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    3 épisodes inédits pour ce week-end !

    3 épisodes inédits pour ce week-end !

    1/ Pourquoi la couleur bleue du drapeau français vient-elle de changer ?
    https://www.chosesasavoir.com/podcast/culture-generale/


    2/ Pourquoi les cheveux gris n'existent pas ?
    https://www.chosesasavoir.com/podcast/incroyable/


    3/ Quelle est la plus vieille affaire criminelle de l'Histoire ?
    https://www.chosesasavoir.com/podcast/histoire/
     
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    • 6 min
    Quelle est l'énigme (résolue) des momies du Tarim ?

    Quelle est l'énigme (résolue) des momies du Tarim ?

    Les très anciennes momies découvertes dans le bassin du Tarim, dans l'actuelle province chinoise du Xinjiang, ont suscité bien des interrogations sur l'origine des individus inhumés. Une étude récente met fin au mystère.


    Des momies étonnamment bien conservées


    Certaines de ces momies du bassin du Tarim remonteraient à 2.000 ans avant notre ère. Elles ont été déposées dans des cercueils en forme de barques, recouverts de peaux de bête et de fleurs.


    L'emplacement des sépultures était indiqué par des poteaux fichés en terre, peints en noir ou en rouge. L'une des momies représente une femme, portant encore ses longs cheveux, coiffée d'une toque de feutre et vêtue d'une jupe à franges.


    À l'intérieur des tombes, les momies sont entourées d'objets familiers, comme des arcs, des bracelets ou des paniers tressés avec de la paille de blé.


    Mais ce qui a le plus frappé les archéologues, c'est l'état de conservation parfaite de ces momies. Il semble que les conditions extrêmes du désert les aient gardées de toute corruption.


    Plus étonnant encore : les traits du visage, qu'on retrouvait presque intacts, évoquaient plus une origine européenne qu'une ascendance asiatique. Les individus momifiés avaient en effet des cheveux clairs, les yeux ronds et le nez droit. La découverte de ces momies a suscité bien des hypothèses.


    Une origine locale


    Membres d'une équipe de recherche internationale, des scientifiques ont voulu en avoir le cœur net. Pour cela, ils ont procédé à l'analyse génétique de plusieurs momies, d'âges divers.


    Elle a révélé que les individus momifiés ne venaient pas d'Occident, comme on le croyait parfois. Ils appartenaient à des populations d'origine locale. En effet, ils descendraient de peuples assimilés par les scientifiques à un groupe appelé Ancien Nord Eurasien.


    Cette population locale aurait disparu voilà environ 10.000 ans. Leurs descendants, qui avaient donc l'habitude de momifier leurs morts, auraient constitué une sorte d'isolat génétique.


    Ce qui ne les aurait pas empêchés d'adopter les coutumes et le mode de vie des peuples qui les entouraient. On peut citer ainsi la fabrication du fromage, la fermentation du lait ou encore la culture des céréales.
     
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    • 2 min
    Comment des femelles condors se reproduisent-elles sans mâles ?

    Comment des femelles condors se reproduisent-elles sans mâles ?

    Une découverte étonnante vient d'être faite dans un zoo californien. Des chercheurs se sont en effet aperçus que des femelles condors avaient conçu des petits sans l'intervention d'un mâle.


    Des oisillons conçus sans père


    Oiseau de proie à la large envergure, le condor vole à une haute altitude. Victimes d'une chasse intensive, ces oiseaux sont menacés d'extinction depuis des décennies. Seul un programme spécifique de protection a pu sauver l'espèce d'une disparition totale.


    En étudiant le mode de reproduction de ces volatiles, des chercheurs américains ont eu une surprise. En effet, ils ont constaté que certains œufs étaient dépourvus de tout matériel génétique mâle.


    Ils en ont conclu que les condors femelles avaient conçu ces poussins sans l'aide d'aucun mâle. Ce mode de reproduction particulier, connu depuis le XVIIIe siècle, s'appelle la parthénogénèse.


    Des naissances par parthénogénèse


    Ce mode de reproduction existe chez certains insectes, comme les fourmis ou, les abeilles. On le rencontre aussi, parfois, chez les oiseaux ou les poissons.


    Dans de tels cas, il s'agit de parthénogénèse facultative. Elle désigne le mode de reproduction exceptionnel de femelles se reproduisant habituellement de manière sexuée et qui, en l'absence de mâles fertiles, se débrouillent toutes seules, en quelque sorte, pour donner naissance à des petits.


    Or, dans le cas de ces femelles condors, il y avait des mâles à proximité, propres à la reproduction. Elles s'étaient même accouplées avec eux, concevant ainsi leurs poussins de manière normale.


    Il s'agirait donc, du moins chez les oiseaux, du premier cas constaté de parthénogénèse facultative, et ce en présence de mâles fertiles. Il est d'ailleurs possible que, dans la nature, de tels cas ne soient pas isolés.


    En tous cas, les jeunes condors issus de la parthénogénèse ont tout de suite paru assez fragiles. Les deux oiseaux nés de cette manière étaient en mauvaise santé et de petite taille.


    Et de fait, ils sont morts jeunes, aux alentours de 2 ans et 8 ans, alors que les condors vivent souvent jusqu'à 50 ans. Il est cependant impossible, pour l'instant, d'attribuer ces décès précoces au mode de conception de ces oiseaux.
     
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    • 1 min
    Qu'est-ce que la “glace noire” ?

    Qu'est-ce que la “glace noire” ?

    Les scientifiques n'avaient encore pu observer toutes les formes de l'eau. Avec la mise au point d'un échantillon stable de "glace noire", le quatrième état de l'eau, c'est désormais chose faite.


    Une glace aux propriétés très différentes


    Sur Terre, nous connaissons l'eau sous trois formes : liquide, solide et gazeuse. Mais, depuis la fin des années 1980, les scientifiques pensaient qu'elle pouvait se présenter sous une quatrième forme : celle d'une glace particulière, qu'on appelle "superionique" ou "noire".


    Très récemment, les chercheurs ont pu observer un échantillon de cette glace, qu'on ne trouve pas à l'état naturel sur notre planète. En effet, elle ne se forme que dans des conditions de très forte pression et de températures extrêmes.


    Sous l'effet de ces facteurs, les atomes d'oxygène et d'hydrogène qui constituent l'eau vont se dissocier. Les premiers se structurent d'une autre manière, tandis que les seconds se déplacent librement.


    Cette glace ne ressemble en rien à celle que nous connaissons. Elle est chaude et présente moins de densité. Elle se révèle également une excellente conductrice, au même titre que le métal. Enfin, sa réaction à la lumière lui donne une coloration sombre, d'où son nom.


    Un échantillon de glace noire plus stable


    Pour mieux connaître les propriétés de cette glace superionique, il fallait pouvoir l'observer. En effet, toute la difficulté consiste à recréer des conditions de température et de pression qui n'existent pas sur Terre et qu'il est délicat de reconstituer en laboratoire.


    En 2019, des chercheurs arrivent enfin à reproduire ces conditions extrêmes. Mais l'échantillon qu'ils obtiennent, très instable, ne se maintient que quelques nanosecondes.


    Deux ans plus tard, d'autres scientifiques ont réussi à stabiliser cette glace noire. Pour y parvenir, ils ont eu recours à une technologie innovante : un puissant accélérateur de particules et une cellule à enclume de diamant, capable d'atteindre des niveaux de pression et de température très élevés, ont ainsi permis la production de cet échantillon.


    Ces recherches devraient permettre de mieux comprendre les conditions dans lesquelles cette glace noire doit certainement se former dans des planètes géantes comme Neptune ou Uranus.
     
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    • 2 min
    Pourquoi la Nasa va-t-elle lancer une « mission de défense planétaire » ?

    Pourquoi la Nasa va-t-elle lancer une « mission de défense planétaire » ?

    Des milliers d'astéroïdes évoluent dans l'espace. Même si les scientifiques écartent tout danger réel de collision avec la Terre, ils préfèrent tout de même prendre leurs précautions. C'est pourquoi la NASA vient de lancer une mission dont le but est de dévier la trajectoire d'un astéroïde.


    Un risque improbable, mais pris au sérieux


    Les scientifiques excluent, même dans un avenir assez lointain, tout véritable risque de collision de notre planète par un des 27.000 astéroïdes qui évoluent dans les parages de la Terre. Ils évaluent cette probabilité, d'ici l'an 2300, à un peu plus de 0,050 %.


    Mais ils n'en prennent pas moins leurs précautions, au cas, même improbable, où l'un de ces corps célestes menacerait la Terre. La NASA a donc prévu de lancer un satellite contre un astéroïde, afin de voir dans quelle mesure le premier pourrait dévier la trajectoire du second.


    Même si, malgré toutes les prévisions, un astéroïde devait présenter un risque pour notre planète, les scientifiques ne seraient pas pris au dépourvu.


    Un satellite à l'assaut d'une lune


    Le 23 novembre 2021, un satellite devrait donc être envoyé dans l'espace pour mener à bien cette mission de "défense planétaire". La cible choisi est Dimorphos, qui tourne autour d'un gros astéroïde du nom de Didymos.


    Plus haute que la statue de la Liberté, cette lune à 160 mètres de diamètre. Le satellite devrait être propulsé contre sa cible à une vitesse de 24.000 km/h. Sous la violence de l'impact, des tonnes de matière devraient être éjectées dans l'espace.


    Et pourtant, compte tenu des distances en cause, ce n'est qu'une chiquenaude. Elle devrait cependant suffire, d'après les scientifiques, à dévier légèrement la trajectoire de Dimorphos.


    En effet, il est probable que son orbite soit modifiée, peut-être d'environ 1 %. Mais les astronautes de la NASA veulent en apprendre davantage, en lançant un petit satellite d'observation, juste après le choc.


    En effet, ils savent que l'efficacité de la mission, et donc l'ampleur de la déviation, dépend de nombreux facteurs, comme la composition et la surface de l'astéroïde ou encore l'angle d'impact.
     
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    • 1 min
    Qu'est-ce que le paradoxe de Simpson ?

    Qu'est-ce que le paradoxe de Simpson ?

    Décrit pour la première fois en 1951, par le statisticien Edward Simpson, le paradoxe auquel il a donné son nom prouve que, selon la manière dont on les présente, les mêmes données ne signifient pas la même chose.


    Des chiffres qui ne disent pas la même chose


    Pour comprendre ce paradoxe de Simpson, il faut partir d'un exemple concret. Ainsi, prenons le cas d'un patient à la recherche du meilleur traitement pour soigner les calculs rénaux.


    Le médecin interrogé lui indique deux traitements possibles, l'un, le premier traitement, efficace dans plus de 80 % des cas, l'autre, le second traitement, n'ayant soulagé qu'un peu plus de 75 % des malades.


    Sans hésiter, le patient choisit le premier traitement. Mais le médecin l'invite alors à y regarder de plus près. Le premier traitement paraît plus efficace de manière globale, comme le taux de guérison semble le démontrer.


    Mais quand on décompose ce chiffre en sous-groupes, on obtient le résultat inverse. En effet, pour les petits comme pour les gros calculs rénaux, ce traitement est en fait moins efficace. Mais, en faisant la moyenne des chiffres de guérison des petits et des gros calculs, on arrive pourtant à un chiffre supérieur au second traitement, qui se révèle plus efficace quand on entre dans le détail.


    Le facteur de confusion


    Comment expliquer un tel paradoxe ? L'une des raisons possibles est la présence de ce qu'on appelle un facteur de confusion. Dans l'exemple cité, il s'agit de la taille des calculs rénaux.


    Ce facteur joue en effet un grand rôle dans le choix du traitement. De fait, le second traitement, même s'il a l'air de fonctionner moins bien pour l'ensemble des calculs, est plus efficace pour les gros calculs.


    Ce facteur de confusion influe aussi sur l'effet constaté, c'est-à-dire les chances de guérison. Il faut donc être bien conscient de la présence de cet élément, pour pouvoir interpréter correctement les données.


    De même, regrouper des données, sans prendre en compte les spécificités propres à chaque groupe, peut également conduire à des interprétations erronées.
     
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    • 1 min

Customer Reviews

4.8 out of 5
16 Ratings

16 Ratings

bouba09 ,

Excellente qualité - très éducatif et efficace!

Merci pour ce podcast et les contenus. Toujours un regal et j'apprend toujours beaucoup. Bien à vous.-Bouba

CKoslowArt ,

Super podcast!

Ce podcast m'aide tenir au courant à tous les nouvelles dans la monde du tech. Il est super.

Steve, VT ,

Très intéressant podcast pour apprendre à un niveau intermédiaire

J’aime bien les sujets même que le niveau de vocabulaire et la vitesse de parole - merci, Louis.

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