50 min

Xabi Molia : « La catastrophe, c’est aussi le temps de l’aventure ‪»‬ Nova Book Box

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Il a été le premier artiste à grimper à bord de notre podcast quotidien d’utopies poétiques, L’Arche de Nova, à formuler sa vision forcément trouble de l’avenir au temps du confinement, à esquisser ses doutes quant à notre envie de retour aux grandes embrassades sociales. Agrégé de lettres et professeur d’Histoire du cinéma, l’écrivain et cinéaste Xabi Molia, 42 ans, Basque de Bayonne auto-catapulté à Ménilmontant, publiera le 20 août aux éditions du Seuil son nouveau roman, Des jours sauvages, robinsonnade obligée de quatre-vingt Français échoués sur une île déserte du Pacifique, ces compatriotes ayant fui notre pays… ravagé par une épidémie de grippe inédite et foudroyante. Ciel !
Non, pas la peine de hurler à l’opportunisme : ce survivalhumaniste était terminé en novembre dernier. « Aucun d’entre eux n’aurait dû se retrouver sur cette île inconnue, écrit Xabi Molia. (…) Ils se racontaient que le monde entier avait été contaminé et que ce serait une folie de le rejoindre. Ou bien ils craignaient d’être jugés à leur retour parce qu’ils avaient déserté. Ou juste ils trouvaient là une forme d’accord qu’en France ce qu’ils avaient appelé la vie moderne les avaient empêché d’atteindre. Ils voulaient qu’on les oublie. »


« Un confinement, ça peut durer », dit plus tard l’un des naufragés de cette île aux forêts « dédaléennes », aux troncs noirs « suintants ». « Ils avaient laissé derrière eux les villes polluées et les étés caniculaires, l’argent, le travail salarié, le temps compté, le temps perdu sur internet, tous ces liens invisibles qui les empêchaient d’être heureux. La catastrophe était leur chance. » Mais pendant ces trois mois de pandémie, qu’a fabriqué l’auteur des Premiers(variation cocorico sur le mythe du super-héros, en 2017) ou d’Avant de disparaître (roman qui déjà, en 2011, peignait Paris débordée par une épidémie) ? Nous avons une heure pour en parler et, comme dans les meilleurs films-catastrophes, je vous garantis un sacré rebondissement à la fin de cette émission. 


Une émission imaginée et animée par Richard Gaitet, réalisée par Sulivan Clabaut. Programmation musicale : Michael Liot. Lecture finale : Sophie Marchand, d’après J. R. R. Tolkien.


Visuels : Lost, de Damon Lindelof, Carlton Cuse et J. J. Abrams (2004-2010).
 
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Il a été le premier artiste à grimper à bord de notre podcast quotidien d’utopies poétiques, L’Arche de Nova, à formuler sa vision forcément trouble de l’avenir au temps du confinement, à esquisser ses doutes quant à notre envie de retour aux grandes embrassades sociales. Agrégé de lettres et professeur d’Histoire du cinéma, l’écrivain et cinéaste Xabi Molia, 42 ans, Basque de Bayonne auto-catapulté à Ménilmontant, publiera le 20 août aux éditions du Seuil son nouveau roman, Des jours sauvages, robinsonnade obligée de quatre-vingt Français échoués sur une île déserte du Pacifique, ces compatriotes ayant fui notre pays… ravagé par une épidémie de grippe inédite et foudroyante. Ciel !
Non, pas la peine de hurler à l’opportunisme : ce survivalhumaniste était terminé en novembre dernier. « Aucun d’entre eux n’aurait dû se retrouver sur cette île inconnue, écrit Xabi Molia. (…) Ils se racontaient que le monde entier avait été contaminé et que ce serait une folie de le rejoindre. Ou bien ils craignaient d’être jugés à leur retour parce qu’ils avaient déserté. Ou juste ils trouvaient là une forme d’accord qu’en France ce qu’ils avaient appelé la vie moderne les avaient empêché d’atteindre. Ils voulaient qu’on les oublie. »


« Un confinement, ça peut durer », dit plus tard l’un des naufragés de cette île aux forêts « dédaléennes », aux troncs noirs « suintants ». « Ils avaient laissé derrière eux les villes polluées et les étés caniculaires, l’argent, le travail salarié, le temps compté, le temps perdu sur internet, tous ces liens invisibles qui les empêchaient d’être heureux. La catastrophe était leur chance. » Mais pendant ces trois mois de pandémie, qu’a fabriqué l’auteur des Premiers(variation cocorico sur le mythe du super-héros, en 2017) ou d’Avant de disparaître (roman qui déjà, en 2011, peignait Paris débordée par une épidémie) ? Nous avons une heure pour en parler et, comme dans les meilleurs films-catastrophes, je vous garantis un sacré rebondissement à la fin de cette émission. 


Une émission imaginée et animée par Richard Gaitet, réalisée par Sulivan Clabaut. Programmation musicale : Michael Liot. Lecture finale : Sophie Marchand, d’après J. R. R. Tolkien.


Visuels : Lost, de Damon Lindelof, Carlton Cuse et J. J. Abrams (2004-2010).
 
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