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L’Institut Français de la Mode accueille régulièrement des conférences au croisement de multiples univers créatifs (arts, littérature, musique, histoire… mais aussi économie et innovation). Les podcasts de l’Institut Français de la Mode permettent de réécouter les conférences publiques qui ont lieu tous les mois dans l’amphithéâtre Yves Saint Laurent, mais aussi les conférences réservées aux étudiants (cycles hebdomadaires « IFM/Cultures » et « IFM/Futurs »). Certaines conférences font l’objet d’un partenariat avec France Culture.

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L’Institut Français de la Mode accueille régulièrement des conférences au croisement de multiples univers créatifs (arts, littérature, musique, histoire… mais aussi économie et innovation). Les podcasts de l’Institut Français de la Mode permettent de réécouter les conférences publiques qui ont lieu tous les mois dans l’amphithéâtre Yves Saint Laurent, mais aussi les conférences réservées aux étudiants (cycles hebdomadaires « IFM/Cultures » et « IFM/Futurs »). Certaines conférences font l’objet d’un partenariat avec France Culture.

    Mode : le choix des matières écoresponsables

    Mode : le choix des matières écoresponsables

    Dans la mode et le luxe, l'heure est à la sélection de matières éco-responsables, parmi lesquelles il faut savoir sélectionner celles qui sont industrialisables. Sachant que le coton absorbe 20% des pesticides répandus dans le monde et qu'il provoque une surconsommation d'eau, des alternatives existent, à commencer par le coton recyclé ou le coton bio (ce dernier représente 1% seulement du coton utilisé aujourd'hui dans l'industrie de l'habillement).
    Parmi les matériaux "naturellement responsables", le lin et chanvre sont à mentionner. Des fibres artificielles comme la viscose connaissent un regain d'intérêt, à condition de réutiliser l’eau et les solvants en circuit fermé. Des polyamides sont obtenus avec les mêmes qualités que des matières d'origine pétrochimique, mais réalisées désormais à partir de ressources renouvelables comme l'huile de ricin ou le glucose de maïs...
    Une conférence de Marina Coutelan, chargée du développement durable chez Première Vision (17 décembre 2019 à l'Institut Français de la Mode).

    • 57 min
    Le retour des sorcières

    Le retour des sorcières

    La sorcière a toujours peuplé notre imaginaire collectif. Son image traditionnelle, celle d’une femme diabolique à cheval sur un balai, préparatrice de potions magiques, supposée avoir une sexualité débridée, a suscité des fantasmes violents en Occident. Elle a été progressivement réhabilitée depuis le XIXe siècle, avec l’apparition d’une vision romantique dont Jules Michelet, notamment, a été le porte-parole.
    Autrefois traquée et brûlée, la sorcière a changé de statut en ce début du XXIe siècle : parmi ses multiples déclinaisons contemporaines, elle incarne des identités nouvelles, autour de combats qui font d’elle non seulement une guérisseuse, une chamane néopaïenne, une magicienne envoûteuse mais aussi et surtout une figure du militantisme féministe, une activiste « queer », écologiste, opposée au patriarcat, à la mondialisation financière…
    Des « witch blocs » défilent régulièrement dans des manifestations anticapitalistes ou contre la « transphobie », dénonçant par exemple la criminalisation des travailleurs du sexe, produisant des slogans comme « Ni Dieu, ni mec », « mon utérus est une ZAD » ou encore « bois mes règles »… Un féminisme « divinatoire » s’exprime à travers les œuvres d’une artiste comme Camille Ducellier.
    Toute une production éditoriale et cinématographique en témoigne : la sorcière est de retour.

    Céline du Chéné (productrice à France Culture, émission Mauvais Genres), est notamment auteure d’une encyclopédie visuelle des sorcières ("Les Sorcières, une histoire de femmes", éditions Michel Lafon, 2019).

    • 1 hr 3 min
    A propos de Robert Frank (1924-2019)

    A propos de Robert Frank (1924-2019)

    « Quand les gens regardent mes photos, je veux qu'ils ressentent la même chose qu’avec une poésie qu'ils ont envie de relire deux fois » (Robert Frank, 1924-2019). Avec « Les Américains » (1958), le photographe suisse Robert Frank (mort en septembre 2019), a été l’auteur du livre de photographie à ce jour le plus vendu dans le monde (700 000 exemplaires). Ce livre est composé de 83 photos sélectionnées sur 27 000 images, recueillies au cours d'une exploration de l’Amérique réelle, loin des clichés du « rêve américain » véhiculé par la publicité des années 1950.
    Une conférence de Luc Quelin (octobre 2019), photographe et réalisateur de films.

    • 1 hr 9 min
    La fainéantise heureuse selon Jean Giono

    La fainéantise heureuse selon Jean Giono

    Quand on ne fait rien on rêve et quand on rêve, on crée… L’écrivain Jean Giono (1895-1970) a beaucoup critiqué la notion de travail, liée pour lui à diverses aliénations qui avaient pour nom l’argent, la société de consommation et la civilisation urbaine. Les « vraies richesses » (titre d’un de ses essais, paru en 1936), étaient liées pour lui à la vie rurale et à une forme de ce qu’on n’appelait pas encore « sobriété heureuse », un concept contemporain qui fait écho à cette vision du monde qui pouvait paraître, il y a encore quelques années, complètement dépassée, voire « ringarde ».
    « Exprimer le monde avec la divine habileté des mains nues » : tel était l’idéal dont s’inspirait Giono, qui avait été profondément marqué par la figure de son père, cordonnier à Manosque (Alpes de Haute-Provence). En « créant joyeusement et librement des souliers » (le verbe « créer » est utilisé par Giono de préférence à « fabriquer » ou « faire »), ce père artisan incarnait une forme de bonheur qui n’a pas survécu à la guerre et aux illusions pacifistes de l’écrivain.
    Il y a donc une double leçon à tirer des livres de Jean Giono : la première, c’est que l’utopie d’une vie de fainéantise et de contemplation littéraire est toujours séduisante. La seconde, c’est qu’on serait bien inspiré de ne pas croire dur comme fer à ses utopies : le « choc du réel » a été dur pour l’écrivain, qui s’est réfugié après la guerre dans une version plus individuelle du bonheur. « Les gens qui prônent la sobriété heureuse devraient lire Giono pour être mis en alerte sur le décalage entre le mythe et la réalité », et ils devraient savoir « faire la différence entre un poème et un projet de vie, trouver la bonne distance… » (Claire Daudin).
    Une conférence de Claire Daudin, écrivain, éditrice des "Oeuvres poétiques et dramatiques" de Charles Péguy dans La Pléiade, auteur du "Sourire" (roman, Cerf, 2009), et du "Peintre aux outrages : Charles Filiger" (roman, Cerf, 2018).

    • 58 min
    OuLiPo : contraintes mathématiques et création littéraire

    OuLiPo : contraintes mathématiques et création littéraire

    Créé en 1960 par Raymond Queneau et François Le Lionnais, l’OuLiPo (« ouvroir de littérature potentielle »), est un laboratoire dont le principe est de définir des formes et des contraintes (y compris mathématiques) pour créer de la littérature. Toujours actif aujourd’hui, l’OuLiPo illustre l’enrichissement mutuel qui peut exister entre création et mathématiques. Un des textes fondateurs du mouvement a été Cent mille milliards de poèmes, un recueil de « poésie combinatoire » de Raymond Queneau publié en 1961, que son auteur définissait comme suit : « une machine à fabriquer des poèmes, mais en nombre limité ; il est vrai que ce nombre, quoique limité, fournit de la lecture pour près de deux cents millions d’années (en lisant vingt-quatre heures sur vingt-quatre) ». La Disparition de Georges Pérec (publié en 1968) est un autre exemple bien connu des contraintes « oulipiennes », puisqu’il s’agissait d’écrire un roman entier sans un mot contenant la lettre « e ».
    Les contraintes de l’OuLiPo sont essentiellement basées sur les chiffres et les nombres. Pour les auteurs qui font partie de ce mouvement, un texte littéraire peut s’écrire à partir d’une figure géométrique.
    Pour en parler, trois écrivains membres de l'OuLiPo : Michèle Audin, Ian Monk et Jacques Jouet.
    Séance préparée et animée par Monzerrat Girgis (IFM/Management 2004).
    Une conférence dans le cadre du festival IFM 2019 (28 et 29 juin 2019).

    • 1 hr 20 min
    Intelligence artificielle et création artistique

    Intelligence artificielle et création artistique

    L’intelligence artificielle permet de générer des propositions créatives à partir de l’apprentissage des machines : l’IA peut produire des images, des sons ou des textes auxquels on n’aurait jamais pensé sans elle. Or cette démarche n’est pas nouvelle en soi, puisqu’on peut définir un artiste conceptuel comme « quelqu’un qui a un algorithme en tête ». A la fin des années 1960 et dans le courant des années 1970, les premiers artistes conceptuels se sont inspirés des structurations algorithmiques (voir par exemple Sol Lewit et ses « Wall Drawings »). Les musiciens ont été des pionniers en la matière (voir Iannis Xenakis et ses recherches sur la « musique stochastique » au milieu des années 1950), mais les artistes visuels se sont également intéressés très tôt à des procédés comme les chaînes de Markov. Vera Molnar, une artiste hongroise née en 1924, a été l’une des premières à utiliser des ordinateurs pour créer.
    Aujourd’hui, les réseaux de neurones inspirent de nouveaux mouvements artistiques, comme le GANisme, un mouvement qui utilise les « réseaux antagonistes génératifs » (GAN). Des artistes hybrides, mi-mathématiciens mi-poètes, explorent ces horizons inédits. Sachant ne pas se laisser guider par les machines mais choisissant plutôt de « faire de la boxe avec elles », ils découvrent des champs de création infinis.
    Une conférence de Paul Mouginot, photographe, collectionneur et co-fondateur de Daco (entreprise d'intelligence artificielle rachetée par Vente Privée en 2018).

    • 1 hr 21 min

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