37 episodes

Le Beau Bizarre, se veut un espace sonore libre et hybride. Où quelques questions de l'époque seront posées. Où des formes non ordinaires seront traversées. Où la parole sera donnée aux artist.e.s, aux auteur.ice.s, aux chercheur.e.s...; En avançant souvent entre l'intersection et la marge. Le Beau Bizarre, est une tentative, une expérimentation, un geste réflexif. Le Beau Bizarre, sera très loin de Christophe et très loin de Baudelaire, mais il ne les oublie pas !

Le Beau Bizarre par Zineb Soulaimani AudioSauti

    • Arts

Le Beau Bizarre, se veut un espace sonore libre et hybride. Où quelques questions de l'époque seront posées. Où des formes non ordinaires seront traversées. Où la parole sera donnée aux artist.e.s, aux auteur.ice.s, aux chercheur.e.s...; En avançant souvent entre l'intersection et la marge. Le Beau Bizarre, est une tentative, une expérimentation, un geste réflexif. Le Beau Bizarre, sera très loin de Christophe et très loin de Baudelaire, mais il ne les oublie pas !

    Le Beau Bizarre #37 avec Mohamed El Khatib

    Le Beau Bizarre #37 avec Mohamed El Khatib

    Le beau bizarre, est un espace sonore libre et hybride, un espace qui fatigue la réponse pour reposer la question.

    Comment rendre les lieux de culture hospitaliers pour tous et toutes ? Comment un nous, peut-il devenir vraiment inclusif dans ces lieux là ? Comment réinventer l'autorité artistique ou curatorialle pour la partager et la rendre collective ? Qu'est-ce qui donne de la valeur à une œuvre d'art ? Et comment plusieurs registres de valeurs, peuvent-ils cohabiter ? Et qu'est-ce qui donne le statut d'une œuvre d'art à un geste ou un objet ?

    Mon invité partage ces questions et bien d'autres. Pour y répondre, il fait des pas de côté, il emprunte des chemins qui n'existent pas pour imaginer des projets inédits, uniques et fédérateurs. 

    Notre musée, une collection sentimentale est un de ceux là. Une collection faite des choix d’un collectif rassemblant des citoyen·ne·s, l'artiste et le personnel du centre d’art contemporain Yvon Lambert. Des mausolées personnels composés de bibelots intimes, d'objets ordinaires ou de photographies familiales à forte charge sentimentale. Dans une scénographie qui fait dialoguer le fonds de la collection d’Yvon Lambert avec la collection collective dans un même registre de traitement, de soin, et d’attention.

    Le centre d'art LBO, quant à lui, matérialise l’idée ambitieuse mais réaliste de créer un centre d'art dans un EHPAD (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes). L’idée de réunir une constellation d'artistes sensibles et concerné.e.s et d’inventer avec les résident.e.s et le personnel une permanence artistique dans ce lieu de vie pour certain.e.s et de travail pour d'autres.

    L’artiste Mohamed El Khatib est l'invité du trente septième épisode du Beau Bizarre !

    Avec la précieuse participation de Stéphane Ibars et Valérie Mréjen et les voix de Sophie Calle, Pierre Bourdieu, Jacques Derrida, Patrick Boucheron, Frederic Pierrot et Philippe Katherine.

    Le travail de Mohamed El Khatib est par ici : https://www.zirlib.fr/

    Lien vers la collection Lambert : https://collectionlambert.com/

    Lien vers LBO : https://lbo-art.fr/

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    • 55 min
    Le Beau Bizarre #36 avec Stephanie Aflalo

    Le Beau Bizarre #36 avec Stephanie Aflalo

    Passer les portes d'un théâtre ou d'un musée pour la première fois et même pour la seconde fois, n'est pas un geste évident pour chacun et chacune. Mais qu'est-ce qui se passe une fois ces portes impressionnantes poussées ? Qui prend en charge quoi ? Pourquoi avons-nous, quelques fois ou souvent, l’impression qu'il ne se passe rien face à une œuvre d'art ? Qu'est-ce qui se passe lorsque l'on sort d'une exposition ou d'un spectacle, dans le même état que celui dans lequel nous sommes entrés ? Et comment expliquer ces rencontres manquées ? Bien voir ou mieux voir serait il un apprentissage qui s’acquiert, une compétence qui se forge ?  Et surtout, est-ce que l'art et la culture sont-ils nécessaires et utiles pour tous et toutes ?

    Mon invitée s'empare des codes et de la grammaire des expositions et des musées pour déconstruire le discours des « spécialistes », pour donner à entendre d'autres manières de lire ou de recevoir les tableaux. Un geste qui désacralise le rituel qui accompagne la rencontre possible, entre un regardeur et une œuvre. Avec les outils du théâtre et un ton léger et drôle, Stéphanie Aflalo propose L'amour de l'art. Sous une forme de conférence sur l'art, elle tord le cou aux logiques excluantes et culpabilisantes qui peuvent parfois s'infuser dans ces lieux codifiés ! Avec l'appui de la parole et de la pensée de Pierre Bourideu, de Marcel Duchamp, de Baptiste Morizot et Estelle Zhong Mengual et de Mohamed El Khatib, Nous nous sommes posées ces questions et bien d'autres pour décortiquer ensemble le second volet de ses récréations philosophiques !

    Stéphanie Aflalo à La Villette, c’est ici !

    Pour les autres dates de tournée, c’est là !

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    • 57 min
    Le Beau Bizarre #35 avec Apolonia Sokol

    Le Beau Bizarre #35 avec Apolonia Sokol

    Préparer chaque conversation du Beau Bizarre est comme arriver dans une pièce sombre et inconnue et petit à petit, l’œil s’habitue à l'obscurité à mesure que la préparation avance. A mesure que mon intuition m'amène à sélectionner tel ou tel extrait sonore à faire entendre et commenter avec l'invité.e du jour. Quelques fois la lumière se fait timide au moment de la rencontre et parfois un grand soleil brille d'émotion. Et à ma grande surprise, cela a été le cas pour ma rencontre du jour !

    Mon invitée a grandi au Lavoir moderne parisien dans le quartier populaire de la goutte d'or à Paris. Petit théâtre fondé par ses parents, où les langues du monde entier sonnaient une partition cosmopolite quotidienne. Un lieu qui ouvrait grand ses bras, aux marginalités joyeuses. La création côtoyait les cérémonies des habitants du quartier. Artistes, intellectuels, écrivains, poètes et réfugiés peuplaient ce lieu vivant et atypique. Un cadre artistique et émotionnel puissant pour Apolonia Sokol, pour qui la création devenait une vocation évidente. Après ses premières gammes en peinture avec les peintres résidents du théâtre familial, elle part à 13 ans suivre des cours de modèle vivant à Copenhague. A 16 ans, Düsseldorf l’attire pour la peinture allemande. A 19 ans, elle entre aux Beaux-Arts de Lyon qu'elle quitte très vite mais plus tard, ce sont les Beaux-arts de Paris qu'elle intègre. Elle traverse l'atlantique pour faire un grand tour dans les ateliers de Dan Colen et d'Henry Taylor mais elle finit par revenir à Paris pour de bon, avant que le confinement n'eut raison d'elle et elle décide de postuler à la Villa Médicis à Rome dont elle devient pensionnaire pour l'année 2020-2021. Elle ne conçoit pas son art de manière isolé, sa pratique est intimement nourrie de sa relation à d'autres artistes et personnes qui composent précieusement sa cosmogonie. Elle fait partie des artistes exposés actuellement à la collection Lambert en Avignon, dans le cadre de Viva Villa; mais c'est dans son appartement parisien que j'ai eu le plaisir de la rencontrer; non sans une certaine émotion !

    Apolonia Sokol est mon invitée du jour, avec les voix de Sam Stourdzé, Victorine Grataloup, Vava Dudu, Suela Cennet et la mémoire convoquée d'Alice Neel.

    Le site de Viva Villa : https://www.vivavilla.info/

    Le site de la Galerie The Pill : https://thepill.co/

    La rétrospective d’Alice Neel au centre Pompidou : https://www.centrepompidou.fr/fr/magazine/article/alice-neel-un-regard-engage

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    • 39 min
    Le Beau Bizarre #34 avec Sam Stourdzé et Victorine Grataloup pour VIVA VILLA

    Le Beau Bizarre #34 avec Sam Stourdzé et Victorine Grataloup pour VIVA VILLA

    Avoir la possibilité de se retirer des contraintes du quotidien. Avoir du temps, de l'espace pour chercher sans obligation de trouver. Être accueilli et rémunéré pour pratiquer son art ou sa recherche. Avoir même la possibilité d'être accueilli confortablement en famille; pendant plusieurs mois et jusqu'à une année. Un contexte de luxe par les temps qui courent !

    Et c'est la promesse que font les résidences de France à l'étranger aux candidats et candidates retenu.e.s après un sélectif concours.

    Mais comment garder trace de ces résidences ?

    Comment rendre visible et accessible ce qui aura été au travail pendant ces séjours ?

    Comment le partager avec un public ici en France ?

    La villa Médicis à Rome, La casa Velasquez à Madrid et la Villa Kujoyama à Kyoto se sont réunies pour proposer VIVA VILLA.

    Une plateforme qui se veut un espace de rencontre avec le public et l'état de recherche des pensionnaires à la fin de leur résidence.

    Une exposition collective et un week-end de performances inaugural, curatés cette année par Victorine Grataloup et Stéphane Ibars.

    Une édition qui porte le beau titre : ce à quoi nous tenons.

    Un emprunt à l'ouvrage éponyme de la philosophe écoféministe Emilie Hache.

    Quatre salles dans une mise en espace hospitalière des pratiques artistiques et non artistiques.

    Quatre salles de la collection Lambert à Avignon, aux titres annonciateurs :

    « Prendre en compte les voix qui manquent à l’appel » / « Une histoire commune » / « Savoir si nous pouvons cohabiter »/ « Rouvrir la question des moyens et des fins »

    Une exposition visible à La Collection Lambert en Avignon jusqu'au 12 février 2023.

    Pour en savoir plus, j'ai invité dans cet épisode, Sam Stourdzé directeur la Villa Médicis à Rome,

    Et Victorine Grataloup, la curatrice indépendante associée à l'édition 2022 de Viva Villa !

    Site de la biennale Viva Villa : https://www.vivavilla.info/

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    • 29 min
    Le Beau Bizarre #33 avec Mette Edvardsen et Lea Poire

    Le Beau Bizarre #33 avec Mette Edvardsen et Lea Poire

    Dans Fahrenheit 451, la fiction de Ray Bradbury, les livres considérés comme dangereux, sont interdits. Dans une société futuriste, les pompiers n'éteignent plus les flammes mais brûlent désormais les livres, empêchant par cet acte toute pensée individuelle et critique. Comment se souvenir d'un livre quand l'objet matériel ne peut plus exister ? Comment continuer d'apprendre, de réfléchir et de transmettre sans l'appui des livres ?

    Très souvent le réel, nourrit et inspire la fiction. La résistance face aux régimes totalitaires, face à l'horreur, face à la guerre a souvent fait appel à la mémoire. L'histoire a retenue des exemples inspirants : Boris Pasternac ou Anna Akhmatova pour ne citer que ces deux poètes là. Se souvenir du poème avant sa disparation. L'apprendre par coeur pour le garder en soi. Devenir le livre et le réciter à voix haute, pour continuer de le transmettre. Résister, grâce à sa mémoire.

    Quel texte et quelle poésie connaissons-nous par cœur ? Et que veut dire aujourd'hui, apprendre par cœur ? Inspirée par ces exemples de la mémoire résistante, l’artiste Mette Edvardsen a imaginé le projet "Le temps s'est endormi dans le soleil de l'après midi". Avec un groupe de personnes, ils se sont consacrés à l'apprentissage par coeur d'un livre de leur choix. Ensemble, ils forment une bibliothèque de livres vivants que l'on peut emprunter, dans un délicieux tête à tête. Dans cet épisode, il sera question de mémoire, d'oralité, d’apprentissage par et avec le cœur ! Mette Edvardsen est mon invitée du jour. Et aux subs à Lyon où le projet s'est déployé récemment, j'ai pu emprunté "la vie est ailleurs" de Milan Kundera, incarné par Léa Poiré. Un épisode entre Lyon, Oslo et Paris, avec la précieuse participation de Sarah Vanhee depuis Bruxelles. Un épisode où nous avons convoqué naturellement Ray Bradbury (dans plusieurs adaptations), l'indispensable et précieux Olivier Steiner, l'expérience du cœur de Tiago Rodrigues, la sensibilité de Joël Pommerat et la mémoire d'Anna Akhmatova.

    Et pour celleux qui auront l'écoute attentive jusqu'au bout du bout de l'épisode, un petit cadeau s'est glissé après l'outro. Bonne écoute !



    Les Subs à Lyon :

    https://www.les-subs.com/

    Le site du projet de Mette Edvardsen : http://www.timehasfallenasleepintheafternoonsunshine.be/

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    • 58 min
    Le Beau Bizarre #32 avec Salim Djaferi pour Koulounisation

    Le Beau Bizarre #32 avec Salim Djaferi pour Koulounisation

    De quoi est-faite une langue maternelle ?

    Est-ce toujours la langue de la mère ?

    Et quelle trace elle laisse lorsqu'elle n'est pas transmise ?

    Comment une langue se laisse contaminer par l'histoire qui la traverse ? Comment l'histoire abime une langue ou la rend vivante ?

    Dans cet épisode il sera question de langue, de traduction et de sens portés des mots. De sens donné selon le rôle et la place que l'on a occupé dans l'histoire à raconter. De synonymes qui s'accumulent pour ne jamais dire complétement l'histoire à raconter.

    Comment dit-on le mot colonisation en arabe ?

    C'est avec cette simple question que Salim Djaferi démarre une enquête linguistique qui le mène de Bruxelles à Alger et d'Alger à Paris. Une enquête qu'il restitue seule en scène dans son spectacle Koulounisation.

    Salim Djaferi est mon invité aujourd'hui.

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    • 43 min

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