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Le blog séries de Libération

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    Emission [6.01] – Retour sur le dénouement controversé de Game of Thrones

    Emission [6.01] – Retour sur le dénouement controversé de Game of Thrones

    Tant de choses ont été dites et écrites sur le dénouement si attendu de Game of Thrones qu’il fut parfois difficile de s’y retrouver. Quel regard porter sur cette tentative d’apporter une conclusion digne de ce nom à une œuvre d’une rare densité narrative ? Le raccourcissement des deux dernières saisons (7 et 6 épisodes au lieu de 10) s’est-il avéré contre-productif ? Les showrunners David Benioff et D. B. Weiss sont-ils parvenus à s’émanciper du récit matriciel de George R. R. Martin ? Voici quelques éléments de réponse, à l’occasion du dernier podcast que nous consacrerons à la série – en attendant le(s) spin-off(s) ?

    Dans la continuité des précédents numéros consacrés à Game of Thrones (saisons 1 à 4, saison 5, saison 6, saison 7), mon invité se nomme Stéphane Rolet, spécialiste des rapports texte-image à la Renaissance et auteur de l’essai Le Trône de fer, ou Le Pouvoir dans le sang (Presses Universitaires François-Rabelais, collection « Sérial »).

    Attention ! Ce podcast dévoile des éléments cruciaux de l’intrigue de Game of Thrones. Nous vous recommandons donc d’avoir vu l’intégralité de la série avant de l’écouter.

    • 1 hr 31 min
    Emission [5.04] – Table ronde « Séries et cinéma : confrontation ou complémentarité ? »

    Emission [5.04] – Table ronde « Séries et cinéma : confrontation ou complémentarité ? »

    Le 30 novembre dernier s'est tenue, dans l'enceinte de la Maison de l'Université de Mont-Saint-Aignan, une table ronde ayant pour postulat de départ la question suivante : « Séries et cinéma : confrontation ou complémentarité ? ». Organisée par la Licence professionnelle Métiers de la médiation culturelle de l'Université de Rouen, celle-ci a réuni Sylvaine Bataille, docteure en littérature anglaise, Pierre Ziemniak, assistant exécutif auprès des producteurs de la série Le Bureau des légendes, et moi-même.

    Le médium télévisuel se transforme à une vitesse vertigineuse, à tel point que l’on en vient à se demander si la « bulle » spéculative entourant la production de séries à succès potentiellement international ne va pas finir par éclater. Plus que jamais, il apparaît donc propice de s’interroger sur la nature de l’objet sériel et sur ce qui nous pousse (ou non) à continuer de vouloir l’explorer. C’est ce que nous vous proposons de faire dans le cadre de cette table ronde articulée assez librement autour de trois axes : historique, esthétique et économique. De la série française des premiers temps aux récentes couvertures des Cahiers du cinéma dédiées à la troisième saison de Twin Peaks, le spectre est large et les pistes de réflexion, pour le moins foisonnantes. Qu’on se le dise : qu’elles se regardent sur grand écran, sur tablette ou sur smartphone, les séries télévisées n’ont pas encore fini de faire parler d’elles…

    • 54 min
    Emission [5.03] – Quelle place pour les femmes dans les séries américaines ?

    Emission [5.03] – Quelle place pour les femmes dans les séries américaines ?

    Dans un essai paru début septembre, Céline Morin revient en détail sur les luttes féministes relayées par les séries américaines des années 1950 à nos jours. Entre progressisme avant-gardiste et résurgence d'un sexisme que l'on pouvait croire aboli, l'histoire qu'elle retrace est tout sauf linéaire, ce qui la rend d'autant plus passionnante. Retour sur six décennies d'une fiction américaine pleine de paradoxes et de contradictions.

    Très vite, la sitcom américaine s’est mise à interroger et à fictionnaliser la condition féminine au sein d’une société désireuse de revenir à « l’ordre établi » après les mobilisations de la Seconde Guerre mondiale. Dans I Love Lucy, l’héroïne éponyme Lucy Ricardo (Lucille Ball) lutte contre son enfermement dans un rôle de mère au foyer qui ne lui suffit pas. Dans The Honeymooners, fondement de la sitcom ouvrière américaine, Alice Kramden (Audrey Meadows) se bat pour ne pas se faire écraser – tant moralement que physiquement – par son imposant et colérique mari. Et dans The Dick Van Dyke Show, Laura Petrie (Mary Tyler Moore) cherche l’harmonie entre son ménage et ses aspirations personnelles. Soit autant d’incarnations d’une remise en cause du conservatisme dominant de l’époque. Comment ont évolué télévisuellement les combats féministes à travers les décennies ? Passent-ils toujours par l’humour ? Sont-ils nécessairement écrits par des femmes ? Signent-ils la fin du romantisme à l’hollywoodienne ?

    Attention ! Ce podcast dévoile des éléments cruciaux de l’intrigue des conclusions de Friends et de Sex and the City. Nous vous recommandons donc d’avoir vu celles-ci avant de l’écouter.

    • 1 hr 15 min
    Emission [5.02] – Game of Thrones : Bilan de la saison 7

    Emission [5.02] – Game of Thrones : Bilan de la saison 7

    Raccourcie à sept épisodes et repoussée à l'été 2017, la septième et avant-dernière saison de Game of Thrones n'a pas manqué de déchaîner les passions et de motiver des analyses critiques parfois à l'emporte-pièce. Alors que le battage médiatique commence quelque peu à retomber, nous vous proposons de reparcourir les événements marquants de la saison en regard des reproches et des apostrophes adressés à la série de HBO, analyses de scènes triées sur le volet à l'appui. N'oubliez pas de revêtir votre polaire : l'hiver est là.

    [Trop de scènes d’action](http://www.vulture.com/2017/08/game-of-thrones-season-7-review.html) pour les uns, [de détours narratifs](http://uproxx.com/sepinwall/game-of-thrones-the-dragon-and-the-wolf-recap-review) pour les autres. Encore [trop de sexe « gratuit »](http://www.hollywoodreporter.com/fien-print/game-thrones-season-7-finale-review-1033274) pour certains, une maturité [acquise à la lecture de la critique](http://www.vulture.com/2017/08/game-of-thrones-sex-season-seven.html) selon d’autres. Trop de réunions familiales, de deus ex machina, d’incohérences spatiales et temporelles… Passer en revue la réception critique de Game of Thrones, c’est se confronter à une litanie de reproches sur ce que « n’est pas » l’adaptation télévisuelle des romans de George Martin. À croire que le succès public s’accompagne forcément de vices cachés qu’il est impérieux de révéler au grand jour. Cela méritait bien un droit de réponse : avec l’appui de Stéphane Rolet, spécialiste des rapports texte-image à la Renaissance et auteur de l’essai Le Trône de fer, ou Le Pouvoir dans le sang ([Presses Universitaires François-Rabelais](http://pufr-editions.fr/9782869063792), collection « Sérial »), nous tâchons de porter un regard à la fois précis et distancié sur cette si discutée saison 7.

    C’est l’occasion d’analyser la réflexivité et le rapport totalement intégré de la série à la géographie, sa représentation évolutive et non moins instructive du sexe, le mouvement en apparence paradoxal de son récit – vers le passé et vers l’avenir – à l’approche du dénouement, ses multiples clins d’œil et références à la fois cinématographiques et télévisuels, ses traits d’esprit humoristiques ainsi que sa propension à explorer le champ des possibles de la fiction. Entre loyautés contradictoires et trahisons inéluctables, Game of Thrones est désormais tournée vers une huitième et dernière saison qui s’annonce aussi attendue que lointaine (elle ne sera peut-être pas diffusée avant 2019). De quoi continuer à faire parler d’elle à tort et à travers.

    Attention ! Ce podcast dévoile des éléments cruciaux de l’intrigue de la saison 7 de Game of Thrones. Nous vous recommandons donc d’avoir vu celle-ci intégralement avant de l’écouter.

    • 2 hr 4 min
    Emission [5.01] – Exception française : les maux d'une industrie sérielle qui ne décolle pas

    Emission [5.01] – Exception française : les maux d'une industrie sérielle qui ne décolle pas

    Si le système télévisuel français fait figure d'« exception » dans le panorama européen et même mondial, ce n'est pas au sens vertueux du terme (tel qu'on l'entend pour notre cinéma), mais en raison d'une incapacité à sortir des carcans de la « télévision à papa » et à entrer dans l'ère moderne de la série télévisée. Les raisons en sont multiples, comme l'explique en détail Pierre Ziemniak dans un essai tout juste paru chez Vendémiaire. Cela méritait bien de prolonger la discussion.

    Un Village français, Fais pas ci, fais pas ça, Le Bureau des légendes : il existe bien quelques exemples de séries françaises à être brillamment parvenues à installer un rendez-vous régulier, qualitatif et relayé par les médias au sein d’une industrie télévisuelle encore tétanisée par la peur de prendre des risques et de se casser la figure. Mais ces trop rares exceptions ne viennent que confirmer la règle : à l’ère de la Peak TV américaine et de l’émergence de contre-modèles européens en plein essor ([du côté de la Scandinavie](http://feuilletons.blogs.liberation.fr/2017/03/08/lunivers-des-series-scandinaves-ou-lempire-de-la-melancolie), notamment), la télévision française ne parvient toujours pas à dépasser l’étape du prototype et à retenir les leçons de ses bons élèves.

    Dès lors, de nombreuses questions qui fâchent se posent : existe-t-il véritablement une « culture séries » chez les auteurs, les producteurs et les diffuseurs de séries françaises ? La France aurait-elle raté un virage après l’âge d’or de l’ORTF, dans les années 1960 et 1970 ? Certaines « mauvaises pratiques » connues de longue date (la prédilection pour le format de 90 minutes, l’interventionnisme des chaînes entraînant une réécriture multiple des scénarios, la commande de saisons supplémentaires au cas par cas selon les chiffres d’audience, etc.) seraient-elles impossibles à enrayer en France ? Et quel regard porter sur les solutions soit-disant « miracles » telles que la désignation d’un showrunner, le financement industrialisé de pilotes ou le recours à la coproduction internationale ?

    • 1 hr 20 min
    Emission [4.12] – Game of Thrones : Le point avant la saison 7

    Emission [4.12] – Game of Thrones : Le point avant la saison 7

    Game of Thrones effectuera son grand retour dimanche soir sur HBO, à l'occasion d'une septième (et avant-dernière) saison qui ne comptera pas 10 mais 7 épisodes. Avant d'attaquer la dernière ligne droite, faisons le point sur la construction et la spécificité d'une saison 6 dont l'issue se sera avérée encore plus spectaculaire qu'à l'accoutumée. En attendant le bouquet final.

    Game of Thrones est devenue une série tellement clivante, à force d’occuper l’espace médiatique de manière déconsidérée, qu’on en oublierait presque le plaisir que peut procurer la découverte de ses nouveaux épisodes, voire l’attente qui les sépare et sait si bien nous faire languir. Avec Stéphane Rolet, auteur de l’essai intitulé Le Trône de fer, ou Le Pouvoir dans le sang ([Presses Universitaires François-Rabelais](http://pufr-editions.fr/9782869063792), collection « Sérial »), nous vous proposons d’explorer l’érotique de sa narration à la progression aussi frustrante que stimulante, avant d’aborder la question toujours délicate de son émancipation vis-à-vis des romans de George Martin. Comment la série de D.B. Weiss et David Benioff parvient-elle à se renouveler dans la continuité ? Est-elle aussi statique que certains observateurs au jugement hâtif voudraient nous le faire croire ? Qu’attendre de son dénouement dont on sait déjà qu’il s’étendra sur deux saisons raccourcies ?

    Attention ! Ce podcast dévoile des éléments cruciaux de l’intrigue de la saison 6 de Game of Thrones. Nous vous recommandons donc d’avoir vu celle-ci intégralement avant de l’écouter.

    • 43 min

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