ! Laurent 🙂 PS : Vous pouvez suivre Les Joyeux Gribouilleurs sur Twitter (@LaurentLetang), sur Instagram (lesjoyeuxgribouilleurs) et sur Facebook ! PPS : Et si vous aimez Les Joyeux Gribouilleurs, aidez-moi à les faire connaître 🙂 Parlez-en à vos connaissances susceptibles de les apprécier ou utilisez les boutons « Like » et « Partage« de vos réseaux sociaux préférés, situés tout en haut de cette page ou sur les côtés. Merci pour votre précieuse contribution ! 😉 Transcription texte de cette interview avec Caroline Tsiang : Les Joyeux Gribouilleurs : Bonjour Caroline ! Caroline Tsiang : Bonjour Laurent 🙂 Les Joyeux Gribouilleurs : Comment ça va ? Caroline Tsiang : Ça va très bien. Les Joyeux Gribouilleurs : Pour commencer, j’aimerais qu’on revienne un peu sur ton parcours. J’ai vu sur ton site Internet que tu avais travaillé plus d’une vingtaine d’années en entreprise et qu’en parallèle tu avais suivi de nombreuses formations en sophrologie, en coaching, etc. Comment en es-tu arrivée à t’intéresser à la pensée visuelle ? Caroline Tsiang : J’ai pris conscience que la pensée visuelle avait toujours été présente dans ma vie. Je suis une ancienne communicante. Lorsque je devais éditer des plaquettes, des flyers, ou quand j’étais responsable de portail corporate, c’était logique pour moi d’associer les images, les visuels et les mots. Il était hors de question de ne mettre que des mots ou que des visuels parce que cela n’aurait pas été clair. Donc associer les deux a toujours été présent dans l’exercice de mon métier de professionnelle de la communication et des outils Web. Les Joyeux Gribouilleurs : C’est donc lié à ton métier ? Caroline Tsiang : Oui, mais je l’utilise aussi dans un souci de synthèse et de clarification afin d’avoir quelque chose d’un peu plus visuel que des mots. Les Joyeux Gribouilleurs : T’es-tu faite former à la facilitation graphique ? Caroline Tsiang : Oui, j’ai été formée par Roberta Faulhaber, grande prêtresse de la facilitation graphique en France, décédée il y a près d’un an. C’était une femme absolument incroyable et très généreuse. Elle était vraiment brillante intellectuellement, d’un point de vue artistique, de par ses capacités de partage, ses capacités à nous faire monter en compétence et à gagner en confiance. Les Joyeux Gribouilleurs : Avec ton passé de communicante, que t’a apporté cette formation à la facilitation graphique ? Caroline Tsiang : Elle m’a d’abord permis de travailler des visuels simples afin de créer une bibliothèque graphique. Elle m’a aussi apportée la capacité de me lancer en grand format, de m’y lancer avec tout mon corps. Et en tant que sophrologue, le corps, ça me parle : la prise en compte de la respiration, du geste, etc. Les Joyeux Gribouilleurs : Utilises-tu la pensée visuelle dans ton quotidien de sophrologue ? Caroline Tsiang : J’ai plusieurs casquettes alors je ne fais pas forcément que de la sophrologie ou que du coaching. Si j’accompagne une personne en sophrologie, je vais l’accompagner également avec une posture de coach. La posture de coach et le cadre du coaching me conviennent parfaitement bien, tellement que je me considère comme une sophrologue d’entreprise. En sophrologie, après une séance je fais une phéno-description. Je fais dessiner à la personne qui a suivi la séance ce qu’elle a vécu. On associe les mots et les images. Et lorsque je fais une séance individuelle, je prends des notes, fais des schémas, sors le Paper Board et accompagne la personne. Les Joyeux Gribouilleurs : Dans tes autres activités et lorsque tu interviens en entreprise, la pensée visuelle joue-t-elle un rôle important ? Caroline Tsiang : Maintenant elle est présente dans absolument toutes les interventions que j’ai en entreprise, que ce soit pour réaliser un ordre du jour, expliquer un concept, remettre une planche de synthèse, animer un groupe ou récupérer des restitutions. La pensée visuelle et la facilitation graphique sont vraiment présentes dans toutes mes postures. Je suis également apicultrice. Et même dans la posture d’apicultrice, j’ai réalisé des grandes planches pour des conférences afin de présenter l’apiculture en m’aidant de ces outils. Les Joyeux Gribouilleurs : C’est ton passé de communicante qui revient pour la partie apiculture (rires) Caroline Tsiang : Oui c’est ça (rires) Les Joyeux Gribouilleurs : Tu utilises donc maintenant la pensée visuelle au quotidien en entreprise. Mais si on se refait le film et que l’on revient à l’époque où tu travaillais encore chez AXA,  y a-t-il des choses que tu ferais aujourd’hui différemment avec ta connaissance actuelle de la facilitation graphique et du sketchnoting ? Caroline Tsiang : Je pense que j’irais plus loin en effet. Quand j’avais un cahier des charges, qui venait de la direction de la communication, je devais le « traduire » pour le transférer à la direction informatique en MOE (Maitrise d’œuvre). Pour ce faire, je faisais des schémas, des dessins. Et à ce moment-là, je ne les faisais pas à la main, mais sur PowerPoint, avec les outils que j’avais (rires). Aujourd’hui j’utilise la tablette numérique, je peux ainsi scanner beaucoup plus facilement. Si j’avais à refaire le chemin, j’utiliserais la pensée visuelle en entreprise de façon assez conséquente. Les Joyeux Gribouilleurs : Afin d’aller encore plus loin dans l’animation de tes équipes, la description de tes projets ? Caroline Tsiang : En effet, j’animais des formations, je déployais des outils dans l’informatique, etc. Aujourd’hui j’anime des formations à la facilitation graphique auprès de consultants, managers, formateurs. Et je leur demande de réfléchir à la façon dont ils peuvent déployer les outils de pensée visuelle dans leurs pratiques professionnelles, afin que chacun puisse s’approprier ces outils. Les Joyeux Gribouilleurs : Tu parles des astuces que tu donnes, en aurais-tu une à partager, ta botte secrète ? Caroline Tsiang :  J’en ai plusieurs. Au fur et à mesure que je déployais mes formations, j’ai vu des choses qui reviennent systématiquement et j’ai créé la règle des « 6 R » : – Ce n’est pas classé par ordre d’importance mais commençons par Respirer : lorsque l’on prend son feutre, il faut se reconnecter à son corps et respirer, il faut prendre conscience de sa respiration. Les personnes que je forme ont tendance à bloquer leur respiration parce qu’elles sont concentrées, elles tirent la langue (Rires). Il faut donc respirer afin de remettre de la fluidité dans son corps. – Il y a ensuite R pour Ralentir. Quand les informations arrivent très vite, il faut ralentir, sur la respiration, sur le geste, poser le geste. La synthèse se fait ainsi d’elle-même, je dis souvent « plus ça va vite, plus il faut ralentir ». En pensée visuelle, plus ça va vite, plus il faut ralentir Caroline Tsiang – Il faut aussi se Relaxer, se détendre, éventuellement faire des petits exercices d’assouplissement. C’est assez éprouvant pour le corps lorsqu’on se crispe toute la journée pour faire des planches de ‘sketchnotes’. Il faut donc vraiment mettre de la souplesse dans les articulations. Ce n’est pas la main qui dessine, c’est la totalité du corps. – Il est nécessaire de prendre du Recul. C’est ce qui va nous permettre de faire une synthèse, de prendre de la distance avec l’information, avec la situation. – Et ensuite, on peut Regarder et observer : c’est nécessaire pour apprendre à dessiner les objets. Tu as par exemple publié récemment le dessin de deux petites coupes pour festoyer. Et pour savoir dessiner une coupe, il faut l’analyser, regarder sous quel angle elle est, est-ce que le fond est plus rond ou plus ovale, etc… – Et puis il faut Recomm

    24 min
  2. 23/05/2019

    Accompagnez la transformation de votre entreprise par le dessin ! Interview avec Etienne Appert

    Bonjour à toutes et à tous ! J’ai aujourd’hui le grand plaisir d’interviewer Etienne Appert 😀 Ancien consultant devenu illustrateur, il a gardé un lien privilégié avec le monde de l’entreprise et a écrit le livre « Penser, Dessiner, Révéler », LE livre qui m’a fait découvrir et aimer la pensée visuelle 🙂 C’est donc un immense honneur pour moi de l’interviewer et de recueillir sa conception du métier d’accompagnateur par le dessin ainsi que ces précieux conseils ! Tout au long de cette interview, vous en saurez plus sur le rôle d’un accompagnateur par le dessin, mais aussi sur son impact et sa valeur ajoutée, ainsi sur que les grands principes à suivre pour aider une organisation à se remettre en question pour évoluer. Bonne écoute ! (Durée d’écoute : 29 min. 22s. La transcription écrite de cette interview est également disponible dans la suite de cet article. Temps de lecture : 15 minutes) Pour écouter cet épisode, cliquez simplement sur Play dans le lecteur ci-dessus ou faîtes clic droit sur ce lien puis « Enregistrer le lien sous » pour le télécharger directement, par exemple pour l’écouter sur votre smartphone. Je vous mets également les liens pour retrouver toutes les références liées à cette interview : Le livre d’Etienne : Penser, Dessiner, Révéler, aux édition Eyrolles Le livre L’art de devenir une équipe agile, aux éditions Dunod, écrit par Claude Aubry et illustré par Etienne Le livre Reinventing Organizations, aux éditions Diateino, écrit par Frédéric Laloux et illustré par Etienne Le livre Une nouvelle technologie managériale : l’Holacracy, publié par IGI Partners et écrit par Bernard-Marie Chiquet et illustré par Etienne Le site internet d’Etienne : www.etienneappert.fr Et enfin, vous trouverez également ci-dessous un résumé gribouillé de cette interview, ainsi qu’une transcription de l’intégralité de cette entretien ! Joyeux podcast et bonnes gribouilles ! Laurent 🙂 PS : Vous pouvez suivre Les Joyeux Gribouilleurs sur Twitter (@LaurentLetang), sur Instagram (lesjoyeuxgribouilleurs) et sur Facebook ! PPS : Et si vous aimez Les Joyeux Gribouilleurs, aidez-moi à les faire connaître 🙂 Parlez-en à vos connaissances susceptibles de les apprécier ou utilisez les boutons « Like » et « Partage«  de vos réseaux sociaux préférés, situés tout en haut de cette page ou sur les côtés. Merci pour votre précieuse contribution ! 😉 Résumé gribouillé de l’interview : Transcription texte de cette interview avec Etienne Appert : Les Joyeux Gribouilleurs : Bonjour Étienne ! Étienne Appert : Bonjour Laurent. Les Joyeux Gribouilleurs : Comment ça va ? Étienne Appert : Très bien, ravi de répondre à tes questions. Les Joyeux Gribouilleurs : Je suis ravi également, merci encore une fois d’avoir accepté cette interview ???? Alors, tu as été consultant pendant longtemps et tu as ainsi accompagné de nombreuses entreprises dans leur transformation ainsi que dans l’utilisation de nouveaux outils. Aujourd’hui en tant que facilitateur graphique, en tant qu’accompagnant par le dessin, est-ce que ton rôle reste similaire ? Continues-tu à accompagner des entreprises dans leur transformation ? Étienne Appert : Aujourd’hui je ne fais plus que du dessin. Je le fais dans plusieurs contextes, dont celui d’être accompagnant par le dessin. Et quand je suis accompagnant par le dessin, je contribue effectivement à des processus qui ressemblent à ceux dans lesquels j’intervenais à l’époque où j’étais consultant. Par contre, ma fonction a complétement changé : depuis 2010, j’ai décidé que je ne faisais plus que du dessin. Bien sûr quand j’interviens, je mobilise tout ce que j’ai appris quand j’étais consultant, pour le mettre au service d’un processus, d’une dynamique, etc. Mais je le fais à partir d’un rôle très particulier qui consiste à uniquement reformuler par le dessin, ce que j’entends, ce que je vois, ce que j’observe. Je ne prends la parole que pour soutenir ces reformulations, faire la « voix-off » des dessins que j’ai produits. J’ai complètement abandonné le reste, tout ce qui concerne le métier de consultant, c’est-à-dire que je n’anime pas de réunions, je ne conçois pas de séminaires, etc. Aujourd’hui, je m’intègre dans des événements, et j’occupe un rôle qui n’existait pas pendant très longtemps : celui d’un témoin silencieux qui, à des moments précis, va soudainement faire un effet miroir et reformuler ce qu’il a compris sur une base de dessin. J’occupe un rôle qui n’existait pas pendant très longtemps : celui d’un témoin silencieux qui, à des moments précis, va soudainement faire un effet miroir et reformuler ce qu’il a compris sur une base de dessin. Etienne Appert Cela peut donner l’impression de quelque chose d’un peu limité. Sauf qu’en fait le dessin, c’est comme une écriture, on peut faire à peu près n’importe quoi : on peut faire des schémas, on peut faire de l’humour, on peut mettre en scène des personnages en situation, etc. On peut faire énormément de choses ! Donc avec ce rôle, très limité d’un certain point de vue, je prends la parole régulièrement dans des événements, pour dire des choses extrêmement variées selon ce qui se passe. Les Joyeux Gribouilleurs : Et extrêmement pertinentes aussi j’imagine ! ???? Étienne Appert : Oui, c’est le but. C’est là où le fait d’avoir un passé de consultant m’aide pour essayer d’évaluer ce qui pourra être utile à la dynamique. Les Joyeux Gribouilleurs : Donc tu n’utilises plus d’outils ou de méthode de conseil lors de tes interventions ? Étienne Appert : Plus du tout. Et pourtant, on me demande régulièrement : « tiens, pourrais-tu aussi nous aider sur ceci ou sur cela ? ». Si cela concerne vraiment le dessin, par exemple si on me demande « après que tu as dessiné, ce serait intéressant que les gens eux-mêmes se mettent à dessiner » à ce moment-là, je veux bien donner un coup de main. [Mais pas sur d’autres sujets.] C’est vraiment quelque chose auquel je tiens parce que beaucoup de facilitateurs graphiques, à mon avis, ne se rendent pas compte de la puissance de leur métier et de leur rôle. Et donc à un moment ou à un autre, ils se disent « Bon, pour mériter mon salaire, pour faire un vrai métier, il faut quand même que je fasse un vrai truc, que je me mette à animer la réunion, à concevoir le séminaire, à être un consultant ». Un peu comme si le métier abouti du facilitateur graphique était d’être un consultant. Personnellement comme j’ai d’abord été consultant, je n’ai pas de fantasmes par rapport à cela. Par contre, en me concentrant à temps plein pendant les séminaires à ce rôle très précis, d’être celui qui reformule par dessin, je me rends compte qu’en fait, ça peut aller très loin. Mais à condition de pouvoir y investir toute son énergie et tout son temps et ne pas être en train de penser à gérer les horaires, à animer le groupe… C’est vraiment une autre fonction. Et plus j’avance, plus je pense que ce rôle-là mérite que quelqu’un s’y investisse complétement, donc c’est ce que je fais. Les Joyeux Gribouilleurs : Donc pour toi, le dessin se suffit à lui-même si tu veux accompagner une personne, une entreprise, un événement ? Étienne Appert : Non, je ne le prendrais pas dans le sens où le dessin suffit pour les personnes à accompagner, même si tout dépend des cas. Par contre ce que je dis, c’est que pour vraiment aller loin dans l’accompagnement par le dessin, cela mérite que quelqu’un, comme moi par exemple, ne fasse que ça. Après pour le client, pour la dynamique qu’il s’agit de soutenir, dans bien des cas, ce n’est pas suffisant d’avoir un accompagnant par le dessin. Cela dépend, il y a des cas où des entreprises font des réunions, des séminaires et ne font appel à personne pour les accompagner. Parfois, elles le font et elles font appel à moi ou à un autre dessinateur et c’est suffisant. Et parfois elles ont vraiment besoin d’un accompagnement [sur l’organisation mais] je ne remplace pas du tout un consultant ou un facilitateur, qui lui va monter un séminaire de façon très intelligente, va proposer des dynamiques de groupes. Tout cela est complémentaire. Je ne remplace pas du tout un consultant ou un facilitateur […], tout cela est complémentaire. Etienne Appert En tous cas je considère que le métier qui est le mien a du sens en tant que métier occupé à temps plein. Après je ne prétends pas du tout résoudre tous les problèmes uniquement avec ça et que les consultants ne servent à rien, ce serait absurde ! (Rires) Les Joyeux Gribouilleurs : D’accord. Donc si je résume : il y a d’un côté un travail de facilitation dans les événements auxquels tu participes et il y a d’un autre côté ton rôle, celui de témoin armé d’un crayon qui retranscrit ce qu’il entend, voit, perçoit et le restitue au groupe. C’est bien cela ? Il y a d’un côté un travail de facilitation […] et d’un autre côté […] celui du témoin armé d’un crayon qui retranscrit ce qu’il entend, voit, perçoit et le restitue au groupe. Étienne Appert : C’est cela. Parfois, il y a le facilitateur qui peut avoir un rôle assez simple. Dans certains cas, ce peut être une personne en interne à l’entreprise qui anime, qui donne la parole. Dans ce cas, mon rôle peut être assez central puisque je vais être le regard extérieur qui leur permet de réaliser où ils en sont et de faire le pas d’après. Dans d’autres cas, il y a vraiment besoin de facilitateurs et de consultants aguerris, qui ont un rôle très important et moi je vais être plus la cerise sur le gâteau. Cela dépend

    29 min
  3. 26/04/2019

    Faîtes de vos facilitations un succès ! Interview avec Lily Gros

    Bonjour à toutes et à tous ! Dans « Facilitation Graphique« , il y a « graphique », mais il y a aussi « facilitation ». Mais qu’est-ce que la facilitation au juste ? Pour en savoir plus sur le sujet, je vous propose de partir à la rencontre de Lily Gros, facilitatrice professionnelle et co-créatrice du collectif des Joyeux Audacieux (toute ressemblance avec un blog portant un nom similaire est purement fortuite ! :D). Egalement à l’initiative de la chaîne YouTube La Minute Facilitation, elle vous partage dans ce podcast en quoi consiste son métier de facilitatrice, ainsi que ses astuces, ses convictions, ses conseils et même sa checklist pour vous aider à préparer et réussir vos séances de facilitation 🙂 Bonne écoute ! (Durée d’écoute : 31 min. 46s. La transcription écrite de cette interview est également disponible dans la suite de cet article. Temps de lecture : 15 minutes) Pour écouter cet épisode, cliquez simplement sur Play dans le lecteur ci-dessus ou faîtes clic droit sur ce lien puis « Enregistrer le lien sous » pour le télécharger directement, par exemple pour l’écouter sur votre smartphone. Je vous mets également les liens pour retrouver toutes les références liées à cette interview : Le site de Lily : https://lilygros.co/ 🙂 Les liens vers les profils Facebook, Instagram et la chaîne YouTube de La Minute Facilitation Enactus France : http://enactus.fr/ Le fichier de Lily « Préparer ma facilitation » (merci Lily ! :D) Et enfin, vous trouverez également ci-dessous un résumé gribouillé de cette interview, ainsi qu’une transcription de l’intégralité de cette entretien ! Joyeux podcast et bonnes gribouilles ! Laurent 🙂 PS : Suivez Les Joyeux Gribouilleurs sur Twitter (@LaurentLetang), sur Instagram (lesjoyeuxgribouilleurs) et sur Facebook. PPS : Faîtes-leur plaisir ! Partagez cette interview à toutes vos connaissances susceptibles de l’apprécier 🙂 Résumé gribouillé de l’interview : Transcription texte de cette interview avec Lily Gros : Lily Gros : Bonjour Laurent ! Les joyeux gribouilleurs : Comment ça va Lily ? Lily Gros : Très bien ! Enchantée d’être connectée avec toi pour ce podcast. Les joyeux gribouilleurs : Je suis content aussi et je suis vraiment ravi d’être avec toi ! La première question que j’ai Lily c’est : qui es-tu ? Lily Gros : Je m’appelle Lily, j’habite à Aix-en-Provence et je suis facilitatrice dans pleins de domaines. En clair, j’aide les personnes à organiser des réunions, des séminaires, et des dispositifs d’accompagnement qui créent de l’impact et qui engagent les personnes. Je fais ça pour des demandes de clients, je crée mes propres parcours et j’aide aussi les personnes à devenir facilitateur.trice. Les Joyeux Gribouilleurs : D’accord, donc tu fais aussi des formations de facilitateur.trice. Lily Gros : C’est ça ! Plutôt pour ceux qui sont débutants ou intermédiaires et qui se disent : « j’ai un atelier à animer dans quelques semaines, et je n’ai aucune idée de par où commencer. » C’est vraiment pour aider, pour donner les bases.   Les Joyeux Gribouilleurs : Et donc est-ce que tu peux nous expliquer rapidement en quoi ça consiste d’être facilitateur.trice ? Lily Gros : En fait pour moi il y a deux choses principales. Il y a un côté qui est de la conception, où l’on part d’une demande avec un objectif plus ou moins précis, un nombre de personnes et une durée. Le but est alors de trouver comment concevoir un déroulé qui va permettre de répondre à cet objectif. Par exemple, il peut m’arriver qu’une entreprise me dise, comme c’est le cas en ce moment : « j’aimerais bien diffuser une culture de l’optimisme dans mon entreprise, on a X de budget et on peut consacrer 2 ateliers d’une demi-journée. Qu’est-ce qu’on peut faire ? » Et donc là, je travaille avec eux sur la conception, sur l’amont, pour bien poser le cadre et concevoir la méthode qui va permettre d’atteindre les objectifs. Et après il y a le deuxième volet qui est l’animation, qui consiste à se dire : « Par rapport à tout ce qu’on a imaginé, au déroulé, comment est-ce qu’on anime ça ? Comment fait-on pour que la méthode se déroule et que l’on atteigne l’objectif ? » Et donc là c’est soit de l’animation que je fais toute seule, soit j’anime avec d’autres facilitateurs, soit j’anime avec le client, soit j’ai une posture avec un peu plus de recul. Mais je suis là pour accompagner le client. Mon travail va vraiment dépendre des personnes et des organisations avec lesquelles je travaille. Les Joyeux Gribouilleurs : Et donc ça peut-être aussi flou que ça, au début ? Tu m’as dit, par exemple : « j’aimerais qu’on travaille sur l’optimisme ». C’est ça ? Lily Gros : Oui en fait, ça dépend vraiment des fois. Parfois, il y a des demandes qui sont extrêmement précises, comme : « animer une réunion de cohésion pour un réseau professionnel qui se réunit 4 fois par an. Il y a tels et tels enjeux dans le réseau, voilà ce qu’on a envie de faire. » Et parfois c’est quelque chose d’un peu plus large. En juin par exemple, je vais faciliter des cessions plutôt de créativité, où la demande n’est pas encore précise. Et aider à préciser les objectifs et les livrables rentre vraiment dans le cahier des charges de la demande. Parce que c’est vrai que « aider à cultiver l’optimise » par exemple, c’est une demande extrêmement large. Et si on reste sur ce niveau de précision, on ne va pas aller très loin, on va avoir quelque chose de très générique. Mais plus on arrive à spécifier et plus on arrive à avoir de l’impact. Les Joyeux Gribouilleurs : Finalement, c’est donc une partie intégrante de ton travail que d’aider ton client à préciser sa demande, ainsi que l’objectif qu’il veut atteindre et ses enjeux. Tu devras ensuite concevoir avec lui le meilleur fil directeur pour que tu puisses ou qu’il puisse animer un atelier, qui mène progressivement les participants vers le résultat attendu. C’est bien ça ? Lily Gros : Complètement. Et c’est vrai que parfois dans la facilitation il y a cet écueil de dire : « j’aimerais faire telle méthode d’animation, par exemple un World-café*, ou j’aimerais faire une cession de créativité. » Il faut faire attention car cet écueil de directement se dire ce qu’on a envie de faire peut réduire la cohérence avec les objectifs. Donc faire ce travail de conception, c’est presque déjà faire 60-70% du travail en amont de l’évènement ! Ndlr : un world café est une méthode d’animation de groupes de travail dans lequel les participants, par petits groupes, passent d’un atelier à un autre Les Joyeux Gribouilleurs : D’accord, donc facilitation ne veut pas seulement dire animation. Lily Gros : L’animation c’est une des facettes de la facilitation. Mais pour moi cela ne se résume pas qu’à ça. Je peux aussi être sur des missions où je suis juste mobilisée pour la facilitation du jour J et où tout a été conçu en amont par quelque d’autre, par un autre facilitateur.trice. Quoi qu’il en soit, il y a toujours de la conception en amont, c’est sûr. Les Joyeux Gribouilleurs : Et comment en es-tu arrivée à t’intéresser à la facilitation ? Tu en faisais dans tes anciennes entreprises ? Lily Gros : Oui, c’est venu assez progressivement. Pendant un peu moins de 6 ans, j’ai travaillé dans une super association qui s’appelle Enactus, qui accompagne des étudiants, des lycéens et des professionnels à renforcer leur posture entrepreneuriale et leur sens des initiatives. Et parmi les métiers que j’ai fait dans cette association, j’ai fait de l’accompagnement de groupes, de l’accompagnement d’individus, j’ai animé pas mal de séminaires et de démarches, entre autres choses. Je me suis ainsi rendu compte que c’était ça qui me donnait de l’énergie : de mettre des groupes ensemble, de les faire collaborer sur un objectif. Donc j’en ai fait mon métier à temps plein, il y a quelques mois. Les Joyeux Gribouilleurs : Et est-ce que tu as eu besoin de te former pour pouvoir dire que tu étais facilitatrice ? Lily Gros : Non, en fait je n’ai pas suivi de formation sur la facilitation. En tout cas, je n’ai pas de diplôme de facilitation. Par contre, j’ai une formation de terrain. Mon ancien chef chez Enactus m’a transmis énormément de choses, il nous a fait beaucoup de formations à la facilitation, mais qui ne sont pas labellisées par des organismes de formation. Ce qui ne l’a pas empêché de me transmettre beaucoup d’outils. Je me forme aussi beaucoup en autodidacte en lisant des bouquins, en allant voir des séminaires et en m’inspirant d’autres facilitateurs. Je n’apprends jamais autant que quand je vois d’autres personnes faciliter, quand je vois ce qui me plait, ce qui me plait moins, quand je vois ce qui crée de l’impact. Et avec tout ce que je vois, j’apprends, j’absorbe : je fais l’éponge ! (Rires) Les Joyeux Gribouilleurs : Et quand est ce qu’on va faire appel à toi ? C’est un besoin qu’une entreprise identifie ? Parce que le terme facilitateur.trice semble assez nouveau : il doit donc y avoir des entreprises qui n’ont même pas conscience qu’elles auraient besoin de facilitation. Quand et comment est-ce qu’on en arrive à se dire qu’il nous faudrait un facilitateur.trice ? Lily Gros : Je pense qu’il y a plusieurs cas, il y a peut-être un cas où ils identifient un besoin sur l’animation. Le cas assez classique, où l’on fait une réunion de cohésion pour notre équipe et où l’on a besoin de quelqu’un qui soit extérieur à l’équipe pour animer. Mais il y a aussi des cas où la compétence d’animation et de facilit

    32 min
  4. 04/04/2019

    Débloquez votre capacité à gribouiller ! Interview avec Béatrice Lhuillier

    Bonjour à toutes et à tous ! Aujourd’hui je vous propose un nouveau podcast et pas des moindres : il s’agit en effet d’une interview de Béatrice Lhuillier, facilitatrice graphique reconnue et formatrice à succès. Elle a formé plusieurs centaines de personnes au sketchnoting. Elle en a touché des milliers d’autres en organisant l’année dernière un premier sommet online de la pensée visuelle. Et elle organise cette année l’International Sketchnote Camp. Et oui : elle partage avec vous ses astuces, ses convictions, ses projets et ses conseils pour débloquer votre capacité à gribouiller ! 😀 (Durée d’écoute : 45 min. 53s. La transcription écrite de cette interview est également disponible dans la suite de cet article. Temps de lecture : 25 minutes) Pour écouter cet épisode, cliquez simplement sur Play dans le lecteur ci-dessus ou faîtes clic droit sur ce lien puis « Enregistrer le lien sous » pour le télécharger directement, par exemple pour l’écouter sur votre smartphone. Je vous mets également les liens pour retrouver toutes les références liées à cette interview : Etienne Appert : https://www.etienneappert.fr/ Olivier Richard : https://www.simpleslide.com/blog/ Le livre Graphic Recording : Le livre Sketchnote Time, de Béatrice ! 🙂 Le site internet Sketchnotes : Facile ! de Béatrice : http://www.sketchnotes-facile.com/ Le lien pour réserver vos place à l’International Sketchnote Camp ! https://www.eventbrite.fr/e/international-sketchnote-camp-2019-isc19fr-tickets-53995589261 🙂 Le lien pour rejoindre le groupe Facebook Passion Sketchnotes : https://www.facebook.com/groups/passionsketchnotes/?ref=bookmarks Joyeux podcast et bonnes gribouilles ! Laurent 🙂 PS : Suivez Les Joyeux Gribouilleurs sur Twitter (@LaurentLetang), sur Instagram (lesjoyeuxgribouilleurs) et sur Facebook. PPS : Faîtes-leur plaisir ! Partagez cette interview à toutes vos connaissances susceptibles de l’apprécier 🙂 Transcription texte de cette interview de Béatrice Lhuillier : Béatrice Lhuillier : Bonjour à tous ! Les Joyeux Gribouilleurs : Merci d’avoir accepté cette interview Béatrice. Alors, une question simple aujourd’hui pour commencer : Qui es-tu ? Béatrice Lhuillier : Je suis Béatrice Lhuillier, je suis à l’initiative d’un site qui s’appelle Sketchnotes facile. Je suis facilitatrice graphique. J’interviens dans des groupes pour les aider à accoucher de leurs idées en utilisant le visuel. Donc je vais utiliser différentes astuces, différents outils, pour leur permettre de mettre au jour leurs idées sur des projets, etc. Je peux aussi être amenée à utiliser la pensée visuelle dans plein de domaines différents, mais on y reviendra un peu plus tard dans l’interview. Les Joyeux Gribouilleurs : Donc c’est ton métier aujourd’hui, tu te définis comme une facilitatrice graphique ? Béatrice Lhuillier : Tout à fait. Les Joyeux Gribouilleurs : Et comment devient-on facilitatrice graphique ? Béatrice Lhuillier : Je ne sais pas s’il y a un parcours type. De tous les facilitateurs graphiques que je connais, parce qu’il y en a de plus en plus, je crois qu’il n’y a pas un parcours et c’est ce qui est sympa. Il y a des gens qui vont venir du dessin par exemple, qui ont un coup de crayon à la base et qui vont se former à l’animation de groupe, se former au scribing, ce qui est la retranscription en temps réel d’un événement mêlant des éléments visuels et textuels. Donc il y a des gens qui viennent de l’univers du dessin, mais il y a aussi des gens qui à un moment donné se rendent comptent de l’intérêt et du poids de la pensée visuelle pour mieux former, pour mieux communiquer, pour mieux transmettre tout simplement une information, pour mieux travailler, pour mieux mémoriser, et qui vont s’intéresser à ces pratiques là et vont se former soit avec moi, soit avec d’autres. Moi je suis tombée un peu par hasard là-dedans. En constatant de mon côté des problèmes de mémorisation, je me suis rendu compte que la pensée visuelle m’aidait à mieux mémoriser, et que la pensée visuelle avait d’autres atouts, comme je viens de le dire, comme mieux communiquer, mieux former, mieux enseigner, mieux mémoriser, etc. On constate qu’il y a vraiment de tout, c’est ça qui est extraordinaire dans cette communauté-là, il y a des gens qui sont salariés, des gens qui sont freelance, il y a des fonctionnaires, des profs, des mamans, des papas, des managers, des chefs d’entreprises, il y a vraiment tout ce qu’on veut. Ce qu’on constate c’est que ça intéresse tout le monde parce que c’est efficace et parce que c’est fun ! Les Joyeux Gribouilleurs : Et bien en tout cas, tu es bien une preuve vivante qu’on peut se lancer dans la facilitation graphique sans savoir dessiner au départ 🙂 Béatrice Lhuillier : Absolument. J’ai pris mon premier cours de dessin en 2017 et ça faisait plusieurs années que j’œuvrais dans le sketchnoting. En fait ça ne m’a pas empêché de sketchnoter, de ne pas savoir dessiner à la base. Effectivement, on va entraîner son trait quand on cherche à sketchnoter ou à scriber, on va chercher à savoir représenter des objets etc., mais on sait qu’avec des traits très simples on peut représenter des choses parfois très complexes. Après, quand on a le souci du beau, quand on veut représenter très fidèlement un objet, alors c’est intéressant de savoir dessiner. Moi je m’entraîne un peu tous les jours, je sens bien que mon trait s’améliore, mais ça ne m’a pas empêché de sketchnoter pour autant. Il y a vraiment deux écoles là-dessus. Quand on préparait cette interview tu me parlais du livre d’Etienne Appert, lui c’est vrai qu’il vient du dessin, il a un coup de crayon extraordinaire, tu feras peut-être référence à son ouvrage sous cette interview… Les Joyeux Gribouilleurs : Oui, je le mettrai en référence effectivement… Béatrice Lhuillier :  Il est illustrateur, dessinateur, etc. On peut aller sur cette voie-là, si ça nous plaît et c’est tant mieux, et c’est mon cas, ça me botte bien d’améliorer ma façon de dessiner. Mais tous les gens que je vois en formation avec moi me disent souvent : « je vous préviens, je ne sais pas dessiner et j’écris comme un médecin ». Je leur dis que ce n’est pas grave. Et à la fin de la journée, force est de constater qu’ils se sont très bien débrouillés à sketchnoter, même si ce ne sont pas des as du dessin. Finalement, avec peu de choses on s’en sort très très bien. Les Joyeux Gribouilleurs : J’ai un peu tendance à dire que le sketchnoting et les petits dessins c’est un peu comme apprendre à écrire finalement. Béatrice Lhuillier : Oui, c’est ça. Les Joyeux Gribouilleurs : C’est une nouvelle langue avec de nouvelles lettres. Et comme quand on est petit, on n’arrive pas bien à faire au début, c’est pas très beau, et finalement au fur et à mesure qu’on pratique, c’est plus facile et on associe le geste du poignet à ce qu’on peut entendre pour en faire des dessins. Et comme pour apprendre à écrire : il ne faut pas s’attendre à savoir le faire en deux heures. Au début c’est normal si on n’est pas très sûr de soi mais ça s’améliore au fur et à mesure. Béatrice Lhuillier : Oui oui c’est ça, et puis il y a des dessins qu’on va faire une fois, deux fois, trois fois, et évidemment la troisième fois il est plus réussi que le premier. Ce que je conseille aux gens qui sont en formation avec moi, c’est d’avoir toujours un petit carnet avec eux. Ainsi quand on tombe sur une icône qui nous plaît bien on la dessine et on va enrichir ainsi son vocabulaire graphique. On sera au fur et à mesure plus à même de représenter un mot ou autre grâce à un dessin qui sera très simple. La plupart du temps on n’a pas besoin de choses extrêmement compliquées. Je pense que c’est une pratique qui est ouverte à tous. D’ailleurs, moi ça fait partie de mon credo. J’ai encore reçu un message ce matin d’une personne qui m’a dit : « Dorénavant, quand je suis en réunion, je suis en capacité de faire des petits dessins pour faire comprendre des concepts. C’est grâce à toi et je t’en remercie ». Quand je reçois des textos comme ça, c’est la fête, ça veut dire que j’ai débloqué quelque chose. Je me vois vraiment comme une débloqueuse. Je sais par expérience que tout le monde en est capable. Mon rôle c’est de débloquer et de permettre à tout un chacun d’accéder à cette partie de soi qui consiste à représenter avec des petits dessins, des petites choses, parfois des éléments très complexes et des notions, des concepts. Mais on y arrive toujours. Et moi je débloque (rires). Les Joyeux Gribouilleurs : Combien de personnes est-ce que tu as débloqué jusqu’à maintenant ? Béatrice Lhuillier : Je dirais plusieurs centaines ça c’est sûr, parce que j’ai fait beaucoup d’ateliers pour faire connaitre mes activités, puis ensuite des ateliers payants. On m’appelle aussi pour faire des formations dans les entreprises et les organisations. Les Joyeux Gribouilleurs : On n’est peut-être pas loin du millier ? Béatrice Lhuillier : Oui, je pense qu’on ne doit pas être loin du millier, avec les formations en ligne, sans doute plus. J’avais organisé l’année dernière le sommet de la pensée visuelle. On a eu 3.200 inscrits, sachant que les personnes se sont inscrites en moyenne à 6 ou 7 conférences, on a eu plus de 20.000 inscriptions. Je me doute bien que tous ne se sont pas mis à utiliser la pensée visuelle. Après j’ai vendu mes formations en ligne plusieurs centaines de fois. C’est compliqué de mettre un chiffre mais à titre personnel avec les formations que j’anime, à peu près un millier, et puis il y a toutes les personnes

Notes et avis

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À propos

Dessins simples pour explications claires