30 min

ETLMSF : de l'info, des vidéos et du show, avec Marc de Boni A Parte

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En janvier 2017, Marc de Boni et ses deux co-auteurs, son frère Fabrice et Axel Lattuada, sont tombés sur une pépite. Leur vidéo tournée dans une cave pour déconstruire le sexisme affiche... 1,5 million de vues en 2 jours ! L’aventure démarre vraiment avec l’arrivée d’un producteur, MIA, qui professionnalise les tournages.
Trois ans et une cinquantaine de vidéos plus tard, la chaîne Youtube Et tout le monde s’en fout allie divertissement et sujets très denses grâce au travail de recherche de Marc de Boni, le journaliste de la bande : le sexisme donc, le changement climatique, les neurosciences, la drogue, les émotions humaines...
Le succès est massif : un demi-million d’abonnés. 
Mais Youtube n’est plus la poule aux oeufs d’or et l’équipe peine encore pour en tirer des revenus. Et tout le monde s’en fout se transforme donc progressivement en une licence qui se décline. Deux livres sont sortis, un jeu est en préparation. Cet automne “ETLSF” est devenu un spectacle qui fait salle comble et démarre une tournée à travers la France. Avec toujours le même fil rouge : la question de la dissonnance cognitive.
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Pour aller plus loin : 
La chaîne YouTube (https://www.youtube.com/channel/UC-2EkisRV8h9KsHpslQ1gXA) de Et tout le monde s’en fout 
Critique du spectacle (http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/sortir-region-parisienne/spectacle-a-paris-et-tout-le-monde-s-en-fout-mais-pas-nous-18-12-2019-8220294.php) dans Le Parisien  
Article paru sur le blog (https://www.lemonde.fr/blog/alternatives/2019/10/06/spectacle-chaine-youtube-et-tout-le-monde-sen-fout-un-spectacle-sur-les-planches-les-pieds-sur-terre/) d’Anne-Sophie Novel 
Conférence TedXUNamur (https://www.youtube.com/watch?v=Yo3F3uOcZOw) de Marc de Boni 

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Pour se repérer dans l'épisode : 
Passer de Youtube à la scène
[00:05:23] 
Au théâtre, très clairement par rapport à l'écrit ou une vidéo, la transmission d'informations chiffrées, de statistiques, de choses comme ça, ce n'est pas forcément ce avec quoi les gens repartent. Par contre, on peut essayer de faire des démonstrations par l'exemple. Donc on a essayé de convertir un maximum d'infos qui sont des choses qu'on a pu bosser du côté des neurosciences, de la psycho, de l'info en général aussi sur l'écologie... On essaie de les traduire en fait très directement, soit en contact, en interaction, en objet, pour que ce soit physique. Pour que ça puisse créer une impressions différente et marquer de manière opérationnelle la mémoire des gens qui nous regardent.
[00:08:17] 
Dans le monde du spectacle, la prise de risque est minime. Donc les YouTubeurs sont intéressants parce qu'on sait qu’il y a une sorte de public captif qui viendra. Donc oui, c'est rentable. Après, on ne roule pas sur l'or. Clairement pas. Mais ça nous permet quand même de compenser un peu ce que YouTube ne rapporte pas.
[00:08:36]
Il faut savoir que sur YouTube, on ne gagne quasiment rien, nous en particulier, Et tout le monde s'en fout parce qu'on n'a pas de pub.
Et tout le monde s’en fout, c’est de l’info ?
[00:08:57] 
Ça dépend en fait ce qu'on appelle de l'information. Oui, c'est de l'information parce que l'information, c'est un émetteur, un récepteur et quelque chose qui est communiqué entre les deux. Donc l’information peut prendre plein de formes. C'est une histoire qu'on raconte. En tant que journaliste, je n'ai jamais rien fait d'autre que raconter des histoires. 
[00:09:18] 
Le matériau sur lequel je travaillais quand j'étais journaliste au Figaro, ce “matériau du réel”, du monde qui nous entoure, et ce que j'ai mis dans ce spectacle, ce que nous avons mis, c'est exactement le même matériau. C'est le réel, c'est ce que nous vivons, c'est ce que produit la science comme recherche, c'est ce que le milieu écologiste peut

En janvier 2017, Marc de Boni et ses deux co-auteurs, son frère Fabrice et Axel Lattuada, sont tombés sur une pépite. Leur vidéo tournée dans une cave pour déconstruire le sexisme affiche... 1,5 million de vues en 2 jours ! L’aventure démarre vraiment avec l’arrivée d’un producteur, MIA, qui professionnalise les tournages.
Trois ans et une cinquantaine de vidéos plus tard, la chaîne Youtube Et tout le monde s’en fout allie divertissement et sujets très denses grâce au travail de recherche de Marc de Boni, le journaliste de la bande : le sexisme donc, le changement climatique, les neurosciences, la drogue, les émotions humaines...
Le succès est massif : un demi-million d’abonnés. 
Mais Youtube n’est plus la poule aux oeufs d’or et l’équipe peine encore pour en tirer des revenus. Et tout le monde s’en fout se transforme donc progressivement en une licence qui se décline. Deux livres sont sortis, un jeu est en préparation. Cet automne “ETLSF” est devenu un spectacle qui fait salle comble et démarre une tournée à travers la France. Avec toujours le même fil rouge : la question de la dissonnance cognitive.
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Pour aller plus loin : 
La chaîne YouTube (https://www.youtube.com/channel/UC-2EkisRV8h9KsHpslQ1gXA) de Et tout le monde s’en fout 
Critique du spectacle (http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/sortir-region-parisienne/spectacle-a-paris-et-tout-le-monde-s-en-fout-mais-pas-nous-18-12-2019-8220294.php) dans Le Parisien  
Article paru sur le blog (https://www.lemonde.fr/blog/alternatives/2019/10/06/spectacle-chaine-youtube-et-tout-le-monde-sen-fout-un-spectacle-sur-les-planches-les-pieds-sur-terre/) d’Anne-Sophie Novel 
Conférence TedXUNamur (https://www.youtube.com/watch?v=Yo3F3uOcZOw) de Marc de Boni 

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Pour se repérer dans l'épisode : 
Passer de Youtube à la scène
[00:05:23] 
Au théâtre, très clairement par rapport à l'écrit ou une vidéo, la transmission d'informations chiffrées, de statistiques, de choses comme ça, ce n'est pas forcément ce avec quoi les gens repartent. Par contre, on peut essayer de faire des démonstrations par l'exemple. Donc on a essayé de convertir un maximum d'infos qui sont des choses qu'on a pu bosser du côté des neurosciences, de la psycho, de l'info en général aussi sur l'écologie... On essaie de les traduire en fait très directement, soit en contact, en interaction, en objet, pour que ce soit physique. Pour que ça puisse créer une impressions différente et marquer de manière opérationnelle la mémoire des gens qui nous regardent.
[00:08:17] 
Dans le monde du spectacle, la prise de risque est minime. Donc les YouTubeurs sont intéressants parce qu'on sait qu’il y a une sorte de public captif qui viendra. Donc oui, c'est rentable. Après, on ne roule pas sur l'or. Clairement pas. Mais ça nous permet quand même de compenser un peu ce que YouTube ne rapporte pas.
[00:08:36]
Il faut savoir que sur YouTube, on ne gagne quasiment rien, nous en particulier, Et tout le monde s'en fout parce qu'on n'a pas de pub.
Et tout le monde s’en fout, c’est de l’info ?
[00:08:57] 
Ça dépend en fait ce qu'on appelle de l'information. Oui, c'est de l'information parce que l'information, c'est un émetteur, un récepteur et quelque chose qui est communiqué entre les deux. Donc l’information peut prendre plein de formes. C'est une histoire qu'on raconte. En tant que journaliste, je n'ai jamais rien fait d'autre que raconter des histoires. 
[00:09:18] 
Le matériau sur lequel je travaillais quand j'étais journaliste au Figaro, ce “matériau du réel”, du monde qui nous entoure, et ce que j'ai mis dans ce spectacle, ce que nous avons mis, c'est exactement le même matériau. C'est le réel, c'est ce que nous vivons, c'est ce que produit la science comme recherche, c'est ce que le milieu écologiste peut

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