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Richard Scoffier est architecte, philosophe et professeur. Depuis 2011, ses Universités Populaires interpellent les oeuvres du passé et celles du présent, comparent les réflexions des grands bâtisseurs et croisent les cultures pour permettre à chacun d'appréhender l'architecture et de s’en saisir.

Université populaire d'Architecture Pavillon de l'Arsenal

    • Culture et société
    • 5.0 • 3 notes

Richard Scoffier est architecte, philosophe et professeur. Depuis 2011, ses Universités Populaires interpellent les oeuvres du passé et celles du présent, comparent les réflexions des grands bâtisseurs et croisent les cultures pour permettre à chacun d'appréhender l'architecture et de s’en saisir.

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    Nécropoles - Community reloaded - 4/4

    Nécropoles - Community reloaded - 4/4

    "Le cimetière d'aujourd'hui peut être considéré comme une ville des morts, comme l'envers de la ville des vivants. C'est la grande leçon du Père Lachaise, cet ensemble urbain uniquement composé de monuments. Mais que reste-il du monde après la mort ? Celle de n'importe quel individu n'annonce-t-elle pas toujours, comme un spectre, celle de l'humanité entière ? Cette question oppose les architectes contemporains. Scarpa, Aldo Rossi ou Paola Chiarante répondent par la métaphysique, en affirmant une architecture éternelle et indépendante de toute existence humaine, à l'instar de la géométrie de Platon. Ainsi les cimetières de San Vito d'Altivole, de Modène ou la nécropole de Nice se proposent comme des constructions archétypales sortant du sol par césarienne : mastaba, cube ou terrasse en étoile... Tandis que d'autres, plus réalistes, tendent au contraire à mettre en scène une nature glorieuse reprenant ses droits bafoués par la pire espèce de parasites. C'est la leçon des pierres éparpillées dans la forêt de sapins du Cimetière des Bois de Gunnar Asplund à Stockholm, de la vallée de restanques creusées de tombes de Miralles et Pinós à Igualada en Catalogne ou des collines découpées par Marc Barani au-dessus de Roquebrune-Cap-Martin..." Richard Scoffier, architecte, philosophe, professeur des Écoles Nationales Supérieures d'architecture
    « Nécropoles» est le dernier acte de l'Université Populaire qui s'est tenue en 2018 au Pavillon de l'Arsenal et à l'occasion de laquelle Richard Scoffier propose à travers un cycle intitulé « Community reloaded » d'analyser les grandes édifications qui se présentent comme des « accumulateurs » et réaniment le sentiment de communion.

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    Palais de justice Community reloaded - 3/4

    Palais de justice Community reloaded - 3/4

    « Comment aborder l'espace où la communauté se refonde dans l'exclusion des individus qui en ont enfreint les règles ? Est-ce le lieu d'une justice dernière, comme semble l'affirmer de manière critique Jean Nouvel dans son tribunal de Nantes, où les juges descendent des cieux pour rejoindre des prévenus qui sortent de terre ? Ou d'une justice tribale, comme le suggèrent les huttes suspendues conçues par Richard Rogers à Bordeaux ? Un hôpital ? Comme les pavillons de Christian de Portzamparc à Grasse. Un hôtel de luxe ? Comme semblent le suggérer les deux lames coulissantes de Frédéric Borel à Narbonne qui dessinent un atrium renvoyant aux palaces de John Portman. Ou une tour constructiviste interpellant violemment le ciel ? Comme celle que vient d'achever Renzo Piano aux Batignolles pour le nouveau Tribunal de Grande Instance de Paris... » Richard Scoffier, architecte, philosophe, professeur des Écoles Nationales Supérieures d'architecture.
    « Palais de justice » est le troisième acte de l'Université Populaire qui s'est tenue en 2018 au Pavillon de l'Arsenal et à l'occasion de laquelle Richard Scoffier propose à travers un cycle intitulé « Community reloaded » d'analyser les grands bâtiments qui se présentent comme des « accumulateurs » et réaniment le sentiment de communion.

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    Portes - Community reloaded - 2/4

    Portes - Community reloaded - 2/4

    "Que représentent exactement les gares que nous empruntons quotidiennement pour faire le va-et-vient entre logement et lieu de travail, ou, plus périodiquement, pour basculer de l'ici de la vie de tous les jours vers l'ailleurs de destinations lointaines ? Quels sont ces lieux où la foule se condense pour passer d'un monde à l'autre. Ces entre-deux propices à des échanges inattendus, des attouchements involontaires, des bousculades intempestives où s'esquisse une communauté plus aveugle et plus charnelle que celle entrevue dans le stade. Doit-on les assimiler à des cathédrales ? Comme la canopée de verre pensée par Patrick Berger qui permet aux voyageurs des plus lointaines communes de l'agglomération parisienne de rejoindre la capitale. À des vols d'oiseaux ? Comme les tours de force structurels de Calatrava à Liège et à New York. À des tours de Babel inversées ? Comme le projet de Kengo Kuma pour la station Saint-Denis Pleyel du Grand Paris Express... Mais nous nous pencherons aussi sur les aéroports. Ces espaces où tout semble conçu pour que le public puisse se sentir à l'aise, se relaxer, se déstresser, se dénuer de toute agressivité. Comme s'il s'agissait de rejoindre, pendant quelques minutes, une communauté édénique où tous les conflits sont dénoués, où tous les désirs sont comblés." Richard Scoffier, architecte, philosophe, professeur des Écoles Nationales Supérieures d'architecture.
    « Portes » est le deuxième acte de l'Université Populaire qui s'est tenue en 2018 au Pavillon de l'Arsenal et à l'occasion de laquelle Richard Scoffier propose à travers un cycle intitulé « Community reloaded » d'analyser les grands bâtiments qui se présentent comme des « accumulateurs » et réaniment le sentiment de communion.

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    Arènes - Community reloaded - 1/4

    Arènes - Community reloaded - 1/4

    Quel est le rôle joué par l'architecture d'aujourd'hui dans la manière dont la communauté se reconstitue et se représente à elle-même? L'édition 2018 de l'Université populaire du Pavillon de l'Arsenal aborde les dispositifs architecturaux qui lui permettent en permanence à la communauté de se refonder, de se recharger, comme on recharge un mobile ou un ordinateur.
    Pour cela, Richard Scoffier, architecte, philosophe, professeur des Écoles Nationales Supérieures d'architecture, propose de regarder différemment les grands équipements qui scandent la vie collective. Au-delà des fonctions spécifiques pour lesquelles ils ont été conçus, ils sont ici considérés comme des dispositifs permettant la transformation des foules d'individus dispersées en communauté.
    « Arènes » est le premier acte de cette Université Populaire 2018 : "Au-delà des grandes manifestations sportives ou musicales qui s'y déroulent, les stades peuvent être considérés comme de puissants générateurs de sentiment communautaire. Deux types distincts d'édifices répondent à ces lieux de rassemblements où s'expriment parfois violemment de profonds antagonismes. Les premiers, dionysiaques, jouent délibérément avec l'énergie générée par l'enthousiasme et l'affrontement des spectateurs. Ils se proposent comme des constructions de forme elliptique. Ainsi les stades dessinés par Herzog et de Meuron se présentent-ils comme des instruments de musique aidant la transformation des cris et des hurlements en une clameur unitaire, afin de permettre à la foule de s'appréhender comme une communauté fusionnelle. Les seconds, apolliniens, tendent au contraire à assimiler l'arène à un théâtre, à un espace ouvert et intégré à la ville. Refusant l'ellipse, les constructions conçues par Gregotti, Nouvel et autres Souto de Moura, déclinent les possibilités du rectangle et brisent volontairement l'unicité organique des formes circulaires pour permettre au public d'assister aux manifestations sportives sans entonner fatalement le cri primal par lequel la communauté renaît à elle-même." Richard Scoffier, au Pavillon de l'Arsenal, en janvier 2018.

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    Philharmonies - transformateurs, collecteurs, incubateurs- 4/4

    Philharmonies - transformateurs, collecteurs, incubateurs- 4/4

    "Les philharmonies s'apparentent à des laboratoires où se font des expériences sur un nouveau type de confort, le confort acoustique qui apparaît maintenant comme essentiel à la fois dans la conception des logements comme dans celle des villes. Ainsi, Jean Nouvel à la Philharmonie de Paris parvient-il à isoler sa salle des bruits du périphérique tout en lui conférant une atmosphère enveloppante associant intimement clarté et réverbération. Cette salle, comme celle de la Philharmonie de Hambourg d'Herzog et de Meuron, témoigne d'un nouveau rapport à la musique répondant aux exigences d'un public qui ne se rend plus aux concerts par devoir social mais par choix personnel. La configuration de ces espaces implique que désormais les auditeurs ne soient jamais très éloignés de l'orchestre, comme si ce dernier ne jouait que pour chacun d'eux. La philharmonie apparaît ainsi comme une salle d'entraînement permettant au sujet contemporain de développer ses capacités d'écoute et de différentiation des sons sans pour autant être soumis aux rituels sociaux qui s'attachaient jadis à ce type d'expérience." Richard Scoffier, architecte, philosophe, professeur des Écoles Nationales Supérieures d'architecture. Richard Scoffier, au Pavillon de l'Arsenal en avril 2017.
    « Philharmonies » est le dernier chapitre de l'Université Populaire 2017 du Pavillon de l'Arsenal. Richard Scoffier, architecte, philosophe et professeur des Écoles Nationales Supérieures d'Architecture, évoque les enjeux constructifs, sociétaux et symboliques que revêtent les hauts lieux culturels contemporains.

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    Théâtres - transformateurs, collecteurs, incubateurs - 3/4

    Théâtres - transformateurs, collecteurs, incubateurs - 3/4

    "Ni esthétique, ni pédagogique, la machinerie théâtrale est essentiellement politique. Dans le monde grec, les habitants d'une ville entière venaient cycliquement s'asseoir en demi-cercle au creux d'une colline pour être confrontés à la condition tragique de leur existence avant de reprendre leur place dans la Cité. Ailleurs, les dispositifs complexes construits au XVIIIe siècle à Paris, Nantes ou Lyon associeront étroitement théâtre et place publique de manière à ce que les spectateurs puissent, une fois la représentation terminée, jouer leur propre rôle sur une scène ouverte face à la ville. Une mise en abyme parfaitement analysée et réactivée par Christian de Portzamparc dans son projet malheureux pour l'Opéra de la Bastille. Où un cadre de scène babylonien, à l'échelle de la place et de la capitale, maintenait d'immenses portes coulissantes pour mettre en scène la foule à la fin des spectacles. Jørn Utzon dans la baie de Sydney, Snøhetta dans le fjord d'Oslo ou Rafael Moneo entre l'embouchure du fleuve et la plage de Saint-Sébastien, sauront jouer sur des contrastes puissants mettant en scène leurs lieux de la parole et du chant dans des paysages totalement décalés." Richard Scoffier, au Pavillon de l'Arsenal en mars 2017.
    « Théâtres » est le troisième chapitre de l'Université Populaire 2017 du Pavillon de l'Arsenal. Richard Scoffier, architecte, philosophe et professeur des Écoles Nationales Supérieures d'Architecture, évoque les enjeux constructifs, sociétaux et symboliques que revêtent les hauts lieux culturels contemporains.

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