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    Comment un miracle est-il reconnu à Lourdes ?

    Comment un miracle est-il reconnu à Lourdes ?

    Depuis les apparitions supposées de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous, jusqu'à nos jours, seulement 70 cas de guérison miraculeuse ont été reconnues. Ce nombre infime, qui tend à diminuer encore, s'explique en partie par le caractère très strict de la procédure suivie.

    Des critères très stricts

    Les deux premières étapes de la procédure aboutissant à l'éventuelle reconnaissance d'une guérison miraculeuse sont d'ordre scientifique. En effet, la personne concernée doit d'abord soumettre son cas au bureau médical de Lourdes, créé dès 1883 par l'Église catholique.

    Il est à noter que les médecins présents ne sont pas seulement catholiques. S'ils estiment le cas suffisamment sérieux, ils adressent le dossier au comité médical international de Lourdes, fondé en 1947.

    Pour que la guérison soit considérée comme inexpliquée, dans l'état actuel de la science, par les médecins, il faut d'abord que le diagnostic soit parfaitement clair. Par ailleurs, la guérison doit être immédiate, complète et définitive.

    Enfin, la personne guérie ne doit pas avoir besoin de convalescence et aucune rechute ne doit être constatée. Le caractère très exigeant de ces critères explique que, depuis 1858, seulement 70 guérisons miraculeuses ont été reconnues, ce qui représente à peine 1 % des dossiers déposés au bureau médical.

    Une dernière étape d'ordre religieux

    La dernière étape de la procédure ne relève pas de la médecine. Une fois que les instances médicales ont reconnu le caractère inexplicable de la guérison, c'est à l'évêque du diocèse où réside la personne guérie d'entrer en scène.

    Aidé d'une commission diocésaine, le prélat doit interpréter la guérison comme un "signe de Dieu". C'est donc à lui qu'il revient d'en déclarer le caractère miraculeux. Il peut être amené, pour ce faire, à enquêter sur les mœurs et les convictions religieuses de la personne concernée.

    Il ne faut donc pas s'étonner qu'avec une sélection aussi rigoureuse, le nombre de guérisons jugées miraculeuses soit aussi faible. Et il a encore tendance à se réduire. Ainsi, seulement 5 cas de guérison miraculeuse ont été reconnues entre 1990 et 2018, alors qu'on en compte 25 entre 1946 et 1989.
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    • 2 min
    Qui Mussolini envoya-t-il sur l'île de San Domino ?

    Qui Mussolini envoya-t-il sur l'île de San Domino ?

    On le sait, il ne faisait pas bon être homosexuel dans des régimes totalitaires comme l'Allemagne nazie ou l'Italie fasciste. Dans ce dernier pays, les personnes convaincues d'homosexualité étaient exilées dans une petite île de l'Adriatique.

    Les homosexuels : une "menace pour la race"

    Le nouveau code pénal italien, publié en 1930, ne comprit finalement aucune disposition contre les homosexuels. Mussolini en personne l'avait exigé. Au motif qu'une telle mesure serait inutile dans un pays où les tous les hommes ne pouvaient que faire preuve de virilité.

    Vers la fin des années 1930, au moment où l'Italie se rapproche de l'Allemagne nazie, le dictateur dut pourtant se rendre à l'évidence. Les homosexuels existaient bel et bien dans le pays.

    Dans l'esprit des dirigeants fascistes, qui s'étaient alignés sur les thèses nazies en la matière, ces individus représentaient donc une menace pour "l'intégrité de la race". Et un obstacle à la forte natalité que le dictateur italien voulait promouvoir.

    Aussi, en 1939, se décida-t-on, après des procès expéditifs, à exiler les homosexuels sur une petite île de l'Adriatique, au large des Pouilles.

    Une liberté paradoxale

    Les condamnés sont donc conduits en barque dans l'île de San Domino, une ancienne colonie pénitentiaire. À leur arrivée, ils reçoivent un petit pécule, mais qui ne suffit pas pour vivre.

    Ils peuvent donc exercer un métier, qui s'ajoute aux travaux auxquels ils sont tenus de se livrer. De façon assez paradoxale, leur situation est plutôt favorable. En effet, ils sont bien accueillis par la population et ils jouissent d'une liberté dont ils ne pourraient profiter dans aucune autre partie du pays.

    Pourtant, la petite île est trop peuplée et la situation sanitaire se dégrade. On envisage un temps de les transférer dans un autre lieu, mais, avec l'entrée en guerre, les autorités ont d'autres soucis. C'est pourquoi, en 1940, ces homosexuels sont tout bonnement renvoyés chez eux et assignés à résidence.

    Isolés et parfois abandonnés par leur famille, soumis aux vexations du voisinage, ils se retrouvent alors dans une situation plus difficile que lors de leur séjour à San Domino.
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    • 2 min
    Comment distinguer un crime de guerre d'un crime contre l'humanité ?

    Comment distinguer un crime de guerre d'un crime contre l'humanité ?

    Depuis le début de la guerre en Ukraine, en février 2022, l'armée russe se serait livrée à des exactions que les médias qualifient souvent de "crimes de guerre" ou de "crimes contre l'humanité". Or, il existe des différences entre ces deux types de violations du droit international.

    Le crime de guerre

    Le "crime de guerre" est défini par des textes précis. Il s'agit notamment de la charte de Londres, du 8 août 1945, qui fixe les attributions du tribunal de Nuremberg, et de l'article 8 du statut de Rome, adopté en 2002, qui précise celles de la cour pénale internationale.

    Pour être reconnu comme tel, un crime de guerre doit avoir été commis lors d'un conflit. Il est perpétré contre des groupes de personnes protégées par des conventions internationales comme les conventions de La Haye, adoptées en 1899 et 1907, et de Genève, entrée en vigueur en 1949.

    Il s'agit notamment des civils et des prisonniers de guerre. Les exactions reconnues alors comme des crimes de guerre sont nombreuses, puisqu'elles vont du viol à la torture, en passant par le meurtre intentionnel ou la prise d'otage.

    Le crime contre l'humanité

    La notion de "crime contre l'humanité" a été défini par l'article 7 du statut de Rome qui, nous l'avons vu, précise les attributions de la cour pénale internationale (CPI).

    Le crime contre l'humanité se distingue surtout du crime de guerre par le fait qu'il peut être commis en temps de paix. Par ailleurs, pour être reconnu comme tel, il doit concerner un large groupe de population.

    Il se signale également par son caractère planifié. Les crimes contre l'humanité sont donc des violences à grande échelle, prévues à l'avance. Elles diffèrent donc des crimes de guerre, non pas tant par leur nature que par leur degré.

    Il peut s'agir, par exemple, des déportations de populations. Mais la torture ou les agressions sexuelles sont aussi des crimes contre l'humanité, pour peu que ces exactions soient perpétrées d'une manière systématique sur toute une population.

    En France, les crimes contre l'humanité sont reconnus comme des crimes imprescriptibles.
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    • 3 min
    Pourquoi n'y a-t-il pas de ceintures dans les trains ?

    Pourquoi n'y a-t-il pas de ceintures dans les trains ?

    Dans la plupart des moyens de locomotion, les sièges sont équipés de ceintures de sécurité. Mais ce n'est pas le cas dans les trains. Comment expliquer une telle omission ?

    Des ceintures de sécurité peu utiles en train

    Quelle que soit la nature du train qu'il emprunte, le passager n'y trouvera aucun siège doté d'une ceinture de sécurité. Cela s'explique par les caractères propres à ce mode de transport.

    En premier lieu, les accidents ferroviaires sont très rares. Compte tenu du caractère très sûr de ce moyen de locomotion, la ceinture de sécurité ne se justifie pas vraiment. Et ce d'autant moins que d'autres éléments assurent, de manière efficace, la sécurité des voyageurs.

    C'est le cas des vitrages, qui sont très robustes. Les sièges sont également conçus dans ce but. En effet, ils sont élaborés pour absorber en partie l'effet du choc. Si l'on devait ajouter des ceintures de sécurité, il faudrait en modifier la structure et les rendre plus rigides, ce qui pourrait blesser les passagers.

    Par ailleurs, les ceintures sont très protectrices en cas de décélération brutale du véhicule, un cas de figure qui se produit très rarement en train. Enfin, le fait d'être éjecté du siège, en cas d'accident, serait plus protecteur que d'y rester attaché par la ceinture.

    Des ceintures pas toujours utilisées

    En dehors des tramways et des bus de ville, qui circulent lentement, les autres moyens de transport, à l'exception du train, comprennent des sièges pourvus de ceintures de sécurité.

    On pourrait s'en étonner concernant l'avion, qui est un mode de transport aussi sûr que le train. En fait, les ceintures de sécurité servent à protéger les passagers quand l'avion traverse une zone de turbulence.

    Quant aux autocars, dont les accidents sont plus nombreux, leurs sièges sont équipés de ceintures. Le problème, c'est que deux passagers sur trois ne les attachent pas.

    Quant aux sièges les moins dangereux, on les trouve surtout à l'arrière du véhicule. C'est surtout vrai pour la voiture ou le train, dont les accidents les plus fréquents, les collisions, mettent plus en danger les passagers montés à l'avant.
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    • 2 min
    Pourquoi dit-on un “hamburger” ?

    Pourquoi dit-on un “hamburger” ?

    Longtemps considéré comme l'un des symboles d'une nourriture de mauvaise qualité, le hamburger a su redresser son image. Aujourd'hui, les Français en consomment près de 15 par an. Mais pourquoi ce plat s'appelle-t-il ainsi ?

    Un plat originaire d'Allemagne

    Avant de se répandre dans l'ensemble du monde, le hamburger était une spécialité typiquement américaine. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir des origines allemandes.

    En effet, ce sont des immigrés allemands qui, au milieu du XIXe siècle, ont introduit ce mets dans leur pays d'accueil. Et il porte le nom de l'endroit où il est apparu : la ville de Hambourg.

    En effet, Hambourg a donné "hamburger". En outre, ce hamburger était le plat le plus servi sur la ligne de bateaux qui reliait la ville de Hambourg à New York.
    C'est la tradition, en Allemagne, de donner aux spécialités culinaires, le nom de la ville dont ils sont originaires.

    En dehors du hamburger, on peut citer un autre plat allemand destiné à devenir tout aussi populaire en Amérique : le "frankfurter", autrement dit le hot dog, spécialité de Francfort. De son côté, le "berliner", originaire de Berlin, désigne un beignet fourré à la confiture.

    Malgré les apparences, le nom de ce mets n'a donc rien à voir avec le jambon qui, comme on le sait, se dit "ham" en anglais.

    Une apparence un peu différente

    À l'origine, le hamburger était composé de viande hachée, qu'on salait ou fumait, pour mieux la conserver, et à laquelle on ajoutait de la sauce et des oignons. Le plat était parfois servi dans les cantines allemandes.

    Mais la viande n'était pas encore placée entre deux tranches de pain et les premiers hamburgers ne comprenaient, en principe, ni bacon ni fromage.

    Ce plat très simple, nourrissant et peu coûteux, convenait très bien aux ouvriers. Ils pouvaient le consommer rapidement, dans des wagons aménagés ou d'autres endroits. Par contre, on ignore quand, et pourquoi, on ajouta du pain à l'ensemble.

    Peut-être était-ce pour manger le hamburger plus facilement, à la manière d'un sandwich. Ainsi, on pouvait le déguster dans la rue, tout en marchant.
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    • 2 min
    La France est-elle la championne des jours fériés ?

    La France est-elle la championne des jours fériés ?

    Des étrangers ne prenant que le mois de mai comme exemple pourraient penser que les Français profitent de plus de jours fériés que leurs voisins. Et pourtant, la France n'est pas la championne en la matière.

    Un nombre de jours fériés dans la moyenne

    Les idées reçues ont souvent la vie dure. Ainsi, le cliché selon lequel les Français chômeraient souvent ne correspond pas à la réalité. Ils bénéficient, en effet, de 11 jours fériés dans l'année. Comme la Suède, le Canada ou encore la Nouvelle-Zélande.

    Ce qui correspond à la moyenne internationale. Certains pays font beaucoup mieux. C'est le cas de l'Inde et de la Colombie, qui donnent 18 jours fériés à leurs ressortissants. La Finlande et l'Espagne, avec respectivement 15 et 14 jours fériés, sont à peine moins généreux en la matière.

    Dans certains pays, par contre, les salariés sont moins favorisés. C'est notamment le cas en Hongrie, aux Pays-Bas ou au Royaume-Uni, où ils doivent se contenter de 8 jours fériés.

    Souvent de nature religieuse, et dépendant des traditions locales, les événements donnant lieu à ces jours fériés sont souvent différents d'un pays à l'autre.

    Donner une image de sérieux

    On le voit, certains pays accordent à leurs habitants deux fois plus de jours fériés que d'autres. Comment expliquer une telle diversité ?

    En premier lieu, si les habitants de certains pays ont droit à beaucoup de jours fériés, ils doivent se contenter, en échange, d'un nombre réduit de jours de congé. Et vice versa.

    Ainsi, pour compenser leurs 5 jours de congé légal, ce qui est bien peu, les Philippins profitent de 14 jours fériés. Les jours fériés représentent donc une sorte de variable d'ajustement.

    Par ailleurs, si certains pays les réduisent, c'est pour attirer les industries et les investissements étrangers. Ils espèrent ainsi donner l'image d'un pays laborieux, où, aux yeux de la population, le travail compte plus que les loisirs.

    C'est en tout cas le pari qu'a fait un pays comme le Portugal. Les autorités ont en effet supprimé 4 jours fériés sur les 14 dont pouvaient profiter les habitants.
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    • 2 min

Customer Reviews

4.8 out of 5
35 Ratings

35 Ratings

bouba09 ,

Excellent - Tres educatif

Merci pour ce podcast et les contenus. Toujours un regal et j'apprend toujours beaucoup. Bien à vous.-Bouba

CKoslowArt ,

CKoslowArt

Vous remercier d'avoir fait ces programmes merveilleux. Les sujets de podcast sont très intéressants.

G.Whillikers ,

Helping me immensely

I have listened to Louis' Daily French Pod for a couple of years to keep my French brushed up for trips to Montreal. I had gotten to where I felt like I needed more of a challenge. Then Louis announced, "If you want to hear me speak at a typical speed, try my new podcast Choses a Savoir." At first these seemed above me, but after two or three days listening, I am getting 75% of what is said on the first pass. This is a wonderful podcast to elevate your skills.

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