37 episodes

Le monde des médias est en mutation. Que fait-on de ces changements sans fin quand on est journaliste ? Comment informe-t-on aujourd’hui ? Et demain ?
Avec ce podcast, nous voulons essayer de répondre à ces questions en prenant le temps, en “a parte”, de rentrer dans la fabrication de l’info avec ses artisans. 
Empruntant le format de l’époque, notre podcast conviera dans chaque épisode un.e artisan.e de l’information à parler d’une de ses réalisations, celle qui a retenu notre attention. 
Notre but, c’est de donner de l’inspiration et des idées à toutes celles et tous ceux qui veulent lancer de nouveaux projets dans le monde de l’information.
A Parte est coproduit par Ginkio, la communauté des talents de l'information, et Samsa.fr (https://slack-redir.net/link?url=http%3A%2F%2FSamsa.fr), la solution formation des journalistes engagés dans le numérique.
A Parte est un podcast créé par Jean-Baptiste Diebold et Elise Colette.

A Parte Ginkio

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Le monde des médias est en mutation. Que fait-on de ces changements sans fin quand on est journaliste ? Comment informe-t-on aujourd’hui ? Et demain ?
Avec ce podcast, nous voulons essayer de répondre à ces questions en prenant le temps, en “a parte”, de rentrer dans la fabrication de l’info avec ses artisans. 
Empruntant le format de l’époque, notre podcast conviera dans chaque épisode un.e artisan.e de l’information à parler d’une de ses réalisations, celle qui a retenu notre attention. 
Notre but, c’est de donner de l’inspiration et des idées à toutes celles et tous ceux qui veulent lancer de nouveaux projets dans le monde de l’information.
A Parte est coproduit par Ginkio, la communauté des talents de l'information, et Samsa.fr (https://slack-redir.net/link?url=http%3A%2F%2FSamsa.fr), la solution formation des journalistes engagés dans le numérique.
A Parte est un podcast créé par Jean-Baptiste Diebold et Elise Colette.

    Comment France Inter innove en pleine crise, avec Erwann Gaucher

    Comment France Inter innove en pleine crise, avec Erwann Gaucher

    A Parte poursuit sa série sur les médias en pleine gestion de crise du Covid-19.
    Cette semaine, Erwann Gaucher, le directeur du numérique de France Inter, a trouvé un rapide créneau pour nous raconter à chaud comment les choses s’organisent au sein de la “première radio de France” et comment innover, avec des “concerts dans la cuisine” inaugurés avec Stéphane Eicher ou un nouveau podcast, “Paroles de soignants”.
    Il a fallu abandonner les captations vidéos des émissions d’info en studio qui cartonnent sur Youtube en temps normal et constituent un tiers de l’audience numérique. Une solution a finalement été trouvée - en visioconférence - pour les humoristes. Parallèlement, cette crise a été l’occasion de mettre l’accent sur la mission éducative d’Inter. Des trésors ont été dénichés pour aider les lycéens à réviser leur bac de français ou d’histoire.
    France Inter mise aussi sur les podcasts natifs. Cette semaine, elle inaugure une production quotidienne, publiée juste avant les applaudissements de 20 heures, avec des témoignages de soignants sur 5 à 7 minutes. Et en quinze jours, les podcasts "Les Odyssées" et "Les histoires d'Oli" ont dépassé les 2 millions d’écoutes. 
    Dernière tendance, comme nombre d’autres médias, la radio publique ouvre grand son antenne aux questions des auditeurs et auditrices. Un flot incroyable de questions sont envoyées directement sur Facebook en messages directs. Elles ont toutes droit à une réponse informée.
    Que restera-t-il après la crise ? A minima de nouvelles habitudes de travail, constate celui qui se décrit sur Twitter comme un “agitateur de rédaction”. Il est servi.
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    L’essentiel de l’épisode 
    Mise en place en un week-end
    [00:02:56] 
    France Inter étant ce qu'on appelle un opérateur d'importance vitale, il était, dans le cadre d'une crise sanitaire comme celle que l'on vit depuis quinze jours, absolument essentiel que nous soyons en capacité de continuer à émettre sur les ondes, mais aussi de mettre ces contenus à disposition de tout le monde sur les différents devices numériques, le site, l'application et l'ensemble des supports sur lesquels nos auditeurs nous écoutent chaque jour en numérique. Avec comme pour tout le monde, la petite difficulté de l'équation, c'est que il ne fallait plus personne à la Maison de la radio.
    [00:05:22] 
    Il fallait vraiment qu'on soit efficace tout de suite parce que nos audiences ont quasiment triplé en quelques heures, les visites, les écoutes, en direct, en podcast. On a senti ce réflexe qui rappelle l'importance de la radio dans les moments de crise. C'est vraiment le média vers lequel se tourne naturellement le plus de monde. C’est de brancher la radio quand il se passe quelque chose de très grave et très important. 
    La vidéo
    [00:05:58] 
    La première chose, par la force des choses, ça a été de supprimer la vidéo. Et ce n'est pas anecdotique parce qu'aujourd'hui un tiers de l'audience numérique de France Inter se fait en vidéo. C'est un des grands lieux de conquête. On a une chaîne YouTube qui marche très, très fort, avec plus d'un demi-million d'abonnés. On fait environ 40 à 45 millions de vidéos vues par mois. Ça représente vraiment une grosse part de notre audience et c'est sans aucun doute, même si on n'a pas de chiffres précis, on le voit par recoupement, une grande partie d'internautes qui ne sont pas des auditeurs de radio. Donc ce sont des gens qui n’écoutent France Inter que par le biais de la vidéo et notamment de YouTube.
    Dans les premiers jours, on a donc dû couper puisqu'on n'avait plus personne en studio, on n’avait plus d'invités, on n'avait plus non plus suffisamment de gens pour s'occuper de la radio filmée, puisqu'on a évidemment transféré le maximum des forces vers l'antenne pour avoir le moins d

    • 28 min
    Le coronavirus accélère la mutation numérique à Nice Matin, avec Damien Allemand

    Le coronavirus accélère la mutation numérique à Nice Matin, avec Damien Allemand

    Avec le coronavirus, les médias traversent une période inédite, à la fois exaltante et inquiétante. A parte commence une série d’entretiens autour des impacts humains, éditoriaux et économiques de la crise du coronavirus sur les médias. Au journal Nice Matin, la majeure partie de l’équipe a basculé dans le télétravail malgré quelques réticences. 
    Le responsable digital de Nice matin, Damien Allemand, a renforcé la rédaction web pour produire des contenus de façon accrue. Un live tourne en continu de 7h à 23h, une newsletter spéciale a été lancée et un module de questions/réponses avec les internautes a été ouvert. Comme pendant les inondations ou les attentats, le quotidien multiplie les initiatives pour être au plus proche de ses lecteurs. Ainsi, Nice Matin a développé la webapp CoronAides qui met en relation des habitants disponibles pour aider d’autres personnes. Cette plateforme solidaire s’inscrit directement dans l’ADN du journal, qui pratique le journalisme de solution depuis trois ans. 
    Nice matin est dans un processus de mutation numérique important depuis quelques années. Un processus qui s’est accéléré ces dernières semaines : avec le coronavirus, la transformation digitale se fait à marche forcée, les choses bougent, là où les projets mettent d’habitude des mois à se concrétiser.
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    Pour aller plus loin 
    L'article de présentation de CoronAides (https://www.nicematin.com/sante/decouvrez-coronaides-solidarite-coronavirus-la-plateforme-dentraide-du-groupe-nice-matin-479734)
    Suivre Damien Allemand (https://medium.com/@damienallemand) sur Medium 
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    L’essentiel de l’épisode
    Coronavirus, on s’organise comment
    [00:03:49] C'est un peu compliqué de répondre à la question parce que au début, on est confiné à domicile. Par contre, elle est très représentative de tous les documents qu'on reçoit à la rédaction depuis depuis le début de la crise sanitaire. Il n'y a pas un jour où on reçoit pas 10, 15, 20, 30 vidéos de gens qui applaudissent à leur balcon à 20 heures ou d'infirmiers, de personnel soignant qui veulent témoigner de leurs conditions de travail. On reçoit énormément de documents sur cette crise. Des documents qui sont tous positifs, qui témoignent de soutien au corps médical, dans une ambiance, je n'ai pas envie de dire festive, mais qui est plutôt bon enfant.
    [00:05:02] Oui, c'est très important de le dire parce que c'est une prouesse technique. Dire que c'est un miracle quotidien est en tout cas oui. On est toujours sorti depuis le début de la crise. Tout est fait et tout a été fait pour que le journal continue de sortir. Il y a eu une réduction de pagination, un chemin de fer qui a été refait en quelques heures pour se mettre en ordre de bataille pour garantir la sortie de la sortie du journal. Tout ça, ça a été fait. Et après, ce qui est intéressant à voir, c'est en gros. Tout s'est fait à marche forcée et j'ai l'impression qu'on est dans une transformation de l'entreprise en quelques en quelques semaines, alors que ce sont des projets qui, en général, dure plusieurs mois. Mais on a une grosse partie de la rédaction qui a basculé en télétravail, une partie qui découvre cela que c'est intéressant.
    [00:06:27] Côté Web, le plus gros enjeu pour nous, ça a été de renforcer l'effectif pour tenir le rythme. Depuis le début du confinement, on a un live qui tourne de 7 heures à 23 heures. En parallèle, on continue d'alimenter nos sites. La particularité de Nice-Matin, c'est qu'il y a deux sites : Nice-Matin et Var-Matin. Du coup, on a quasiment eu quatre renforts sur l'équipe web pour nous permettre d'alimenter les sites, des gens qui étaient dans les agences. Certains avaient une expérience du Web, mais pas tous. On échange beaucoup plus là en télétravail que quand on est tous dans l

    • 35 min
    Ouvrir au plus grand nombre la création sonore, avec Sarah Lefevre

    Ouvrir au plus grand nombre la création sonore, avec Sarah Lefevre

    Transmission c’est d’abord une école libre de radio et du son. A l’origine de ce projet associatif, Charlie Dupiot, Ziad Maalouf, Pierre Chaffanjon, Thibaud Delavigne et Sarah Lefèvre.  Cette dernière raconte comment est née leur envie de repenser la radio, devenue aujourd’hui essentiellement un canal où “des gens parlent dans un micro”. 
    Objectif : redonner de l’espace à la création sonore, au moment où celle-ci devient accessible à tous ou presque grâce aux outils numériques. L’ école Transmission  est gratuite, ouverte à tous les profils. Elle forme durant 6 mois, à raison d’une demi-journée par semaine, aussi bien à la prise de son, au montage, au mixage qu’à l’écriture de récit. En deux promos, l’école a remporté deux prix au festival Longueurs d’ondes de la radio et de l’écoute à Brest.
    Prochaine étape, l’ouverture d’un lieu, la Cassette, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Ce projet, en cours de financement participatif, doit ouvrir au second semestre 2020. Sur 100 mètres carrés, il proposera un espace de production, de création, d’écoute et d’éducation aux médias. Cet ancrage en Seine-Saint-Denis doit permettre d’ouvrir la création radiophonique au-delà de l’audience et de la création de podcasts, encore très CSP+.
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    Pour aller plus loin 
    https://www.trsm.io/ (https://www.trsm.io/)
    https://soundcloud.com/radio_narration_partage/ (https://soundcloud.com/radio_narration_partage/)
    https://podcast.ausha.co/transmission/tout-de-suite-les-grands-mots (https://podcast.ausha.co/transmission/tout-de-suite-les-grands-mots)
    https://podcast.ausha.co/legitime-violence/legitime-violence-l-integrale (https://podcast.ausha.co/legitime-violence/legitime-violence-l-integrale)
    La campagne de financement participatif de la Cassette : https://fr.ulule.com/la-cassette/ (https://fr.ulule.com/la-cassette/)

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    L’essentiel de l’épisode 

    Transmission, le projet et l’école
    [00:04:36]
    Aujourd'hui, la radio, c'est des gens qui parlent dans des micros. C'est beaucoup de talks. Nous, on a envie avec d'autres gens de repenser un peu ça. Quand on a eu vent de cette idée, on s'est dit : nous aussi, on a envie de rejoindre ce collectif-là, de penser avec vous la création sonore de façon beaucoup plus collective,
    [00:06:53]
    On s'est dit : on veut créer cet espace de création un peu plus ouvert, même si avec nos moyens, bénévoles, ouverts, c'est-à-dire libres dans la création qu'on a envie de mener, et gratuit, c'est-à-dire accessible à toutes et tous, sans condition de diplôme, d'âge, etc. Le problème, c'est que c'est spatial cette affaire puisqu'on est tous basés sur Paris. Donc, on peut avoir envie d'intégrer Transmission à Marseille, mais ça va coûter un peu plus cher en train. Cela reste les limites humaines du projet.
    [00:11:56.540]
    En revanche, on a très envie de faire venir au maximum de gens, c'est hyper ouvert. Pour le moment, c'est très blanc, c'est très féminin, un peu à l'image du podcast aujourd'hui. On aimerait beaucoup que des gens qui, au départ, ne se voyaient pas forcément devenir auteur ou autrice nous retrouvent. On aimerait s'entourer aussi davantage de réalisateurs, de gens qui aiment vraiment bidouiller le son, de techniciens du son.
    Podcast ou radio, ou... ?
    [00:16:43]
    On s'est dit : on va aller créer ces espaces sur les ondes libres que peuvent être les ondes numériques. Tout le monde appelle ça le podcast. Nous on n'est pas hyper fans de ce terme, aussi bien à Transmission qu'avec les copains avec qui on a fondé le label Convergence et donc ce premier documentaire “Légitime violence”, parce que “podcast”, c'est Apple, c’est un mot un peu imposé par l’industrie.
    [00:17:18]
    Disons que c'est une sorte d'étiquette aussi que pose un peu chacun comme il veut. On ne veut pas impose

    • 33 min
    Trouver des indicateurs d'audience pour un média, avec Yann Guégan

    Trouver des indicateurs d'audience pour un média, avec Yann Guégan

    Le pilotage de l’activité éditoriale des médias en ligne se fait souvent sur la base de données assez peu élaborées: celles fournies par défaut par les outils de mesure d’audience comme Google Analytics qui fournissent avant tout un nombre de pages vues et de visites. Des données qui ne fournissent pas toujours des informations très utiles aux rédactions. Yann Guégan, journaliste chargé de l’innovation éditoriale pour le site d’information professionnelle en ligne Contexte, a décidé de s’attaquer à la question. Son idée: élaborer un indice de performance composite pour évaluer la performance de chaque article. Cet indice est aligné avec la stratégie et le modèle économique du média qui repose sur l’abonnement.
    Innovateur depuis des années dans le domaine du data journalisme, Yann Guégan continue à creuser le filon de l’exploitation des données ouverts (comme avec l’enquête publiée récemment sur les incidents dans les centrales nucléaires françaises depuis 1973) ou fermées (comme avec l’enquête sur l’évolution des tarifs de la SNCF).
    En filigrane de sa carrière de journaliste, Yann Guégan considère que la question de la défiance des citoyens vis à vis des journalistes et des médias est centrale. Résultat: il multiplie les expériences pour restaurer le lien de confiance et il a décidé de rejoindre le nouveau Conseil de déontologie journalistique et de médiation, le CDJM.
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    Pour aller plus loin : 
    L'article de Contexte : Comment réconcilier les journalistes avec la mesure d'audience (https://blog.contexte.com/comment-r%C3%A9concilier-les-journalistes-avec-la-mesure-daudience-l-exp%C3%A9rience-de-contexte-45abee8768dd)
    40 ans d'événements dans les réacteurs nucléaires français (https://www.contexte.com/article/energie/vieux-et-donc-dangereux-on-a-explore-40-ans-devenements-dans-les-reacteurs-nucleaires-francais_109480.html)
    L'article : Ces lignes où la SNCF se lâche sur les prix (https://www.60millions-mag.com/2020/02/27/tgv-ces-lignes-ou-la-sncf-se-lache-sur-les-prix-17217)
    Le site du CDJM (https://cdjm.org/)

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    L'essentiel de l'épisode
    Créer des nouveaux indicateurs d’audience [00:02:33] 
    C’est quoi un article qui marche ? [00:06:13] 
    Reconstruire la confiance dans les médias après les gilets jaunes [00:21:15] 
    Le Conseil de déontologie journalistique pour renouer la confiance [00:27:26]
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    Crédits 
    Interviews : Sébastien Bailly (https://twitter.com/sbailly), Elise Colette (https://twitter.com/elizco), Philippe Couve (https://twitter.com/couve), Jean-Baptiste Diebold (https://twitter.com/xjbdx), Marianne Rigaux (https://twitter.com/mariannerigaux)
    Idée originale :  Elise Colette (https://twitter.com/elizco) et Jean-Baptiste Diebold (https://twitter.com/xjbdx)
    Réalisation sonore : Raphaël Bellon
    Design graphique : Benjamin Laible (https://www.design216.com/)
    Communication : Laurie Lejeune (https://www.linkedin.com/in/laurielejeune/)
    Générique et habillage sonore : Boris Laible (https://www.borislaible.com/)
    Intégration web : Florent Jonville (https://www.florentjonville.com/)
    Production : Ginkio (http://www.ginkio.com/) et Samsa.fr (https://www.samsa.fr/)

    • 39 min
    BFM en région : de l'info en continu et des smartphones, avec Philippe Antoine

    BFM en région : de l'info en continu et des smartphones, avec Philippe Antoine

    Filmer à l’iPhone plutôt qu’avec une caméra professionnelle est une pratique qui fait son chemin dans les télévisions, et même au cinéma. Mais les rédactions des chaînes françaises qui ont franchi le pas se comptent sur les doigts d’une main. Et sur ces doigts, on trouve surtout les déclinaisons régionales de BFMTV. Elles sont désormais quatre : après Paris, née en 2016, Lyon, en septembre 2019, BFM Grand Lille et BFM Grand Littoral ont vu le jour en février 2020. Les journalistes tournent leurs reportages à l’iPhone et les présentateurs des journaux, eux aussi, sont à la pointe de l’innovation puisqu’ils lancent les éléments de leurs conducteurs tous seuls. Sans soutien technique en régie. 
    Philippe Antoine, directeur des rédactions de BFM Régions, détaille les avantages de ces nouvelles pratiques, mais aussi leurs limites. Il nous raconte aussi les objectifs du groupe Altice de constituer des rédactions régionales et les prochaines étapes de son expansion.
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    Pour aller plus loin : 
    BFMTV Paris (https://www.bfmtv.com/paris/)
    BFMTV Lyon (https://www.bfmtv.com/lyon/)
    BFMTV Lille (https://www.bfmtv.com/lille/)
    BFMTV Grand Littoral (https://www.bfmtv.com/grandlittoral/)

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    L’essentiel de l’épisode 
    L’homme orchestre sur le plateau des journaux [03:09]
    Le Mojo sur le terrain [06:18]
    Les limites du Mojo [08:50]
    Le Mojo complémentaire du tournage classique [10:00]
    La formation aux nouvelles techniques de tournage [15:51]
    Les formats du Mojo [17:54]
    Les résistances à l’introduction des nouvelles technologies [22:22]
    Les concurrents de BFM Régions [24:11]
    La publicité locale [27:50]
    Le développement de BFM Régions  [27:50]
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    Crédits :
    Réalisateur.rice.s : Elise Colette (http://www.twitter.com/elizco) et Philippe Couve (https://twitter.com/couve)
    Réalisation et post-production : Raphaël Bellon
    Design graphique : Benjamin Laible  (https://www.design216.com/)
    Communication : Laurie Lejeune (https://fr.linkedin.com/in/laurielejeune)
    Générique et habillage sonore : Boris Laible (http://www.borislaible.com/)
    Production : Ginkio (https://ginkio.com/)et Samsa (https://www.samsa.fr/)

    • 34 min
    Médiacités : les défis d'un pure player local, avec Jacques Trentesaux

    Médiacités : les défis d'un pure player local, avec Jacques Trentesaux

    Le site d’investigation locale Médiacités attend beaucoup des élections municipales de mars. L’occasion est idéale pour ce média “multi-villes” de recruter de nouveaux abonnés et de se rapprocher ainsi de l’équilibre financier. Pour cela, il lui en faut 8000. Après quatre ans d’existence, le site arrive à mi-chemin aujourd’hui avec 3500 adhérents et le rythme s’accélère. Jacques Trentesaux, son cofondateur et directeur de la rédaction, ex-rédac chef au magazine L'Express, raconte comment Médiacités se fait sa place face aux géants de la presse quotidienne régionale.
    L’alpha et l’oméga, ce sont des enquêtes menées en dehors de Paris. A partir de là et avec son réseau d’une centaine de pigistes, Médiacités multiplie les nouveaux formats et les innovations éditoriales. La plateforme Véracités permet de répondre aux interrogations des abonnés. Les vidéos Youtube “Bloody mairie”, gratuites, donnent du fun à une rédaction à l’ADN très sérieux.  Des ateliers permettent d’informer différemment en mettant les journalistes et des adhérents dans la même pièce…
    Pour asseoir son indépendance, Médiacités a choisi le modèle de l’abonnement tout en agrégeant une kyrielle d’actionnaires réunis dans un pacte qui laisse les mains totalement libres à la rédaction. Le “cousin” Médiapart y est allé de sa contribution. Pas question pour l’instant d’ouvrir de nouvelles villes, il faut consolider les bases à Lille, Lyon, Toulouse et Nantes.
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    Pour aller plus loin : 
    Le site de Médiacités (https://www.mediacites.fr/)
    La fabrique de Médiacités (https://www.mediacites.fr/la-fabrique/)

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    L’essentiel de l’épisode 
    [00:02:37] On reste une petite équipe avec à peu près 10 journalistes à temps plein sur Médiacités. Mais on travaille avec un réseau de pigistes, donc des journalistes indépendants qui sont dans les villes de couverture : Lille, Lyon, Toulouse et Nantes. 
    [00:04:00] Il nous faut 8 000 abonnés pour être à peu près à l'équilibre sur quatre villes. On est à peu près à 3 500. On est encore loin du compte mais ce qui est important, c'est la dynamique: chaque mois, on bat notre record et ça s'accélère. 
    [00:05:34] On part d‘une une vision, en tout cas une envie, c'est qu’il faut enquêter en dehors de Paris. La France ne se résume pas à Paris et la presse, globalement, est faible en dehors de Paris. 
    [00:06:25] Nous sommes persuadés que les gens sont moins au courant de ce qui se passe dans leur environnement immédiat qu'au niveau national et quelque part, c'est incohérent.
    Les municipales
    [00:06:47] La base, le fondement, c’est l'investigation locale. Et après, on développe des projets et des innovations éditoriales, des produits éditoriaux. 
    Véracités, c'est une plateforme de questions-réponses (dont le nom d'ailleurs a été choisi par un abonné) qui est pour l'instant dédiée aux municipales. La rédaction se met à la disposition des abonnés et des lecteurs pour répondre à leurs interrogations sur les municipales.
    [00:08:30] Au-delà des municipales, nous avons les enquêtes contributives. Là, l'idée, c'est de proposer de travailler avec notre communauté de lecteurs. C'est nous qui avons choisi le thème : la gentrification.
    [00:09:19] Qu'en pensez-vous? Qu'est ce que vous avez envie de lire? De quoi avez vous envie de témoigner? On a eu plus de 130 contributions à partir desquelles on a bâti un programme éditorial. 
    Au final, il y a eu entre 15 et 20 articles. Les articles étaient étayés par les questions ou les témoignages des lecteurs. Et pour couronner le tout, on a créé des ateliers lecteurs. Entre 40 et 50 personnes sont venues pendant deux heures par petites tables. On invitait les gens intéressés par le sujet à venir discuter et approfondir le sujet en présen

    • 28 min

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