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    Pourquoi parle-t-on de “dose léthale médiane” ?

    Pourquoi parle-t-on de “dose léthale médiane” ?

    La dose létale médiane, calculée à partir de tests faits sur les animaux, permet de mesurer le degré de toxicité d'une substance. Elle sert de base à l'établissement d'un classement de dangerosité pour un certain nombre de produits.
    Une unité de mesure particulière...
    La dose létale médiane s'écrit aussi DL50. Elle permet de mesurer la dose nécessaire d'une substance donnée capable de provoquer la mort de la moitié des animaux auxquels elle est administrée.
    Une DL100 correspondrait à la dose capable de tuer la totalité de cette population d'animaux. Il s'agit le plus souvent de groupes composés de 20 ou 30 rats ou souris. La substance peut être administrée par des voies diverses, comme l'application cutanée l'ingestion ou l'inhalation.
    Cette notion de dose létale médiane a été mise au point à la fin des années 1920. Entre 1981 et 2001, l'OCDE l'a utilisée comme un test officiel dans ses essais sur les animaux.
    ...Pour déterminer la toxicité des produits
    Tels quels, les résultats des tests fondés sur l'utilisation de la dose létale médiane ne sont pas applicables à l'homme. Ils sont cependant utilisés pour déterminer le niveau de toxicité d'une substance.
    La DL50 a permis de concevoir un indice de toxicité allant de 1 à 6. Le degré 6, le plus bas, désigne des produits "relativement inoffensifs", alors que le niveau 1, le plus élevé, est appliqué aux produits "extrêmement toxiques".
    De même, l'utilisation de la dose létale médiane a servi à établir une échelle des poisons. Ainsi, la strychnine se place sur le degré 6 de cette échelle de toxicité, alors que la toxine botulique, sécrétée par une bactérie, se situe à son sommet.
    Il est possible d'utiliser la DL50 pour mesurer la toxicité de chaque substance. Pour obtenir un résultat, il faut administrer une certaine quantité de la substance en rapport avec le poids de l'animal testé.
    Ainsi, il faudrait, en théorie, 90.000 milligrammes d'eau par kilo pour tuer la moitié d'une population donnée de rats ou de souris. Mais l'administration d'1 mg/kg de strychnine permettrait d'obtenir le même résultat.


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    • 2 min
    Que sont les “murs de la Paix” ?

    Que sont les “murs de la Paix” ?

    Élevés dans certaines zones de l'Irlande du Nord, au début des affrontements opposant catholiques et protestants, les "murs de la paix" subsistent en partie, malgré la signature des accords de 1998, qui mettent fin aux hostilités.
    Des murs pour séparer deux communautés
    Les premiers murs ont été érigés en 1969, au début de ce que les Irlandais du Nord appellent les "Troubles". Ils ont surtout été construits à Belfast, la capitale de L'Irlande du Nord, mais aussi dans d'autres villes.
    Ils s'élèvent dans les quartiers habités par des protestants et des catholiques et séparent les habitants de chaque communauté. Leur but est de les protéger contre les tirs ou les jets de projectiles divers.
    C'est d'ailleurs pourquoi ces murs sont parfois l'œuvre de la police elle-même. Construits avec de simples tôles, au départ, ces murs devaient être provisoires. Mais, comme ils se révèlent efficaces, on les consolide avec des briques, du béton et de l'acier.
    Certains sont très hauts et s'entourent de grillages métalliques. Plus solides et plus imposants, les "murs de la paix" semblent devenus permanents. Belfast, à elle seule, en contiendrait près d'une centaine.
    Des murs toujours en place
    En principe, la fin des hostilités, consécutive à la signature des Accords du Vendredi saint, en 1998, aurait dû conduire à la démolition de ces murs. C'est d'ailleurs l'objectif du gouvernement régional qui, en 2013, s'était engagé à les détruire dans les dix ans.
    Certains ont déjà été démolis. Faute d'être démantelés, d'autres murs sont munis de portes, pour faciliter le passage d'un quartier à l'autre. Mais ce symbole d'ouverture ne traduit pas pour autant la réalité actuelle.
    En effet, le référendum sur le Brexit, en 2016, a ravivé les tensions. De fait, les protestants s'en sont déclarés majoritairement partisans, au contraire des catholiques.
    Cette opposition a fait resurgir un antagonisme demeuré latent entre les deux communautés. Depuis lors, des projectiles sont à nouveau lancés d'un quartier à l'autre. En attendant, les "murs de la paix", qui s'inscrivent dans la plupart des itinéraires touristiques, font toujours partie du paysage de l'Irlande du Nord.

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    • 2 min
    Le boa étouffe-t-il vraiment ses proies ?

    Le boa étouffe-t-il vraiment ses proies ?

    On croyait savoir comment comment les boas tuaient leurs victimes. Les naturalistes pensaient qu'elles étaient étouffées dans les anneaux de ces serpents. Mais une récente étude remet en cause cette explication.
    Des rats équipés de capteurs
    Jusqu'ici, nous pensions que les serpents étaient dotés de deux armes pour venir à bout de leurs proies : le venin et l'étouffement. Cette dernière technique était réputée être celle des boas.
    Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que l'un d'entre eux est appelé boa constrictor. Le mot constriction, en effet, est un synonyme d'étouffement. Des chercheurs américains ont cependant voulu en avoir le cœur net.
    Pour cela, ils ont placé, sur le corps de rats anesthésiés, des capteurs destinés à mesurer leurs fonctions cardiaques. Ils les ont ensuite livrés à des boas en captivité.
    Une interruption de la circulation sanguine
    Grâce à ces capteurs, les chercheurs ont pu mesurer l'activité cardiaque des rats avant qu'ils soient donnés en pâture aux boas, puis pendant et après la capture des rongeurs par les reptiles.
    Ils se sont alors aperçus que les rats ne mouraient pas par étouffement. En effet, ils ont constaté une chute très rapide de la pression artérielle des rongeurs et un dérèglement tout aussi soudain de leurs fonctions cardiaques.
    En enserrant le rat d'une manière spécifique, le boa parvient à interrompre la circulation sanguine de sa victime. Dès lors, les organes vitaux n'étant plus irrigués, la mort survient très vite.
    En fait, les scientifiques avaient déjà la puce à l'oreille; certains avaient en effet remarqué que la mort d'un rat, ou d'une autre proie, semblait vraiment trop rapide pour être causée par un étouffement. Leurs doutes ont donc été confirmés par cette expérience.
    Cette technique de chasse semble finalement mieux adaptée à la morphologie d'un serpent. Dépourvu de pattes ou d'autres moyens d'attaque, il aurait en effet du mal à maîtriser une proie qui ne manquerait pas de se défendre.
    Et qui pourrait d'ailleurs se débattre même si on la privait d'air. Alors que cette interruption brutale de la circulation sanguine provoque une paralysie quasi immédiate de la proie.

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    • 2 min
    Pourquoi les mouches sont-elles si difficiles à attraper ?

    Pourquoi les mouches sont-elles si difficiles à attraper ?

    Comme le rappelle la fable de La Fontaine, "Le coche et la mouche", ce petit insecte, qui s'agite autour de nous, peut devenir exaspérant. Mais si on essaie de l'attraper, on en est le plus souvent pour ses frais. Pourquoi la mouche échappe-t-elle si facilement à nos assauts ?
    Observer les réflexes des mouches
    Vous l'avez remarqué, les mouches semblent avoir des réflexes très rapides et, la plupart du temps, s'envolent avant même que la tapette destinée à les écraser ait pu s'abattre sur elles.
    Des chercheurs américains ont voulu comprendre comment les mouches pouvaient esquiver les attaques avec une telle célérité. Ils ont d'abord aménagé une zone de vol où les insectes pourraient évoluer.
    Pour les observer, ils ont utilisé des caméras extrêmement rapides, capables de capter 7.500 images par seconde. Elles leur ont permis d'enregistrer en détail la nature du vol des mouches
    Des facultés étonnantes
    Les résultats de ces observations confirment ce que les spécialistes pensaient déjà. Les chercheurs ont constaté que la mouche, détectant une menace, commence par déplacer son corps, puis, d'un simple coup d'aile, dont elle bat environ 200 fois par seconde, s'échappe aussitôt vers une autre direction.
    Si les mouches sont dotées de réflexes si rapides, c'est qu'elles captent, dans un temps très court, sept fois plus d'informations que l'homme.
    C'est un peu comme si le temps passait au ralenti pour ces insectes. Ils peuvent donc percevoir des menaces que nous ne pouvons même pas entrevoir. Les mouches puisent d'abord cette exceptionnelle rapidité de réflexes dans l'existence d'un circuit sensoriel très affiné.
    Mais elles la doivent aussi à l'extraordinaire acuité de leur vision. En effet, les deux yeux de la mouche possèdent 1.500 facettes chacun. Ce qui leur permet d'avoir une vision panoramique, grâce à laquelle les insectes peuvent détecter plus facilement les menaces, d'où qu'elles proviennent.
    On peut s'étonner qu'un animal doté d'un si petit cerveau ait pu développer de telles facultés. Elles s'expliquent sans doute par une histoire évolutive qui a doté les mouches des seules armes que ces fragiles insectes pouvaient opposer à leurs prédateurs.

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    • 2 min
    Pourquoi parle-t-on d'uchronie ?

    Pourquoi parle-t-on d'uchronie ?

    À la différence de l'utopie, qui met en scène un lieu imaginaire, l'uchronie part du passé réel pour bâtir un récit historique alternatif. Ce genre littéraire, qui s'est surtout développé à partir du XIXe siècle, connaît une faveur qui ne se dément pas.
    Une autre Histoire
    L'essence de l'uchronie pourrait être résumée par la célèbre réflexion de Pascal, qui s'interrogeait sur l'apparence du nez de Cléopâtre. S'il avait été plus court, aurait-il séduit César, puis Marc-Antoine ? Bref tout le cours des temps à venir n'en aurait-il pas été changé ?
    Et c'est bien là ce qui intéresse les auteurs de récits uchroniques : prendre pour base un épisode réel de l'Histoire, puis le modifier. Il ne leur reste plus alors qu'à imaginer les conséquences qui découleraient de ce léger changement du passé. L'uchronie, c'est donc un peu l'Histoire telle qu'elle aurait pu être si un événement, aussi infime fût-il, était venu en modifier le cours.
    Un genre qui inspire les écrivains
    Le premier véritable récit uchronique est dû à la plume inventive d'un certain Louis Napoléon Geoffroy-Château. Dans son roman "Napoléon et la conquête du monde", publié en 1836, il imagine que l'Empereur, engagé dans la campagne de Russie, en 1812, aurait quitté Moscou avant le début du terrible hiver russe.
    Préservant ses troupes du désastre, il aurait pu ainsi poursuivre ses conquêtes. Dix ans plus tard, le romancier anglais Nathaniel Hawthorne écrit une nouvelle, "La correspondance de P", dans laquelle le narrateur rencontre des célébrités qui, au moment de l'écriture du récit, sont déjà mortes.
    Il croise ainsi un Walter Scott sénile et un Lord Byron qui a perdu toute sa superbe romantique. Et le genre de l'uchronie n'est pas près de s'essouffler. Ainsi, dans un récit paru en 1962, le romancier américain Philip K. Dick postule la victoire de l'Allemagne et du Japon en 1947.
    Quant à l'écrivain américain de science-fiction Keith Roberts, il imagine, dans un roman paru en 1968, les conséquences d'une invasion de l'Angleterre, au XVIe siècle, par les vaisseaux de l'Invincible Armada, lancée à l'assaut du pays par l'Espagne de Philippe II.

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    • 1 min
    Pourquoi les femmes enceintes ont-elles de meilleures performances sportives ?

    Pourquoi les femmes enceintes ont-elles de meilleures performances sportives ?

    Au début de sa grossesse, une femme enceinte serait capable de meilleures performances sportives. Cette situation s'expliquerait par certaines modifications physiologiques. Elle aurait été utilisée comme une forme de dopage déguisée par certains entraîneurs.
    Globules rouges et hormones
    Durant la grossesse, l'organisme, du fait de la présence de l'embryon, fabrique davantage de globules rouges. Les organes et les muscles sont donc mieux alimentés en oxygène. Cette meilleure alimentation en oxygène permet donc de meilleures performances physiques.
    Par ailleurs, l'organisme d'une femme enceinte sécrète également des hormones susceptibles d'améliorer ces capacités physiques. C'est notamment le cas de la progestérone, qui tend à assouplir les tendons. Elle pourrait donc donner plus de souplesse à une gymnaste par exemple.
    Ceci étant, cette production de progestérone n'est pas toujours bien supportée, et peut provoquer certains malaises. Enfin, on ne peut pas exclure un certain "effet placebo" de la grossesse. En effet, la femme enceinte peut être stimulée par l'euphorie que son état lui fait éprouver.
    Mais cette relative amélioration des performances sportives ne peut se produire qu'au début de la grossesse, tant que la femme enceinte ne prend pas trop de poids.
    Une forme de dopage cachée
    Cette faculté des femmes enceintes à se montrer plus performantes aurait été exploitée, dans les années 1960, par des entraîneurs sportifs peu scrupuleux. Ainsi, une athlète russe de haut niveau a eu l'occasion de faire des aveux consternants.
    Son entraîneur l'aurait contrainte à concevoir un enfant, pour profiter des capacités sportives accrues de son athlète. Quitte à la forcer à avorter ensuite. Les entraîneurs de plusieurs nations, notamment communistes, auraient utilisé ce stratagème à l'occasion de compétitions internationales.
    Il s'agirait donc d'une véritable forme de dopage, qui, du fait de sa nature, ne pourrait être décelée. D'après les autorités chargées de la lutte contre le dopage, une telle "technique" serait en tous cas révolue.
    Comme elle semblait surtout en faveur dans les régimes communistes d'URSS et des pays d'Europe de l'Est, une telle combine semble avoir disparu depuis la chute du mur de Berlin et l'effondrement du communisme dans ces régions.

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    • 2 min

Customer Reviews

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34 Ratings

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bouba09 ,

Excellent - Tres educatif

Merci pour ce podcast et les contenus. Toujours un regal et j'apprend toujours beaucoup. Bien à vous.-Bouba

CKoslowArt ,

CKoslowArt

Vous remercier d'avoir fait ces programmes merveilleux. Les sujets de podcast sont très intéressants.

G.Whillikers ,

Helping me immensely

I have listened to Louis' Daily French Pod for a couple of years to keep my French brushed up for trips to Montreal. I had gotten to where I felt like I needed more of a challenge. Then Louis announced, "If you want to hear me speak at a typical speed, try my new podcast Choses a Savoir." At first these seemed above me, but after two or three days listening, I am getting 75% of what is said on the first pass. This is a wonderful podcast to elevate your skills.

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