69 épisodes

Aborder la musique classique sous des formes radiophoniques variées, avec des musiciens, mais aussi des chercheurs, des étudiants, des poètes, des anonymes...

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    • Musique
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Aborder la musique classique sous des formes radiophoniques variées, avec des musiciens, mais aussi des chercheurs, des étudiants, des poètes, des anonymes...

    Métaclassique #69 – Superposer

    Métaclassique #69 – Superposer

    Le contrepoint, c’est l’art de composer en superposant des dessins mélodiques, dit le moteur de recherche. L’exemple parfait est donc la fugue qui fait fuir le thème d’une voix à l’autre – avec l’exemple de L’Art de la fugue de Bach, qui fait office d’emblème canonique quand on parle de contrepoint. Mais au-delà de la musique, le mot « contrepoint » peut s’employer au figuré pour parler d’un motif secondaire qui se superpose à quelque chose. Pour explorer la musique de Bach en sortant de Bach, nous avons proposé aux étudiants de Master du département de musicologie de l’Université d’Évry, de superposer une musique de Bach avec une autre et de s’interroger les uns les autres sur les bonheurs et les heurts de ces enchevêtrements que l’on peut aussi bien appeler des « mash-up ».

    • 1h
    Métaclassique #68 – Pacifier

    Métaclassique #68 – Pacifier

    Là où l’adage promet que la musique adoucit les mœurs, les étudiants des conservatoires semblent assez tôt appelés à servir la concorde nationale. Mais si les musiciens sont ainsi mobilisés pour construire la paix sociale, cela ne va pas sans poser beaucoup de questions. Ce sont celles qu’a voulu soulever le compositeur Maël Bailly, à qui nous avons offert la production et la réalisation intégrale de ce 68è numéro de Métaclassique. Etudiant au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, Maël Bailly mène des actions éducatives, tout en se posant un certain nombre de questions sur la fonction sociale et politique de ces dispositifs. Et pour partager ces interrogations, il a échangé pour Métaclassique avec certains de ses amis étudiants, Rémi, Irène, Arthur, Lisa, Marie et, pour commencer, des compositeurs enseignants au CNSMD de Paris, par ordre d’apparition : Frédéric Durieux et Alexandros Markeas.

    • 1h
    Métaclassique #67 – Comparer

    Métaclassique #67 – Comparer

    La dernière fois qu’on vous a dit qu’il ne fallait pas comparer l’incomparable, à la décharge de votre inquisiteur : vous aviez peut-être poussé le comparatif jusqu’à la provocation en rapprochant la vitalité de la musique d’Offenbach avec le coup de fouet que peut donner telle ou telle boisson énergisante. La comparaison était ô combien sacrilège vis-à-vis de la référence la plus patrimoniale, mais elle avait quand même le mérite étonnant de forcer les amateurs de l’un à préciser ce qu’ils appréciaient tellement chez lui : ou à reconnaître que les vertus de l’autre peuvent bien paraître quelquefois un peu détonantes… Mais, de toute façon, il n’est que trop rébarbatif de comparer ce qui est comparable. Cela peut virer à l’endogamie et pourrait même aller jusqu’à comparer ce qui est carrément la même chose et aboutir à des impossibilités logiques. Tout ça pour dire que ce numéro de Métaclassique va consister à comparer l’à-peine comparable : deux compositeurs qui ont rencontré le succès à la même époque, en œuvrant dans des genres voisins et dans des styles plus ou moins opposés : Rossini d’une part, défendu par Tom Mébarki et Beethoven d’autre part, défendu par Elisabeth Brisson.







    Une émission produite et réalisée par David Christoffel.

    • 1h
    Métaclassique #66 – Confronter

    Métaclassique #66 – Confronter

    Dans Les mondes de la médiation culturelle paru chez L’Harmattan en 2016, la chercheuse Christine Servais, spécialiste des théories de la réception, cite le philosophe Jacques Rancière qui pointait l’efficacité paradoxale des œuvres qui peuvent avoir « un effet parce qu’elles peuvent ne pas en avoir ». D’où l’idée qu’un processus de médiation s’inscrit « dans un cadre où rien n’assure l’entente a priori , où le malentendu doit toujours être possible ». Si on poursuit le raisonnement, on pourrait imaginer qu’on se donne plus de chances de faire médiation en assumant le conflit qui pourrait avoir lieu entre la musique que l’on propose de faire découvrir et l’imaginaire de ceux à qui on vient à la faire entendre.  C’est donc bien à titre d’exercice de médiation musicale que nous avons proposé à des étudiants du master Musique et Sciences Humaines des Universités de Tours et Poitiers d’imaginer des situations de conflits – ou, du moins, de confrontations – autour des répertoires objets de leurs recherches musicologiques à mettre en scène sous formes de fictions radiophoniques pour Métaclassique – autant de situations radiodramatiques qui ont dû être enregistrées en confinement, ce qui explique qu’un certain nombre laissent imaginées un coup de téléphone.

    • 1h
    Métaclassique #65 – Résonner

    Métaclassique #65 – Résonner

    On dit qu’il y a de l’harmonie là où des sons concordent, vont bien ensemble. Il suffirait de vouloir se faire enrober de concordance, pour faire de l’harmonie une sorte de graal pour l’auditeur. Mais pour que les sons concordent, il faut que les musiciens respectent quelques dispositions techniques précises. Et si les règles de consonances peuvent permettre de bien faire résonner certains sons dans les harmoniques des autres, le fait est que l’harmonie n’a jamais été aussi idéalisée en musique qu’elle était thématisée quasi scientifiquement par les philosophes. Comme si la consécration harmonique de la résonance était une question d’antiquité, héritée de Pythagore, revigorée au 17ème siècle. Pour faire résonner la question résonante de la musique à la philosophie, cette émission tresse deux entretiens : avec le directeur musical de l’ensemble Le Poème Harmonique, Vincent Dumestre, d’une part, et avec une essayiste à l’origine d’un cycle de cinq volumes consacrés aux Métaphores des cinq sens dans l’imaginaire occidental, Corinna Coulmas d’autre part. Deux conversations à écouter enlacées dans les enregistrements du coffret paru à l’occasion du 20ème anniversaire du Poème Harmonique.







    Avec la participation d’Omer Corlaix.







    Une émission produite et réalisée par David Christoffel.

    • 1h
    Métaclassique #64 – Jouer

    Métaclassique #64 – Jouer

    Si on « joue » de la musique, c’est qu’il

    doit y avoir autant de manières de jouer de la musique qu’il peut exister de

    jeux. Le pédagogue Jean Piaget distinguait 4 types de jeux : dans sa

    classification ESAR, il y a les jeux de E comme Exercice (qui vont de l’éveil

    sensoriel aux jeux de manipulation et de motricité), il y a les jeux S comme

    Symboliques (comme les jeux de rôle, de mise en scène ou de représentation),

    les jeux de A comme Assemblages (c’est-à-dire les jeux de constructions,

    d’agencement, d’expérimentation) et les jeux de R comme Règles (qui englobent

    aussi bien les jeux d’association, de parcours, de combinaison, d’adresse, de

    hasard, de questions-réponses…).







    Dans le Manuel de pédagogie musicale qu’elle vient de faire paraître aux éditions Minerve, l’artiste sonore Andrea Cohen essaye de démultiplier les approches en combinant les différents types de jeu et en imaginant des points de contact avec son univers musical qui s’étend de la création radiophonique au théâtre musical en passant par les musiques mixtes.







    Alors, comme Métaclassique aime bien se prêter au jeu, nous écouterons les projections zodiacales des élèves de seconde du Lycée Claude Gelée à Epinal qui, dans le cadre d’une semaine culturelle (quelques jours avant les mesures de confinement), ont confronté leur sentiment de plus ou moins ressembler à leur signe astrologique à leur impression de plus ou moins ressembler à la musique associée à leur signe dans Tierkreis – un cycle de 12 mélodies – une pour chacun des signes du zodiaque, composée par Karlheinz Stockhausen qui était lui-même du signe du Lion.







    NOTA BENE : Parler des caractéristiques de son signe astrologique, c’est pas tout à fait, mais c’est quand même parler de soi. Écouter une pièce de Stockhausen qui fait référence à son signe astrologique, cela pourrait permettre de vérifier que l’analogie est artificielle, mais comme il est plus intéressant, ne serait-ce que pour jouer, de se projeter, il suffit d’essayer pour que l’effet miroir déforme et donc informe de quelque chose. Alors, écouter la musique de Stockhausen pour vérifier si c’est bien de soi-même dont on a parlé, n’est peut-être pas la plus pure des raisons de lui prêter gare, c’est peut-être pourtant la meilleure des raisons, pourvu qu’elle soit toujours plus reluisante que l’idée qui revient  à s’accoutumer à l’indifférence générale à force de se féliciter de faire feu de tout bois, à force de prétexter que toutes les raisons sont bonnes.







    Une émission produite et réalisée par David Christoffel.

    • 1h

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