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Un mercredi sur deux, une personne raconte comment elle vit sa double culture, comment dans tout ce bazar elle s'est construite pour devenir elle-même ! 

Joyeux Bazar Alexia Sena

    • Общество и культура

Un mercredi sur deux, une personne raconte comment elle vit sa double culture, comment dans tout ce bazar elle s'est construite pour devenir elle-même ! 

    #18 - Marc-Alexandre Oho Bambe : « L’humanité, c’est être capable rire et pleurer avec quelqu’un »

    #18 - Marc-Alexandre Oho Bambe : « L’humanité, c’est être capable rire et pleurer avec quelqu’un »

    Marc-Alexandre Oho Bambe, alias Capitaine Alexandre, est poète et slameur. Si Port-au-Prince est pour lui une ville-poème et Douala, le lieu de l’enfance éternelle, il ne se reconnaît aucune autre patrie que la poésie. La poésie de manière radicale, pour respirer, pour dire le monde, pour faire acte.
    Nous avons parlé de Douala bien sûr (3’30), de la France comme étape évidente de son rêve de devenir écrivain (5'28), de la découverte d’Aimé Césaire et René Char à 15 ans (8’20), de ces mots qui permettent d’emmener sa maison partout avec soi (10’08), de l’identité-rhizome « qui permet d’aller voir ailleurs si on est » par opposition à l’identité-racine souvent enfermante (11’56), de ce qui, tant de livres, de spectacles, d’ateliers et de reconnaissance plus tard, le jette encore et toujours sur la feuille (14’)…
    Un épisode qui rappelle que « la frontière est certes le lieu qui ferme, mais aussi celui qui ouvre » !

    • 17 мин.
    #17 – Lyse : « Les traditions, les cultures, ça nous conditionne »

    #17 – Lyse : « Les traditions, les cultures, ça nous conditionne »

     « Ah, là tu es vraiment française, hein », « là, ça se voit que tu es asiatique, toi… ». Lyse, française et cambodgienne, a été renvoyée toute son enfance à l’une ou l’autre de ses cultures, comme si elle n’était qu’un héritage génétique et culturel, et pas un être à part entière, unique. Elle n’a jamais pu parler de manière profonde de sa double culture, la conversation s’arrêtait toujours à « ce métissage, c’est génial ! ». Réaction positive mais qui fermait la porte à tout questionnement… Elle vit aujourd’hui en Thaïlande, où elle élève ses deux garçons en mettant l’accent à la fois sur leur héritage et sur leur unicité, ce qu’ils sont en tant qu’êtres vivants et ce qu’ils veulent devenir. Un épisode apaisant et inspirant.

    • 17 мин.
    #16 - Ines : "jamais totalement légitime tant que je n’aurai pas posé mes valises là-bas"

    #16 - Ines : "jamais totalement légitime tant que je n’aurai pas posé mes valises là-bas"

    A l’adolescence, Inès a développé une passion dévorante pour le Japon, bien plus "cool" que la Tunisie. Plus tard, elle y a vécu pendant plus de deux ans, devenant bilingue en japonais tandis que son arabe se limitait toujours à « fais-moi un bisou » 😉. Elle a ensuite travaillé au Cameroun comme chargée de projets culturels, ce qui lui a permis de découvrir une Afrique moderne, « cool » justement. Ces deux expériences lui ont donné le sentiment d’appartenir à une lignée, une capacité à décentrer son regard, et un profond désir d’investir à présent son identité tunisienne.
    Nous avons parlé du moment où sa double culture a commencé à sonner un peu faux (3’10), de la culture japonaise qui l'a conquise (4’42), de son expérience de l’altérité au Japon (8’10), du fait qu’elle n’ait jamais appris l’arabe (9’26), de l’expatriation comme trait d’union avec son père immigré (12’05), de son Master en interculturalité (13’31), du « bled », mot à la fois attachant et péjoratif (14’36), de fierté (15’45), de son statut de fonctionnaire française dans une ancienne colonie (16’43), de l’envie d’investir enfin et durablement sa culture tunisienne (18’14), des étiquettes de « diversité » qu’on lui colle parfois (20’26)…
    Un épisode très pétillant… exactement comme Inès !

    • 22 мин.
    #15 - Lucien : "Quand tu connais l'endroit d'où tu viens, c'est plus facile"

    #15 - Lucien : "Quand tu connais l'endroit d'où tu viens, c'est plus facile"

    Lucien est hongkongais par son père, français par sa mère. Après avoir entendu pendant toute son enfance en Chine "dis donc, tu parles super bien le cantonais !", il a fait la paix avec sa différence. Elle lui permet, paradoxalement, de se fondre partout - ce qui est utile quand on travaille aux quatre coins du globe !
    Nous avons parlé des lycées français de l'étranger (1'54), de Paris (2'28), de l'utilité du métissage quand on est reporter (3'01), de l'étranger comme tiers-lieu où se libérer de ses origines (4'13), du décalage entre apparence et identité (6'05), de l'importance pour lui de connaître précisément ses racines et se sentir légitime dans les deux mondes (8'14), du quartier chinois de Belleville et de la joie d'y croiser d'autres Cantonais (10'17), du fait d'avoir son père racisé et non sa mère (13'56), de la situation politique actuelle à Hong Kong (14'51), de la manière emmêlée et douloureuse dont il vit cette situation en tant que  journaliste / enfant du pays / Occidental / expatrié (17'06).
    Un beau parcours !

    • 19 мин.
    #14 - Archcena : "Il fallait tout de suite changer de chaîne quand il allait y avoir un bisou…"

    #14 - Archcena : "Il fallait tout de suite changer de chaîne quand il allait y avoir un bisou…"

    Archcena, alias The Curious Mango, est française de parents srilankais tamouls arrivés en France après une histoire tout à fait digne de Bollywood ! Elle a grandi en région parisienne, dans une ville où tout le monde était différent, avant de se sentir tiraillée à l’adolescence entre ses deux cultures. Mais voilà, la vie continue : une carrière en banque, l’expatriation à New York, un voyage autour du monde, une reconversion professionnelle… et c’est bien en se perdant qu’elle a trouvé son chemin.
    Nous avons parlé de New York, de l’Inde et du 9-3 (1’42), de l’incroyable histoire d’amour de ses parents (3’30), de son enfance à Villepinte (6’30), du dilemme entre traditions parentales et envies de liberté  (7’28), de toutes ces situations dont on ne sait toujours pas, des années plus tard, si elles étaient racistes ou non (9’49), de la fameuse question « vous venez d’où ? » (11’11), des transfuges de classe et de confiance en soi (12’29), de voyage ici et là (13’18), de se reconvertir dans la cuisine quand tes parents voulaient que tu fasses de grandes études (14’52), d’ayurveda (18’22), de transmission à ses enfants (19’02). Un échange très riche et plein de bonne humeur !

    • 21 мин.
    #13 - Nedir : « Ce que j’aime en France, c’est les Français »

    #13 - Nedir : « Ce que j’aime en France, c’est les Français »

    Nedir est né algérien et hongrois (oui, oui !), le voici désormais français depuis quelques mois. Une naturalisation pour dire merci à la France, pays qui était pour lui à la fois un ailleurs familier, à travers les programmes télé notamment, mais aussi l’ailleurs de tous les possibles, celui qui lui a donné la possibilité de faire le métier artistique dont il rêvait.
    Nous avons évoqué ensemble son bar favori à Paris « Madame Gen » (2’01), la ville de Montpellier où il était censé passer 15 jours et il est resté 5 ans (3’15), sa demande de naturalisation (4’14), ces Français qui lui ont donné envie de faire partie de leur communauté (7’15), son enfance partagée entre l’Algérie et la Hongrie (7’59), les années noires du terrorisme en Algérie (10’30), sa définition de l’ "algérianité" (13’50), les questions des autres sur son prénom, son physique et son accent (15’24), la « mise à jour de lui-même » qu’il a faite en 2013 (16’28) et, bien évidemment… je lui ai demandé qui il est devenu après tout ce parcours.
    Un beau récit de vie, et un bon retour aux fondamentaux pour attaquer la rentrée !

    • 20 мин.

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