Café Cash - Quel est ton Take ?

Camille Laurens

Café Cash : 1 café, pas de filtres, 30 minutes pour trancher. Un micro, une question brûlante, un·e invité·e (ou seule) pour déployer une opinion tranchée. OU PAS. Entre clash, confession et culture, ce format court secoue les idées reçues, avec style. Inspiré du format culte "Subway Takes". Partage des hots takes en commentaire que j'y réponde. 🎙️ Un podcast pop, engagé et spontané à écouter en scrollant, en marchant. Camille Laurens est journaliste. Elle travaille pour ARTE, France TV Slash, Nylon France. Invité·e·s de Café C(L)ash: Yugnat 999, Marine Leonardi, Swann Périssé, Mehdi Maizi

  1. 1 DAY AGO

    Le couple est-il une arnaque ? avec Tiffany Cooper

    Et si le célibat n’était pas un échec, mais une forme ultime de liberté ? Et si être seule n’était pas un manque, mais un choix puissant, assumé, presque radical dans une société obsédée par le couple ? Dans cet épisode de TAKE, on rencontre Tiffany Cooper, illustratrice, autrice, coach et créatrice du podcast Va vers ton risque. Avec son regard drôle, lucide et sans filtre, elle démonte les injonctions amoureuses qui façonnent nos vies depuis l’enfance. Des contes de fées aux films Disney, tout nous pousse à croire que l’amour romantique est une finalité, que le couple est une réussite, que le célibat est une attente. Mais si tout ça était à déconstruire ? À travers cet échange, elle questionne la pression sociale, le besoin de validation dans les relations, et cette idée profondément ancrée qu’il faudrait “trouver quelqu’un” pour être complète. Elle raconte aussi ce moment charnière où, après une longue relation, la solitude change de visage. Là où certains voient un vide, elle décrit un espace. Un terrain de liberté, d’indépendance, de reconnexion à soi. Un endroit où le célibat devient une expérience, un équilibre, une manière d’exister pleinement sans se définir à travers l’autre. On parle d’amour, de dating, de féminisme, de développement personnel, de confiance en soi, de solitude choisie et de liberté émotionnelle. Un épisode qui dérange, qui libère, qui fait réfléchir, et qui pourrait bien changer ta manière de voir le couple… et le célibat. Et toi, t’es vraiment sûr·e que tu veux être en couple ?

    21 min
  2. 4 DAYS AGO

    Monogamie : et si tout était faux ? avec Eve Simonet

    Est-ce qu'on a vraiment choisi la monogamie ou est-ce qu'on nous l'a juste appris à ne pas questionner ? Est-ce qu'on aime comme on veut ou comme on nous a dit d'aimer ? Et si le modèle qu'on croit naturel n'était en réalité qu'une construction parmi d'autres ? Dans ce take, on rencontre Eve Simonet, autrice et penseuse des relations contemporaines, qui s'apprête à publier un livre dans lequel elle explore en profondeur les modèles amoureux et leurs limites. Elle ne vient pas tout déconstruire pour le plaisir. Elle ne vient pas non plus faire l'apologie d'un modèle contre un autre. Elle vient poser des questions qu'on évite souvent de se poser, avec une rigueur et une honnêteté qui font du bien. Tout part d'un agacement presque banal. Une remarque de trop. Une étiquette posée trop vite. Une manière de disqualifier ce qui sort du cadre du couple classique. Et derrière cet agacement, une colère plus profonde qui s'installe : pourquoi ce qui ne rentre pas dans la norme est-il si vite réduit, moqué, mis à distance ? Pourquoi pense-t-on immédiatement au désordre, au libertinage, à l'absence de règles dès qu'on s'éloigne du modèle dominant ? Eve propose une autre lecture. Les relations non monogames ne sont pas du désordre. Ce sont des systèmes construits, pensés, organisés, qui demandent du cadre, du dialogue, de la transparence, de la communication constante. Des relations qui exigent parfois bien plus de travail, de conscience et d'engagement que la monogamie traditionnelle. Rien d'improvisé. Rien de superficiel. Juste une autre manière d'envisager l'amour, en dehors du modèle hétéronormé dominant. Elle retrace aussi l'histoire de ce modèle qu'on croit inné et universel. La monogamie telle qu'on la connaît aujourd'hui est une construction sociale, historique, politique. Un format qui a structuré nos imaginaires collectifs, nos attentes, nos manières d'aimer et de souffrir. Un modèle qui a longtemps été présenté comme la seule voie possible, la seule voie sérieuse, la seule voie respectable. Et qui, pour un nombre croissant de personnes, ne suffit plus à contenir la complexité des désirs, des attachements, des identités. À travers son livre à venir, Eve met en lumière tout ce que ce modèle cristallise : des normes intériorisées, des injonctions silencieuses, des frustrations qui s'accumulent sans jamais être nommées. Elle ouvre un espace pour repenser nos relations. Non pas pour les déconstruire à tout prix ou rejeter ce qui fonctionne pour certain·es, mais pour les choisir en conscience, en connaissance de cause, librement. Un épisode qui dérange, qui nuance, qui oblige à se poser des questions qu'on préférerait parfois éviter. Et qui rappelle une chose essentielle : l'amour n'est peut-être pas un format unique. Peut-être qu'il existe autant de manières d'aimer que de personnes qui aiment. Et toi, tu penses qu'on peut aimer autrement ? Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l'inspiration et la force. Merci à @so.cotten. Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l'équipe pour l'accueil et la confiance.

    36 min
  3. 31 MAR

    Pourquoi certaines personnes ont besoin de souffrir pour se sentir vivantes ? Amour, réseau & harcèlement avec Mc Danse pour le Climat

    Bienvenue dans Café Cash, Take Away, t’as capté le jeu de mots, le nouveau bébé né du format que j’ai lancé sur les réseaux sociaux où on a parlé autant d’éducation, d’imagination, de parentalité, de combats, de croyances, de sexualité ou encore de parisianisme, bref, tous les sujets de la vie avec des invités incroyables qui viennent se livrer à mon micro.  Et aujourd’hui je suis accompagnée d’une reine, que dis-je, d’une activiste, militante, DJ, performeuse, slasheuse, une présence qui déborde autant dans la rue que derrière les platines : Mathilde Caillard, aka MC pour le Climat, qui se joint à moi pour répondre à vos takes. Et aujourd’hui on a reçu des takes brûlants :  - pas besoin d’être en couple officiel pour se présenter ses ami·es.  - pour percer en tant que DJ, il faut forcément avoir un réseau - être une femme, activiste et visible, ça demande de se forger une carapace hardcore ; - ne pas confondre traits de personnalité et syndromes psy chez ses amis ;  À partir de là, on part loin, on parle d’aromantisme, de la possibilité d’aimer sans entrer dans des cases, de refuser le couple comme norme sans que ça devienne un problème à expliquer ; on parle aussi de harcèlement, celui des réseaux, celui qui surgit quand tu prends position, quand ton image circule plus vite que toi, et de la manière dont on encaisse, dont on se protège, ou dont on se transforme. On questionne aussi la visibilité — est-ce qu’aujourd’hui être engagé, c’est forcément être exposé ? Est-ce qu’on choisit vraiment son image ou est-ce qu’elle nous échappe dès qu’elle devient publique ? Take Away, c’est une heure de discussion, parfois seule avec moi-même, parfois bien accompagnée, où l’on déroule nos takes du moment mais aussi les vôtres, que je vous demande chaque semaine, alors soyez réactifs. Un café, une nuit, une heure, zéro réponse définitive, mais beaucoup de vérités du moment, et toujours cette envie de penser à voix haute, de se contredire, de douter et de recommencer. Reprenons les bases : c’est quoi un take ? Un take, c’est une opinion, une idée qui te traverse en scrollant, une question que tu te poses en rentrant de soirée, une conviction fragile ou un truc que tu défends à fond. À l’origine, les invités venaient déposer leur take au micro, mais quinze minutes sur Spotify c’était court, deux minutes sur Instagram encore plus.  Café Cash, c’est un endroit pour parler de la vie telle qu’elle déborde, de ce qui amuse, de ce qui inquiète, de ce qui obsède, sans formatage et sans morale toute faite. Parce que vous m’envoyez des takes chaque semaine et qu’ici on leur donne enfin le temps.

    56 min
  4. 27 MAR

    Et si notre rapport aux animaux était une erreur ? Suzane questionne notre relation au vivant, le végétarisme et l’équilibre de la planète

    Pourquoi avons-nous autant de mal à reconnaître la place fondamentale des animaux dans l’équilibre de notre planète ? Dans ce TAKE, Suzane prend le temps de s’arrêter sur une question rarement abordée de manière aussi directe. Artiste engagée et voix singulière de la scène pop française, elle construit depuis ses débuts une œuvre où la performance, l’énergie du live et la prise de parole se rejoignent. Pour elle, la musique n’est pas seulement un espace d’expression personnelle : c’est aussi un terrain de réflexion collective, un lieu où peuvent se formuler des inquiétudes générationnelles, des colères, mais aussi des tentatives de réinvention. Elle vient de dévoiler son nouvel album « Millenium », un projet qui s’inscrit dans la continuité de son engagement artistique et qui explore les tensions de notre époque. Porté notamment par les singles « Je t’accuse » et « Virile », ce disque accompagne une tournée déjà marquée par un accueil très fort du public. Mais dans cet épisode, l’actualité musicale devient le point de départ d’une réflexion plus large sur notre rapport au vivant. Pourquoi certaines espèces sont-elles protégées, admirées, valorisées dans les récits collectifs, tandis que d’autres sont considérées comme envahissantes, nuisibles ou simplement ignorées ? Cette hiérarchie du vivant, souvent invisible dans nos discours quotidiens, révèle selon Suzane une manière profondément utilitariste de penser notre environnement. Nous avons progressivement organisé nos territoires, urbains, agricoles, industriels ou sauvages, en définissant des frontières, physiques et symboliques, qui déterminent qui peut circuler, se reproduire ou cohabiter avec nous. Lorsqu’un animal franchit ces limites, il devient parfois une menace, non pas en raison de sa nature propre, mais parce qu’il remet en question l’ordre que nous avons établi. Cette logique se retrouve également dans des pratiques anciennes et contemporaines comme la chasse, la régulation des populations animales ou l’élevage intensif. Dans ces contextes, la vie animale est fréquemment envisagée sous l’angle de la gestion, du rendement ou de la consommation, ce qui tend à invisibiliser les interdépendances qui structurent pourtant les équilibres écologiques. À travers cet échange, Suzane invite à déplacer le regard. Elle propose de penser notre relation aux autres espèces non plus uniquement comme une relation de domination ou d’exploitation, mais comme une cohabitation nécessaire, complexe et fragile. Une cohabitation qui implique de reconnaître que nos modes de vie, nos choix alimentaires, nos infrastructures et nos imaginaires participent directement à redessiner les équilibres du vivant. Derrière les débats contemporains autour du végétarisme, du véganisme ou de la transition écologique se pose ainsi une question plus profonde : quelle place sommes-nous prêts à accorder au vivant dans nos sociétés ? Sommes-nous capables de modifier nos habitudes pour préserver des formes d’existence qui ne nous ressemblent pas, mais dont dépend pourtant notre propre avenir ? Ce TAKE ouvre un espace de réflexion sensible et politique, où l’intime rejoint le collectif. Une invitation à interroger nos représentations, à observer différemment ce qui nous entoure et à envisager de nouvelles manières d’habiter le monde. Et toi, qu’en penses-tu ? Merci à Subway Takes et à Kareem pour l’inspiration.Merci à So.Cotten. Merci à Camille de Cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.

    25 min
  5. 20 MAR

    Peut-on vraiment guérir de ses ex ou on fait juste semblant ? Maigreur, dating brain, podcasts et vérité cash- Take Away #5

    Bienvenue dans Café Cash- Take Away numéro 5. Même format, même liberté, et cette fois encore je suis en solo. Pour ceux qui débarquent : ici, c’est un espace libre. À l’origine, les invités venaient avec leur take au micro. Puis je me suis rendu compte que quinze minutes sur Spotify ou deux minutes sur Instagram, ce n’était jamais suffisant. Alors Take Away est né : une version plus longue, plus dépliée, parfois accompagnée, parfois seule avec moi-même. Un café, une heure, une idée qu’on retourne dans tous les sens. C’est quoi un take ? C’est une opinion. Une phrase qui te traverse sans prévenir. Une intuition brute. Un truc qui t’agace, te touche ou te réveille en te brossant les dents. C’est personnel, discutable, vivant. Dans cet épisode 5, j’ai envie de vous proposer trois takes autour des liens, des images et de nos récits. Premier take : garder des liens avec nos ex. Évidemment, il existe des relations toxiques, violentes, destructrices. Dans ces cas-là, il faut couper, se protéger, partir. Mais en dehors de ces situations, je trouve qu’on veut parfois effacer totalement des personnes qui ont pourtant compté. Comme si une rupture devait forcément rimer avec amnésie émotionnelle. Moi je crois qu’on peut transformer les liens, garder une tendresse, une reconnaissance, parfois même une complicité. Parce que ces personnes ont participé à notre construction. Tout ne mérite pas d’être jeté pour prouver qu’on est passé à autre chose. Deuxième take : le retour de la maigreur. On parle beaucoup, et à raison, du fait de ne pas juger le corps des femmes. Mais en parallèle, on voit revenir une esthétique extrêmement mince qui redevient une norme désirable sur les réseaux. Ce n’est pas une question de juger des individus, c’est une question d’impact collectif. Quand on a une grande audience, on ne montre pas seulement son corps : on diffuse aussi une vision. Et parfois cette vision peut être nocive, surtout pour les plus jeunes, même sans intention. Troisième take : l’explosion des podcasts comme journaux intimes. Et là je m’autoclash un peu ! Parce que je suis moi-même très présente sur ces formats. J’adore réfléchir à voix haute, analyser, creuser. Mais je ressens aussi une fatigue. On parle beaucoup de soi, on met des mots sur tout, et parfois je me demande si on partage vraiment ou si on se regarde partager. Le podcast est un espace incroyable de nuance et de liberté, mais il peut aussi devenir une scène permanente du moi. Moi la première, je dois rester vigilante. Café Cash – Take Away numéro 5, c’est un espace pour penser à voix haute, se contredire, nuancer, rire parfois, douter souvent Un café, des takes, zéro censure, et aucune vérité définitive juste celles du moment.

    33 min
  6. 17 MAR

    Les femmes sont-elles vraiment absentes de la musique ? Flore Benguigui répond sur le pouvoir, la visibilité et l’industrie

    Les femmes sont-elles vraiment absentes de la musique ? Flore Benguigui, histoire, pouvoir, visibilité On dit souvent que la musique est un langage universel. Mais universel pour qui, exactement ? Flore Benguigui, artiste multifacette, autrice compositrice interprète ouvre aujourd’hui un nouveau chapitre avec la sortie de son album jazz i-330. Un projet instinctif et personnel dans lequel elle revient à ses racines musicales et s’autorise une liberté nouvelle. C’est depuis cet endroit qu’elle pose une question frontale. Pourquoi entend-on encore dire qu’il n’y aurait pas assez de femmes dans l’industrie musicale ? Pour elle, le problème n’est pas l’absence. C’est le regard. Flore rappelle que le milieu reste profondément masculin. Dans la musique classique par exemple, les femmes représentent encore une part infime des chefs d’orchestre. Une réalité qui s’explique aussi par l’histoire même de la musique. Pendant longtemps, certaines pratiques instrumentales leur étaient interdites. Jouer d’un instrument à vent était considéré comme une gestuelle trop physique, trop visible, parfois même jugée indécente. Une exclusion qui a façonné les vocations, les formations et les trajectoires professionnelles pendant des générations. Elle parle aussi du poids des réseaux, des habitudes de programmation qui reproduisent toujours les mêmes profils, et de cette démotivation silencieuse qui peut s’installer quand on se sent seule. Sur scène, on cite facilement des chanteuses. Mais beaucoup moins d’instrumentistes, de compositrices, de productrices ou de cheffes. Comme si certaines places restaient inconsciemment fermées. Face à ce constat, Flore agit concrètement. Une fois par mois, elle organise des sessions de jam entièrement dédiées aux femmes musiciennes. Les hommes peuvent venir, mais pour écouter. Des espaces pour expérimenter, créer du lien, reprendre confiance et se réapproprier une légitimité collective. Parce que la visibilité ne se décrète pas. Elle se construit. Ce qu’elle défend au fond, c’est une idée simple. Les femmes dans la musique ne manquent pas. Ce qui manque parfois, c’est l’attention, la curiosité et la volonté de redistribuer l’espace. Un take lucide et nécessaire qui nous invite à écouter autrement. À regarder autrement. Et peut-être à comprendre que changer une industrie commence souvent par changer notre manière de percevoir celles et ceux qui la composent. Et toi, quand tu lances une playlist, qui est-ce que tu entends vraiment ? Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance

    24 min
  7. 9 MAR

    Pourquoi refuse-t-on que les personnes trans aient un passé ? Lexie (Aggressively Trans), transidentité, transition, identité de genre

    Pourquoi a-t-on autant de mal à accepter que les personnes trans aient eu une vie avant leur transition ? Dans cet épisode du podcast TAKE, on reçoit Lexie, créatrice de contenus, autrice et militante connue sur les réseaux sociaux sous le nom Aggressively Trans, où elle parle de transidentité, pédagogie queer, identité de genre et représentations des personnes trans dans la société. À travers ses vidéos, ses prises de parole et ses livres, elle s’est imposée comme l’une des voix les plus pédagogiques et accessibles pour comprendre les réalités des parcours de transition et déconstruire les idées reçues. Dans ce take, elle aborde une question rarement posée mais essentielle : pourquoi la société a-t-elle tendance à effacer la vie “d’avant” des personnes trans ? Dans l’imaginaire collectif, la transition est souvent racontée comme une rupture totale : un avant qui disparaît et un après qui prend toute la place. Comme si reconnaître le passé créait une incohérence ou un malaise. Comme si l’identité actuelle devait remplacer complètement celle d’avant pour être valide. Pour Lexie, cette vision vient en grande partie de notre attachement aux normes binaires et hétéronormées. La société préfère les récits simples et linéaires : un changement net, une nouvelle identité, une histoire qui recommence à zéro. Mais la réalité est beaucoup plus nuancée. Les trajectoires humaines ne sont jamais aussi simples. Une transition n’efface pas une vie. Elle s’inscrit dans une histoire plus large, faite d’expériences, de souvenirs, de relations, de contextes familiaux et sociaux qui ont participé à construire la personne qu’on est aujourd’hui. Le passé ne disparaît pas : il fait partie du chemin. À travers ce take, Lexie propose donc une autre manière de penser les parcours de transition : non pas comme une rupture qui annulerait tout ce qui précède, mais comme une continuité, une évolution, une transformation qui vient enrichir une trajectoire de vie. Mais elle rappelle aussi une chose fondamentale : il n’existe pas une seule manière de vivre sa transition. Certaines personnes trans souhaitent garder un lien avec leur passé, le raconter, l’assumer et l’intégrer pleinement à leur histoire. D’autres préfèrent au contraire qu’on ne l’évoque pas, parce que cette période ne leur appartient plus, qu’elle est douloureuse ou qu’elle ne correspond plus à la personne qu’elles sont aujourd’hui. Chaque parcours est différent. Chaque relation au passé est personnelle. Au fond, ce take pose une question simple mais essentielle : et si le vrai respect consistait à laisser les personnes trans décider elles-mêmes de la place que leur passé occupe dans leur récit ? Un épisode nécessaire pour mieux comprendre les enjeux de la transidentité, de la mémoire personnelle, de l’identité de genre et des normes sociales. Et toi, t’en penses quoi ? Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force ❤️ Merci à @so.cotten Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.

    18 min
  8. 6 MAR

    Amour et amitié survivent-ils aux soirées déguisées ? avec MYD, masques & confidences : Take Away #4

    Bienvenue dans Café Cash, Take Away 2.0, l’espace libre né du format que j’ai lancé sur les réseaux sociaux, version nuit blanche. Pour ce nouvel épisode, je reçois MYD, DJ phare des nuits, producteur et observateur affûté des foules comme des tendances. Avec lui, on ne parle pas seulement musique, on parle époque. Ici, ce n’est plus l’invité qui arrive avec son take tout prêt, c’est moi qui viens gratter, provoquer, réfléchir à voix haute et lancer des idées comme elles me traversent l’esprit. Dans cet épisode, on part dans plusieurs directions très différentes mais profondément liées à notre génération club et réseaux. On commence par un sujet sensible : les mineurs et les réseaux sociaux. Est-ce que l’exposition est devenue trop précoce ? Est-ce qu’on grandit aujourd’hui sous algorithme ? Comment protéger sans censurer, responsabiliser sans moraliser, et est-ce que la fête reste un espace d’émancipation quand tout peut finir en story ? On parle ensuite de déguisements en soirée. Pourquoi on adore se transformer la nuit ? Est-ce que le costume libère vraiment ou révèle simplement ce qu’on n’ose pas assumer en plein jour ? Le club devient alors un terrain de jeu identitaire, un laboratoire d’ego, de genre et d’exagération. On parle aussi d'amitié et d'amour ! On dérive aussi vers la pression sociale version 2026 : faut-il être visible pour exister ? Un DJ doit-il devenir influenceur ? La musique suffit-elle encore ou faut-il scénariser sa propre vie en permanence ? Et puis on revient à quelque chose de plus intime : la nuit comme espace de liberté mais aussi de solitude, le DJ comme chef d’orchestre invisible, la foule comme miroir collectif. Amour, amitié, viralité, éthique, image, excès, nostalgie des soirées sans téléphones ou pensées existentielles à six heures du matin devant un kebab fermé, tout peut devenir un sujet. Café Cash, c’est un endroit pour parler de la vie telle qu’elle déborde, de ce qui amuse, de ce qui inquiète, de ce qui obsède, sans formatage et sans morale toute faite. Parce que vous m’envoyez des takes chaque semaine et qu’ici on leur donne enfin le temps. Reprenons les bases : c’est quoi un take ? Un take, c’est une opinion, une idée qui te traverse en scrollant, une question que tu te poses en rentrant de soirée, une conviction fragile ou un truc que tu défends à fond. À l’origine, les invités venaient déposer leur take au micro, mais quinze minutes sur Spotify c’était court, deux minutes sur Instagram encore plus. Alors Take Away est né, un format plus long, parfois seule, parfois accompagnée, jusqu’à une heure pour dérouler nos idées, se contredire, changer d’avis et nuancer. Café Cash/ Take Away, c’est un podcast pour penser à voix haute, rire, débattre, douter et recommencer. Un café, une nuit, une heure, zéro réponse définitive, mais beaucoup de vérités du moment.

    1hr 7min

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