Ramène tes enfants au musée

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Découvertes culturelles par le jeu

Épisodes

  1. 02/06/2021

    Créer un jeu pour la médiation scientifique : Foune et Flore

    Dans une conférence, j’ai découvert un nouveau jeu de médiation scientifique original ! Il s’agit de Foune et flore. Le jeu sensibilise à la question du microbiote vaginal : à ce qui peut se trouver dans un vagin. C’est un sujet assez méconnu mais où on se pose souvent des questions. Le jeu apporte donc quelques réponses et permet de lever un peu les tabous. En plus il est fun et original (j’y ai joué et en plus je suis du genre exigeante, donc je confirme le fun et original). J’ai donc interviewé Léa et Jeanne qui ont créé le jeu. Et qui expliquent comment elles ont fait et quelles aides elles ont reçu. De quoi dénicher pas mal de billes pour ceux et celles qui voudraient aussi tenter de créer un jeu sur un sujet scientifique ! (Marine) Bonjour à toutes et à tous. Dans ce nouveau podcast, j’interview Léa et Jeanne, qui sont les conceptrices d’un jeu de médiation scientifique, appelé Foune et Flore. Foune et Flore c’est un jeu de cartes d’attaque et de défense avec des illustrations super chouettes et qui parle en fait du microbiote vaginal, un sujet qui ne ressort pas vraiment facilement autour d’une table malgré toutes les questions qu’on peut se poser dessus. Et c’est justement pour ça que Léa et Jeanne, spécialistes de la santé et notamment de la santé de la femme, ont souhaité développer ce jeu, pour répondre à certaines questions qu’on peut se poser, notamment les plus jeunes. Dans cette interview, Léa et Jeanne nous expliquent comment elles ont fait pour concevoir leur jeu, les accompagnements dont elles se sont entourées, et nous donnent des conseils d’après leur expérience pour celles et ceux qui souhaiteraient se lancer dans un projet de jeu pour la médiation scientifique. L’envie de créer un jeu pour parler de microbiote vaginal (Marine) Bonjour Léa et Jeanne, est-ce que vous pourriez nous dire ce que vous faites dans la vie et comment vous est venue l’idée de créer le jeu Foune et Flore ? (Léa) Je m’appelle Léa Toulemon, je suis économiste de la santé. J’étais en post-doc à l’époque où on a lancé le jeu. Jeanne et moi on est amies depuis longtemps, depuis une dizaine d’années. On discute souvent de nos sujets d’études respectifs puisque Jeanne est épidémiologiste et moi économiste de la santé donc on travaille toutes les deux autour de questions de la santé mais avec des approches différentes. Et on avait aussi envie de lancer un projet perso à ce moment-là. On était intéressées toutes les deux par les médiations scientifiques et donc a germé l’idée de faire un jeu sur le microbiote vaginal qui était le sujet de thèse de Jeanne. Il y avait une dimension militante dans ta thèse Jeanne je pense, que je te laisserai expliquer. Donc il y avait l’idée que ce serait bien de parler plus de ce sujet et de faire un projet de médiation scientifique un peu drôle qui peut permettre de développer ces sujets-là, notamment auprès d’un public jeune. Et pour la petite histoire on était en fin de soirée assises sur une place, je ne sais pas ce qu’on faisait là on attendait peut-être un bus, au moment où a germé l’idée. Et depuis on s’y est accroché. (Jeanne) On va revenir peut-être juste après sur comment a germé l’idée et comment elle s’est concrétisée. Juste pour préciser mon parcours. Je suis épidémiologiste en maladies infectieuses, j’ai fait une thèse à l’Institut Pasteur et à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. J’ai choisi un sujet de thèse qui me parlait par rapport à mon vécu personnel, d’avoir eu plein de problèmes gynéco, d’avoir entendu autour de moi pas mal de copines avec des problèmes gynéco. C’est ça aussi peut-être la mini dimension militante du sujet, j’ai vraiment choisi ce sujet parce que c’était important pour moi d’acquérir des connaissances sur la question de la santé gynéco, santé génitale. Mon sujet était vraiment spécialisé sur le microbiote vaginal et les infections sexuellement transmissibles chez les femmes. Tout au long de ma thèse, régulièrement, je partageais ce que moi j’apprenais dans mes travaux avec mes copines. En soirée, autour d’un verre, au restau, peu importe. Et souvent on trouvait avec Jeanne qu’il y avait pas mal d’intérêt autour de ces questions-là, peu de connaissances, des expériences assez variées et pas forcément trop de matériel dans la littérature scientifique qui réponde vraiment aux demandes des femmes. Mais sur mon sujet, j’avais l’impression qu’il y avait un intérêt à connaître mieux ces sujets-là. Donc voilà un peu pour nos backgrounds. (Léa) Peut-être qu’on devrait parler du blog aussi. Avant de faire ce jeu, on a lancé un blog sur le microbiote vaginal qui s’appelait aussi Foune et Flore où il y avait des articles de vulgarisation scientifique, basés sur des papiers, qui donne des infos utiles pour mieux connaître son corps ou pour répondre à des problématiques. Le financement du jeu (Marine) D’accord est-ce que vous avez envie de rajouter quelque chose à propos de comment vous est venue l’idée ? (Jeanne) Oui en fait ça a mis du temps quand même à germer. Léa elle a plein d’idées tout le temps, beaucoup d’initiatives, beaucoup de créativité. Moi j’étais un peu plus timorée, j’étais plus sur un blog, c’est plus simple c’est plus dans mes cordes. Léa est revenue plusieurs fois à la charge. Doucement mais on en a parlé en soirée, on a fait un weekend avec cette autre copine en Auvergne où à plusieurs reprises on s’est prises à imaginer à quoi pourrait ressembler un jeu sur le microbiote vaginal. Et puis ce qui a vraiment déclenché le truc, c’est qu’en fait dans nos métiers on reçoit souvent des newsletters avec des informations avec différents appels à projets pour tous types de projets, que ce soient de gros projets européens ou des petits projets de médiation scientifique. Et il y a eu un appel à projet de la Diagonale Paris Saclay, c’est la section un peu médiation scientifique ou sciences et société de l’Université Paris Saclay. Un appel à projet qui s’appelle « Appel à projet coup de pouce » en 2018 où ils filaient 5000 euros max pour des petits projets de médiation scientifique, ça pouvait être des jeux, des ateliers artistiques, ce genre de choses. Et en fait Léa m’a envoyé ce truc en mode la deadline c’est dans 4 semaines vas-y on tente un truc, ça nous coûte pas grand-chose c’est 3 pages à remplir. Et on le tente et on voit quoi. On s’est lancées là-dedans. On a tenté de répondre à l’appel à projet un peu à l’arrache. Et évidemment il n’a pas été financé. Mais par contre, parce qu’on a un peu bâclé le truc, c’était vraiment chouette et c’était un truc vraiment cool de la Diagonale Paris Saclay, c’est qu’ils ont apprécié l’idée, ils ont trouvé que c’était original, que ça pouvait répondre à une attente sociétale. Et en fait ils nous ont proposé un rendez-vous pour nous filer des tuyaux sur comment améliorer notre réponse à l’appel à projet pour la prochaine édition qui était neuf mois plus tard. Donc cette personne-là de la Diagonale Paris Saclay qu’on a rencontré nous a coaché sur comment booster notre candidature pour obtenir les 5000 euros. Elle nous a suggéré de vraiment trouver un game designer pour nous accompagner sur les mécanismes de jeu. Elle nous a suggéré aussi pour toute la partie illustration de prendre contact avec une école qui était plus ou moins affiliée à Paris Saclay, voilà il y avait des connexions qui se faisaient, une école de design qui avait notamment une section design pédagogique, enfin illustration pédagogique scientifique. Plein de petits conseils comme ça pour mieux budgéter… elle nous a vraiment bien coachées. Et la deuxième fois, donc neuf mois plus tard, en septembre 2018, on a obtenu le financement cette fois-là. Et entre-temps on avait trouvé un game designer. Léa tu veux expliciter comment ça s’est fait, comment on a connu Aurélien Lefrançois qui nous a accompagnées sur la création du jeu… (Léa) Oui, peut-être on devrait aussi expliquer pourquoi on avait besoin d’un appel à projet, parce que nous on ne s’est pas financées dessus mais c’était aussi l’idée d’avoir un cadre qui nous lance dans le projet parce que sinon ça peut rester une idée en l’air assez longtemps. Et en fait Aurélien c’est un ami d’amie. Je ne sais plus exactement comment on savait que Florine avait un pote qui s’appelait Aurélien et qui était game designer. Je pense qu’elle nous en avait déjà parlé. Du coup on l’a contacté assez rapidement pour lui demander si ça le tentait de nous accompagner. L’accompagnement sur le game design (Marine) Ok et du coup comment s’est passé cet accompagnement entre game designer et votre projet ? (Léa) De manière assez simple. On s’est rencontrés tous les trois, on a discuté du projet. Donc lui nous a tout de suite dit que ce qui était pas mal dans notre projet, c’est qu’on avait un public cible et un thème assez précis. Il était assez enthousiaste sur le fait que ça puisse aboutir. On avait un mécanisme de jeu en tête qui était relativement simple. Il nous a proposé de le voir. Au début ce qu’il nous avait proposé c’était de le voir je sais plus combien de jours mais un certain nombre de jours, espacés de peut-être deux mois, un mois et demi deux mois, pour faire le point, nous donner des conseils, puisque le budget était assez réduit donc on allait pas le mettre à temps plein sur ce jeu. (Jeanne) Ce qui était intéressant aussi je trouve c’est que en fait nous on s’était inspirées d’un autre mécanisme de jeu. Le mécanisme est assez proche du «

  2. 28/09/2020

    Créer un jeu pour la médiation scientifique : l’exemple de [Kosmopol:it]

    Cela faisait un petit moment que je cherchais un exemple de jeu conçu pour faire de la médiation culturelle ou scientifique et c’est enfin arrivé ! J’ai eu la chance de pouvoir interviewer Egidio Marsico, une des personnes qui a collaboré à la conception du jeu [Kosmopol:it]. Quoi, vous ne connaissez pas ? Et bien vous n’allez pas être déçus ! [Kosmopol:it] est un des projets de jeux pour la médiation scientifique les plus réussis à ma connaissance. C’est à la fois un jeu, et attention, un jeu édité et qui se trouve dans les magasins de jeux. Un jeu fun et drôle où on se retrouve d’un coup dans un restaurant qui sert des plats venant de partout dans le monde et où il va falloir à la fois être rapide mais aussi se faire entendre pour prononcer toutes ces spécialités dans leur langue d’origine ! Mais c’est aussi un véritable projet bien au-delà de sa petite boîte noire, qui a rassemblé des personnes du milieu scientifique et du milieu du jeu, et qui continue de faire vivre et partager les langues lors d’ateliers ou d’événements de médiation scientifiques. Dans ce podcast, vous apprendrez comment un projet de jeu de comme [Kosmopol:it] a pu voir le jour et ce qu’il apporte à la médiation scientifique. Et à la fin, quelques conseils d’Egidio pour ceux qui souhaiteraient concevoir un jeu de médiation scientifique ! Ci-dessous : la retranscription intégrale du podcast. (Marine) Bonjour à tous. Aujourd’hui je vous propose d’écouter une interview très intéressante à propos de [Kosmopoli:t]. [Kosmopoli:t] c’est ce que moi j’appelle un jeu de médiation scientifique. La particularité de ce jeu c’est qu’il a été réalisé en collaboration entre des membres du laboratoire dynamique du langage de Lyon des concepteurs de jeu, que sont les éditions Opla. Et il a pour objectif de faire découvrir la diversité linguistique dans le monde. Il est sorti en début d’année 2020 et il s’achète dans les magasins de jeu. Et ce qui est intéressant c’est que ce projet a vraiment réussi à allier le jeu avec la médiation scientifique. Donc je vous propose maintenant d’écouter Egidio Marscio, chargé de médiation au laboratoire dynamique du langage et qui a piloté le projet, et qui nous raconte dans cette interview d’où leur est venu l’idée de ce jeu, comment ils l’ont conçu et à quoi sert le jeu selon lui dans la médiation scientifique. Le laboratoire dynamique du langage [01’39] Egidio est-ce que vous pourriez nous en dire plus sur votre métier et ce qu’est le laboratoire dynamique du langage ? (Egidio) Le laboratoire dynamique du langage c’est un laboratoire qui existe depuis 1994 et qui s’est spécialisé tout de suite sur plusieurs aspects liés aux langues. Le cœur principal c’est la description des langues. L’idée c’est de décrire des langues qui sont peu dotées, peu renseignées, peu documentées. Faut savoir que sur les 6000 à 700 langues qui sont parlées actuellement, y’en a que 2000 qui sont à peu près décrites donc ça laisse beaucoup de boulot. Et puis aussi l‘autre info c’est que y’en a énormément qui sont en danger, y’a un taux de disparition des langues qui est énormes. L’idée des membres du labo c’est de se concentrer sur des langues en danger, parlées par peu de locuteurs, dans des coins en général pas forcément faciles d’accès. ça c’est une branche dès le départ, dès la création du labo. une autre branche dès l’origine, c’était le développement du langage chez l’enfant, donc des tout-petits jusqu’à un peu plus tard avec le travail sur l’écriture, la lecture. Aujourd’hui cet axe de recherche est renforcé avec du travail sur la cognition, donc un angle langage et cerveau, avec pas mal de travaux sur les pathologies du langage. Et puis aussi toujours une approche diachronique, sur l’évolution. Pendant longtemps on a aussi travaillé sur l’origine du langage, un peu moins maintenant mais on regarde toujours comment les langues évoluent. Donc ça c’est les trois axes de recherche du laboratoire : description des langues, acquisition, langage et cerveau et puis évolution. Moi en ce qui me concerne, j’ai une formation de linguiste, une thèse inachevée, et ensuite une réorientation depuis quelques années sur la médiation scientifique. Mon métier c’est en partie de faire de la médiation scientifique, beaucoup depuis plusieurs années, mais c’est aussi de la documentation, du travail audio… moi j’étais spécialisé sur les aspects sonores des langues, aussi bien pourquoi les langues ont les voyelles qu’elles ont, les consonnes qu’elles ont, comment on produit les sons de la parole, comment on les perçoit et comment ça change dans le temps. L’idée de concevoir un jeu de médiation scientifique [03’54] Et donc depuis il me semble 4 ans, vous avez ce projet qui est maintenant abouti et qui est absolument génial, qui s’appelle [Kosmopoli:t] qui est un jeu de société, est-ce que vous pourriez nous dire, parce que c’est pas banal pour un laboratoire de recherche de faire un jeu de société, est-ce que vous pourriez nous dire comment l’idée vous est venue ? Oui, donc on a eu un changement de direction, à peu près en 2013, avec Sophie Kern, qui est devenue la nouvelle directrice, et qui elle, était déjà impliquée à titre personnel dans plusieurs actions de médiation et donc elle avait eu une sollicitation en 2013 pour faire une Fête de la science à Privas, dans un CCSTI (Centre de culture scientifique technique et industrielle) de l’Ardèche et du coup, c’est la première année où on a organisé quelque chose de collectif sur une Fête de la science, et ça a embrayé sur des dizaines d’actions de médiation scientifique par la suite. Comme on faisait régulièrement la Fête de la science, à la fois pour le grand public et à la fois pour les scolaires, on a développé pas mal d’activités, des petits ateliers. Et autant pour le grand public, on a fait ce qu’on a pu au départ mais dès qu’on est rentré en contact avec les scolaires, quelqu’un nous a bien coaché sur le fait qu’il fallait que ce soit ludique, pas ennuyeux, participatif. Donc très tôt on a fait des ateliers ludiques, aussi bien sur les thématiques dont je vous ai parlé c’est-à-dire origine du langage, langage et cerveau, développement du langage chez l’enfant, et diversité linguistique. Et au fil du temps, il y a eu une action qui a été remarquée à la Nuit des chercheurs, pour vous faire l’historique dans le détail, et il y avait une plateforme de crowdfunding (financement participatif) qui se montait sur Lyon, qui était financée par la Fondation pour l’Université de Lyon, donc c’était une plateforme qui était un peu académique. ils avaient repéré un atelier qui était monté par des doctorants, qui s’appelait Brain Anatomy, et ils cherchaient des projets pour lancer la plateforme, donc ils nous ont contacté pour savoir si ça nous intéressait. Et en réfléchissant aux différentes pistes possibles comme projet de financement participatif, on avait des terrains, des expés, on a pensé aussi à une exposition et puis Sophie à un moment a dit pourquoi pas un jeu de société, on l’a donc mis dans l’ensemble des projets qu’on a soumis aux gens de la plateforme. Et finalement ils ont dit le jeu de société c’est ce qui s’y prête le mieux donc ça nous a un peu orientés là-dessus. Au final on a jamais déposé le projet parce que le timing pour faire un jeu… eux ils avaient trois mois pour qu’on le dépose sur la plateforme, ça nous a pris 4 ans donc on était un peu en retard quand même… Mais on est partis là-dessus et c’était une piste comme une autre au départ mais ça nous a bien plu. On a commencé à se réunir en interne pour savoir quel était, parmi les pistes qu’on exploitait déjà en médiation scientifique, ce qui se prêtait le mieux à un jeu. On a cogité ensemble. On savait pas au départ si on voulait un jeu de société ou une mallette pédagogique. Y’a eu toute une première phase, on a travaillé avec Marion Cheucle, une ancienne doctorante du laboratoire qu’on a recruté spécifiquement pour ça, en CDD, pour faire le tour de l’apprentissage par le jeu : est-ce qu’on va sur une mallette pédagogique ou un jeu de société ? Donc une année de défrichage avant de se dire “on va faire un jeu de société” et c’est à partir de là qu’il a fallu contacter les spécialistes du jeu que nous n’étions pas. L’histoire de la collaboration entre deux univers : la science et les jeux [07’35] Est-ce que vous pourriez nous raconter aussi un peu à partir du moment où vous avez eu l’idée, jusqu’à aujourd’hui où le jeu est sorti, cette collaboration entre les spécialistes du jeu que vous avez dû démarcher et puis les spécialistes du langage que vous êtes ? Là on a eu de la chance. Marion connaissait Julien, qui est Julien Prothière, qui est un concepteur de jeu. Et on s’est dit qu’on allait le faire venir au labo pour qu’il nous parle un peu du monde du jeu et qu’on essaye de comprendre dans quoi on se lançait exactement. Donc Julien est venu, il nous a expliqué un peu les différentes mécaniques de jeu, il nous a fait joué aussi.. Et puis il a écouté notre projet. Il avait bien compris qu’il y avait un arrière-plan scientifique mais qu’on voulait faire un jeu de société, et ça lui a évoqué la philosophie qu’il y avait derrière certains jeux de la maison d’éditions de jeu Opla, maison d’édition lyonnaise. Mais du coup il ont une gamme nature avec notamment La glace et le ciel, ou Migrato ou vous avez toujours des questionnements, ou un arrière-plan, pas forcément scientifique, mais dont on va expliquer à la fin du livret de règles quelques notions. L

  3. 09/09/2019

    Mieux apprendre c’est possible

    La grande question de ce podcast c’est comment mieux apprendre. Mais si c’est possible… Quoi vous avez plus de cinquante ans ? Si si c’est encore possible. La preuve il existe les universités inter-âges, vous savez ces cours qui sont proposés pour continuer à se cultiver alors qu’on n’est plus étudiant. Ma mère de 65 ans y va, alors vous y arriverez. L’Education nationale y croit alors tout le monde peut y croire. Mais pourtant on parle d’âge où c’est plus facile d’apprendre. Oui alors ça c’est vrai mais on en reparlera dans un autre épisode. Il n’empêche que on peut apprendre à tout âge. Ce qui est sûr c’est que votre cerveau est programmé pour apprendre tous les jours, constamment. Une fois qu’on est convaincu de ce fait-là, on peut essayer d’imaginer maintenant quelles sont les astuces pour mieux apprendre. Que ce soit plus facile en fait. Mais pour bien comprendre il faut revenir un peu sur comment ça se passe là-haut. Alors, je vous rassure je ne vais pas faire un cours de neurosciences. Ça irait complètement à l’encontre de ce que je vais raconter. Et oui car il n’y a rien de plus barbant et de moins compréhensif qu’un cours magistral sur des notions compliquées qui ne parlent pas. Bon la mauvaise nouvelle, et oui il y en a une. C’est qu’il va quand même falloir parler un tout petit peu de cerveau avant d’aborder la meilleure partie de cet épisode. Mieux apprendre : le fonctionnement du cerveau dans l’apprentissage Le cerveau, une ampoule ? Alors le cerveau c’est quoi ? Et bien non ce n’est pas une ampoule géante dans notre tête, même si c’est souvent le dessin qu’on utilise quand notre brillant esprit trouve une idée génialissime. Donc non notre cerveau ne ressemble pas à une ampoule géante bien qu’il est lui-même capable de faire fonctionner une ampoule de 20 watt en continu. Oui oui vous avez bien compris, si on trouvait le moyen de branche une ampoule sur le vôtre, vous pourriez éclairer votre salon. L’activité des neurones Mais pourquoi au fait ? Et bien parce que le cerveau génère une activité électrique. C’est ce qui va permettre à nos neurones de transmettre des informations. Génial vous allez me dire mais à quoi ça sert en fait. C’est quoi le rapport avec l’apprentissage finalement ? J’y viens j’y viens. En fait ce sont les connexions entre ces neurones qui permettent l’apprentissage. On vous l’a sûrement déjà répété et répété mais notre cerveau est constitué de dizaines de millards de neurones. En fait on l’estime entre 80 et 100 milliards environ par individu. Plus on apprend, plus on fait des connexions entre ces neurones. Mais en fait ce n’est pas juste le nombre de connexions qui fait qu’on a appris beaucoup de choses ou pas. C’est la qualité de ces connexions. Si notre cerveau était la planète Terre… En fait on pourrait donner une image beaucoup plus parlante. Si notre cerveau était la planète Terre, les neurones seraient les villes, et les connexions les routes entre ces villes. Plus il y a du passage sur une route, plus on l’agrandit. Pareil pour les neurones, plus l’information passe, plus la connexion est importante et l’information ancrée dans notre mémoire et donc retenue. Mieux apprendre : le rôle de la mémoire dans l’apprentissage Stop petite pause. J’ai dit quoi là ? J’ai parlé d’information ancrée dans la mémoire. Oui parce que en fait je n’ai pas commencé par le début du début. L’apprentissage en fait c’est une question de mémoire. Moi je vous ai parlé d’ampoules et de villes pour matérialiser un peu à quoi ressemble le gros machin mou dans notre crâne mais le plus important à comprendre c’est finalement le rôle de la mémoire dans l’apprentissage. Plus on comprend comment ça fonctionne, plus on est capable de prendre les bonnes mesures pour bien apprendre. Parce qu’elle a tout à y voir en fait la mémoire. Différents types de mémoires Bon ce serait simple s’il n’y en avait qu’une. Manque de bol, l’apprentissage fait fonctionner plusieurs types de mémoires. Et notamment la mémoire à long terme et la mémoire de travail. Blablablabla la mémoire longue et la mémoire courte pour faire plus simple. Oui oui pour les fans d’informatique, c’est le disque dur, qui stocke les données, et la mémoire RAM, qui traite l’information en temps réel. Comment ça fonctionne en fait tout ça c’est très simple. L’apprentissage c’est le fait de mémoriser quelque chose de nouveau, il peut s’agir d’un savoir comme des notions d’histoire par exemple ou d’un savoir-faire comme faire la cuisine, marcher debout, conduire… La mémoire courte de notre cerveau fait face à une situation ou un fait qui lui est énoncé, procède alors au traitement de l’information et le stocke éventuellement dans la mémoire longue. La mémoire dans l’apprentissage : disque dur et mémoire RAM Alors c’est bien mignon tout ça mais vous allez me dire pourquoi dans ce cas, elle ne stocke pas tout, ce serait clairement beaucoup plus simple et on retiendrait tout. J’avoue que j’oublierai beaucoup moins ma liste de courses ou l’anniversaire d’un ami susceptible. Mais non désolée, si on devait tout retenir, à quoi ressemblerait notre cerveau ? Si c’est pour qu’il ait la taille d’un éléphant, non merci je me trouve très bien avec la forme de ma tête. Et pour ça, la mémoire de travail est bien faite. Elle est terriblement limitée dans le temps, environ 30 secondes avant qu’une information ne s’efface et elle ne peut traiter qu’en moyenne 7 informations en même temps. Si tous les professeurs que j’avais eus à la fac avaient compris ça, j’aurais peut-être eu de meilleures notes à mes examens ! Même si ce n’était pas juste de leur faute c’est vrai. Alors 30 secondes c’est pas beaucoup mais pas d’inquiétudes, ça ne veut pas dire qu’on n’apprend rien ! C’est juste que oui si on nous déverse de l’information nouvelle en continu il y a peu de chances qu’on en retienne beaucoup à la fin. Ça explique effectivement pourquoi on ne retient pas grand-chose de certains cours. Hacker sa mémoire pour mieux apprendre Oui mais alors du coup comment faire pour hacker sa mémoire et mieux apprendre ? Nombre et qualité des connexions entre les neurones En fait je vous ai déjà donné la solution au tout début. L’apprentissage c’est le nombre et la qualité des connexions entre les neurones. Donc plus ces connexions sont nombreuses mieux c’est et plus elles sont de qualité mieux c’est. En gros je reprends mon image des villes. Plus vous foulez le chemin entre tel et tel village, plus il sera visible et se transformera en autoroute qu’on verra depuis le ciel. Et plus vous créez de nouvelles connexions avec de nouvelles villes, plus ce sera visible aussi depuis le ciel. Donc les secrets de l’apprentissage c’est la répétition et l’association. Répéter et associer Répéter ça veut dire qu’au lieu de n’entendre l’information qu’une seule fois, on va vous la présenter plusieurs fois. Car en fait l’information n’étant pas nouvelle, la mémoire de travail, donc la mémoire courte n’a pas besoin de traiter à nouveau l’information par contre les connexions correspondantes vont être de meilleure qualité. C’est un peu le principe du bébé qui apprend à marcher. Au début c’est clair c’est pas une réussite. Mais à force de répéter il finit par y arriver. Pourquoi ? Parce qu’il traite la même information plusieurs fois dans son cerveau et que celle-ci créé des connexions de plus en plus fortes. Répéter c’est bien mais ce n’est pas la seule manière. C’est beaucoup plus efficace si on associe en même temps. Par exemple pour le bébé qui marche. S’il y arrive de mieux en mieux c’est aussi parce que chaque jour où il essaye de marcher, à chaque fois il a quelque chose en moins à apprendre que la veille pour parvenir à son but. En fait c’est quoi le processus de la marche c’est notamment apprendre une nouvelle notion d’équilibre. Oui mais déjà avant de marcher, le bébé a commencé à apprendre l’équilibre bien plus tôt, quand il a commencé à se redresser, à faire avancer ses mains et ses jambes pour marcher à quatre pattes. L’équilibre il commençait déjà à l’apprendre. La notion d’équilibre n’est donc pas nouvelle. Mais il l’associe avec un nouvel apprentissage. Donc l’information à traiter pour apprendre la marche sur deux jambes se fait plus rapidement car il l’associe avec des notions qu’il connait déjà. Conclusion : plus penser pour mieux apprendre Alors je sais ça étonne souvent mais c’est là la meilleure nouvelle que vous allez entendre de la journée ! en fait retenir ne demande pas nécessairement des efforts. La cour de récré Vous avez déjà vu des étudiants, ou même vous est-ce que vous vous souvenez de l’école ? Les étudiants ça sort de cours et ça oublie tout ce que ça a entendu auparavant. Sauf les quatre ou cinq qui vont à la bibliothèque au moment de la pause. A part ceux-là, tous les autres vont s’aérer dehors, aller manger, discuter avec les amis. Vous avez déjà entendu un groupe d’étudiants discuter passionnément de ce qu’il vient d’entendre en cours ? Moi non personnellement. En fait il est là le souci. C’est qu’une information est beaucoup mieux retenue si elle est régulièrement dans notre tête. Parce qu’on la répète mais pas que. Parce qu’elle a du sens pour nous. On retient beaucoup mieux les choses dont on est passionnés que les autres ça c’est clair. On retient mieux ce que nous a dit un copain à la récré sur le dernier jeu tendance ou le dernier ragot du jour que la leçon de sciences d’il y a 5 minutes. S’immerger longuement Pour mieux

  4. 21/05/2019

    Manger de la culture oui mais comment

    Et voici le deuxième épisode du podcast Ramène tes enfants au musée ! Après avoir parlé un peu des bienfaits de l’art et de la culture pour les enfants, je vous parle ici des différentes activités culturelles possibles et à quoi elles servent. Pour l’écouter, cliquez sur Play, ou faites un clic droit ici puis cliquez sur « Télécharger la cible sous » pour pouvoir le télécharger directement et l’écouter sur votre appareil ! Et pour ceux qui préfèrent, je vous mets quand même le texte comme un article ! Manger de la culture oui mais comment ? Dans le premier épisode, je vous avais parlé des effets que le manque de culture et d’art peut avoir chez les enfants. Je pense que tout le monde a compris que la culture c’est important pour tout le monde, d’abord parce que ça fait partie de notre identité, ce qu’on est et ce qu’on n’est pas, d’où on vient mais aussi de comprendre ce qui nous entoure. A quoi ça sert la culture déjà ? N’allez pas me dire que vous n’êtes jamais passé devant un monument et que vous ne vous êtes jamais demandé ce que c’était ou de quand ça datait… tout le monde a déjà eu des questions comme ça. Mais elles viennent d’où ces questions ? Bah justement, elles viennent du fait qu’on aime bien comprendre ce qui nous entoure car ça fait partie de notre environnement proche et de l’histoire de notre civilisation. Et puis connaitre sa culture et celle des autres aussi permet de mieux comprendre nos différences et de mieux communiquer entre les différentes sociétés qui peuplent notre planète. En avoir conscience très tôt c’est une des meilleures manières de cultiver la tolérance et la bienveillance envers autrui. Alors d’accord mais c’est bien beau de dire ça mais c’est vrai que ça reste un peu flou. La culture c’est quoi exactement, ça personne n’est vraiment capable d’en donner une définition exacte. La bonne nouvelle c’est qu’il n’y a pas besoin d’une définition exacte pour avoir des idées pour amener la culture à ses enfants. Car et oui en fait c’est beaucoup plus simple que ça, toute activité que l’on fait avec ses enfants peut être considérée comme culturelle. Pour la simple et bonne raison que la culture c’est ce que fait l’homme. N’importe quelle activité va au fond permettre un apprentissage culturel. Je vous entends déjà râler et je vous rassure, vous n’écoutez pas non plus cet épisode pour rien. Prêtez-moi vos oreilles jusqu’au bout et vous aurez plein de nouvelles idées pour l’apprentissage culturel de vos enfants. 1/ Les musées et monuments Quand on parle d’activité culturelle, les gens pensent souvent aux musées, aux visites de monuments, tout ça. Et c’est vrai, et il y a tellement de choses à faire déjà dans cette catégorie que cet épisode ne suffirait pas. Ça sert à quoi ? Alors, ça sert à quoi les musées et les monuments ? Tout simplement à reconnaitre et comprendre une partie de notre histoire, ce qui fait que nous les humains sommes arrivés jusqu’ici. On trouve des musées de tout, des musées d’art, des musées d’histoire (l’histoire de la guerre, l’histoire de l’Antiquité) mais aussi des musées de sciences où on peut faire des ateliers scientifiques avec les enfants, des musées de société qui nous parlent des métiers d’art et d’artisanat. Moi j’adore, c’est quand même génial de voir tous les vieux outils et comment on les utilisait. On y fait quoi ? Dans les musées on peut faire plein de choses avec les enfants. D’ailleurs je vous promets un épisode juste consacré aux astuces pour intéresser les enfants à ce qu’il y a dans un musée. Il y a souvent des visites mais aussi des ateliers ce qui est plus sympa pour eux car ils peuvent faire quelque chose et pas seulement écouter. 2/ Les activités extra-scolaires Mais une activité culturelle ce n’est pas que à propos du patrimoine et de notre histoire. D’autres pensent aussi aux activités extra-scolaires et là il y en a tellement aussi. Ce n’est pas que pour apprendre l’art Souvent c’est plus artistique que culturel d’ailleurs mais en plus d’apprendre la technique artistique, souvent on apprend aussi beaucoup sur la culture de l’art. Je m’explique. Prenons par exemple une activité comme le théâtre. Oui ce sera surtout de la pratique mais au niveau culturel, on peut apprendre beaucoup de choses sur l’histoire du théâtre, sur les façons différentes de pratiquer le théâtre dans le monde, sur les différents genres, tout ça. Et les avantages sont nombreux Et puis comme toutes les activités artistiques, on a d’autres avantages aussi comme l’acquisition d’une certaine sensibilité artistique, d’une affirmation de ses gouts, mais aussi au niveau plus personnel de la confiance en soi et en ses capacités ou encore de l’apprentissage du travail en groupe. Il y a le théâtre mais aussi les arts plastiques, la danse, les jeux de société et je pense aussi au sport. En fait toute activité, toute pratique a une culture. Comment ça marche ? En fait il suffit d’aller voir à la mairie la plus proche ce qui se pratique dans votre ville. Les activités mais aussi les lieux de culture comme les musées et les monuments. Pour ces idées-là c’est assez facile car des personnes, soit un professeur, soit un guide par exemple accompagnent les enfants et apportent des connaissances. Mais il existe aussi plein d’autre idées auxquelles on pense moins et qui sont tout autant un apprentissage culturel pour l’enfant et même pour vous. Ces idées l’avantage c’est qu’il n’y a pas besoin de payer un professeur pour les faire mais il faut donner un peu plus de temps. C’est parfait par exemple pour les parents qui ont plus de temps et qui veulent entièrement contribuer à l’apprentissage de leurs enfants. 3/ Faire à la maison Déjà on peut faire à la maison. Pensez à vos propres passions que vous pourriez partager avec vos enfants. Peut-être que vous aimez peindre. On le sait tous que les enfants ne font pas de magnifiques toiles mais se laisser aller ensemble à une œuvre collective sur un grand papier accroché au mur c’est très fun. Je pense aussi à la cuisine. Alors oui au début on essuie toujours un peu les pots cassés : le trop-plein de sel ou pire de piment… mais l’important ce n’est pas vraiment que c’est bon, mais d’essayer de cuisiner, de reconnaitre les plats, les ingrédients, et même pourquoi pas de commencer à cuisiner des plats régionaux, des plats du monde… 4/ Et à l’extérieur Et même à l’extérieur, on peut s’inventer des thématiques culturelles et simplement aller se promener. Le but ? Reconnaitre tous les monuments d’avant-guerre, non en fait deviner l’âge des bâtiments. Bon si je suis à la campagne, ce sera l’âge des arbres alors ! Ou les différentes espèces de cris d’oiseaux ? Et entamer une discussion sur les différents outils de chasse que l’homme a utilisé au cours de l’histoire. Et non ce n’étaient pas toujours des fusils. Vous le saviez qu’à un moment l’Homme a mangé de la viande crue ? 5/ Faire soi-même ses activités pour ses enfants Dans d’autres épisodes je vous donnerai des astuces pour faire soi-même ses propres activités culturelles avec ses enfants. Ma plus grosse astuce pour faire soi-même et ne jamais être à court d’idée la voici. Avoir confiance en soi Déjà inutile de se dire qu’on n’y arrive pas car on n’est pas professionnel. Quand on devient parent on n’était pas non plus professionnel, mais bizarrement il faut bien s’y coller et on s’en sort très bien (la plupart du temps…). Et bien c’est pareil pour les activités culturelles. Envoyer son enfant suivre un cours de dessin c’est tout simplement l’envoyer dessiner avec un dessinateur. Vous ne savez pas dessiner ? Et bien tant mieux, les tableaux abstraits se vendent plus chers de toute façon. En réalité il y a beaucoup de chances pour que votre enfant s’éclate mieux avec vous et trois pots de peinture que dans un groupe de dessin. Être curieux et recopier tout simplement Et pour la petite astuce il suffit simplement de regarder ce qui existe. Tapez quelque chose comme « activité culturelle » dans votre moteur de recherche Internet, vous aurez une liste des activités possibles pour inscrire son enfant. Maintenant vous pouvez aller plus loin et farfouiller dans les activités proposées par les centres culturels, vous verrez qu’il y a souvent un descriptif et que comme un mode d’emploi, vous pouvez aussi reproduire ça chez vous avec vos enfants. Pour aller plus loin, je vous invite à lire cet article pour transformer des lieux ordinaires en activités extraordinaires.

  5. 11/03/2019

    L’histoire de l’enfant sans art ni culture

    Je m’essaye au podcast ! Vous pouvez écouter ici le tout premier épisode d’une longue série passionnante que j’ai intitulée « Ramène tes enfants au musée ! ». Régulièrement je posterai de nouveaux épisodes alors n’hésitez pas à me suivre ! C’est gratuit alors pas d’excuses… Pour l’écouter, cliquez sur Play, ou faites un clic droit ici puis cliquez sur « Télécharger la cible sous » pour pouvoir le télécharger directement et l’écouter sur votre appareil ! Et pour ceux qui préfèrent, je vous mets quand même le texte comme un article ! L’histoire de l’enfant sans art ni culture Bonjour et bienvenue dans ce podcast intitulé « Ramène tes enfants au musée ! ». Un podcast pour défendre l’accès à la culture, son importance dans l’éducation de nos enfants, et pour arriver enfin à les sortir de leur bulle ! Et aujourd’hui pour ce premier podcast, je vous parle du b-a-ba ! Et bah oui parce que nos petits bouts de chous là ils ont besoin d’art et de culture ! Oh mais encore un podcast barbant avec des théories poussiéreuses à n’en plus finir… stooooop promis je ne vous ferai pas la leçon… mais je vais vous raconter une histoire… celle de l’enfant sans art ni culture. Parce que c’est bon on a compris, l’art et la culture permet aux enfants beaucoup de choses, ce n’est plus à démontrer. En plus le gouvernement s’y est mis sérieusement donc tout ça est bien reconnu aujourd’hui. Mais moi je vous pose donc la question inverse… d’après vous ça donne quoi un enfant sans art et culture ? L’échelle des besoins On part sur les besoins de base connus d’un enfant, et de tout être humain en fait. Se nourrir, respirer, dormir, aller aux toilettes (oui ça en fait partie évidemment). Il y a un gars qui s’appelait Maslow qui a fait une pyramide des besoins. Et alors selon lui, il y avait une échelle des besoins, et quand on satisfait un premier niveau on passe au deuxième. Alors après les besoins primaires pour survivre, il y a donc les autres besoins, comme avoir un toit par exemple. Avoir de l’argent (bah oui pour vivre) et puis ensuite avoir des amis, des collègues, une vie sociale, être aimé ou encore avoir des passions. Pour lui les passions c’était en dernier, c’est ce qui faisait partie du développement personnel, de la satisfaction d’accomplir quelque chose. Et du coup bah normal dans la tête de plein de gens, il y a des choses à penser avant de parler de besoin artistique, considéré plus comme un loisir que comme un besoin en fait. Et ben dommage parce que Maslow et sa pyramide des besoins et bien il est un peu poussiéreux aujourd’hui. Et oui il a été montré que les niveaux de besoin ne sont pas strictement hiérarchiques. Il arrive de négliger certains premiers besoins pour en satisfaire d’autres. Par exemple de moins faire attention au besoin de se nourrir que de celui d’être aimé. Pourquoi je vous raconte tout ça ? Et bien parce que depuis récemment on s’est dit qu’un enfant a autant besoin d’art et de culture qu’il a besoin d’amour de ses parents. Aïe j’entends d’ici les grincements de dents. Allez, reprenons l’histoire de l’enfant sans art et sans culture… L’enfant sans art L’enfant sans art c’est un enfant qui ne dessine pas, qui n’a pas de crayon dans les mains. Remarque vous me direz que c’est plus facile pour ne pas retrouver des dessins partout sur les murs. Oui mais vous avez déjà vu un enfant qui ne dessine pas ? absurde. Un enfant sans art c’est un enfant qui ne rêve pas. Un enfant qui ne rêve pas ? Bah oui un enfant qui n’est pas créatif, et qui se retrouve sans imaginaire. Un enfant qui ne joue pas donc. Allez je pousse encore plus loin, le langage peut être un art, prenez la poésie, la chanson, le théâtre,… un enfant sans art c’est donc un enfant qui ne s’exprime pas. L’art fait ressortir les émotions, alors un enfant sans art est un enfant sans émotions ??? Ohalala ça commence à devenir vraiment absurde. Bon vous voyez bien à quel point tout ça est absurde. Et bien pas tant que ça. Car en fait si on dit qu’un enfant doit parler, s’exprimer, et avoir des émotions, rêver etc. c’est déjà de l’art en soi. Dans le cas où on considère donc que l’art est tout simplement tout moyen d’expression qui vient de soi. Tout simplement. Un enfant sans art ça n’existe pas. L’enfant sans culture Et alors là pas besoin de vous convaincre sur le sujet de la culture. Si culture s’oppose à nature dans sa définition la plus simple. Donc tout ce qui vient de l’homme en fait ! Un enfant sans culture ça n’existe pas non plus ! Un enfant naît dans une culture, celle de ses parents, de sa famille, de ses amis, de son école. Tout ce qui est humain est culture. Une histoire un peu triste Et qu’est-ce qui se passe si on retire l’art et la culture aux enfants ? Aaaaa la grande question. Et bien c’est comme si on leur retirait des moyens d’expression. Car ils n’ont alors plus la possibilité de communiquer leurs sentiments et leurs émotions. C’est comme si on leur retirait l’esprit critique, car n’ayant pas vu des formes d’art et de culture différentes, ils ne pourront pas différencier ce qui leur plait de ce qui ne leur plait pas, ne pourront pas s’essayer à divers moyens plastiques ou culturels et ne pourront jamais faire de choix, ils continueront inlassablement à subir ce qui leur est imposé sans jamais savoir ce qui est bon ou pas pour eux. C’est comme si on leur retirait aussi des moyens de se trouver sa place dans la société. Un enfant sans culture c’est un enfant qui ne peut pas savoir qui il est. Privé d’origines, sans repères. Il reste un bébé qui découvre et jamais ne s’affirme. Il ne peut pas construire son identité. Il ne peut pas trouver sa place. Et il ne peut pas non plus comprendre les différences des autres. C’est comme si on leur retirait la possibilité d’avoir des contacts sociaux. De toute façon il ne s’intéresse pas aux autres. Non pas besoin, puisqu’il est sans art et sans culture, il n’échange pas avec les autres, ni passions, ni loisirs, ni point commun. Il n’a pas besoin de socialiser. N’appartenant à aucun groupe il n’a pas besoin de se sentir appartenir à un groupe. Franchement il donne pas envie l’enfant sans art ni culture. Est-ce qu’il peut être heureux ? Moi les enfants je préfère les voir gribouiller sur les murs des dessins moches qu’être tristes à longueur de journée. Et les parents ? Et vous avez pensé au papa et à la maman de l’enfant sans art ni culture ? Quand leur enfant rentre de l’école le soir, il fait d’abord ses devoirs, ensuite il va prendre sa douche gentiment et il s’assoit pour manger. Et puis il va se coucher. Et c’est tout. Il ne joue pas avec les canards en plastique, il ne raconte pas sa journée à ses parents, il ne réclame pas d’histoire pour s’endormir. Tous les soirs, c’est pareil, sans changement. Quel parent n’a pas besoin de vivre quelques tornades pour bouger son quotidien ? Ou de démarrer un débat apocalyptique à table sur un sujet qui le passionne lui et son enfant ? Ou juste de rire en famille… Et bah les parents de l’enfant sans art ni culture ils ont toujours la même routine, pas besoin d’activités pour l’enfant sans art ni culture. Alalalaaaa elle est pas très drôle l’histoire de l’enfant sans art ni culture ! ça rigole pas dans cette famille c’est moi qui vous le dit ! Pouvoir choisir Heureusement qu’on a des psychologues et des éducateurs qui nous ont ouvert les yeux sur l’importance de l’art et de la culture dans notre quotidien et celui de nos enfants. Et au même titre que les autres besoins. La seule différence c’est que nous donnons des priorités à certains besoins plus qu’à d’autres mais au moins nous pouvons faire le choix. Et avoir le choix d’avoir une activité artistique ou culturelle, de se confronter à la culture en général, ou de faire complètement autre chose c’est quand même pas trop mal au final. Sur ce, je vous laisse !

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Découvertes culturelles par le jeu