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Alexis Corbière - 24 juin 2021 Les 4 Vérités

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Dans les 4 vérités ce jeudi 24 juin 2021, Caroline Roux reçoit Alexis Corbière, député France insoumise dans la 7e circonscription de la Seine-Saint-Denis.



Régionales : la charge contre LFI



À quelques jours du second tour des élections régionales, les personnalités politiques sont de plus en plus nombreuses, à gauche comme ailleurs, à prendre leurs distances avec Jean-Luc Mélenchon. Mercredi sur ce plateau des 4 vérités, c’est la socialiste Laurence Rossignol qui a laissé entendre que le chef de file de la France insoumise serait un frein à la victoire de la gauche. « Aucune modestie de leur part, c’est la faute aux autres », commente Alexis Corbière, faisant référence au bilan de l’ancienne ministre de François Hollande.



Le député LFI dans la 7e circonscription de la Seine-Saint-Denis en profite pour railler Manuel Valls, qu’il surnomme « Monsieur Carnavalls », un homme « détesté en France, détesté en Catalogne ». L’ancien Premier ministre avait en effet appelé, sur Twitter, à ne pas voter pour la liste d'union de la gauche de Julien Bayou, incluant La France Insoumise, dimanche au second tour des régionales en Ile-de-France.



« C’est un homme qui a perdu tout sens de la réalité et qui vient, monsieur Carnavalls, faire son tour en nous insultant avec les mots de la droite et de l’extrême droite, dénonce Alexis Corbière. C’est l’idiot utile de la droite et de l’extrême droite ». « Vous avez des gens qui font le tour des plateaux média pour nous insulter, ajoute-t-il. J’en ai assez parce que moi je suis un Républicain. J’en ai assez que des gens se permettent de dire que nous serions des ennemis de la République ».



Abstention, et maintenant ?



Alors pour battre Valérie Pécresse en Île-de-France et faire barrage au Rassemblement national ailleurs, quelles sont les consignes de vote ? « Allez voter et pas une voix pour l’extrême droite, résume l’homme politique de 52 ans. Après je vais vous dire, on ne demande pas aux fabricants de cigarettes de lutter contre le tabagisme. Je peux comprendre que les fabricants de voix d’extrême droite ne sont pas les mieux placés des fois pour lutter contre l’extrême droite et que beaucoup de mes amis ont du mal parfois à aller voter pour untel ou untel ».



Interrogé sur le problème de l’abstention, Alexis Corbière rappelle le programme défendu depuis des années par la France insoumise. « Nous portons avec Jean-Luc Mélenchon l’idée de passer à une Sixième République, précisément une République où les citoyens ont des droits nouveaux, pour qu’ils aient envie d’aller voter ». Parmi ces nouveaux droits, il souhaiterait notamment la mise en place de « la reconnaissance du vote blanc, pourquoi pas la possibilité de révoquer les élus, pourquoi pas des référendums d’initiative citoyenne ».



L’enjeu est désormais de réconcilier les Français avec les urnes, à moins d’un an de l’élection présidentielle. « En République, le souverain c’est le peuple. Quand il ne vient plus voter, on n’est plus en République et peut être même plus en démocratie, avance Alexis Corbière. Il faut qu’on redonne le goût de voter, que cette campagne électorale soit propre, politique, qu’on discute de choses sérieuses ».

Dans les 4 vérités ce jeudi 24 juin 2021, Caroline Roux reçoit Alexis Corbière, député France insoumise dans la 7e circonscription de la Seine-Saint-Denis.



Régionales : la charge contre LFI



À quelques jours du second tour des élections régionales, les personnalités politiques sont de plus en plus nombreuses, à gauche comme ailleurs, à prendre leurs distances avec Jean-Luc Mélenchon. Mercredi sur ce plateau des 4 vérités, c’est la socialiste Laurence Rossignol qui a laissé entendre que le chef de file de la France insoumise serait un frein à la victoire de la gauche. « Aucune modestie de leur part, c’est la faute aux autres », commente Alexis Corbière, faisant référence au bilan de l’ancienne ministre de François Hollande.



Le député LFI dans la 7e circonscription de la Seine-Saint-Denis en profite pour railler Manuel Valls, qu’il surnomme « Monsieur Carnavalls », un homme « détesté en France, détesté en Catalogne ». L’ancien Premier ministre avait en effet appelé, sur Twitter, à ne pas voter pour la liste d'union de la gauche de Julien Bayou, incluant La France Insoumise, dimanche au second tour des régionales en Ile-de-France.



« C’est un homme qui a perdu tout sens de la réalité et qui vient, monsieur Carnavalls, faire son tour en nous insultant avec les mots de la droite et de l’extrême droite, dénonce Alexis Corbière. C’est l’idiot utile de la droite et de l’extrême droite ». « Vous avez des gens qui font le tour des plateaux média pour nous insulter, ajoute-t-il. J’en ai assez parce que moi je suis un Républicain. J’en ai assez que des gens se permettent de dire que nous serions des ennemis de la République ».



Abstention, et maintenant ?



Alors pour battre Valérie Pécresse en Île-de-France et faire barrage au Rassemblement national ailleurs, quelles sont les consignes de vote ? « Allez voter et pas une voix pour l’extrême droite, résume l’homme politique de 52 ans. Après je vais vous dire, on ne demande pas aux fabricants de cigarettes de lutter contre le tabagisme. Je peux comprendre que les fabricants de voix d’extrême droite ne sont pas les mieux placés des fois pour lutter contre l’extrême droite et que beaucoup de mes amis ont du mal parfois à aller voter pour untel ou untel ».



Interrogé sur le problème de l’abstention, Alexis Corbière rappelle le programme défendu depuis des années par la France insoumise. « Nous portons avec Jean-Luc Mélenchon l’idée de passer à une Sixième République, précisément une République où les citoyens ont des droits nouveaux, pour qu’ils aient envie d’aller voter ». Parmi ces nouveaux droits, il souhaiterait notamment la mise en place de « la reconnaissance du vote blanc, pourquoi pas la possibilité de révoquer les élus, pourquoi pas des référendums d’initiative citoyenne ».



L’enjeu est désormais de réconcilier les Français avec les urnes, à moins d’un an de l’élection présidentielle. « En République, le souverain c’est le peuple. Quand il ne vient plus voter, on n’est plus en République et peut être même plus en démocratie, avance Alexis Corbière. Il faut qu’on redonne le goût de voter, que cette campagne électorale soit propre, politique, qu’on discute de choses sérieuses ».

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