30 episodes

Le monde des médias est en mutation. Que fait-on de ces changements sans fin quand on est journaliste ? Comment informe-t-on aujourd’hui ? Et demain ?
Avec ce podcast, nous voulons essayer de répondre à ces questions en prenant le temps, en “a parte”, de rentrer dans la fabrication de l’info avec ses artisans. 
Empruntant le format de l’époque, notre podcast conviera dans chaque épisode un.e artisan.e de l’information à parler d’une de ses réalisations, celle qui a retenu notre attention. 
Notre but, c’est de donner de l’inspiration et des idées à toutes celles et tous ceux qui veulent lancer de nouveaux projets dans le monde de l’information.
A Parte est animé par Jean-Baptiste Diebold, journaliste et cofondateur de la startup Ginkio (https://ginkio.com) la communauté des talents de l’information, et Elise Colette, journaliste passionnée par la révolution numérique dans les médias.

A Parte Ginkio

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Le monde des médias est en mutation. Que fait-on de ces changements sans fin quand on est journaliste ? Comment informe-t-on aujourd’hui ? Et demain ?
Avec ce podcast, nous voulons essayer de répondre à ces questions en prenant le temps, en “a parte”, de rentrer dans la fabrication de l’info avec ses artisans. 
Empruntant le format de l’époque, notre podcast conviera dans chaque épisode un.e artisan.e de l’information à parler d’une de ses réalisations, celle qui a retenu notre attention. 
Notre but, c’est de donner de l’inspiration et des idées à toutes celles et tous ceux qui veulent lancer de nouveaux projets dans le monde de l’information.
A Parte est animé par Jean-Baptiste Diebold, journaliste et cofondateur de la startup Ginkio (https://ginkio.com) la communauté des talents de l’information, et Elise Colette, journaliste passionnée par la révolution numérique dans les médias.

    #TransparenceCHU : l’union fait l’enquête en PQR, avec Cédric Motte

    #TransparenceCHU : l’union fait l’enquête en PQR, avec Cédric Motte

    Mi-janvier, les titres de presse locale ont affiché le même sujet en Une de leurs éditions papiers à travers la France. Cette grande enquête baptisée “Transparence CHU” a été construite à partir du site d’open data du gouvernement, Transparence Santé. L’intérêt de ces masses d’informations recensant les liens d’intérêts entre médecins et laboratoires pharmaceutiques avait été repéré par Frédéric Sallet, journaliste de Sud-Ouest. Le collectif Data + Local s’en est emparé et a convaincu les directions des journaux régionaux d’unir leurs forces pour sortir cette enquête d’envergure.Notre invité, Cédric Motte, est le coordonnateur de cette grande opération. Ce journaliste passionné de data est aujourd’hui directeur des produits digitaux et du développement éditorial du groupe de presse Centre France. A l’automne 2017, il a lancé le collectif Data + Local convaincu de la nécessité de la collaboration entre les rédactions et aussi de l’intérêt de s’inspirer d’autres pratiques comme celles des développeurs. Et c’est sur le groupe Slack de Data + Local que s’est construite l’investigation collaborative “Transparence CHU”. À surveiller : dans la perspective des municipales, le collectif a lancé un grand questionnaire “Si j’étais maire” pour tenter de faire émerger les préoccupations des citoyens à travers la France.
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    Pour aller plus loin
    L’enquête #TransparenceCHU (https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand-63000/actualites/transparence-chu-notre-enquete-sur-les-liens-entre-medecins-et-groupes-pharmaceutiques-a-clermont-ferrand_13721133/) sur le site de La Montagne 
    Cette enquête se fonde sur le site Transparence Santé (https://transparence.sante.gouv.fr/)
    Le site du collectif Data+Local (https://collectif-datalocal.github.io/)
    Le making-off de l’enquête #TransparenceCHU (https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand-63000/actualites/derriere-lenquete-transparence-chu-un-collectif-de-journalistes-ne-a-clermont-ferrand_13724310/) sur le site de La Montagne 
    L’interview de Cédric Motte (https://www.samsa.fr/2020/01/16/transparencechu-quand-la-presse-regionale-fait-enquete-commune/) sur le blog de Samsa 
    Dans l’épisode 7 d’A Parte (https://ginkio.com/podcast/7/rozenn-le-saint-elle-excelle-dans-les-donnees), la journaliste Rozenn Le Saint raconte comment elle utilise elle aussi la base Transparence santé pour mener des enquêtes dans le monde médical. 
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    L’essentiel de l’épisode
    La construction de l’enquête Transparence CHU 
    [00:03:57] C’est Frédéric Sallet de Sud-Ouest qui a repéré auprès du CHU de Bordeaux des anomalies et, fin septembre - début octobre, a contacté les membres du collectif Data+local qui regroupe les journalistes installés dans la rédaction de la presse quotidienne régionale. A partir de là, chaque journaliste lève la main d'une certaine manière dans le groupe Slack pour manifester son intérêt. Et donc là, Fred nous a fait passer un jeu de données qu'il avait récupéré de Transparence Santé qui est un site tout à fait public. A partir de là, on a commencé chacun à gratter les données. 
    Et ce qui est important et particulièrement intéressant, c'est que Frédéric, avec Marie Toulemonde également de Sud-Ouest, ont réfléchi à la méthode d'analyse des fichiers pour qu'on ait tous une lecture qui soit identique et qu'on n'ait pas pour les uns des valeurs qui ont une importance là où pour les autres, elle serait considérée comme nulle et non avenue. Donc, on fait une méthodologie de travail autour des fichiers qui a été constituée par essentiellement les journalistes de Sud Ouest et du coup, ils ont partagé et on a tous regardé avec cette méthodologie les documents et on s'est rendu compte qu'on avait tous des histoires à raconter sur les médecin

    • 27 min
    20 ans d'innovation éditoriale dans les médias, avec Philippe Couve

    20 ans d'innovation éditoriale dans les médias, avec Philippe Couve

    Dans cet épisode spécial, Philippe Couve raconte ses aventures dans le monde de l’innovation éditoriale à l’occasion des Rencontres de la vidéo mobile qu’il organise le 6 février à Paris, avec son entreprise Samsa.fr. L' édition 2020 de l’événement élargit le spectre des innovations et propose une plongée dans les tendances du moment : podcast, stories, engagement...
    Pionnier de l’internet dans les années 2000 à RFI, le journaliste y crée l’Atelier Médias. Cette “web-émission” - qui poursuit sa route depuis 2007 au fil de ses animateurs - innove à l’époque notamment avec sa communauté de 800 mondoblogeurs africains. 
    En 2010, Philippe Couve devient formateur et lance Samsa.fr. Un passage presque fortuit dans le monde de l’entrepreneuriat pour accompagner les médias dans leur transition numérique, en commençant par investir les terres vierges de la vidéo sur mobile. Chef d’entreprise, il innove dans la manière de travailler : l’usage d’outils collaboratifs permet à son équipe de jongler avec d’autres activités, à Paris ou ailleurs.
    Pour toutes ces raisons, A Parte a décidé d’accueillir à sa réalisation cette équipe inspirante et passionnée par les mêmes sujets d’innovations dans le monde de l’info. A suivre...
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    Pour aller plus loin
    Le site des Rencontres de la vidéo mobile et de l’innovation éditoriale (https://video-mobile.org/) 
    Le site de Samsa (https://www.samsa.fr/) 
    Le post de blog dans lequel Philippe Couve annonce son départ de RFI (https://www.samsa.fr/2010/02/22/je-tourne-la-page-rfi/) 

    Les sons de cet épisode
    L’extrait du podcast Vidéo mobile (https://vmp.fm/post/170655222561/23-%C3%A0-chaud-les-rencontres-vid%C3%A9o-mobile) 
    L’extrait de l’Atelier des médias en 2008 (http://atelier.rfi.fr/profiles/blogs/atelier-des-medias-emission-52) 

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    L'essentiel de l'épisode
    L’innovation éditoriale en 2020
    [00:03:43]  Lorsque j'ai vu arriver les smartphones qui pouvaient faire de la vidéo, je me suis dit: là, il y a un truc qui est en train de se passer. 
    J'avais vu auparavant les blogs et les blogs avaient donné à tout un chacun la possibilité de prendre la parole en texte, et éventuellement en images mais principalement en texte. Et là, je voyais avec cet iPhone que Steve Jobs était en train de présenter, version après version, avec des capacités vidéo qui étaient en train d'augmenter, quelque chose qui était de même nature, donnant à tout un chacun le pouvoir de produire de la vidéo. Et donc, on a commencé comme ça.
    [00:05:10] Lorsqu' aujourd'hui on s'adresse à des audiences qui sont sur des plateformes numériques, on ne peut pas s'adresser de la même manière qu'on le faisait lorsqu'on était sur des médias généralistes qui, dans l'idée, touchent tout le monde. Aujourd'hui, ce n’est plus du tout la situation. Et puis, on doit essayer de voir comment on peut tourner un peu les choses, les bricoler. 
    [00:06:27]  On avait vu que le texte avait été mis entre les mains de tout le monde. On peut aujourd'hui publier du texte sans avoir des connaissances techniques particulières et pas de budget. On peut faire de la vidéo à peu près dans les mêmes conditions. Il restait un dernier pan, sur l'audio. Et aujourd'hui, avec le podcast, on voit qu(avec des moyens relativement faibles et des connaissances, des compétences relativement limités, on peut arriver tout un chacun à prendre la parole et beaucoup de gens le font.  
    [00:07:06] Texte, vidéo et audio aujourd'hui sont rentrés de plain-pied dans l'ère numérique. Les prochaines ? Je ne sais pas, c'est un peu compliqué. Il y a beaucoup de choses qui sont en train de se passer au niveau des stories, sur la manière dont on conçoit, dont on rend visibles des contenus à travers les stories. C'est quelque chose de complètement nou

    • 28 min
    Tchika, le magazine d'empouvoirement pour les filles, avec Elisabeth Roman

    Tchika, le magazine d'empouvoirement pour les filles, avec Elisabeth Roman

    Tchika est un magazine papier pour les filles de 7 à 12 ans. Pour sa fondatrice, Elisabeth Roman, c’est avant tout un journal engagé. Sa mission : informer ces petites filles mais aussi les aider à développer leur estime de soi grâce à des portraits de modèles positifs de femmes d’hier et d’aujourd’hui, des articles sur la science, le sport, l’écologie, l’art… En bon français, on appelle ça faire de l’empouvoirement.
    Après avoir fait exploser les compteurs lors de sa campagne de financement participatif, Elisabeth Roman a déjà sorti trois numéros de ce trimestriel et fédéré 3000 abonnés. Pour l’instant, l’ancienne rédactrice en chef de Sciences et Vie Découvertes rédige à peu près tous les articles et envoie elle-même les exemplaires par la Poste. Pour aller plus loin - recruter une équipe de journalistes, lancer un Tchikita pour les moins de 7 ans -, l’entrepreneuse cherche maintenant une personne qui voudra investir dans son projet. Et donner ainsi de la sécurité à sa liberté.
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    Pour aller plus loin : 
    Vidéo sur les clichés sexistes vus par les enfants (https://twitter.com/pepitesexiste/status/1135969880501628928), réalisée par Brut, avec le Centre d’éducation aux médias et à l’information (juin 2019) dans le cadre du concours #ZéroCliché et relayée par l’excellent compte Twitter @PepiteSexiste
    Vidéo sur le modèle économique de la presse papier (http://dessinemoileco.com/la-presse-papier-va-t-elle-disparaitre/), réalisée par Dessine moi l’éco, et diffusable en Creative Commons 
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    L'essentiel de l'épisode : 
    Un magazine d’empouvoirement pour les filles
    [00:03:01] Je veux lancer un magazine de sciences pour les filles et donc je vais voir en kiosque parce que je sais que le magazine que je faisais était quand même plus pour les garçons que pour les filles. Donc, je me disais il n'y a pas de raison, il faut qu'il y ait quelque chose pour les filles autour de la science. 
    Et je vais en kiosque, je découvre la presse magazine, dit pour petites filles, les bras m'en tombent et je me dis je ne peux pas faire que de la science. Je suis obligée de faire autre chose et je suis obligée de faire un magazine d'empouvoirement pour les filles, c'est-à-dire un magazine qui va les rendre plus fortes et les faire sortir de ces injonctions qu'on donne aux enfants dès la naissance.
    [00:04:41] C'est en fait des rôles modèles, ça c'est clair, des femmes qui sont sorties de ces injonctions et qui ont fait des trucs incroyables. On montre aussi des petites filles qui ont fait ça. Donc, c'est ma rubrique Tchika d’or. Ensuite, on sort des phrases inspirantes, ça aussi c'est classique. Ensuite, on prend des injonctions, on les barre et on les déconstruit, en expliquant pourquoi par exemple le rose c’est pas pour les filles, pourquoi les filles sont pas nulles en maths. En fait, ce n'est pas différent. La seule chose, effectivement, c'est que ça ne va pas être mis en scène de la même façon dans un magazine pour enfants que dans un magazine pour adultes.
    [00:05:51] En fait, le message est le même que tous les sites féministes, en fait, c'est pareil.
    [00:06:16] Moi, je travaille beaucoup sur la photo, c'est à dire j'estime que les magazines pour enfants. Il faut éviter de mettre des illustrations. Pourquoi? A partir du moment où on parle d'actualité. Si tout est dessiné, en fait, on a l'impression de ne pas être dans le réel, c’est Disney.
    [00:06:38]  Ce qui est dessiné, par exemple les mascottes qui existent toujours dans la presse enfants - ce qui est normal car c'est un peu un lien entre la rédaction et l'enfant qui lit, ce sont elles les rédactrices en chef, les mascottes. J'ai demandé à mon illustratrice qu'elle soit toucouleurs, qu'elle ait différents hobbies. Et puis, il y en a une qui a fond pour sauver la planèt

    • 27 min
    ETLMSF : de l'info, des vidéos et du show, avec Marc de Boni

    ETLMSF : de l'info, des vidéos et du show, avec Marc de Boni

    En janvier 2017, Marc de Boni et ses deux co-auteurs, son frère Fabrice et Axel Lattuada, sont tombés sur une pépite. Leur vidéo tournée dans une cave pour déconstruire le sexisme affiche... 1,5 million de vues en 2 jours ! L’aventure démarre vraiment avec l’arrivée d’un producteur, MIA, qui professionnalise les tournages.
    Trois ans et une cinquantaine de vidéos plus tard, la chaîne Youtube Et tout le monde s’en fout allie divertissement et sujets très denses grâce au travail de recherche de Marc de Boni, le journaliste de la bande : le sexisme donc, le changement climatique, les neurosciences, la drogue, les émotions humaines...
    Le succès est massif : un demi-million d’abonnés. 
    Mais Youtube n’est plus la poule aux oeufs d’or et l’équipe peine encore pour en tirer des revenus. Et tout le monde s’en fout se transforme donc progressivement en une licence qui se décline. Deux livres sont sortis, un jeu est en préparation. Cet automne “ETLSF” est devenu un spectacle qui fait salle comble et démarre une tournée à travers la France. Avec toujours le même fil rouge : la question de la dissonnance cognitive.
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    Pour aller plus loin : 
    La chaîne YouTube (https://www.youtube.com/channel/UC-2EkisRV8h9KsHpslQ1gXA) de Et tout le monde s’en fout 
    Critique du spectacle (http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/sortir-region-parisienne/spectacle-a-paris-et-tout-le-monde-s-en-fout-mais-pas-nous-18-12-2019-8220294.php) dans Le Parisien  
    Article paru sur le blog (https://www.lemonde.fr/blog/alternatives/2019/10/06/spectacle-chaine-youtube-et-tout-le-monde-sen-fout-un-spectacle-sur-les-planches-les-pieds-sur-terre/) d’Anne-Sophie Novel 
    Conférence TedXUNamur (https://www.youtube.com/watch?v=Yo3F3uOcZOw) de Marc de Boni 

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    Pour se repérer dans l'épisode : 
    Passer de Youtube à la scène
    [00:05:23] 
    Au théâtre, très clairement par rapport à l'écrit ou une vidéo, la transmission d'informations chiffrées, de statistiques, de choses comme ça, ce n'est pas forcément ce avec quoi les gens repartent. Par contre, on peut essayer de faire des démonstrations par l'exemple. Donc on a essayé de convertir un maximum d'infos qui sont des choses qu'on a pu bosser du côté des neurosciences, de la psycho, de l'info en général aussi sur l'écologie... On essaie de les traduire en fait très directement, soit en contact, en interaction, en objet, pour que ce soit physique. Pour que ça puisse créer une impressions différente et marquer de manière opérationnelle la mémoire des gens qui nous regardent.
    [00:08:17] 
    Dans le monde du spectacle, la prise de risque est minime. Donc les YouTubeurs sont intéressants parce qu'on sait qu’il y a une sorte de public captif qui viendra. Donc oui, c'est rentable. Après, on ne roule pas sur l'or. Clairement pas. Mais ça nous permet quand même de compenser un peu ce que YouTube ne rapporte pas.
    [00:08:36]
    Il faut savoir que sur YouTube, on ne gagne quasiment rien, nous en particulier, Et tout le monde s'en fout parce qu'on n'a pas de pub.
    Et tout le monde s’en fout, c’est de l’info ?
    [00:08:57] 
    Ça dépend en fait ce qu'on appelle de l'information. Oui, c'est de l'information parce que l'information, c'est un émetteur, un récepteur et quelque chose qui est communiqué entre les deux. Donc l’information peut prendre plein de formes. C'est une histoire qu'on raconte. En tant que journaliste, je n'ai jamais rien fait d'autre que raconter des histoires. 
    [00:09:18] 
    Le matériau sur lequel je travaillais quand j'étais journaliste au Figaro, ce “matériau du réel”, du monde qui nous entoure, et ce que j'ai mis dans ce spectacle, ce que nous avons mis, c'est exactement le même matériau. C'est le réel, c'est ce que nous vivons, c'est ce que produit la science comme recherche, c'est ce que le milieu écologiste peut

    • 30 min
    WeDoData en mode stories pour décrypter la politique, avec Karen Bastien

    WeDoData en mode stories pour décrypter la politique, avec Karen Bastien

    Des data en stories... pour parler politique ! Le défi était de taille, tant l’univers glamour d’Instagram ou de Snapchat semble éloigné du monde austère des bases de données et de l’Assemblée nationale. Pas de quoi effrayer Karen Bastien et l’équipe de WeDoData, au contraire. Le pari est plus que réussi. La série “A Data sur la politique” réalisée pour LesJours.fr décrypte la politique française avec un format de stories hors d’Instagram. Le dossier a même été finaliste des Online Journalism Awards aux Etats-Unis.
    À partir d’une méga base de données maison constituée depuis le début du mandat d’Emmanuel Macron en aspirant les tweets des responsables politiques, les agendas ministériels, l’ensemble des débats parlementaires, WeDoData a réussi à réaliser de nombreuses enquêtes inédites. Par exemple en déterminant le taux d’ “en-marchitude” des députés de l’opposition, c’est-à-dire leur proximité relative avec la majorité.
    L’utilisation de données, nouvelle frontière de l’information ? Les médias anglo-saxons sont en avance et ils accélèrent depuis qu’ils ont constaté que les enquêtes de datajournalisme dopent les abonnements. En France, la jeune génération francophone apprend ce nouveau langage et cette nouvelle culture fait son chemin.
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    Pour aller plus loin :
    “A data sur la politique” sur « Les Jours » : un épisode gratuit, le premier (https://lesjours.fr/obsessions/data-politique/)
    Article de blog  “A data sur la politique”, finaliste des Online Journalism Awards (https://medium.com/@wedodata/a-data-sur-la-politique-finaliste-des-online-journalism-awards-71b60c783c13)
    Le best-of de WeDoData en 2019 (https://wedodata.fr/2020/public/index.php?story=voeux2020#1/no)
    La morale de l’histoire (https://morale.arte.tv) sur Arte 
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    Se repérer dans l'épisode :
    Créer un format de stories directement dans le média (pas dans Insta)
    - [00:03:14] “Je ne peux pas demander de l'abonnement si je renvoie en permanence, parce que le format est génial, ailleurs que sur mon site. Donc on s'est dit comment faire des stories mais sur directement sur le media.”
    - [00:03:58] “Le défi était également un défi d'écriture. Comment je peux écrire une enquête de datajournalisme sur un format finalement très simple mais qui demande une écriture presque télégraphique mais précise ? Donc il y a eu un travail de format et d'écriture pour arriver à mettre des data compréhensibles avec des graphiques sur un mobile et en touch.”
    Une écriture pédagogique qui fonctionne auprès des lecteurs
    - [00:08:40] “En fait on s'est rendu compte de la force de la pédagogie qu'offrait finalement une écriture très “slidée” qui peut paraître peut être un peu sèche mais finalement qui prend le lecteur par la main, pas à pas, slide par slide : je te raconte et je te décompose un d’”en-marchitude” par exemple.
    - [00:10:05] “Ce que nous ont dit LesJours.fr, c'est que ça avait participé - notamment parce que ce premier épisode est toujours en libre accès - au passage au payant grâce à cet épisode gratuit, cela veut dire que ça pousse à l'abonnement, c’est quand même cool.”
    - [00:10:35] “A la différence d’une story classique qui fait 3 à 5 slides, nous on fait des stories de 50 slides. Est ce que quelqu'un est capable de lire une enquête de data journalism en stories avec des indicateurs complexes sur 50 slides ? Eh bien les gens vont au bout ! Voilà pour nous ça c'est des indicateurs importants parce que voilà on les emmène pas à pas et à limite on a entendu des gens qui disent Je ne me suis pas rendu compte qu'il y avait 50 slides. Donc ça c'est positif aussi.”
    La méga base de données politique de WeDoData
    - [00:11:15] “Cette base de données politique c'est un petit peu un petit dada qui n

    • 27 min
    IA, Chine, GAFAM… quels enjeux pour les médias en 2020 ? avec Frédéric Filloux

    IA, Chine, GAFAM… quels enjeux pour les médias en 2020 ? avec Frédéric Filloux

    Les médias français ont-ils vraiment la volonté d’innover ? Ont-ils intérêt à tester des solutions d’intelligence artificielle ? Les journaux doivent-ils décider aujourd’hui de la suppression de leur version papier ? De quel côté porter son regard sur le globe pour capter les futures tendances des médias ? A quoi rêvent les jeunes journalistes ?
    Frédéric Filloux a relevé le défi de la prospective du monde de l’info en 2020. Ses expériences internationales, notamment au groupe scandinave Schibsted, sa fréquentation des pointures scientifiques de l’université de Stanford dans la Silicon Valley, ses enseignements à l’École de journalisme de Sciences Po lui donnent en effet du grain à moudre sur ces sujets.
    Parmi ses convictions fortes, celle que les Occidentaux sont en train, collectivement, de rater le bouillonnement chinois, notamment sur le plan de la technologie et des usages. L’entrepreneur est persuadé que le mur de la régulation s’approche pour les Facebook ou Amazon… mais que cela n’aura peut-être pas un grand impact. Et les médias traditionnels dans tout ça ? Il n’est pas trop tard pour espérer qu’ils sachent capter les jeunes talents et les innovations qui déboulent dans le monde de l’information ! 
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    Pour aller plus loin : 
    “Trends to keep an eye on in 2020” (https://mondaynote.com/trends-to-keep-an-eye-on-in-2020-46541ae2bd47 ) (Monday Note) 
    Le site de la Monday Note (https://mondaynote.com/) 
    Le site de Deepnews.ai (https://www.deepnews.ai/) 
    Le compte Twitte (https://twitter.com/deepnews_ai)r de Deepnews.ai
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    Crédits : 
    Réalisateur.rice.s : Elise Colette (http://www.twitter.com/elizco) et Jean-Baptiste Diebold (https://twitter.com/xjbdx)
    Réalisation et post-production : Raphaël Bellon
    Design graphique : Benjamin Laible  (https://www.design216.com/)
    Communication : Laurie Lejeune (https://fr.linkedin.com/in/laurielejeune)
    Générique et habillage sonore : Boris Laible (http://www.borislaible.com/)
    Production : Ginkio (https://ginkio.com/)

    • 30 min

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