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Le Centre international de criminologie comparée (CICC) est un regroupement de chercheurs québécois , canadiens et internationaux travaillant sur les phénomènes criminels, leur contrôle et les différentes modalités d'intervention déployées par les institutions publiques, privées et communautaires pour y faire face. Le CICC constitue le plus important centre de recherche en criminologie dans l’espace francophone et un des principaux centres dans son domaine au niveau international.

Dans le cadre de ses activités scientifiques, le CICC organise des conférences périodiques présentées par des chercheurs, des professionnels et des spécialistes en criminologie en provenance des quatre coins du monde.

Centre international de criminologie comparée Université de Montréal

    • Social Sciences
    • 5.0 • 1 Rating

Le Centre international de criminologie comparée (CICC) est un regroupement de chercheurs québécois , canadiens et internationaux travaillant sur les phénomènes criminels, leur contrôle et les différentes modalités d'intervention déployées par les institutions publiques, privées et communautaires pour y faire face. Le CICC constitue le plus important centre de recherche en criminologie dans l’espace francophone et un des principaux centres dans son domaine au niveau international.

Dans le cadre de ses activités scientifiques, le CICC organise des conférences périodiques présentées par des chercheurs, des professionnels et des spécialistes en criminologie en provenance des quatre coins du monde.

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    « Si elle fait la belle, il faut la frapper »

    « Si elle fait la belle, il faut la frapper »

    Cette intervention est fondée sur une recherche interdisciplinaire intitulée Pratiques genrées et violences entre pairs : les enjeux socio-éducatifs de la mixité au quotidien en milieu scolaire (ANR-09-ENFT-006).
    On y examine la portée identitaire des violences de genre entre élèves, avec l'hypothèse que ces violences, signe d'une véritable intolérance à la mixité, ont pour effet de marginaliser les filles, malgré leur nombre et leur réussite scolaire, dans le groupe des pairs centré sur les garçons. Elle est fondée sur 39 interviews semi-directives avec des chefs d'établissement et une année scolaire entière d'observations ethnographiques dans 5 établissements de statut, niveau et secteur socio-géographique variés. Dans 3 d'entre eux, la violence de genre est quotidienne.
    Dans ces établissements où la violence physique est quotidienne, c'est le modèle de la virilité qui prévaut, une virilité qui s'exprime essentiellement à l'encontre du féminin, qu'il soit porté par les femmes ou par les hommes, et sur la base du rabaissement.

    • 55 min
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    Du réseau-comme-structure au réseau-comme-acteur : comment les réseaux sociaux se constituent en acteurs collectifs

    Du réseau-comme-structure au réseau-comme-acteur : comment les réseaux sociaux se constituent en acteurs collectifs

    L'analyse formelle des réseaux sociaux a permis aux criminologues ainsi qu'aux analystes professionnels de cartographier les relations entre les individus d'un secteur de criminalité,
    ce qui permet de voir, de documenter et d'anticiper l'évolution des réseaux criminels. Or, les relations entre les individus des réseaux sociaux se définissent autant par leur structure que par le sens donné à ces relations. Cette dimension substantielle des réseaux sociaux est encore peu développée en criminologie, mais pourtant déjà abordée par de nombreuses disciplines des sciences sociales.
    Cette présentation explore le potentiel des méthodes d'analyse qualitative des réseaux sociaux afin de comprendre et d'expliquer le changement au sein de réseaux criminels. Il sera proposé un cadre d'analyse qui permet d'étudier l'évolution de certains réseaux sociaux, définis comme des structures d'échange
    de biens ou d'information, en acteurs collectifs, dotés d'une identité, d'intentionnalité, de capacités d'action collective et d'intérêts qui leur sont propres.

    • 18 min
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    Traçologie et analyse de la criminalité

    Traçologie et analyse de la criminalité

    Depuis 2008, les unités d'analyse des six polices francophones de Suisse partagent une banque de données commune pour l'analyse et le suivi de la criminalité. Sur une base quotidienne, les événements signalés à la police sont analysés, filtrés et classifiés pour détecter les répétitions de la criminalité et interpréter l'environnement criminel. Les résultats de l'analyse des traces matérielles tels que les correspondances de profils ADN, de motifs de traces de soulier et d'images de vidéosurveillance, sont intégrés dans la démarche comme moyen de détection. L'analyse rétrospective des séries détectées informe alors de la contribution effective des traces dans le processus. Les résultats renseignent sur le nombre de séries détectées, complétées ou confirmées par les traces et sur leur potentiel à révéler des répétitions difficilement perceptibles par l'analyse des informations spatiotemporelles et des modes opératoires des auteurs.

    • 20 min
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    L'apport de la trace matérielle dans l'enquête criminelle :

    L'apport de la trace matérielle dans l'enquête criminelle :

    La trace matérielle dispose d'un potentiel incomparable pour mettre en relation des indices et occupe souvent une place centrale lors du procès pénal (Ribaux et Margot, 2008).

    Au-delà de son rôle élémentaire en tant qu'élément de preuve, la trace matérielle véhicule de nombreuses autres informations encore trop peu exploitées en matière d'investigation ou pour servir de base au renseignement criminel. C'est particulièrement le
    cas des liens chimiques découverts grâce au profilage physico-chimique de produits stupéfiants saisis par les autorités.

    Le but de ce travail est d'estimer l'apport de ces liens chimiques à la perception de la structure des réseaux criminels. Pour ce faire, nous nous appuyons sur des modèles d'analyse des réseaux sociaux. Cette recherche se base sur une enquête concernant un réseau international de trafic de produits stupéfiants. En plus
    des autres informations d'enquête traditionnellement disponibles, des liens chimiques ont été mis en évidence par le profilage de l'héroïne saisie à différents endroits et périodes, puis utilisés par les enquêteurs. Cette recherche consiste à utiliser les indicateurs SNA pour évaluer l'influence de ces liens chimiques sur la structure de ce réseau construit à partir des autres indices.

    • 15 min
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    Attendre la bonne occasion

    Attendre la bonne occasion

    Toute appréciation des facteurs associés à l'initiation à la déviance est incomplète sans une analyse détaillée des situations spécifiques dans lesquelles les adolescents se trouvent au moment où les premières opportunités sont offertes. Or, la majorité des questionnaires ne s'intéressent ni aux occasions refusées, ni au contexte dans lequel ces occasions se présentent aux délinquants potentiels.

    Je présenterai ici les résultats d'une enquête que j'ai menée auprès de 830 jeunes de 14 à 16 ans dans 5 écoles secondaires en Colombie-Britannique. Cette enquête est axée sur les premières offres de consommation de drogues qui se sont présentées à ces adolescents, le contexte dans lequel elles ont été effectuées, et le résultat associé (offre refusée/acceptée).

    • 50 min
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    Appliquer la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA) au Québec et au Canada

    Appliquer la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA) au Québec et au Canada

    L'opinion veut que le Québec soit distinct du reste du Canada, ce que par ailleurs le reste du Canada nous rend bien. Cette relative stratification des opinions se retrouve encore bien prégnante dans le discours que tiennent à la fois les institutions et les intervenants en regard des modalités d'intervention à l'endroit des adolescents délinquants. Vu du Québec, il n'y aurait pratiquement qu'ici que la question de la délinquance des jeunes est traitée par le biais d'une approche de resocialisation où la coercition ne s'exercerait qu'en dernier recours. Les statistiques canadiennes désagrégées par province montrent cependant un portrait bien différent et, surtout, des similitudes et des différences qui vont bien au-delà d'une hypothétique dichotomie Québec -- Reste du Canada. Ainsi, ces mêmes statistiques montrent que les taux d'incarcération demeurent relativement bas au Québec, à 12%. Or, ce pourcentage, bien qu'en deca de la moyenne canadienne (15,4%), est similaire à celui du Nouveau- Brunswick (12,2%) mais au-dessus de celui de l'Alberta (10,5%). De tels chiffres, en fait, ne font finalement que refléter des manières différentes d'aborder l'intervention en délinquance; ils ne nous disent toutefois rien de ces différents dispositifs. Par exemple, qu'en est-il de la distribution de l'intervention en fonction des rôles investis par l'institutionnel versus ceux pris en charge par des organismes communautaires de justice alternative? Qui, des services sociaux provinciaux ou des services correctionnels, prend quelle part de l'intervention en délinquance? C'est pour répondre, en partie, à ces questions que notre présentation proposera un bilan raisonné des manières de faire l'intervention en délinquance au Québec et ailleurs au Canada. Cette présentation de données qualitatives sera suivie d'une courte présentation de résultats d'une recherche quantitative tout-à-fait originale et qui brosse le portrait des caractéristiques des 5400 adolescents et adolescentes ayant reçu une sentence LSJPA qui a fait l'objet d'intervention par le Centre jeunesse de Québec/Institut universitaire entre 2003 et 2012.

    • 1 hr 14 min

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