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Développez votre culture en Histoire !

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Développez votre culture en Histoire !

    A quoi ont servi les pontons ?

    A quoi ont servi les pontons ?

    Selon les pays, les pratiques carcérales sont très variées. C'est ainsi qu'au Royaume-Uni et en France, aux XVIIIe et XIXe siècles, certains prisonniers furent incarcérés dans ce qu'on appela des "pontons".

    Des prisons flottantes

    Au XVIIIe siècle, l'Angleterre est confrontée à une véritable surpopulation carcérale. Pour éviter l'engorgement des prisons, les autorités décident de déporter les condamnés vers l'Amérique du Nord puis, après l'indépendance des États-Unis, vers l'Australie.

    Mais le départ de nombreux prisonniers vers les colonies ne suffit pas à régler le problème. Beaucoup sont alors regroupés dans des navires désarmés, amarrés sur la Tamise. Certains condamnés y purgent toute leur peine, d'autres y attendant leur transfert vers l'Amérique ou l'Australie.

    Connues sous le nom de "pontons", ces prisons flottantes ont également existé en France. En effet, de nombreux prisonniers, et notamment des prêtres réfractaires, sont enfermés sur des bateaux, à Nantes ou Rochefort, durant la Révolution française.

    On utilise aussi ce mode d'incarcération durant la répression qui suit la Commune de Paris.

    Des conditions de vie épouvantables

    Les prisonniers incarcérés dans ces épaves sont souvent condamnés aux travaux forcés. Ils participent ainsi au dragage de la Tamise et au développement des arsenaux.

    La vie à bord de ces navires prisons était très dure. En été, une odeur pestilentielle s'en dégageait. Les prisonniers y vivaient dans une promiscuité qui favorisait la propagation de maladies comme la dysenterie ou le typhus.

    Elles se répandaient d'autant plus vite que les malades, qu'on ne prenait même pas la peine d'isoler, n'étaient pas soignés. Aussi la mortalité était-elle très forte. On estime ainsi qu'en l'espace de 20 ans, entre 1776 et 1795, environ 2.000 prisonniers périssent dans ces bagnes flottants de la Tamise.

    Il faut attendre 1779 pour qu'un philanthrope anglais, John Howard, dénonce les conditions de vie dans les pontons. Il milite pour la construction de vastes prisons, dans lesquelles les détenus bénéficieraient d'une cellule individuelle.

    Cette campagne porte ses fruits, puisque la prison de Millbank est bâtie en 1816. Mais il faudra encore patienter 40 ans avant que ces prisons flottantes soient définitivement abandonnées.
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    • 2 min
    Qui Mussolini envoya-t-il sur l'île de San Domino ?

    Qui Mussolini envoya-t-il sur l'île de San Domino ?

    On le sait, il ne faisait pas bon être homosexuel dans des régimes totalitaires comme l'Allemagne nazie ou l'Italie fasciste. Dans ce dernier pays, les personnes convaincues d'homosexualité étaient exilées dans une petite île de l'Adriatique.

    Les homosexuels : une "menace pour la race"

    Le nouveau code pénal italien, publié en 1930, ne comprit finalement aucune disposition contre les homosexuels. Mussolini en personne l'avait exigé. Au motif qu'une telle mesure serait inutile dans un pays où les tous les hommes ne pouvaient que faire preuve de virilité.

    Vers la fin des années 1930, au moment où l'Italie se rapproche de l'Allemagne nazie, le dictateur dut pourtant se rendre à l'évidence. Les homosexuels existaient bel et bien dans le pays.

    Dans l'esprit des dirigeants fascistes, qui s'étaient alignés sur les thèses nazies en la matière, ces individus représentaient donc une menace pour "l'intégrité de la race". Et un obstacle à la forte natalité que le dictateur italien voulait promouvoir.

    Aussi, en 1939, se décida-t-on, après des procès expéditifs, à exiler les homosexuels sur une petite île de l'Adriatique, au large des Pouilles.

    Une liberté paradoxale

    Les condamnés sont donc conduits en barque dans l'île de San Domino, une ancienne colonie pénitentiaire. À leur arrivée, ils reçoivent un petit pécule, mais qui ne suffit pas pour vivre.

    Ils peuvent donc exercer un métier, qui s'ajoute aux travaux auxquels ils sont tenus de se livrer. De façon assez paradoxale, leur situation est plutôt favorable. En effet, ils sont bien accueillis par la population et ils jouissent d'une liberté dont ils ne pourraient profiter dans aucune autre partie du pays.

    Pourtant, la petite île est trop peuplée et la situation sanitaire se dégrade. On envisage un temps de les transférer dans un autre lieu, mais, avec l'entrée en guerre, les autorités ont d'autres soucis. C'est pourquoi, en 1940, ces homosexuels sont tout bonnement renvoyés chez eux et assignés à résidence.

    Isolés et parfois abandonnés par leur famille, soumis aux vexations du voisinage, ils se retrouvent alors dans une situation plus difficile que lors de leur séjour à San Domino.
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    • 2 min
    Qui sont les onna-bugeisha ?

    Qui sont les onna-bugeisha ?

    La société japonaise reste patriarcale dans son essence. Longtemps, la place de la femme y a été limitée à l'espace domestique. Et pourtant, quelques rares femmes ont réussi, dans ce monde d'hommes, à s'imposer comme combattantes.

    Des femmes dans la bataille

    Dans le Japon médiéval, ces femmes guerrières étaient désignées sous le nom d'"onna-bugeisha". Ce que l'on traduit parfois en français, de façon un peu abusive, par "femmes samouraïs".

    En effet, en dehors de quelques rares exceptions, ces femmes ne combattaient pas sur le champ de bataille. Elles étaient le plus souvent chargées de défendre, en période de guerre, leur maison et leur famille.

    Pour assumer ces tâches, elles suivaient un véritable entraînement militaire. Elles utilisaient de préférence des armes leur permettant de combattre à distance, de manière à compenser leur relative infériorité physique.

    C'est le cas de l'arc et des flèches, mais surtout du "naginata". Il s'agit d'un très long sabre à bout recourbé, qui pouvait mesurer jusqu'à deux mètres de long.

    Quelques exemples de guerrières

    La vie de certaines "onna-bugeisha" tient plus de la légende que de la réalité. C'est le cas de l'impératrice Jingu, qui aurait envahi la Corée au début du IIIe siècle.

    De même, l'existence de Tomoe Gozen, qui aurait vécu au XIIIe siècle, n'est pas attestée avec certitude. Femme d'un général, elle aurait participé, à ses côtés, aux nombreux combats qui, au cours d'une guerre civile, ravagèrent certaines régions du japon.

    La littérature médiévale attribue de nombreuses prouesses à cette femme intrépide. Nommée chef de l'armée par son époux, elle est devenue le modèle par excellence des "onna-bugeisha".

    Plus près de notre époque, on peut encore citer le cas de Nakano Takeko. C'est au cours d'une autre guerre civile que cette femme eut l'occasion de montrer ses talents guerriers.

    Mais les conceptions très patriarcales des militaires nippons ne lui permirent pas de combattre dans les mêmes conditions que les hommes. Elle dut se contenter de diriger une troupe exclusivement féminine, qui ne put d'ailleurs prendre part qu'à de rares combats.

    Il existe une photo de cette jeune femme, revêtue de sa tenue guerrière.
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    • 2 min
    Qui est l'abbé Suger ?

    Qui est l'abbé Suger ?

    L'abbé Suger est une des grandes figures de l'Histoire de France. Conseiller du Roi et régent du Royaume, il est surtout connu pour avoir fait de la basilique Saint-Denis le premier joyau de l'architecture gothique.

    Un moine très influent

    Suger est né, en 1080 ou 1081, dans un village de l'actuelle Île-de-France. Selon certains historiens, il serait issu d'une famille de paysans pauvres.

    Vers 1190, il est donné, comme oblat, à l'abbaye de Saint-Denis, fondée au VIIe siècle. C'est dans ce lieu qu'il rencontre le fils du Roi Louis VI le Gros, le futur Louis VII, avec lequel il va se lier d'amitié.

    Un peu plus tard, Suger, devenu moine, participe, à l'invitation de Louis VI, à des ambassades auprès du pape. Élu abbé de Saint-Denis en 1122, il devient le principal conseiller du Roi entre 1130 et 1137, tout en veillant sur l'éducation de son fils.

    Une fois sur le trône, en 1137, ce dernier maintient sa confiance à son ami Suger. Et quand il part en croisade, dix ans plus tard, c'est à l'abbé de Saint-Denis qu'il confie la régence du Royaume.

    L'initiateur du style gothique

    Pour Suger, l'œuvre de sa vie, avant même la conduite des affaires, c'est la basilique Saint-Denis. Et ce à un double titre. En premier lieu, il décide de reconstruire l'édifice, qui date de la période carolingienne.

    Il commence, en 1135, par la construction du chœur, qu'il fera bâtir dans un style nouveau, qui se distingue notamment par la hauteur des voûtes et la pose de somptueux vitraux en forme de rosace.

    L'abbé Suger venait d'inventer le style gothique, qui connaîtra un spectaculaire essor dans tout le pays, et plus encore dans les régions au nord de la Loire.

    Mais Suger veut aussi faire de Saint-Denis le tombeau des Rois de France. En effet, plusieurs Rois mérovingiens, dont Dagobert Ier, y sont déjà inhumés. Son vœu sera finalement exaucé par Saint-Louis, au siècle suivant.

    En attendant, l'abbé obtient que les symboles du pouvoir royal, le sceptre, la main de justice, la couronne et l'épée, soient conservés dans l'abbaye.
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    • 2 min
    Pourquoi Richelieu fit détruire des milliers de châteaux-forts ?

    Pourquoi Richelieu fit détruire des milliers de châteaux-forts ?

    Principal ministre de Louis XIII à partir de 1624, le cardinal de Richelieu eut pour principal souci de restaurer l'autorité de l'État. C'est dans le cadre de cette politique qu'il ordonna, à partir de 1626, de démanteler de très nombreux châteaux-forts.

    La déclaration de Nantes

    Richelieu n'est pas le premier à prévoir la destruction de certaines forteresses. Depuis le Moyen-Âge, cette pratique, très courante, sanctionnait la défaite d'un vassal face à son suzerain.

    Par ailleurs, les États-Généraux de 1614 avaient déjà préconisé d'abattre les murailles de nombreux châteaux. Mais, par la déclaration de Nantes, que le Roi approuve le 31 juillet 1626, le cardinal-ministre prend une mesure générale.

    En effet, il prescrit la destruction de tous les châteaux ne présentant pas d'utilité pour la défense du pays. Les forteresses situées sur les frontières ne sont donc pas concernées par la déclaration de Nantes.

    On estime qu'au total Richelieu fit abattre environ 2.000 châteaux-forts.

    Les raisons du cardinal

    Richelieu avait plusieurs raisons pour agir de la sorte. La première était la volonté d'affirmer l'autorité du Roi, et donc de l'État, face aux entreprises de grands seigneurs souvent révoltés contre elle.

    Or, ces nobles se servaient de leurs châteaux comme refuges et points d'appui pour contrôler des régions entières. En démantelant leurs forteresses, Richelieu réussit également à amoindrir la puissance des protestants, qu'il considérait également comme une menace pour le pouvoir royal.

    Mais la destruction des châteaux obéit aussi à des motifs matériels. En effet, l'entretien de ces forteresses, notamment dans les places royales, coûtait cher. En effet, il fallait payer la garnison et prévoir de fréquents travaux de réparation.

    De telles dépenses paraissaient d'autant plus inutiles que ces châteaux médiévaux ne répondaient plus aux exigences de la guerre moderne.

    Enfin, Richelieu pouvait s'appuyer sur les doléances des populations. Pour elles aussi, l'entretien des châteaux était très dispendieux. Par ailleurs, les États de province, ceux de Bretagne notamment, réclamaient depuis longtemps la destruction de certains châteaux.

    Ce souci d'économie et de rationalisation de la défense du Royaume a sans doute autant d'importance, dans l'esprit de Richelieu, que celui de l'affirmation de l'autorité royale.
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    • 3 min
    Les Amazones ont-elles existé ?

    Les Amazones ont-elles existé ?

    Les Amazones occupent une place importante dans la mythologie grecque. Mais ces farouches guerrières, qui se battent aussi bien que les hommes, auraient été inspirées par de véritables combattantes.

    Des guerrières mythiques...

    Dans les récits des anciens Grecs, les Amazones portent le pantalon et sont des cavalières accomplies. Elles tirent à l'arc avec dextérité, mais manient aussi bien la hache et l'épée.

    Elle se seraient même brûlé le sein droit, pour être plus à l'aise au combat. Ces guerrières redoutées sont donc les égales des hommes, au contraire des femmes grecques, dont la place traditionnelle est au foyer.

    Aussi les Grecs leur attribuent-ils bien des prouesses. C'est ainsi qu'Hercule, pour l'un de ses fameux travaux, doit rapporter la ceinture de la reine des Amazones, Hippolyte. De son côté, le fondateur d'Athènes, Thésée, affronte Antiope, une valeureuse Amazone, en combat singulier.

    Achille eut aussi à se battre contre Penthésilée, la fille d'Arès et la sœur d'Hippolyte, qui règne sur ces farouches combattantes.

    ...Inspirées par de véritables combattantes

    Mais les Amazones ne sont pas seulement issues de l'imagination des anciens Grecs. Elles auraient été inspirées par des combattantes en chair et en os. Elles vivaient dans la Scythie, une vaste région que les Grecs faisaient aller de la Mongolie à la mer Noire.

    Les archéologues ont retrouvé, sur ses rivages, plusieurs de leurs tombes, datant du VIIe au IIe siècles avant J.-C. Les squelettes de femmes qu'elles contenaient étaient accompagnés de leurs armes et parfois même de leurs armures.

    Dans leurs constants déplacements, ces nomades scythes rencontraient des tribus adverses, souvent hostiles. De ce fait, tous les Scythes, filles comme garçons, devaient apprendre à se battre pour assurer la sécurité du groupe.

    Une telle conception, dictée par la nécessité, supposait donc une véritable égalité entre les sexes, y compris au combat. Sur son cheval, une archère était en effet aussi redoutable qu'un homme.

    Au Ve siècle avant notre ère, Hérodote décrit ces femmes, qui montent à cheval et se battent aux côtés des hommes. Ces fières combattantes ont été, sans nul doute, les modèles des Amazones.
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    • 2 min

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corbeaulegrand ,

Short and sweet

Needed something to help me get over 2000 ans d’histoire.

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