10 épisodes

Fréquence Terre propose chaque semaine des chroniques diverses et variées sur les thématiques de l'écologie, du développement durable, de la nature et de l'environnement. Retrouvez nous sur notre site www.frequenceterre.com

Nature sans frontières – Fréquence Terre Nature sans frontières – Fréquence Terre

    • Actualité : analyses

Fréquence Terre propose chaque semaine des chroniques diverses et variées sur les thématiques de l'écologie, du développement durable, de la nature et de l'environnement. Retrouvez nous sur notre site www.frequenceterre.com

    L’utopiste Commune des lumières

    L’utopiste Commune des lumières

    « L’utopie, ce n’est pas ce qui est irréalisable, mais ce qui est irréalisé », déclara le regretté Cabu. Gageons qu’il aurait apprécié La Commune des lumières de Jean Lemaître paru aux Éditions Otium.



    Effectivement, le caricaturiste de presse et antimilitariste pacifiste notoire aurait certainement chroniqué l’action pacifique non violente développée dans un coin du Portugal dès 1916, sur cette « terre de fraternité et de spiritualité mécréante », à la population brimée par des nantis mais jamais totalement soumise à eux.



    Sur ce territoire d’injustice sociale, d’oppression, de fascisme,un certain Antonio Gonçalves Correira, voyageur de commerce, humaniste, anarchiste pacifiste, fonda la Commune des lumières, soit 300 hectares, une vieille ferme restaurée, un potager, une fabrique artisanale de chaussures, une cantine commune et des veillées en chansons :



    « Dans un petit village



    On entend les travailleurs



    Se dire les uns aux autres



    Plus jamais d’esclaves ni de maîtres. »



    Mais, non loin de là, la bourgeoisie, les réactionnaires, les royalistes, le clergé…, firent tout pour écraser, même dans le sang, ceux qui clamaient et mettaient en pratique une vie basée sur la bonté, l’amitié, une pédagogie alternative à la Francisco Ferrer, la cogestion, le respect de l’autre et de la Nature.



    Antonio Gonçalves Correira, l’homme à l’abondante barbe – qu’il ne voulut pas couper tant que le fascisme régnait au Portugal, d’où une pilosité d’un mètre ! -, ne s’avoua pas vaincu et milita pour la fraternité universelle jusqu’à sa mort en 1967.



    La principale qualité de cet ouvrage, est que l’auteur recueillit de précieux témoignages, entre autres auprès de descendants de la Commune des lumières, ce qui n’aurait pas déplu à Cabu car, comme l’écrit Jean Lemaître : « La grande révolution sociale a besoin d’hommes et de femmes relevant la tête, informés par d’autres voies que la presse conservatrice. »



    Musique : Michaël Mathy.



    Photo : Jean Lemaître.

    • 2 min
    Une fameuse école de Vie pour jeunes et adultes

    Une fameuse école de Vie pour jeunes et adultes

    Une fois n’est pas coutume, parlons discipline sportive, donc bien-être, dans « Nature sans Frontières », car dans cette chronique il s’agit à la fois de la Nature=Environnement et de la Nature=Caractéristiques des êtres humains.



    Ce sport c’est l’ultimate ou frisbee, oui le fameux disque volant en vogue sur les plages. Eh bien, sachez que ce loisir c’est aussi une véritable discipline sportive exceptionnelle !



    Le frisbee est le nom d’une marque de ce jeu de forme plate et ronde fabriqué pour planer en tournant sur lui-même, si l’on donne de l’effet en le lançant, et cela veut donc bien dire disque-volant ou discoplane.



    Il est généralement en plastique, a une vingtaine de centimètres de diamètre, pèse 175 grammes et son bord est cintré, ce qui veut dire courbé.



    L’invention officielle du frisbee date de 1948, il y a donc plus de soixante-dix ans.



    Ce sont d’abord des jeunes qui, sur une plage de Californie, jouaient à se lancer une boîte de pop-corn et se rendirent compte qu’un plat à tarte volait et planait mieux. Alors, ils créèrent un jeu puis, il fut beaucoup question à l’époque de Martiens, de soucoupes volantes, d’extraterrestres…, et un homme d’affaires eut l’idée de fabriquer le frisbee que l’on connaît maintenant.



    Dans les années mil neuf cent soixante, c’est devenu un sport avec des règles : l’ultimate (ultime-passe) frisbee. Il existe des fédérations et d’autres modèles furent créés, certains étant même lumineux ! Il s’est vendu des centaines de millions de frisbees depuis sa création.



    Le jeu de frisbee le plus pratiqué est le jeu de plage qui consiste simplement à lancer le disque à son partenaire, qui doit le relancer à son tour ; néanmoins, au fil des années, comme précisé ci-avant, une discipline sportive utilisant le frisbee est apparue et s’est structurée en fédérations avec des championnats nationaux et internationaux.



    C'est un sport auto-arbitré, ce qui en dit long sur la sportivité qui règne lors des matches où, après chaque rencontre, les deux équipes forment une grande chaîne fraternelle pour le debriefing.



    Sport mixte selon les catégories, ce jeu réclame une excellente condition physique, de la dextérité, une grande technique, une maîtrise de soi, un esprit sportif, bref, il s’agit d’une fameuse école de Vie jouant un rôle social appréciable.



    Pour la petite histoire, signalons que le but du jeu est d'amener le discoplane dans une zone d'en-but située à l'une des extrémités du terrain, un peu comme au football américain ou au rugby à XV, l’extrême sportivité et respect de l’adversaire en plus.



    Photos : T.C./XLR8RS, P.Gf. - Musique : Michaël Mathy

    • 3 min
    Manif pour le climat : c’est reparti ! (Reportage)

    Manif pour le climat : c’est reparti ! (Reportage)

    C’est reparti ! Initié il y a plus d’un an, le mouvement des « Jeunes pour le Climat » a repris ses grèves scolaires et défilé en Belgique ce vendredi après-midi 7 février, tout en mettant plus particulièrement l’accent sur la préservation de la vie marine.



    D’aucuns soulignent que l’on est loin des dizaines de milliers de participants d’il y a quelques mois, mais comme l’expliqua une organisatrice « la sensibilisation se fait également par d’autres canaux, directement au sein des écoles par exemple ».



    Cependant, ce qui est réconfortant de constater, c’est le nombre relativement élevé de « grands-parents pour le climat » qui se trouvent aux côtés des jeunes, au point que des groupes structurés de personnes du 3e âge ont pris un certain essor.



    Cela va-t-il quelque peu influencer les politiciens dont l’inertie est de plus en plus manifeste ? Les décideurs vont-ils être moins dédaigneux ? Le dénigrement à l’égard des jeunes activistes, telle Greta Thunberg, sur les réseaux sociaux et de la part d’une personnalité comme Michel Onfray, va-t-il s’estomper ? Les provocations policières, les manipulations de l’opinion publique et les propos des climatosceptiques qui semblent être fomentés par le Pouvoir afin de décrédibiliser le mouvement citoyen, sont-ils appelés à s’éteindre face à la réalité ?



    Jean-Louis, un manifestant membre d’un mouvement citoyen militant pour l’Environnement, évoque la situation au micro de Fréquence Terre : la totalité de l’interview est reprise ci-dessous en podcast.



    En conclusion à cette manifestation, voici quelques slogans lus ou scandés : « Océans à la casse, on est tous dans la mélasse », « Nous voulons une terre à vivre pour nos petits-enfants », « De tous les maux, la complaisance est le plus mortel défaut », « Océans en chaleur, on en sent déjà la douleur »…







     



     



     

    • 7 min
    Reportage : Résister à la propagande de guerre !

    Reportage : Résister à la propagande de guerre !

    « Résister à la propagande de guerre ! » est une exposition qui se tient jusqu’au 19 décembre 2019 sur le campus de l’Université Libre de Bruxelles et, comme son thème est universel, c’est une occasion de la répercuter sur nos ondes.



    Cette exposition s’articule autour de dix principes développés par la propagande :



    * Nous ne voulons pas la guerre et chaque camp assure qu’il est foncièrement pacifiste.

    * Le camp adverse est le seul responsable de la guerre et un incident permet de la déclarer.

    * Le dirigeant adverse a le visage du diable, l’ennemi est un criminel, un tyran, un dictateur.

    * Si le dirigeant adverse a le visage du diable c’est, selon les époques, celui d’Hitler ou de Staline réincarnés.

    * Nous défendons une cause noble, nous combattons pour nos valeurs, or derrière les nobles causes se profilent des visées géostratégiques et des intérêts économiques.

    * Eux, ce sont des monstres et nous des anges, la propagande ne va retenir que les atrocités provenant du camp adverse et taire celles qui sont perpétrées par son propre camp. Nos soldats sont des bienfaiteurs aimés des populations.

    * L’ennemi agit en traître et utilise des armes non autorisées.

    * Nous avons peu de pertes, l’ennemi a des pertes énormes, notre victoire est donc assurée.

    * Les artistes et intellectuels soutiennent notre cause, la propagande se fonde aussi sur l’émotionnel.

    * Notre cause a un caractère sacré et ceux qui mettent en doute la propagande sont des traîtres.



    Alors ? La conclusion de cette exposition est : « Peut-on refuser la guerre ? » La réponse est : « Oui, par conviction religieuse, pacifiste, humaniste ou antimilitariste, au nom de la justice, de la légitimité… »







     



    Photos : Pierre Guelff.

    • 3 min
    Reportage à Bray-Dunes : Avec l’argent citoyen…

    Reportage à Bray-Dunes : Avec l’argent citoyen…

    En reportage pour Fréquence Terre à la Dune du Perroquet à Bray-Dunes, notre chroniqueur Pierre Guelff a constaté  que l'argent des citoyens était bien utilisé. Le podcast ci-dessous est explicite en la matière ! C'est donc une heureuse constatation à l'heure du gaspillage des deniers publics, voire des détournements à d'autres fins.



     



    Néanmoins, ce tableau est entaché par cette autorisation donnée aux chasseurs de pratiquer leur "amour de la Nature" trois fois par semaine, dont un jour du week-end. Et, cela pétarade, foi de chroniqueur !



    Photos M.-P.P. et P.Gf.

    • 2 min
    Déjà des changements climatiques au Haut Moyen Âge

    Déjà des changements climatiques au Haut Moyen Âge

    Les centaines de milliers de Français qui habitent et qui visitent la Capitale de l’Europe, auront certainement un souvenir inoubliable de leur visite à la fantastique exposition « Crossroads » au Musée Art & Histoire du Cinquantenaire, l’un des plus vastes d’Europe avec ses milliers d’œuvres d’art et objets archéologiques.

    Jusqu’au mois de mars 2020 s’y tient, donc, une exposition consacrée au Haut Moyen Âge, c’est-à-dire de l’an 300 à l’an 1000 et, je cite, ce fut un temps « où les objets  circulaient, de même que les savoir-faire, les coutumes et les conceptions religieuses. Tous témoignent d’une étonnante diversité au cours de cette période unique en mutations. »



    J’y ai relevé parmi des objets exposés de manière remarquable l’évangéliaire de Xanten du IXe siècle, le trône épiscopal (cathèdre) de Maximien de Ravenne (XVIe siècle), une splendide statue de la Vierge et l’Enfant, œuvre du Pays Mosan, datant des environs de l’an 1000, le culte des reliques se développant à partir du IVe siècle généralement à proximité des tombes de martyrs, puis, voici la reconstruction gigantesque et pourtant en réduction du bateau-tombe de Gokstad norvégienne, un touchant fragment d’un relief de sarcophage de Samara du IIIe siècle dénommé le « Philosophe » qui illustre la section « Écriture et Savoir » où il est indiqué que « le haut niveau de développement de la culture écrite constituait un fondement important de cette période allant du rouleau au codex. »



    Et puis, voici une citation plus que surprenante « Pas de paix sans guerre » et sa triple explication : des voisins belliqueux, l’appât du gain et, déjà !, des changements climatiques…







    Musique : Michaël Mathy.

    • 2 min

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