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Bienvenue dans Building RÉUNI.
 
Je suis Adrien Garcia et chaque semaine, je partage mes conversations avec des personnalités qui se sont données pour mission de changer le monde en inventant de nouvelles façons de faire et de consommer, des hommes et des femmes de tous les secteurs qui essaient à leur niveau de faire bouger les lignes de notre société pour plus de bienveillance et de respect à l’égard de leurs semblables et de notre planète.
Je vais à leur rencontre pour collecter les bonnes pratiques, d’abord pour m'en inspirer pour la création de RÉUNI, une marque de vêtements pour femmes dont je suis le co-fondateur, mais aussi pour les partager avec celles et ceux qui comme nous veulent avoir un impact positif et durable sur le monde. Notre souhait avec ce podcast, c’est de réussir à inspirer et fédérer des initiatives pour faciliter et accélérer le changement au sein de l’industrie de la mode et plus largement dans toute notre société. 
 
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Building RÉUNI Adrien Garcia

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Je suis Adrien Garcia et chaque semaine, je partage mes conversations avec des personnalités qui se sont données pour mission de changer le monde en inventant de nouvelles façons de faire et de consommer, des hommes et des femmes de tous les secteurs qui essaient à leur niveau de faire bouger les lignes de notre société pour plus de bienveillance et de respect à l’égard de leurs semblables et de notre planète.
Je vais à leur rencontre pour collecter les bonnes pratiques, d’abord pour m'en inspirer pour la création de RÉUNI, une marque de vêtements pour femmes dont je suis le co-fondateur, mais aussi pour les partager avec celles et ceux qui comme nous veulent avoir un impact positif et durable sur le monde. Notre souhait avec ce podcast, c’est de réussir à inspirer et fédérer des initiatives pour faciliter et accélérer le changement au sein de l’industrie de la mode et plus largement dans toute notre société. 
 
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    #03 Myriam Joly — Missègle — Préserver les savoir-faire textiles de nos régions

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    Aujourd'hui, Myriam Joly, fondatrice de Missègle, nous reçoit chez elle, dans le Tarn, dans l'atelier où sont fabriqués à partir de fibres naturelles ses chaussettes et ses pulls. À l'origine de la filière de laine mohair made in France, Myriam est pour nous une Wonder Woman qui malgré les difficultés protège les savoir-faire textiles de sa région avec passion et conviction. Découvrez notre conversation avec Myriam, une femme d'action exceptionnelle, intègre et lauréate du trophée national de l'association Femmes Chefs d'Entreprises. Bonne écoute ! 
    1. QUICK BIO
     
    Myriam Joly sort de l’école d’ingénieurs agricoles de PURPAN à Toulouse en 1983. Dès le début, elle a envie de « s’installer en agriculture avec une production de fibre mohair ». N’existant pas d’élevage de chèvres angoras en France, elle part au Texas en chercher une quarantaine. Elle vend ensuite la laine brute en direct.
     
    En 1985, elle monte avec d'autres éleveurs une petite filière de transformation du mohair Made in France. Avec l'aide d'industriels locaux, ils produisent des pelotes de laine, des couvertures et d'autres pièces tissées et tricotées qu'ils revendent en direct. 
    En 1994, Myriam fonde Missègle et se lance dans la vente par correspondance d'accessoires tissés et tricotés à partir de fibres naturelles — mohair, laine mérinos, cachemire, alpaga, duvet de yack, soie, coton peigné longues fibres — dont une petite provient du troupeau originel. 4.
    En 2007, un de ses fournisseurs fait faillite. Elle se demande si elle doit laisser tomber le savoir-faire ou continuer à se battre : le choix est vite fait ! Elle relance l’entreprise et devient cheffe d’entreprise textile. Persuadée que l’industrialisation reviendrait en France, elle reprend les métiers à tricoter.
     
    Ses valeurs sont fortes et son combat l’est d’autant plus : sauvegarder les savoir-faire textiles et les métiers traditionnels. Cependant, les obstacles sont omniprésents.
     
    « L’industrie textile, si elle développe autant de produits synthétiques, c’est parce qu’il y a une histoire de coût mais aussi une histoire d’industriabilité. C’est beaucoup plus facile de travailler des matières synthétiques que des matières naturelles, parce qu’elles sont toujours différentes, elles vont réagir différemment, on va avoir des histoires de retraits, de couleurs, de battus, plein de problèmes parce que c’est de la matière vivante, et c’est différent. C’est compliqué à travailler. »
     
    « Il manque des pans entiers de l’industrie textile en France : il manque le lavage et le peignage, qu’on est obligé de faire en Italie. »
     
    « Par contre, on n’a pas de teinturier qui soit Öko-Tex en France, et tout simplement, en bon français, on a une réglementation européenne et on a mis trois étages de plus. Les réglementations qui ont été mises en France pour avoir Öko-Tex sont supérieures aux réglementations qu’ont les italiens. En fait, ça coûte une blinde de faire une réglementation Öko-Tex. Nous, on travaille avec deux teinturiers, les deux pourraient avoir Öko-Tex, parce que les produits qu’ils utilisent seraient tout à fait éligibles pour être Öko-Tex mais cela leur coûte trop cher de demander la certification ».
     
    De plus, pour pérenniser ces métiers traditionnels, il y a une question de succession. Pour attirer les jeunes vers ces métiers-là, « on a un effort à faire connaître ce que l’on fait, à faire partager la passion de ce que l’on fait. »
     
    Aujourd’h

    • 53 min
    #02 Blandine Legait — Baserange — Comment passer au-dessus des dictats imposés par le marketing!

    #02 Blandine Legait — Baserange — Comment passer au-dessus des dictats imposés par le marketing!

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    Pour le deuxième épisode de Building RÉUNI, on est ravi de recevoir Blandine Legait, co-fondatrice de Baserange, une marque de vêtements réalisés à partir de fibres naturelles et de matière recyclés. Blandine partage avec nous son aventure et nous explique comment passer au-dessus des dictats imposés par le marketing. 
    3 raisons pour lesquelles Baserange nous inspire :
    1. Son approche inclusive et féministe 
    Exit les modèles de perfection imposés. Dans sa com, Baserange propose des images différentes de ce qui se fait habituellement, bien plus proches de la réalité et qui mettent en valeur l'individualité de chaque femme. 
    2. L'organisation décentralisée de Baserange
    Blandine et Marie-Louise se sont données la liberté d'habiter là où elles ont toujours voulu habiter. Blandine est basée à Castelginest en Haute-Garonne dans le sud-ouest prêt de Toulouse ; Marie-Louise vit entre Copenhague et Los Angeles ; les designers vivent à New York, Londres, Paris ; le photographe à New York. Baserange a une boutique à Tokyo, une autre à Melbourne. C’est complètement globalisé tout en restant à taille humaine. 
    3.L'engagement depuis le premier jour de Baserange
    « Au début, on s’est dit qu’on voulait faire des pièces assez minimales dans des matières les plus écologiques possibles. C’est vrai que ça nous a paru quand même être la base en 2011, 2012 de partir sur de l’écoresponsable, il y a quelque chose de fondamental. On ne va pas retourner fabriquer en Chine, faire des allers/retours de cargo. »

    1. QUICK BIO
    Co-fondatrice de Baserange, Blandine Legait grandit à La Rochelle. Après plusieurs essais (Maths Sup Bio, fac, école d’ingénierie chimie), elle décide de reprendre la fac en travaillant en parallèle pour Hold Up, une marque de vêtements de skate. Elle fait ses stages dans les usines textiles de teintures puis de polyamide. Elle est ensuite embauchée chez FTB, une entreprise qui fabrique des vêtements de travail où elle est cheffe de projet pendant 2 ans.
    Après cette expérience, elle re-postule et est admise à l’IFM, cursus management de la mode où « elle apprend à être le binôme des créatifs ».
    Ultérieurement, elle travaille chez Surface to Air pendant 8 ans. Son mari obtient un travail à Toulouse, elle décide de le suivre. Là-bas, elle rencontre Marie-Louise Mogensen, sa future associée, qui a déjà une marque pour enfants, écologique et intemporelle. Elles deviennent amies et décident de monter un projet ensemble : Baserange.
     
    Lors de ses expériences précédentes, Blandine a vu l’envers du décor :
    « En tant que responsable de production, je voyais les allers/retours des tissus qu’on achetait en Italie, qu’on envoyait en Asie, qu’on faisait revenir. Parallèlement à ça, je déjeunais régulièrement avec Sébastien de Veja et je me disais, bon il y a quand même mieux à faire »
    Il était donc primordial pour elles de faire les choses correctement. Leurs vêtements sont faits à partir de fibres naturelles et de contenus recyclés (mohair, laine, yack, alpaga, mérinos, soie, cupro, modal, tencel...)
     
    Baserange est rentable dès la première année, « grâce au wholesale » selon elle. Aussi grâce aux bons clients de Marie-Louise à New-York. Là-bas, le styliste de Rihanna leur achète quelques vêtements pour le clip de Diamonds.
     
    Leur philosophie : 
    « Ce qu’on voudrait, c’est que les clientes s’identifient plus aux femmes qui posent pour nous et puis prennent part à l’histoire de la marque comme ça, sans avoir d

    • 1 hr 1 min
    #01— Marie Dewet — MaisonCléo — La sincérité, ça paie !

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    3 raisons pour lesquelles Marie nous inspire :
    1. Son engagement. Marie est sans concession sur le choix des matières et n'utilise que des restes de tissus :
    « C’est que du tissu naturel, il y a 0% de synthétique dans nos tissus. Même si j’en trouve avec 1% de polyester dedans, je vais pas le prendre »
    2. Son rapport à l'argent. Marie ne souhaite pas faire grossir sa marque à tout prix et jusqu'à présent ne se paie pas avec Maison Cléo. Son shop n’ouvre que les mercredis à 18h30. Elle vend volontairement 20 à 30 pièces, pas plus, puis ferme le shop. Sa récompense, elle est ailleurs : « Il y a plein de personnes qui nous disent que depuis qu’elles connaissent notre marque, elles font vraiment plus attention à la façon dont elle consomment. C’est ça mon salaire »
    3. Ses valeurs : authenticité et naturel, dans les matières comme la communication. 
    Au premier abord, on pourrait prendre ça pour de la candeur. Mais Marie est sans filtre, sans posture, juste sincère. Un vrai vent de fraîcheur. 

    1. QUICK BIO
    Fondatrice de MaisonCléo, Marie est née dans le Pas de Calais. Sa maman est couturière depuis l’âge de 14 ans. Après des études de communication, Marie a eu plusieurs expériences, toutes dans la mode : Modetrotter, Emmanuelle Lebas, Juliette Laloë. Aujourd’hui, en plus d’être la créatrice de Maison Cléo, elle est VIP service Team Leader chez Vestiaire Collective.
    Quant à Maison Cléo, tout commence à Noël 2016 :
    « C’était à un moment où j’étais de plus en plus intéressée par vouloir acheter des vêtements Made in France mais en même temps faits dans des matières naturelles, et je trouvais aucune marque qui proposait ça, ou alors c’était hors de prix. Du coup j’ai demandé à maman de me faire mes vêtements »
    Elle dessine alors un vêtement que sa maman coud et reproduit à l’identique. Marie comprend alors qu’il est possible d’en faire quelque chose. 
    Elle crée donc un compte Instagram et poste des photos de ses vêtements. À la demande de ses followers, elle crée par la suite un site internet puis sa marque en mars 2017 : MaisonCléo (surnom de sa maman qui, plus jeune, ressemblait à Cléopâtre avec ses cheveux courts et noirs, son eye-liner noir et ses gros bijoux dorés).
    Son processus de création est simple : Marie dessine et, n’ayant pas de connaissance en couture, sa maman lui dit si cela est réalisable ou non, et si le rendu peut être identique au dessin. Elle se fait à présent accompagner par une assistante, sa maman aussi. 
    L’explosion de MaisonCléo a lieu lorsque Leandra Medine (@leandramcohen), influenceuse et créatrice du blog Man Repeller comptant plus de 2 millions d’abonnés, lui passe commande et écrit sur elle un article. Quelques minutes après que l’article soit publié, une quarantaine de commandes sont faites. Par la suite, Vogue US lui consacre un article et de nombreuses influenceuses telle qu’Emily Ratajkowski (@Emrata)  portent ses vêtements.
    Ses objectifs : faire évoluer les mentalités, la façon de consommer (seconde main, matières naturelles, made in France) et prouver que des vêtements faits à la main peuvent être vendus dans des boutiques telles qu’Opening Ceremony. 
    Selon elle, pour connaître la réelle intention d’une marque, il faut regarder sa démarche depuis le début, même si aujourd’hui, avec le marketing, il est plus facile de tromper le client. Elle considère que les marques doivent changer de stratégie et s’adapter aux demandes des clients en quête de transparence e

    • 56 min
    #00 Building RÉUNI

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    La genèse de RÉUNI
    Depuis le début du podcast Entreprendre dans la mode, je n’ai jamais cessé d’apprendre de mes invités. Chacun a nourri mes idées et renforcé mon désir d’entreprendre. Dans RÉUNI, il y a un peu de chacun d’eux. 
    Néanmoins, il y a eu un moment charnière dans la construction de mon projet : ma rencontre avec Marie-France Cohen (épisode #13), co-fondatrice de Bonpoint, Merci et Démodé. Dans un discours rempli d’optimisme et d’espoir, Marie-France appelait les jeunes entrepreneurs à sauver la planète et à s’engager socialement.
    Cette conversation m’a beaucoup fait réfléchir. En effet, pourquoi créer une énième marque de vêtements quand le monde en compte déjà tant ? 
    J’ai ressassé ça un moment. Et au final, ce que je crois, c’est qu’on doit continuer à en créer. Parce que les vêtements matérialisent les époques, les cultures. Ils sont les témoins de notre histoire, de notre passage, l’expression du renouvellement et de la vie.
    Mais si on continue à créer des vêtements, on se doit de mieux les faire. Il y a urgence. Et même si tout cela n’est pas que le fait de notre industrie, on a notre part de responsabilité : on est l’une des plus polluantes, les conditions de travail dans les usines sont parfois indignes, les organisations RH trop souvent archaïques, et l’image de la femme est encore trop dévalorisée et stigmatisée.
    À partir de là, je me suis dit que si je créais une nouvelle marque de vêtements, la responsabilité et la bienveillance devraient y avoir une place centrale. Pour autant, je ne voulais pas tomber dans les clichés de la marque éco-responsable, durable, ennuyeuse et peu attractive. Je suis designer. J’aime la mode et son histoire. Je ne voulais pas faire de compromis ni sur le style, ni sur la qualité.
    Créer une marque qui allie une belle esthétique à une dimension sustainable forte est alors devenu mon obsession. Très vite, je me suis demandé comment je pourrais réunir dans une seule pièce tout ce que j’aime dans la mode : la green attitude de Patagonia, la qualité, le savoir-faire et la longévité d’Hermès, le twist de Jacquemus ou de Céline sous Phoebe Philo, et l’accessibilité prix d’Asphalte ou Sézane.
    Il y a encore trop peu de marques qui essaient de réunir tout ça. C’est dommage. Alors, à force d’interviews, de rencontres, d’échanges et de réflexions, j’ai décidé de changer la donne. J’ai rassemblé autour de ce projet des proches et des amis. Et ensemble on a créé RÉUNI, une marque de prêt-à-porter et d’accessoires pour femmes dont j’aimerais vous présenter en avant-première les grandes lignes.
    Avec RÉUNI, on veut: 
    1. Développer les classiques du vestiaire féminin
    2. Promouvoir des valeurs et un lifestyle qui nous inspirent : un retour à la nature et aux choses qui comptent vraiment. On aime les plaisirs simples : se retrouver en famille, entre amis, autour d’un bon repas. On veut croquer la vie à pleines dents, se sentir vivant.e, en harmonie avec soi, les autres et la nature. Pour nous Réuni, c’est de la bienveillance, du partage, la joie d’être ensemble, réuni quoi :) Et on essaie de le retranscrire dans notre univers visuel. Allez voir notre page Instagram et notre vidéo manifeste. 
    3. Co-créer la marque et les vêtements avec une communauté de personnes qui partagent ces valeurs. D’ailleurs, ce serait super si vous pouviez participer à la création de Réuni et du 1er produit en répondant à notre questionnaire juste ici : http://bit.ly/timeless-sweater

    • 7 min

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