26 épisodes

Aujourd'hui on est catalogué « senior » dès 45 ans sur le marché de l’emploi, à partir de 50 ans d’après les catégories marketing.

Or passer ce cap a un impact démultiplié pour les femmes. Côté pro, il reste pourtant pas mal d’années à travailler, alors qu’on est souvent poussées vers la sortie en entreprise. Et puis on a d’autres envies. Côté perso, on assume ou pas ses cheveux blancs, on sait qu’on n’aura plus d’enfants.

Ce podcast donne la parole à des femmes qui toutes travaillent et abordent la cinquantaine ou l’ont largement dépassée. Elles sont au top de leurs compétences et de leurs capacités, et n'ont pas l'intention de se laisser mettre sur la touche à cause de stéréotypes liés à l'âge.

Comment investissent-elles ce nouvel âge, professionnellement et personnellement ? Qu’est-ce que les années leur ont apporté ? De quoi se sont-elles libérées ? Comment devient-on ce que l’on est  ? 

Leurs parcours, parfois sinueux, montrent que réussir sa vie peut prendre bien des formes, et qu’il n’y a pas d’âge pour se réinventer.

Et si 50 ans était l'âge de l’accomplissement ?

Montage : Mathilda Memin, Margot Page

Illustration : Cécile Lisbonis

contact : laurence@lespasseuses.com

Les Passeuses Laurence Lucas

    • Affaires
    • 4,9 • 52 notes

Aujourd'hui on est catalogué « senior » dès 45 ans sur le marché de l’emploi, à partir de 50 ans d’après les catégories marketing.

Or passer ce cap a un impact démultiplié pour les femmes. Côté pro, il reste pourtant pas mal d’années à travailler, alors qu’on est souvent poussées vers la sortie en entreprise. Et puis on a d’autres envies. Côté perso, on assume ou pas ses cheveux blancs, on sait qu’on n’aura plus d’enfants.

Ce podcast donne la parole à des femmes qui toutes travaillent et abordent la cinquantaine ou l’ont largement dépassée. Elles sont au top de leurs compétences et de leurs capacités, et n'ont pas l'intention de se laisser mettre sur la touche à cause de stéréotypes liés à l'âge.

Comment investissent-elles ce nouvel âge, professionnellement et personnellement ? Qu’est-ce que les années leur ont apporté ? De quoi se sont-elles libérées ? Comment devient-on ce que l’on est  ? 

Leurs parcours, parfois sinueux, montrent que réussir sa vie peut prendre bien des formes, et qu’il n’y a pas d’âge pour se réinventer.

Et si 50 ans était l'âge de l’accomplissement ?

Montage : Mathilda Memin, Margot Page

Illustration : Cécile Lisbonis

contact : laurence@lespasseuses.com

    Delphine : refuser la peur (Rediffusion)

    Delphine : refuser la peur (Rediffusion)

    Delphine va avoir 50 ans.

    Delphine, c’est la fondatrice de la Maison Plisson, une épicerie-restaurant fondée en 2013, qui propose les meilleurs produits alimentaires de producteurs et d’éleveurs sources dans toute la France et l'Europe, à des prix accessibles. Elle est aujourd’hui à la tête de 150 salariés et ses deux lieux à Paris ne désemplissent pas.

    Ça n’était pourtant pas une voie toute tracée pour la gamine de Créteil qui voulait devenir libraire. Mais comme une libraire ça doit d’abord savoir compter, elle a fait une école de commerce et s’est retrouvée un peu par hasard dans la mode. 20 ans à travailler pour des marques comme Agnès B, Yves Saint Laurent ou Claudie Pierlot, une vie de salariée heureuse, qu’elle a pourtant quittée d’un coup quand le projet de Maison Plisson s’est imposé à elle comme un désir d’enfant.

    • 43 min
    Chloé : oser partir

    Chloé : oser partir

    Chloé a 54 ans.

    Après une enfance nomade en Amérique du Sud qui lui a laissé un souvenir enchanteur, elle a fait ce qu’on attendait d’elle : de grandes études. 

    Mais une fois devenue ingénieure agronome, elle a envoyé tous ses diplômes à ses parents dans un tube DHL et s’est dit qu’il était temps de découvrir ce qu’elle voulait faire. Elle a travaillé à Londres dans le cinéma et la photo, puis en Jamaïque pour les Nations-Unies. 

    Ces chemins là aussi, elle les a quittés, pour revenir au plaisir secret qu’elle cultivait depuis l’enfance : le chocolat. Et elle est repartie du bas de l’échelle, décidée à faire son métier de ce qui était jusque là resté un hobby. 

    C’est la rencontre avec un grand nom de la patisserie qui lui a permis de devenir une professionnelle du chocolat : Pierre Hermé lui donne le premier sa chance, séduit par son palais après une mémorable dégustation à l’aveugle. Elle a travaillé pour Ladurée, traqué les meilleurs chocolats pour Fortnum & Mason, conseillé des producteurs, et des marques comme Plaq … Devenue une experte reconnue internationalement, celle qu’on surnomme « Chloé chocolat » enseigne aussi son savoir partout dans le monde, et notamment au Venezuela où elle vit depuis quelques années. Parce que, pour elle, la transmission est essentielle. 

    Aujourd’hui, en plus de tout cela, Chloé est aussi une spécialiste du mouvement bean to bar, qui entend redonner ses lettres de noblesse au chocolat. 

    On a parlé de l’émotion d’un grand chocolat, de l’importance de savoir partir, de la confiance en soi, des peurs et des acquis de l’âge.

    Je vous laisse avec cette conversation. Bonne écoute !

    • 30 min
    Stéphanie : ouvrir de nouveaux chapitres

    Stéphanie : ouvrir de nouveaux chapitres

    Stéphanie a 50 ans, et elle est passée d’un monde à un autre.

    Elle a toujours adoré les livres, mais comme elle était bonne en maths, elle a suivi sans trop se poser de questions cette voie dite d’excellence et fait des classes prépa scientifiques pour intégrer une grande école et devenir ingénieure.

    Puis elle a évolué dans un grand groupe qui lui a permis de vivre plusieurs carrières. D’abord comme ingénieure dans le BTP sur le terrain, puis comme DRH en charge des hauts potentiels. Mais au bout de 20 ans, elle a senti une envie d’ailleurs, un besoin d’autre chose. Une peur de s’étioler, aussi. 

    A 45 ans, elle qui avait vécu toute sa vie professionnelle dans un seul et même groupe, s’est lancée comme entrepreneure :  après s’être formée pendant un an aux métiers du livre, elle a racheté une librairie indépendante dans une ville de la banlieue parisienne, Colombes. 

    On a parlé de la maternité et de la retraite dans le monde de l’entreprise, de l’utilité des chiffres pour déconstruire les croyances, des livres comme refuge et comme consolation, de l’importance de faire d’une librairie un lieu ouvert, et aussi de cheveux blancs... et d’Harry Potter !

    Une dernière chose : si vous aimez ce podcast, n'hésitez pas à le noter (5 étoiles de préférence, y a que ça qui marche !), le commenter, et aussi le partager ! C'est la meilleure façon de le soutenir...

    Merci et à bientôt !

    • 28 min
    Paoline : transmettre et accompagner

    Paoline : transmettre et accompagner

    Paoline a 59 ans.

    C’est une ancienne sportive de haut niveau, une star du basket français des années 80 et 90. 

    3 fois championne de France, elle a détenu pendant plus de 20 ans le record de sélections officielles en équipe de France, dont elle a été la capitaine.

    Le sport a occupé une place essentielle dans sa vie. Mais pas seulement parce qu’elle y a fait une brillante carrière.  

    Victime d’inceste, elle dit que le basket lui a sauvé la vie, quand, à l’adolescence, il lui a permis d’échapper aux violences de son père et au déni de sa mère. 

    Aujourd’hui elle est entrepreneure : a 53 ans, elle a co-fondé Sportail community, une start-up qui connecte les talents sportifs de haut niveau et les entreprises. 

    On a parlé de la violence du silence que la société oppose parfois aux victimes, du métissage et de la couleur qui ne fait pas une identité, de ce que les sportifs apportent aux entreprises, et de l’importance de s’aimer soi-même avant tout.

    Si l'épisode vous plaît, n'hésitez pas à le noter et à vous abonner au podcast : c'est la meilleure façon de le soutenir. Merci !

    • 27 min
    Juliette : investir le collectif

    Juliette : investir le collectif

    Savez-vous que ce sont en majorité les femmes, dans leur cinquantaine et leur soixantaine, qui gèrent le grand âge de leurs parents…. Voire de leurs beaux-parents ?

    Or l’aide au grand âge va devenir une urgence avec le vieillissement de la population : en 2040, un Français sur quatre aura plus de 65 ans. Autant dire qu’il y a le feu.

    C’est pour toutes ces raisons que j’ai voulu inviter Juliette dans ce podcast. Pour qu’elle nous parle de ce métier aussi essentiel que déconsidéré.

    Juliette a 59 ans, et elle a déjà eu plusieurs vies. Elle a travaillé dans l’informatique, et elle a enseigné la danse pendant 28 ans, notamment à des personnes porteuses de handicap après avoir repris des études d’art en thérapie. 

    Et depuis 6 ans, elle est assistante de vie.

    Ça veut dire qu’elle accompagne les personnes en perte d’autonomie, de la naissance à la fin de vie, dans tous leurs besoins du quotidien : lever, toilette, repas, courses, mais aussi lien social, aide administrative, soutien psychologique… 

    Un métier indispensable, donc, que Juliette raconte via un spectacle, et qu’elle défend via un collectif, la force invisible des assistantes à domicile.

    On a parlé du jugement social porté sur les métiers de l’assistance des plus fragiles, de la difficulté des femmes à revendiquer, du spectacle comme objet politique…et bien sûr de l’âge : le sien, et celui des personnes qu’elle accompagne.

    Bonne écoute !

     

    • 29 min
    Sophie : Mobiliser les femmes de 45 à 65 ans.

    Sophie : Mobiliser les femmes de 45 à 65 ans.

    Sophie a 60 ans.

    Sophie, c’est Sophie Dancourt, autant vous dire une référence sur le sujet des femmes de + de 50 ans : il y a 5 ans, elle a créé « j’ai piscine avec Simone », un média digital qui parle des femmes actives de plus de 50 ans, en partant d’un constat : les articles, les photos, rien dans la presse ne lui parlait d’elle-même et des femmes de son âge. Celles-ci disparaissaient purement et simplement de la presse une fois passée la barre fatidique des 50 ans, alors même qu'une femme majeure sur 2, en France, a plus de 50 ans. 

    Alors, à 55 ans, la journaliste pigiste est devenue entrepreneure. Elle a défini son business model, monté une équipe, et « Simone » a obtenu le statut de média. Un média qui se revendique militant et qui déconstruit tous les stéréotypes liés à l’âge. Pour les femmes actives de + de 50 ans, mais pas seulement : Simone s’adresse à toutes les générations, pour que les femmes, quel que soit leur âge, cessent de vivre dans la peur du vieillissement. Parce que 50 ans, ce sera la moitié de la vie pour un bon nombre d’entre nous, et qu’il est temps de l’envisager comme l’âge de l’épanouissement et de la liberté.

    On a parlé des actrices aux cheveux blancs, des injonctions subies à tout âge, du regard du monde professionnel sur ceux qu’on appelle les « seniors », de l’importance de faire entendre sa voix... Et de bien d’autres choses encore !

     

    • 38 min

Avis

4,9 sur 5
52 notes

52 notes

vdsrvznt ,

Les masseuses Delphine Plisson

J’ai adoré le témoignage de Delphine
Elle a tout compris et j’en suis admirative

40EM ,

Stimulant !

Merci pour cette belle initiative. « Les Passeuses » est un signe du changement (et participe de ce changement) sociétal qui est en train d’avoir lieu pour les femmes de 45 ans et plus ! J’ai trouvé le témoignage de Delphine, fondatrice de la maison Clisson, très stimulant, un booster, une ode à la vie !!

Delphineplisson22 ,

Délicatesse

Merci de m’avoir donné cette tribune ouverte !

Classement des podcasts dans Affaires

Génération Do It Yourself
Matthieu Stefani | Orso Media
Le Podcast de Pauline Laigneau
Pauline Laigneau
La Martingale
Matthieu Stefani | Orso Media
Sans Permission
Sans Permission - By Yomi & Oussama
J'peux Pas J'ai Business par TheBBoost
TheBBoost
Yomi Denzel
Yomi Denzel

D’autres se sont aussi abonnés à…

Ressentir
Jessica Troisfontaine
Métamorphose, éveille ta conscience !
Anne Ghesquière
Bliss-Stories - Maternité sans filtre
Clémentine Galey
EX...
Agathe Lecaron
Vivons heureux avant la fin du monde
ARTE Radio