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Cartes postales sans paroles, ambiances et voix d’ailleurs, des moments d’évasion et des créations sonores à savourer les yeux fermés. 

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Cartes postales sans paroles, ambiances et voix d’ailleurs, des moments d’évasion et des créations sonores à savourer les yeux fermés. 

    La question est posée

    La question est posée

    Du Larzac à la ZAD, des voix de France en lutte

    Si vous n’avez pas compris encore il est temps d’ouvrir les oreilles

    Un certain nombre de films ont documenté dans les années 70 les luttes paysannes, ouvrières et étudiantes (avec l’idée qu’il n’y a qu’une seule lutte), et dans ces documents, il y a surtout (j’y ai surtout entendu) des voix : des personnes qui parlent, témoignent, haranguent la foule, hurlent, slogantent et parfois même pleurent. Ces voix, individuelles ou collectives, nues ou au mégaphone, possèdent une émotion, une tension, une charge, qui nous parlent aujourd’hui. J’ai fait une composition avec quelques fragments de ces voix, en les isolant de leur contexte, en mélangeant les époques, les lieux, les situations, en créant entre elles des liens, des rebonds, des rythmes, des ruptures, des vides, pour un collage vocal, bruitiste, affectif et musical qui compose une figure suggestive et intemporelle de la lutte.J’ai toujours travaillé avec des voix que j’enregistre moi-même, des personnes que je connais ou rencontre, mais cette fois-ci - à la suite d’une commande de Guillaume Désanges et François Piron pour l’exposition Contre-vents au centre d’art Le Grand Café à Saint-Nazaire - je suis parti de voix que je ne connaissais pas, qui venaient d’un passé, loin de moi, mais qui me sont devenues proches par l’écoute, proches par ce que j’ai éprouvé en les écoutant. (Dominique Petitgand)Avec les extraits sonores des films de Soazig Chappedelaine & René Vautier (Quand les femmes ont pris la colère - 1978), Armand Gatti (Le baille le train la moëre - 1976), Daniele Jaeggi (C'est tout pour nous et vous - 1974), Nicole Le Garrec (Plogoff, des pierres contre des fusils - 1980), Nicole Le Garrec & René Vautier (Quand tu disais Valery - 1975), Jean-Louis Le Tacon (Bretonnerie pour Kodakrome - 1974, Marche au Larzac - 1973, Voici la colère bretonne - 1976), Carole Roussopoulos (Les Travailleuses de la mer - 1985), René Vautier (Marée noire et colère rouge - 1978), et d'un enregistrement de Bruno Serralongue (Notre-Dame-des-Landes, 2016)Remerciements et gratitude aux cinéastes et artistes pour leurs enregistrements, à François Piron, Guillaume Désanges et Clément Raveu.


    Composition, montage et musique : Dominique Petitgand - Ondes Martenot : Christine Ott - Photo : Martin Barzilai / Haytham Pictures

    • 15 min
    Un travail de fourmis

    Un travail de fourmis

    Le cri des mandibules au fond du bois mort

    Scritch-scritch

    « Retourner les vieux troncs morts, voilà le travail du biologiste » nous dit Nicolas, en train d'extraire un nid d’Odontomachus. Des fourmis dont les mâchoires se referment 2 000 fois plus vite qu'un battement de cils. Nicolas Châline est enseignant-chercheur au laboratoire d’Éthologie, écologie et évolution des insectes sociaux, du département de Psychologie expérimentale de l’Université de São Paulo au Brésil (« USP » ou « Ousspi « pour les intimes). En bref, il étudie les fourmis et ça tombe bien, il y a en a plein sur le gigantesque campus de la fac.Rodolphe Alexis est allé lui rendre une petite visite sur le terrain. Après le repérage des insectes, voici pour la première fois au micro, des enregistrements de leur langage. Entre cliquetis de mandibules et stridulations de gastres hypertrophiés.


    Enregistrements : Juillet 18 - Mise en ondes & mix : Samuel Hirsch - Réalisation : Rodolphe Alexis

    • 9 min
    Amazônia (10/10) : À la recherche du crocodile

    Amazônia (10/10) : À la recherche du crocodile

    Conversations noctures

    Clap, clap, clap

    Nuit noire, sur la berge on imite le cri du crocodile en attendant sa réponse. Un bébé crocodile est le premier à répondre. En avançant sur le fleuve, c’est au tour des plus grands de faire écouter quelques vocalises en réponse aux appels. Le calme de la nuit revient ensuite. Les habitants de Tauary, petit village au coeur de la forêt amazonienne, nous emmènent écouter les sons de leur quotidien tout au long d’une journée. De l'aube en forêt à une balade en pirogue, de l'orage à la nuit, des jeux dans le fleuve à la chasse au crocodile... En constant dialogue avec leur entourage, les habitants imitent les cris des animaux (singes, toucans, aras, colibris...) pour faire entendre leur chant. Cette création est aussi disponible en podcast de 10x3 minutes. Nous sommes à Tauary, petit village à 600 km à l’ouest de Manaus, au Brésil. Il faut 14 heures en bateau express, 2,5 jours en bateau 'normal' ou 1 heure d'avion pour atteindre Tefé, la petite ville la plus proche. De là il faut prendre une pirogue à moteur - comptez entre 1h30 et 2h selon la saison et le niveau des eaux - pour remonter le Rio Tefé et arriver ici : https://goo.gl/maps/4UPT3UVz5GwbwmNw5Une vingtaine de familles vivent là (environ 80 personnes), aucune ne se reconnaissant comme “indigène”. Les habitants sont issus d'un mélange de colons et d'indigènes, installés ici à l’époque de l'exploitation du latex. Il y a une école, un poste de santé avec des médicaments de base, un téléphone public (pas d’autres téléphones, pas de connexion, pas d’internet), un terrain de foot et un de volley. La ressource du village est la plantation de manioc, qui se fait ensuite en farine et se vend en ville. Le village s’auto-régule, et chacun ne peut travailler que 2ha à chaque fois. On ne déforeste donc que le nécessaire malgré toute la forêt qui est là, toute proche. Le Français Félix Blume voyage dans le monde entier pour des prises de son documentaire exceptionnelles, ainsi que des ateliers de création sonore. Voir son site remarquable et son entretien épatant. 


    Enregistrements : septembre 17, janvier 19 - Remerciements : à tous les habitants de Tauary - Photo, réalisation & mixage : Félix Blume

    • 3 min
    Amazônia (9/10) : La tombée de la nuit

    Amazônia (9/10) : La tombée de la nuit

    La tinamou vous donne l'heure

    Coââ, coââ

    À la fin de la journée, Leonardo appelle le tinamou oariana qui chante au loin, on l’appelle le tinamou “horloge” parce qu’il chante à chaque heure ; c’est du moins ce que l’on raconte. Les crapauds reprennent peu à peu leur monopole, accompagnés des grillons pour toute la nuit. Les habitants de Tauary, petit village au coeur de la forêt amazonienne, nous emmènent écouter les sons de leur quotidien tout au long d’une journée. De l'aube en forêt à une balade en pirogue, de l'orage à la nuit, des jeux dans le fleuve à la chasse au crocodile... En constant dialogue avec leur entourage, les habitants imitent les cris des animaux (singes, toucans, aras, colibris...) pour faire entendre leur chant. Cette création est aussi disponible en podcast de 10x3 minutes. Nous sommes à Tauary, petit village à 600 km à l’ouest de Manaus, au Brésil. Il faut 14 heures en bateau express, 2,5 jours en bateau 'normal' ou 1 heure d'avion pour atteindre Tefé, la petite ville la plus proche. De là il faut prendre une pirogue à moteur - comptez entre 1h30 et 2h selon la saison et le niveau des eaux - pour remonter le Rio Tefé et arriver ici : https://goo.gl/maps/4UPT3UVz5GwbwmNw5Une vingtaine de familles vivent là (environ 80 personnes), aucune ne se reconnaissant comme “indigène”. Les habitants sont issus d'un mélange de colons et d'indigènes, installés ici à l’époque de l'exploitation du latex. Il y a une école, un poste de santé avec des médicaments de base, un téléphone public (pas d’autres téléphones, pas de connexion, pas d’internet), un terrain de foot et un de volley. La ressource du village est la plantation de manioc, qui se fait ensuite en farine et se vend en ville. Le village s’auto-régule, et chacun ne peut travailler que 2ha à chaque fois. On ne déforeste donc que le nécessaire malgré toute la forêt qui est là, toute proche. Le Français Félix Blume voyage dans le monde entier pour des prises de son documentaire exceptionnelles, ainsi que des ateliers de création sonore. Voir son site remarquable et son entretien épatant. 


    Enregistrements : septembre 17, janvier 19 - Remerciements : à tous les habitants de Tauary - Photo, réalisation & mixage : Félix Blume

    • 3 min
    Amazônia (8/10) : Fin d'après-midi au village

    Amazônia (8/10) : Fin d'après-midi au village

    Bruits domestiques et venus d'ailleurs

    Téléphoneee

    Petits et grands sont réunis sur le champ au centre du village pour jouer au foot. L’unique téléphone du village sonne, c’est pour Eroneson et on l’annonce en criant. À la Casa de Farinha on travaille encore, il faut préparer la farine de manioc, l’unique produit qui se vend à l’extérieur de la communauté, qui se cuit sur de grandes poêles et se remue à l’aide d’une grande spatule de bois. Les habitants de Tauary, petit village au coeur de la forêt amazonienne, nous emmènent écouter les sons de leur quotidien tout au long d’une journée. De l'aube en forêt à une balade en pirogue, de l'orage à la nuit, des jeux dans le fleuve à la chasse au crocodile... En constant dialogue avec leur entourage, les habitants imitent les cris des animaux (singes, toucans, aras, colibris...) pour faire entendre leur chant. Cette création est aussi disponible en podcast de 10x3 minutes. Nous sommes à Tauary, petit village à 600 km à l’ouest de Manaus, au Brésil. Il faut 14 heures en bateau express, 2,5 jours en bateau 'normal' ou 1 heure d'avion pour atteindre Tefé, la petite ville la plus proche. De là il faut prendre une pirogue à moteur - comptez entre 1h30 et 2h selon la saison et le niveau des eaux - pour remonter le Rio Tefé et arriver ici : https://goo.gl/maps/4UPT3UVz5GwbwmNw5Une vingtaine de familles vivent là (environ 80 personnes), aucune ne se reconnaissant comme “indigène”. Les habitants sont issus d'un mélange de colons et d'indigènes, installés ici à l’époque de l'exploitation du latex. Il y a une école, un poste de santé avec des médicaments de base, un téléphone public (pas d’autres téléphones, pas de connexion, pas d’internet), un terrain de foot et un de volley. La ressource du village est la plantation de manioc, qui se fait ensuite en farine et se vend en ville. Le village s’auto-régule, et chacun ne peut travailler que 2ha à chaque fois. On ne déforeste donc que le nécessaire malgré toute la forêt qui est là, toute proche. Le Français Félix Blume voyage dans le monde entier pour des prises de son documentaire exceptionnelles, ainsi que des ateliers de création sonore. Voir son site remarquable et son entretien épatant. 


    Enregistrements : septembre 17, janvier 19 - Remerciements : à tous les habitants de Tauary - Photo, réalisation & mixage : Félix Blume

    • 3 min
    Amazônia (7/10) : Après la pluie

    Amazônia (7/10) : Après la pluie

    Ploc, ploc, flip, flip

    En forêt basse, les dernières gouttes se font entendre et les oiseaux reprennent peu à peu leur routine. La tinamou tao siffle la première, de son chant languissant. Les caciques cul-jaune lui répondent et s’en donne à coeur joie, comme pour montrer leur supériorité sonore. Ces oiseaux ont tendance à imiter le chant des autres, à la manière de certains perroquets, mais ils ne semblent pas savoir imiter celui du tinamou. Les habitants de Tauary, petit village au coeur de la forêt amazonienne, nous emmènent écouter les sons de leur quotidien tout au long d’une journée. De l'aube en forêt à une balade en pirogue, de l'orage à la nuit, des jeux dans le fleuve à la chasse au crocodile... En constant dialogue avec leur entourage, les habitants imitent les cris des animaux (singes, toucans, aras, colibris...) pour faire entendre leur chant. Cette création est aussi disponible en podcast de 10x3 minutes. Nous sommes à Tauary, petit village à 600 km à l’ouest de Manaus, au Brésil. Il faut 14 heures en bateau express, 2,5 jours en bateau 'normal' ou 1 heure d'avion pour atteindre Tefé, la petite ville la plus proche. De là il faut prendre une pirogue à moteur - comptez entre 1h30 et 2h selon la saison et le niveau des eaux - pour remonter le Rio Tefé et arriver ici : https://goo.gl/maps/4UPT3UVz5GwbwmNw5Une vingtaine de familles vivent là (environ 80 personnes), aucune ne se reconnaissant comme “indigène”. Les habitants sont issus d'un mélange de colons et d'indigènes, installés ici à l’époque de l'exploitation du latex. Il y a une école, un poste de santé avec des médicaments de base, un téléphone public (pas d’autres téléphones, pas de connexion, pas d’internet), un terrain de foot et un de volley. La ressource du village est la plantation de manioc, qui se fait ensuite en farine et se vend en ville. Le village s’auto-régule, et chacun ne peut travailler que 2ha à chaque fois. On ne déforeste donc que le nécessaire malgré toute la forêt qui est là, toute proche. Le Français Félix Blume voyage dans le monde entier pour des prises de son documentaire exceptionnelles, ainsi que des ateliers de création sonore. Voir son site remarquable et son entretien épatant. 


    Enregistrements : septembre 17, janvier 19 - Remerciements : à tous les habitants de Tauary - Photo, réalisation & mixage : Félix Blume

    • 3 min

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