11 épisodes

Une critique radiophonique du patriarcat, du sexisme et des oppressions liées au(x) genre(s) et aux sexualités, et ce dans une perspective intersectionnelle, anticapitaliste et antiraciste, chaque 25 du mois

Sortir du patriarcapitalisme Armand Paris et Sofia

    • Actualités
    • 5.0, 1 note

Une critique radiophonique du patriarcat, du sexisme et des oppressions liées au(x) genre(s) et aux sexualités, et ce dans une perspective intersectionnelle, anticapitaliste et antiraciste, chaque 25 du mois

    Accoucher et avorter autrement. De la démédicalisation à la reconfiguration des normes sociales

    Accoucher et avorter autrement. De la démédicalisation à la reconfiguration des normes sociales

    Une analyse sociologique conjointe de l’accouchement et de l’avortement dans des lieux « alternatifs » en France et au Québec, à partir de l’article de Mathieu Azcué et de Marie Mathieu « Accoucher et avorter autrement. De la démédicalisation à la reconfiguration des normes sociales » – avec cette dernière, sociologue et autrice de plusieurs articles et d’une thèse sur ces sujets.
    L’émission (40 minutes) comporte :
    Une présentation des alternatives d’accouchement et d’avortement étudiées, de leurs projets initiaux, de leur institutionnalisation respective et des effets de celle-ci ;
    Une discussion des reconfigurations des normes sociales opérées dans ces institutions « alternatives », et des trajectoires opposées de l’accouchement et de l’avortement en termes de démédicalisation, de représentation et de prise en charge collective au sein de ces institutions et des sociétés occidentales plus généralement ;
    Un débat autour du caractère plus ou moins anti-patriarcal des accouchements – et plus généralement du travail procréatif – et des avortements « alternatifs » ;
    Une analyse en termes de classe, de capitalisme néo-libéral et de racisme de l’accouchement alternatif.

    • 41 min
    Pour un féminisme anti-carcéral

    Pour un féminisme anti-carcéral

    À contre-courant de l’instrumentalisation sécuritaire et raciste des violences patriarcales et du féminisme carcéral, une critique du système pénal et des prisons dans une perspective féministe intersectionnelle à partir de Pour elles toutes. Femmes contre la prison (Lux, 2019) – avec l’autrice, Gwenola Ricordeau, professeure assistante en justice criminelle à la California State University et également autrice sur ce sujet de Les détenus et leurs proches. Solidarités et sentiments à l’ombre des murs (Autrement, 2008).
    L’émission (40 minutes) comporte :
    Une définition de l’abolitionnisme pénal et carcéral comme visant à une abolition de ces systèmes (et non du travail du sexe) ;
    Une critique de l’argumentaire du féminisme carcéral en réponse aux violences sexuelles ;
    Une mise en exergue de l’existence d’une charge matérielle, mentale et émotionnelle des femmes suite à l’emprisonnement ou à la mise sous bracelet électronique de leurs proches ;
    Une discussion autour des « réformes » au système carcéral, qu’il s’agisse du bracelet électronique ou des luttes des prisonnier-e-s et de leurs proches ;
    Une analyse du traitement différencié des femmes (notamment pauvres, racisées, trans, lesbiennes et/ou homicides) au sein du système pénal et carcéral ;
    Une mise en exergue des angles morts du féminisme carcéral et de l’abolitionnisme pénal et carcéral androcentré ;
    Une critique de « l’innocentisme » comme stratégie abolitionniste ;
    Un rappel du caractère non-moralisateur de l’abolitionnisme pénal ;
    Une présentation de la « justice transformative » comme alternative féministe intersectionnelle au système punitif des tribunaux et des prisons et à la « justice réparatrice ».

    • 46 min
    Le mouvement pro-pédophilie des années 1970, stade gauchiste de la domination adulte

    Le mouvement pro-pédophilie des années 1970, stade gauchiste de la domination adulte

    En écho à l’affaire Gabriel Matzneff suite aux révélations de Vanessa Springora et aux débats autour des responsabilités de Mai 68, une analyse des violences sexuelles sur mineurs comme des manifestations d’une domination adulte partiellement occultée au sein du discours du mouvement pro-pédophilie, coupable dès lors non d’un excès de « libération sexuelle » mais d’une légitimation de rapports de pouvoir et donc de violence – avec Tal (et non plus Delphine) Piterbraut-Merx, qui rédige une thèse à l’ENS Lyon et au CRESPA sur ce sujet.
    L’émission (1 heure) comporte :
    Une mise en exergue de l’existence au cours des années 1970 d’un contraste entre une parole médiatisée (celle des pédophiles et des pro-pédophilie) et d’une parole silencée (celle des enfants victimes de violences sexuelles) ;
    Une critique de l’instrumentalisation par des adultes pédophiles des revendications légitimes des mineurs adolescents (notamment du FHAR) à une sexualité autonome ;
    Un rappel de l’existence d’un troisième terme entre violence (physique) et consentement : le pouvoir, aux mains des adultes et non des enfants ;
    Une critique de l’amalgame des adolescents et des enfants dans une même catégorie, celle des mineurs, permettant à des (pro)pédophiles de se revendiquer du désir des premiers d’une sexualité autonome (pas forcément avec des adultes d’ailleurs) aux détriments des seconds n’ayant pas exprimé un tel désir ;
    Une analyse des discours pro-pédophilie des adultes comme étant des discours de dominants occultant leur position dominante et ne demandant pas l’avis des dominés concernés ;
    Un appel à une critique politique des pédophiles et des violences sexuelles sur mineurs ;
    Une critique des projections du « regard adulte » (gaze) pro-pédophile vis-à-vis d’une sexualité infantile réifiée, fantasmée et exotisée ;
    Une analyse du mouvement pro-pédophilie comme une critique tronquée de la domination adulte, réduite aux seules institutions d’encadrement bourgeois (famille, école, etc.) et à l’exclusion des adultes eux-mêmes ;
    Une critique intersectionnelle, anti-bourgeoise, féministe et antiraciste du discours et des pratiques pédophiles, de leur pseudo « libération sexuelle » ;
    Un rappel du caractère non-nécessairement émancipateur de l’affranchissement des tabous moraux, avec l’exemple de La Banquise, revue d’ultra-gauche pro-pédophile et négationniste ;
    Une réflexion autour du traumatisme et de la prise de conscience des mineurs du caractère violent des actes pédophiles ;
    Une critique de la société bourgeoise et patriarcale comme responsable du désarmement des mineurs face aux violences sexuelles ;
    Une analyse critique du relativisme nominaliste de certains historien-ne-s vis-à-vis des violences sexuelles sur mineurs, aux détriments d’une approche matérialiste de celles-ci ;
    Une conclusion appelant à une dénonciation conjointe des violences pédophiles et des violences incestueuses.

    • 1h
    Pour un féminisme décolonial. Leçons des féministes autonomes et indigènes d'Amérique latine

    Pour un féminisme décolonial. Leçons des féministes autonomes et indigènes d'Amérique latine

    Une émission de présentation du féminisme décolonial, et particulièrement du féminisme autonome et indigène d’Amérique latine, autour de Pour une critique féministe décoloniale (Éditions Antipodes, 2016) – avec l’autrice, Sabine Masson, sociologue, juriste et surtout militante féministe engagée auprès des femmes du Honduras et du Chiapas, également co-directrice de Féminismes dissidents en Amérique latine et aux Caraïbes (Nouvelles Questions Féministes, 2005).
    L’émission (1 heure 10 minutes) comporte :
    Une présentation de l’origine de ce livre comme produit d’une rencontre de Sabine Masson, « féministe blanche », avec des femmes indigènes et leurs problématiques spécifiques ;
    Une définition du féminisme décolonial comme critique du féminisme blanc, centré sur une universalisation abusive de l’expérience (prise comme norme) des femmes blanches de classes moyennes des centres capitalistes occidentaux, aveugle à ses privilèges de dominants de « race » et aux formes contemporaines de colonialisme, et potentiellement porteuse de discours islamophobes, racistes et néocoloniaux ;
    Une critique de la « culturisation du patriarcat », vu comme une oppression extra-occidentale ;
    Une critique du regard du féminisme blanc vis-à-vis des « femmes du Tiers-monde » comme catégorie homogénéisée, essentialisée et orientalisée de manière misérabiliste ;
    Une présentation des mouvements de femmes indigènes, leur critique des permanences des rapports coloniaux de pouvoir et du racisme colonial, leurs rapports vis-à-vis du féminisme comme concept et comme mouvement et vis-à-vis du mouvement indigène masculin ;
    Une discussion du « féminisme communautaire » bolivien, critique en même temps du néolibéralisme, du patriarcat occidental et du patriarcat indigène ;
    Une analyse du clivage entre « féminisme institutionnel », proche des politiques de développement de l’ONU spécifiques aux femmes, et « féminisme autonome », s’opposant à ce processus de cooptation et de neutralisation du féminisme ;
    Une critique de l’ethno-tourisme, son essentialisation, altérisation et traditionalisation des populations indigènes, sa promotion d’une marchandisation des rapports sociaux, et son rôle d’occultation des violences accompagnant tout projet de développement contesté ;
    Un appel à une décolonisation du féminisme et de l’anticapitalisme.

    • 1h 9 min
    Décoloniser le féminisme occidental – avec Françoise Vergès

    Décoloniser le féminisme occidental – avec Françoise Vergès

    Un entretien autour du féminisme décolonial et du féminisme occidental avec Françoise Vergès autour de son dernier ouvrage, Un féminisme décolonial (La Fabrique, 2019).
    L’émission (1 heure 20 minutes) comporte :
    Une genèse de son livre à un niveau personnel et politique : son enfance réunionnaise en tant que femme racisée et fille de militants anti-coloniaux, son séjour dans une Algérie post-coloniale patriarcale, son arrivée en France et sa participation aux luttes anti-racistes, anticapitalistes et féministes des années 1970, et sa réaction au récit fallacieux du féminisme français ;
    Une définition du féminisme décolonial comme analyse multidimensionnelle (prise en compte des rapports de genre, de race et de classe) et comme projet politique visant à une abolition non seulement du patriarcat, mais également du capitalisme, du colonialisme, de l’esclave et du racisme et de leurs effets genrés ;
    Une relecture de l’histoire à l’aune des femmes esclaves et de leur oppression spécifique (violées à des fins notamment reproductives) ;
    Une critique des appels à une loyauté inconditionnelle et une perpétuation de l’oppression patriarcale au sein des mouvements de lutte antiraciste, au profit d’une approche en termes de solidarité (à double sens), de déconstruction des masculinités racisées et de fidélité à une histoire commune ;
    Un appel au dépassement du féminisme carcéral et sa logique punitive, raciste et classiste ;
    Une critique du féminisme civilisationnel, porté par des féministes bourgeoises (souvent blanches, mais aussi parfois racisées) et aveugle au racisme et aux oppressions spécifiques aux femmes prolétaires racisées ;
    Un appel à une approche du féminisme « par en bas », à partir des revendications et des luttes des femmes les plus opprimées, et non seulement à partir du concept d’égalité de genre ;
    Une analyse de « la femme blanche » (fragile, pure, frigide) et, en miroir, de « la femme du Tiers-Monde » (robuste, impure, vénale) comme un produit de l’histoire coloniale et esclavagiste, aujourd’hui réactualisé avec l’opposition femme blanche – femme voilée ;
    Une déconstruction de l’histoire du féminisme, et notamment d’Olympe de Gouges (abolitionniste, mais raciste), de l’héritage colonial du féminisme civilisationnel dit « universaliste » (en réalité occidentalo-centrique) et de l’instrumentalisation des « droits de la femme » dans l’impérialisme néolibéral contemporain ;
    Une critique de l’exotisation du patriarcat en Occident et de la « culturalisation » des droits des femmes (en Occident, comme partie de son « ADN », et ailleurs parfois comme une création étrangère aux cultures locales) ;
    Une contextualisation de l’essor du féminisme civilisationnel au cours des années 2000 comme un des derniers avatars un peu crédibles du « progressisme » occidental (donc légitimant son impérialisme) notamment face aux régressions des droits des femmes dans certains pays ;
    Une critique du « gender mainstreaming » des organisations internationales ;
    Une analyse du micro-crédit comme un prolongement « progressiste » des plans d’ajustement structurels du FMI dans un but pacificateur par l’intégration (sur un mode individuel) des femmes racisées au capitalisme néolibéral ;
    Une déconstruction du modèle occidental pseudo-universel de famille, dénié aux esclaves, instrument de répression des familles élargies et condition de l’inatteignable « respectabilité » des petites bourgeoisies racisées ;
    Une critique du consumérisme comme norme de « civilisation » tendanciellement inatteignable pour une majeure partie des femmes racisées du Sud global (responsabilisant celles-ci de leur « échec » et les incitant à se sacrifier au travail plutôt qu’à lutter) et reposant sur leur explo

    • 1h 23 min
    La domination adulte en question

    La domination adulte en question

    Une émission pour une approche matérialiste, intersectionnelle et spécifique de la domination adulte - avec Delphine Piterbraut-Merx, doctorante à l’ENS Lyon et au CRESPA sur ce sujet.
    L’émission (1 heure 10 minutes) comporte :
    Une discussion générale autour de la domination adulte comme forme de domination impensée, et ce notamment à l’extrême-gauche, avec des conséquences néfastes (absence de compréhension structurelles des violences sexuelles d’adultes sur des mineurs, qu’il s’agisse de pédophilie ou d’inceste, voire même appel à une décriminalisation de ces pratiques oppressives) ;
    Une critique des approches des enfants comme groupe « naturel » (et naturellement vulnérable, dépendant, incapable) et non socialement construite ;
    Une critique du statut d’enfant et de « mineur », de l’homogénéisation des situations qu’il implique (de nourrisson à adolescent-e), de la privation d’autonomie et de droits qu’il entraîne, de l’infantilisation et de l’infériorisation dont elle s’accompagne ;
    Une déconstruction de l’innocence supposée des enfants, et sa requalification en vulnérabilité et en ignorance (particulièrement en matière politique et sexuelle) socialement construites, qu’il s’agirait de défaire en permettant aux enfants de s’autonomiser et de se défendre et non pas par un paternalisme protecteur (d’institutions elles-mêmes répressives comme l’État ou la famille) ;
    Une interrogation au sujet des potentialités d’organisation et de lutte des mineurs (et du rôle des adultes dans de tels cas de figure), et un rappel de leur occultation historique ;
    Une proposition d’approche théorique de la domination adulte par un raisonnement analogique, intersectionnel et spécifique, ses forces et ses limites ;
    Une critique de l’idéologie de « l’enfance » comme une prophétie autoréalisatrice ;
    Une discussion des possibles alliances anti-patriarcales des femmes et des mineur-e-s et de ses difficultés pratiques ;
    Une conceptualisation de l’infantilisation et du processus de minorisation comme matrice potentielle des dominations de genre et de race ;
    Une réflexion sur l’absence des premiers concernés au sein des groupes de rescapés de violences pédophiles ou incestueuses, mais aussi des groupes militants et des colloques universitaires à ce sujet ;
    Un exposé des limites des analogies entre condition matérielle des femmes et des enfants ;
    Une discussion autour de l’invention de l’enfance sous l’Ancien Régime, et de ses sub-divisions en classes d’âge ;
    Une analyse critique de la psychologie du développement et de la philosophie de l’enfance ;
    Une analyse des conceptions de l’enfant comme « bon sauvage » assimilable ou comme altérité radicale ;
    Une critique des conceptions essentialistes de l’enfance dans l’extrême-gauche ou chez Freud ;
    Une discussion de l’intérêt du capitalisme et de l’État à perpétuer la domination adulte ;
    Une critique d’une vision libérale et idéaliste de l’enfant comme un sujet comme un autre, abstraction faite de ses conditions matérielles d’assujettissement et de dépendance, et qui a conduit certains à une position pro-pédophile au cours des années 1970 ;
    Une discussion des différentes majorités (civile, politique, pénale, sexuelle) ;
    Une critique du mythe libéral de l’autonomie individuelle complète ;
    Une conclusion en faveur d’une re-politisation (mais émancipatrice) de l’enfance à l’extrême-gauche.

    • 1h 13 min

Avis d’utilisateurs

5.0 sur 5
1 note

1 note

Classement des podcasts dans Actualités

D’autres se sont aussi abonnés à