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Lyncée sur lyncee.me - Juste pour Voir

Poésie sonore et visionnaire à suivre et soutenir pour propagation

émanations sensibles du vivant parcourant la chaire de notre chère vie pour un désordre en arrangement autonome et constant

Lyncée voit au-delà de la vision

Pour te servir...

Lyncée Lyncée

    • Arts
    • 5.0 • 1 Rating

Lyncée sur lyncee.me - Juste pour Voir

Poésie sonore et visionnaire à suivre et soutenir pour propagation

émanations sensibles du vivant parcourant la chaire de notre chère vie pour un désordre en arrangement autonome et constant

Lyncée voit au-delà de la vision

Pour te servir...

    Le poisson pour la soif

    Le poisson pour la soif

    Le poisson pour la soif



    Une petite table carrée appuyée aux murs d'un coin de la cuisine en un désordre qui ne nous appartient pas... Je jouis de sa présence. Elle occupe le deuxième côté libre de la table. Elle est belle et je l'aime, cette femme qui m'aime et m'honore d'elle.

    Une grande et vieille ou pas si tant, nous propose de dîner d'une manière qui, nous le savons, n'offre pas d'y couper, captifs que nous sommes en ces murs, devant ses yeux ronds, écarquillés et remuants chacun dans leur arène. La vieille n'y peut rien. Cela aussi se sait. Elle vit son rôle de taulière qui s'ignorerait geôlière. Mais avec tant de zèle au sourire large de son long visage de balancier qui se frotte les mains à tant de satisfaction du travail bien fait pour le juste et le mieux. Au menu ce soir, un mélange de poissons, un bocal par personne. Mon amoureuse acquiesce, se tend. Pas si végé s'entend. Je le sais dans sa jambe qui borde la mienne, dans toute sa mine encore. Parviens à négocier de n'en manger ce soir que la moitié en assurant emporter le reste pour le lendemain.



    Alors là, nous savons. Qu'effectivement demain nous aurons besoin de ce peu de provisions qui nous semble pourtant trop à présent.









    Par l'aurore suivante, de place en place, de ville en ville, nos petites rations aux côtés, nous chevauchons ce qui peut se nommer une mule, fière et tranquille, imperturbable au défilé des explosions qui jalonnent l'arrière de notre chemin, faisant jaillir des flammes jaunes coiffées de cendres noires sur la gauche de l'image montrant le beau pays aux chaudes couleurs bigarrées et douces des orients sablés.







    écrit le 23 octobre 2020 à la suite d'un rêve commandé. Je te recommande ce type de demande !

    Publié dans "Onirimoi", un minilivre réalisé en collaboration avec ma chérie, une feuille A4 cartonnée et de jolies agrafes ;-)



    Report des commentaires :



    4---------------------------------

    23/01/2023 Orane CP

    La mule, l'homme, sa femme qui "l'honore d'elle" (très beau)... une image christique, éternelle, face aux délires d'un monde souffrant ?

    - 23/01/2023 Lyncée

    Merci Orane de ta visite, ta lecture et ton commentaire. Au plaisir des bientôt

    3---------------------------------

    11/11/2021 Ginette Flora Amouma

    Merci pour l'orient sablé que je vois avec clarté .

    - 16/11/2021 Lyncée

    Chouette ! Ce fut un plaisir de l'écrire, c'en est un de plus que tu le lises. Au plaisir Ginette

    2---------------------------------

    11/11/2021 Alice Merveille

    On accompagne cette mule fière et tranquille...

    - 11/11/2021 Lyncée

    C'est ainsi qu'elle tiendra la distance. Merci pour elle Alice et merci de ta lecture

    1---------------------------------

    19/10/2021 Carl Pax

    Salut Lyncée, j'ai lu ton texte comme s'il s'agissait d'une connivence amoureuse qui se décline d'abord sur un coin de table, sans s’embarrasser d'un autre envahissant. Pour défiler ensuite, au loin, et se défiler, avec une certaine sérénité (aux allures de rêve)

    - 19/10/2021 Lyncée

    une modeste monture et une ration de spiritualité en bocal. Quel rêve !Merci Carl d'être passé le lire.

    -- 19/10/2021 Carl Pax

    Les rêves ne sont pas toujours de grandes envolées, mais j'ai trouvé de la poésie dans ta dernière phrases et spécialement "les orients sablés".



    à toi la suite

    • 1 min
    Un va bondir

    Un va bondir

    Un va bondir



    Trois formes hautes sortent de l'ombre d'un haut mur et viennent refléter les poussières de lumières du ciel étoilé. Trois hommes jeunes, grands et forts, aux torses nus et modelés d'ombres musculeuses, s'avancent en un rang résolu, doux et puissant avec en leur main droite un lapin blanc éclatants de lumière. Ces lapins sont calmes, comme saisis de leurs sorts, tapis aux creux des mains larges. À la main gauche, de la gauche à la droite, une grosse cloche, une grosse épée et un marteau ou plutôt une petite masse.

    Il s'agit alors de déterminer lequel des trois lapins s'enfuira car, je sais déjà que l'un d'eux va jouer son sort sur le ressort d'un bond. C'est le marteau qui s'anime et surprend le lapin au côté de la cloche qui détale comme prévu.

    Je m'éveille, le sourire aux yeux et aux lèvres.





    écrit le 22 octobre 2020 à la suite d'un rêve commandé et publié à fait-maison dans un minilivre "Onirimoi" offert aux amis qui passèrent par là...



    report des commentaires :



    3

    15/11/2021 Viviane Fournier

    On saute-lapins sur tes mots ....libre comme le petit détaleur ! ... Surprenant et au final, un sourire rencontre le tien ...

    - 15/11/2021 Lyncée

    Chic !Sourire c'est chouette. Qu'il s'en échange, c'est plus chouette !Merci Viviane de ta lecture et de ton sourire

    ---------------------------------- 11/11/2021 Ginette Flora Amouma

    Je n'ai pas trouvé la pensée qui se cache derrière tout cela , les ombres ont disparu trop vite ! Trop bien , Lyncée.

    - 15/11/2021 Lyncée

    Merci Ginette de ton passage et du partage de tes impressions.Je cherche encore le lapin qui sait sûrement lui, l'idée derrière.

    2---------------------------------

    11/11/2021 Alice Merveille

    Bonne chance au lapin bondissant !

    - 11/11/2021 Lyncée

    Merci pour lui Alice. Les autres en ont-ils moins besoin ?Trêve de taquinerie, merci de ton passage et belle journée à toi

    -- 11/11/2021 Alice Merveille

    A toi aussi !

    1---------------------------------

    24/08/2021 Blackmamba Delabas

    Je veux bien jouer le rôle du lapin rebelle qui détale...

    - 24/08/2021 Lyncée

    Je te propose de tourner pour vaquer les soirs de liberté ainsi offerte





    à toi la suite...

    • 50 sec
    Miroir, miroir, mon beau miroir

    Miroir, miroir, mon beau miroir

    Miroir, miroir, mon beau miroir, dis-moi donc qui Je suis

    Montre-moi la surface, dessin de mes contours,

    Que je vois toutes les faces, enfin sous leur vrai Jour.

    Miroir, miroir, mon sûr miroir, dis-moi donc qui Je fuis.







    5 de 14 dans Qua o Ess d Omb

    9 de 25 dans Quand on essore des Ombres

    • 19 sec
    Quand il n’y a qu’à écrire

    Quand il n’y a qu’à écrire

    Quand il n’y a qu’à écrire, se repasse le film. Le film que je préfère avec tout moi dedans et une femme toute elle, l’inouïe elle, mon Isabelle.

    Elle aime à ce qu’elle dit, les temps passés à embrasser le temps qui passe autour de nous, qui nous enroule, et où se roulent, nos hanches en quelques pas sur tant des temps qui filent des paumes pressées pour la danse.

    Il aime, quand elle lui dit, qu’elle réponde ou bien engage, qu’elle dise les mots, l’élan, et les sourires. Ceux qu’ils échangent, ceux qu’ils suscitent aussi. Il aime à ses côtés, les mots, les pas, les rires, la musique des silences, en nous et dans tous leurs états.

    Elle aime qu’il aime, et l’accueillir, et la rejoindre, la cueillir et la humer dans le cœur des étreintes, qu’elle aime. Il aime qu’elle aime, aime toute la vie et lui aussi. Les rendez-vous qui font les temps qu’ils font, et les récits, ceux d’elle et lui, dedans la vie, dans les mesures qui décomposent. Et leurs étreintes.

    Il aime les mots, les siens, qu’ils viennent du cœur, de la raison, ils chantent les douces chansons, et les horreurs, leurs épouvantes. Ils chantent aux unissons des fragilités vraies et fortes de se sentir, juste se sentir. Pour elle aussi les mots de lui composent les doubles hélices de l’ADN, leur Amour Des Nous. Elle aime les mots qu’ils partagent, échangent, s’empruntent, se disputent, s’offrent et inventent, redéfinissent. Elle aime les mots en extensions des sens, à l’expression des corps.



    Elle est là, dedans son corps et toute sa nudité. Elle s’est déposée là, dedans les murs de la maison dont j’ai la clef. Elle s’est endormie, dedans mon lit tout contre moi, mon corps et moi.



    Dans le souvenir d’elle, de quelques heures passées, et je me love à elle, elle qui s’en est allé vers nos incertains temps de prochains croisements envisagés. Et je l’écris, le lui écris. Et je vais m’endormir, contre sa peau, sa nudité, de tout son corps la confiance au-dedans et elle.

    Un titre encore, le pitch ensuite, après la mort. Le titre alors, eux dans le monde autour d’eux.

    À revoir ce titre, hein ?



    déjà publié sur short édition, en voici une version sonorisée par Manon, une voix de synthèse Acapela.



    Report des commentaires :



    14----------------------------------

    23/01/2023 Alice Merveille

    Un grand plaisir à te relire Lyncée !

    - 24/01/2023 Lyncée

    Plaisir de nos croisements que je partage. Merci Alice

    13----------------------------------

    23/01/2023 Orane CP

    Une écriture qui touche au coeur et au corps...

    - 23/01/2023 Lyncée

    Merci Orane, cette formulation simple du compliment me touche

    12----------------------------------

    18/12/2022 Guy Bellinger

    Un style très particulier, qui oblige le lecteur à s'arrêter sur les mots et groupes de mots, pas toujours enrobés du reste de la proposition, pas toujours séparé par la ponctuation courante mais toujours palpitants. c'est un texte de l'union vibratile des corps et des âmes, très poétique.

    - 18/12/2022 Lyncée

    Merci Guy d'avoir pris soin de développer ton commentaire. Qu'il faille s'arrêter, c'est bien le reproche que je me fais souvent, c'est aussi la sotte exigence aux lecteureuses d'avoir à fournir un effort, c'est mon impasse le plus souvent. C'est chouette que tu l'ais apprécié !

    Au plaisir de prochains croisements.

    11----------------------------------

    01/11/2022 Jean-Louis Blanguerin

    J'aime cette recherche dans les mots, les expressions, le rythme. J'aurais classé ce texte dans les poésies plus que dans les nouvelles...

    - 03/11/2022 Lyncée

    Merci Jean-Louis,Je dois y réfléchir, puisque ta suggestion fait écho à un autre commentaire.

    • 2 min
    #16 à #20, Partout Charlie(s) #jesuis – 6ème extrait sonore

    #16 à #20, Partout Charlie(s) #jesuis – 6ème extrait sonore

    #jesuis le décompte du temps[…]

    ##jesuis ton rêve, ton cauchemar, appariteur à toute heure entre l'envie et l'appétit, l'écœurement, le rejet et la misère de ne m'appartenir que par la réalité que tu fais de moi.

    […]



    #16 ouvre la cinquième partie de ce recueil, faite de textes assez courts. Une autre version, dite par ton serviteur est disponible ici.

    #17 à 15s

    #18 à

    #19 à 53s

    #20 à 1m01s







    écrit au printemps 2020

    lu par André Porchy pour l'émission Écrits d'ici diffusée sur Jet FM les 2 et 16 mars 2022 à 17h30 (une émission du CIALA)

    enregistré le 26 février 2022

    • 2 min
    #3 (extraits), Partout Charlie(s) #jesuis

    #3 (extraits), Partout Charlie(s) #jesuis

    […]Je suis ce petit garçon qui ne joue pas, n'a jamais joué peut-être. Je ne m'en souviens pas. Je suis cet agneau que l'arrêt de l'aube griffe de sa si lourde serpe pourpre. Le poids étrangle tandis que le fil émoussé de la lâche lame ne m'achève pas. Je suis l'enfant craignant la haine dans laquelle j'ai plongé, courant l'amour défaillant morbide évanoui risquant la vie à chaque pas dans ma mort. Je rêve d'arrêter le monde pour choisir qui des […]

    Je suis cet homme suant, caché des hommes tuants pour défendre ou attaquer de folles valeurs vaines qui […]

    Je suis ce vieil artiste, si adulé, que tu n'oserais pas même la pensée de ma méchanceté grossie de […]





    Troisième des 36 textes composant ce recueil, il ouvre la deuxième partie. André nous en lit des extraits dans un ordre singulier en débutant page 13, puis 14 pour conclure en page 12.







    écrit au printemps 2020

    lu par André Porchy pour l'émission Écrits d'ici diffusée sur Jet FM les 2 et 16 mars 2022 à 17h30 (une émission du CIALA)

    enregistré le 26 février 2022

    • 3 min

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yvadehpotsirhc ,

Le meilleur du moment

J’aime cette sensibilité cette manière de dire. Dommage qu’ici, on ne distingue pas les deux recueil avec plus de 20 ans d’intervalle…
À bientôt pour la suite et merci

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