68 episodes

 Parce que chaque semaine qui commence est un nouveau départ, j’avais envie de vous lire une histoire. Alors je vous propose le bijou comme un bisou du soir. 
Chaque soir pendant le confinement, j'ai raconté une histoire de bijou, maintenant, le dimanche en alternance avec les autres podcasts "Il était une fois le bijou" ou  "Brillantes" je raconte les grandes et petites histoires de bijou ou j'interviewe une personnalité du monde de la joaillerie sur l'actualité du bijou. 
 Mes podcasts joaillerie donnent une voix aux bijoux et mettent sur la voie de l’histoire, des savoir faire et des créateurs et des Maisons de joaillerie. 

Le bijou comme un bisou Le bijou comme un bisou

    • Arts

 Parce que chaque semaine qui commence est un nouveau départ, j’avais envie de vous lire une histoire. Alors je vous propose le bijou comme un bisou du soir. 
Chaque soir pendant le confinement, j'ai raconté une histoire de bijou, maintenant, le dimanche en alternance avec les autres podcasts "Il était une fois le bijou" ou  "Brillantes" je raconte les grandes et petites histoires de bijou ou j'interviewe une personnalité du monde de la joaillerie sur l'actualité du bijou. 
 Mes podcasts joaillerie donnent une voix aux bijoux et mettent sur la voie de l’histoire, des savoir faire et des créateurs et des Maisons de joaillerie. 

    le bijou comme un bisou #67 les légendes du diamant

    le bijou comme un bisou #67 les légendes du diamant

      Parce que chaque semaine qui commence est un nouveau départ, j’avais envie de vous lire une histoire. Alors je vous propose le bijou comme un bisou du dimanche soir.

    Il était une fois les légendes du diamant

    Les conceptions du diamant sont pérennes et pourtant variables aussi entrainent-elles un engouement tout aussi permanent qu’ambivalent. En effet, le diamant évoque l’éternité et la malédiction, le pouvoir et la destruction, l’invincibilité et la mort. Bref, le diamant reflète toutes les passions humaines sur lesquelles sont projetées les aspirations à un au-delà sublime.

    Alors j’ai choisi ici de ne vous parler que des légendes. N’y chercher donc pas d’autres vérités que celles auxquelles vous aurez envie de croire. Pour creuser la thématique du diamant je vous invite dimanche prochain sur mon autre podcast « il était une fois le bijou » pour 5 émissions qui feront un tour du sujet.

    Pour l’instant rêvons à la filiation céleste et à l’origine divine du diamant. 

    Au temps des pharaons, le diamant était révéré des Egyptiens qui le plaçaient au centre du signe Ankh, le hiéroglyphe qui signifie “ la vie ”. On le déposait donc au milieu de la croix ansée et il symbolisait le soleil, synonyme de force, de courage et de vérité.

    Les Grecs de l’Antiquité pensaient que les diamants étaient des poussières d’étoiles tombées sur Terre ou les larmes des dieux c’est-à-dire de précieuses particules célestes. Il y a même un mythe qui explique que c’est Chronos qui aurait changé un jeune homme appelé Diamant en pierre précieuse.

    Et pour les Romains, le diamant, indestructible, était situé à la pointe des flèches que Cupidon, le dieu de l’amour, envoyaient pour toucher ses cibles d’un sentiment indestructible.

    De la pensée au Verbe, le langage s’est structuré autour des appellations grecque et latine pour former le mot diamant. 

    Le terme « adamas » (Ἀδάμας) vient du grec ancien qui signifie indomptable, inflexible, inébranlable. Aujourd’hui encore le mot « adamant » équivaut à « catégorique » et on parle d’une volonté « adamantine » pour signifier un caractère inébranlable. Alors que l’adjectif adamantin signifie toujours « qui a l’éclat du diamant » ! 

    Venu du grec donc, « adamant » désignait les métaux les plus incroyablement durs avec lesquels les Dieux forgeaient leurs armes et leur équipement et dont seuls ils avaient le secret de fabrication : le casque d’Hercule, la faux de Saturne, la charrue d'Æétès ou les chaînes de Prométhée étaient donc réputés en adamant.

    En bas latin « diamas » désigne également les métaux les plus durs mais s’y ajoute la notion d’aimant dans l’acception d’attirance comme par exemple pour désigner la magnétite.

    En Inde, parce qu’il ne faut pas oublier que les diamants viennent d’inde et que dès le IVe siècle avant JC, les textes sanskrits indiquent le commerce du diamant et même les impôts prélevés sur leur exploitation par le premier empereur des Indes 

    En Inde, donc, c’est le Dieu Indra qui confia son arme qui était la foudre au premier ascète Dadhichi. Quand l’ascète se lasse de ce job de gardien, il dissout magiquement la foudre et l’avale. Evidemment c’est à ce moment qu’Indra est menacé alors il fabrique une arme avec la colonne vertébrale de l’ascète à la demande expresse de ce dernier. Le Dieu gagne son combat et se trouve donc en possession d’une arme redoutable devenue doublement magique puisqu’elle combine la force de la foudre et une nouvelle invincibilité. Le mot sanskrit est « vajra » ((वज्र)) et va désigner le diamant. En effet cette pierre précieuse est en forme d’octaèdre et d’une harmonie parfaite : 6 pointes aiguës, 8 facettes planes et 12 arêtes droites et tranchantes.

    • 15 min
    Tous nos voeux joailliers ! par Anne et Claire, les podcasteuses de la joaillerie, Il était une fois le bijou et Rubis sur canapé.wav

    Tous nos voeux joailliers ! par Anne et Claire, les podcasteuses de la joaillerie, Il était une fois le bijou et Rubis sur canapé.wav

    Bonne année ! 

    Dans cette édition particulière, nous nous sommes réunies avec Claire Fillet, la jolie joaillière podcasteuse de Rubis sur canapé pour vous souhaiter en particulier une très, très bonne année 2021.

    Parce que nous sommes les podcasteuses de la joaillerie, il était important, toutes les deux, de vous souhaiter à vous les amoureux du bijou, une très jolie année. 

    Ensemble nous vous souhaitons de l’innovation (cette année nous a entraîné à cela), de l’apaisement parce qu'avec une année aussi compliquée, on espère bien que l'année suivante sera infiniment plus calme. Et surtout, de l'amour, parce que c'est avec amour que nous faisons nos podcasts, parce que nous vous aimons et que c’est l'amour du bijou qui nous rassemble. Nous vous souhaitons aussi de la passion afin d'avoir toujours des paillettes plein les yeux, et aussi de garder votre sang froid dans ces temps difficiles car la roue tourne, et la joie permet de doper son énergie et sa motivation. !

    Quand j’ai demandé à Claire ce qu’elle souhaitait personnellement pour cette année, elle m’a annoncé un heureux évènement pour le printemps. Félicitations Claire !

    En retour je me souhaite que mes 3 grands restent « bien droits dans leurs bottes » et qu'ils réussissent tous leurs examens !

    Que pouvons-nous vous souhaiter personnellement ?

    Quand Claire m’a demandé quels étaient mes souhaits professionnels je lui ai dévoilé que j’étais en train de créer mon studio de création de podcasts pour les joailliers et de réaliser de nouveaux concepts de mise en voix des bijoux sur les sites Internet. Donc, bien sûr, je souhaite que ça marche ! Aussitôt Claire s’est exclamé que c’était un super projet et qu’elle me soutenait à 100 pour 100 ! Elle est vraiment adorable ! Ses projets professionnel pour 2021 sont de continuer son aventure Firo (sa Maison de joaillerie), avec sa super associée Aurore, pour réaliser encore plus de nouvelles bagues de fiançailles, des alliances, et des projets sur mesure, afin de rendre heureux ses clients encore plus nombreux et de les accueillir avec plaisir dans leur atelier. Et aussi, bien sûr, elle projette de continuer son podcast, tellement riche en nouvelles rencontres et expériences.

    Que pouvons-nous vous souhaiter professionnellement ?

    Toutes les 2, nous vous souhaitons une année pleine de sororité, comme nous venons de le faire ensemble, une année pleine de sérénité et une année pleine de sérendipité parce que ce sont les rencontres qui fabriquent les nouveaux projets.

    Belle année 2021 et à bientôt !

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    Musique : Allan Deschamp, 0 le Sign 

    • 4 min
    le bijou comme un bisou #66 les tours d'oreilles et autres parures auriculaires

    le bijou comme un bisou #66 les tours d'oreilles et autres parures auriculaires

      

    Il était une fois les tours d’oreilles et autres parures auriculaires

    Le 19 septembre 1991, la plus ancienne momie naturelle est retrouvée dans le val de Senale en Italie à 92 mètres de la frontière autrichienne. Les savants vont appeler Ötzi cet homme qui date du Néolithique final donc vers 2600 avant Jésus Christ et qui est l'une des plus importantes sources de connaissance du mode de vie des hommes de cette époque. Et ce témoin de la protohistoire porte déjà des marques du port de boucles d’oreilles, piercing et tatouage.

    On mesure donc combien nos envie de boucles d’oreille et le placement d’objet-bijou sur le corps est intimement lié à notre humanité.

    La décoration de l’oreille, par perçage ou serrage est d’un symbolisme fort parce que l’oreille elle-même est toute une symbolique.

    Dans l’iconographie antique, en Egypte mais aussi en Grèce ou chez les romains, les oreilles sont le symbole de l’attention des dieux envers les fidèles. 

    En Babylone, Shamash est le dieu à l’oreille ouverte. En Inde, les grandes oreilles, symbole de la connaissance et de la perfection attestent de la sagesse de Bouddha et les oreilles de Ganesh séparent le bien du mal et ouvrent les voies du savoir.

    Chez les Incas, les personnages de haut rang étaient appelés les grandes oreilles et en Chine les oreilles longues font référence à la noblesse et au mérite.

    Chez les Dogons l’oreille représente le double appareil sexuel mâle et femelle: le phallus avec le pavillon et la matrice avec le conduit auditif. 

    Comme Gargantua, de nombreux dieux et héros sont nés de l'oreille de leur mère, d’ailleurs la conception de Jésus au cours du haut Moyen Age est réputée résulter de la pénétration du Saint Esprit dans l'oreille de Marie. Par ailleurs, c’est derrière l’oreille que siège Némésis, la déesse de la juste colère des Dieux. Quand au lobe de l’oreille il est considéré comme le siège de l’attention et de la mémoire.

    Lié à l’acupuncture, l’auriculothérapie inventée en 1957 par le Dr Paul Nogier pose comme principe que l’oreille incarne tout le corps. Pour d’autres, la forme de l’oreille donne lieu à des interprétations liées à la psychologie de son porteur. En tout cas, siège de l’écoute active ou passive, l’oreille est une porte d’ouverture au monde.

    Ceci nous amène à la réflexion suivante. Si l’oreille est symbole, la parure d’oreille est doublement symbolique. En effet le port des bijoux ne nécessite usuellement pas l’atteinte au corps. Les bagues, colliers, bracelets s’enfilent ou se posent sur le corps sans qu’il soit nécessaire pour cela de pénétrer le corps.

    La parure de l’oreille revêt donc une charge émotionnelle forte et techniquement il y a 3 solutions pour porter un bijou d’oreille : percer l’oreille, ou ne pas percer l’oreille, ou encore porter un bijou dont une partie pose dans l’oreille percée et l’autre partie s’accroche sans percer l’oreille.

    Dans le cas de notre momie Ötzi, on sait que les oreilles étaient percées mais on ne sait pas à quelle conception cette façon de porter la parure d’oreille répondait. Toutes les tribus primitives d’Afrique, d’Asie ou d’Océanie pratiquaient le piercing d’oreille pour des raisons magiques, esthétiques ou initiatiques.

    On sait que les plus anciennes boucles d'oreille, pour oreilles percées ont été découvertes sur le site de Chifeng en Mongolie et dans les sépultures royales d’Ur en Mésopotamie. Ces bijoux pour oreilles percés datent de l’Age de Bronze.

    J’ai trouvé beaucoup de sources pour l’histoire de la boucle d’oreille qui est donc à la conjonction de l’histoire du bijou et de celui du piercing où les différentes formes correspondent à l’évolution de la mode. Par contre l’histoire des bijoux pou

    • 12 min
    le bijou comme un bisou #65 mon tour de Gaule des créateurs bijoux

    le bijou comme un bisou #65 mon tour de Gaule des créateurs bijoux

      Cette semaine j’avais envie de légèreté alors je vous propose un petit tour de France inspiré par Goscinny et Uderzo, un voyage sur les traces des irréductibles gaulois, façon joaillerie.

    Parce qu’il faut le dire, la joaillerie, comme tous les secteurs du commerce a souffert, parce qu’être joaillier ce n’est pas se rouler dans l’or et se vautrer sur les pierres précieuses mais acheter des matières précieuses pour créer avec des doigts de fées le témoignage de l’amour que leurs clients veulent s’échanger. Si ça ce n’est pas être irréductible !

    Je ne prétends pas être exhaustive, encore moins impartiale, la France regorge de joailliers de talents et n’en retenir qu’un est très difficile. Alors je vous partage les créateurs qui m’ont séduite, pour participer à la valorisation de ce merveilleux savoir-faire français, et de ces artisans et artistes, plus ou moins près de chez vous mais en tout cas de chez nous. 

    Bref, j’avais envie de promouvoir la création joaillière, en cette période de Noël où tant qu’à faire un cadeau autant qu’il soit chargé de sens, de création, de savoir faire, d’imagination, d’art, d’un soupçon de luxe et en plus qu’il puisse se transmettre ! 

    Donc un petit matin tranquille près du village gaulois, un préfet trop zélé emmène les légions romaines a une énième défaite, prévisible, certes mais comme souvent, on ne s’aperçoit de ses erreurs que quand elles sont bien réelles ; Alors il décide d’enfermer le village gaulois. Astérix indigné lui rétorque « romain ! Nous sommes chez nous en Gaule et nous irons où bon nous semblera. » Puis il parie qu’il fera un tour de Gaule et rapportera une spécialité de chaque région.

    Aujourd’hui, nous sommes peut être irréductibles mais nous étions confinés nous allons donc pouvoir enfin bouger ! 

    Suivons donc Astérix, Obelix et Idéfix dans leur première étape à Rotomagus, c’est-à-dire Rouen. Où ils ne font d’ailleurs que chercher un moyen de transport pour Lutèce.

    Je vous propose, avant d’embarquer avec eux sur le bateau croisière qu’ils arraisonnent, de vous arrêter un instant à la Maison de joaillerie Inédit, labellisée Entreprise du patrimoine Vivant, elle s’est fait une spécialité de réaliser des pièces de haute joaillerie, en public et en direct, lors d’événement comme la Biennale Internationale des Métiers d'Art & de la Création ou le Salon International du Patrimoine. Une véritable gageure technique et artistique. Le tout sans autre potion magique que leur talent et leur savoir-faire. Une démonstration a chaque fois époustouflante de virtuosité. Par exemple, leur bague Strates était un hommage à la géologie et superposait bois d'ébène, cornaline, opale, agate, jaspe et diamants surplombés d'un cristal de roche en pain de sucre le tout sur or blanc. Leur pendentif "Jardin" est un hommage au jardinier Le Nôtre en mêlant grenats verts, d'obsidienne, de cristal de roche, de diamants de couleurs et de diamants blancs pour une structure végétale joaillière.

    A Lutèce, Astérix et Obélix tombent dans les encombrements. Je ne vous cache pas qu’aujourd’hui je rêve de voir revenir les embouteillages. Enfin ! Nos gaulois profitent de la foule (les chanceux) pour se procurer le fameux jambon de Paris. Comme maintenant on le trouve encore facilement au contraire du papier toilette et des pâtes, je suppute un certain renversement des valeurs. 

    Mais en matière de bijoux, Paris reste le berceau de la joaillerie à la française et la place Vendôme fait tout pour que cette image reste à l’international. Ce qui permet ainsi aux savoir-faire de se transmettre et aux créateurs de bénéficier de cette image. Irréductibles, les joailliers se lancent, en croisant sérieusement les doigts dans cette période ince

    • 23 min
    le bijou comme un bisou #64 la marqueterie bijou de Rose Saneuil

    le bijou comme un bisou #64 la marqueterie bijou de Rose Saneuil

    Il était une fois la marqueterie bijou de Rose Saneuil

    Quand je pense à la marqueterie, je vois tout de suite les meubles d’André-Charles Boulle, l’ébéniste de Louis XIV. Mais cette technique est beaucoup plus ancienne.

    Pour la définir, en résumé, la marqueterie est le fait de créer des motifs sur un support en incrustant dedans d’autres matériaux. Il ne faut pas confondre la marqueterie et la mosaïque qui est également le fait de créer des décors mais avec des pierres qui sont maintenues ensemble par un liant, un enduit ou un mastic. Il n’y a donc pas dans la mosaïque d’incrustation.

    A l’origine, il y a la marqueterie de marbre et de bois.

    La technique de la marqueterie de marbre s’appelle Opus sectile qui signifie « appareil découpé », et est utilisé en décoration architecturale pour les pavements et les murs. Elle se crée à partir de marbres mais aussi de pierres dures, de nacre, de métal et même de verre coloré. Elle date de la fin de l’empire romain. Pline l’Ancien certifie que cette technique aurait été inventée par les grecs et ramené en Italie par le chevalier Formiano Mamurra, le chef des ingénieurs de César en Gaule vers le 1er siècle avant Jésus-Christ.

    L’opus Sectile est un art très raffiné et difficile car pour que les incrustations soient belles il faut à la fois que les matériaux soient en feuilles très minces ce qui n’est pas facile avec du marbre et que chaque motif soit découpé ou façonné avec une immense précision pour que l’incrustation soit invisible. Il faut à la fin que toutes les incrustations soient au même niveau et qu’aucun dénivellement n’existe entre le support de base et les motifs. Sans compter que la virtuosité des artistes permettait même de créer une dimension bi ou tridimensionnelle des sujets.

    Cet art de la marqueterie se répandra dans tout l’Occident pendant l'Empire romain puis en Orient dans l’empire Byzantin jusqu’au Moyen Age. L’exemple le plus célèbre est la salle de la Domus de la Porte Marine à Ostie au musée du haut Moyen Age à Rome où l’on peut admirer toutes les applications de cette technique des pavements aux frises en passant par les décors muraux.

    Au Moyen Age, entre le XIIe et le XIIIe siècle les maîtres Cosmates donnent une orientation spéciale à la marqueterie de marbre en travaillant la couleur avec du porphyre rouge et vert, du marbre jaune et du granit gris sur un fond de marbre blanc. Déjà à l’époque ces pierres de couleurs sont des matériaux récupérés dans les ruines antiques.

    A la Renaissance apparaît la mosaïque florentine encouragée par les Médicis avec en point d’orge la création du musée de la manufacture des pierres dures de Florence (Opificio Delle Pietre Dure) par Ferdinand 1er de Médicis. La marqueterie s’enrichit alors d’incrustation de pierres dures et fines (lapis lazuli- cornaline, améthyste, agate,…..

    L’extraordinaire Table de Mazarin, dont je vous ai parlé lors de ma visite à l’exposition Pierres Précieuses au Museum national d’histoire naturelle est un splendide exemple de la magnificence de cette marqueterie de pierre.

    La marqueterie de bois daterait, elle, de l’antiquité égyptienne et au contraire de la marqueterie de marbre disparait avec l’empire romain. C’est aussi à la Renaissance qu’elle reprend son essor. Dans le bois on incruste d’autres bois mais aussi des matériaux différents comme la corne et l’os ou l’ivoire mais aussi la pierre ou la pâte de verre ou encore du métal ou du galuchat. La difficulté est alors multipliée. Car il ne s’agit plus seulement de prendre en compte des épaisseurs différentes de matières mais également les différentes souplesses des matériaux. Par exemple, le galuchat qui est de la peau de raie n’a absolument pas la même tenue que le lapis laz

    • 13 min
    le bijou comme un bisou #63 la Faluche, la parure estudiantine

    le bijou comme un bisou #63 la Faluche, la parure estudiantine

    Il était une fois la Faluche,la parure estudiantine

    Dans chaque moment de crise on demande beaucoup à la jeunesse : c’est la première à être envoyée au front avec plus ou moins de préparation, elle doit s’adapter aux conditions sans bénéficier de l’expérience de ses ainés qui n’ont pas connu cette situation inédite, elle doit faire le deuil de ses rêves et la perte de cette innocence laisse une trace profonde dans une génération entière. Aujourd’hui semble a priori moins dramatique que pendant les guerres mondiales. Les jeunes ne sont pas envoyés à la mort. Les cours ont lieu, avec plus ou moins de réussite en distanciel comme on le dit maintenant, les examens sont repoussés ou adaptés. Mais l’époque apprend aux jeunes que l’autre est un tueur en puissance et que l’altérité est devenue un poison. Je ne suis pas sociologue ni philosophe et je ne peux imaginer les conséquences durables sur l’esprit de la génération future. Si leur maitrise du numérique leur donne aujourd’hui une aisance certaine, leur reproche aux générations antérieures concernant l’écologie et l’économie qui pouvait être considéré comme une révolte adolescence normale, se double maintenant d’une méfiance et même d’un rejet de l’autre pour le moins inquiétant.

    Alors j’ai choisi de vous parler d’un symbole estudiantin, et pas seulement d’un bijou, d’une véritable parure qui incarne la fraternité et l’esprit de corps, la croyance aux valeurs humaines sans lien politique et ni religieux, et qui symbolise l’attachement conjugué de l’envie d’apprendre et de travailler avec le plaisir de vivre et d’être ensemble. 

    Voici donc la Faluche estudiantine. 

    C’est une parure car c’est à la fois un ornement vestimentaire, une expression artistique et un élément du droit. Sa signification vient de l’histoire. Ses symboles décrivent l’étudiant et leur organisation sur cette parure obéit à des règles précises, décryptables et lisibles par tous les faluchards.

    Tout d’abord une précision, la faluche n’est pas un béret. Le béret est associé soit aux français soit à l’élégance impertinente de la parisienne et trouve son origine acertainée en Béarn en 1835.

    La faluche, elle, est ramenée de Bologne par les étudiants français le 25 juin 1888. 

    Mais je vais d’abord faire un petit détour sur les couvre-chefs symboles de l’érudition. Au Moyen Age les premières universités étaient dédiées à la théologie, la médecine et au droit. Comme elle était régit par le clergé, les professeurs-moines comme les étudiants portait une robe académique, une sorte de toge à capuche. Cette « cappa clausa » est introduite aux Etats Unis par les premiers colons issus d’Oxford et de Cambridge et a donné le costume académique que les étudiants arborent lors de leur remise de diplôme. Le chapeau carré, appelé « Mortier » aurait été rapporté par les étudiants revenant de Florence pendant la période Médicis. Ou bien, ce serait une évolution du « pileus » un genre de béret en feutre avec au centre un petit bouton carré porté par les frères laïcs de 1311. 

    Revenons en France précisément à la fin du second empire. Napoléon III, est tout à la fois le dernier monarque et le premier président élu au suffrage universel. Il hérite d’un rejet des valeurs aristocratique et d’un désenchantement des idéaux républicains de la première heure. Il veut moderniser et restaurer la puissance française dans le monde. Alors il sent bien qu’il faut donner à tous des valeurs communes, ce qu’il fera par l’instruction. On lui doit pêle-mêle l’enseignement secondaire des filles, l’histoire et la géographie en primaire, la philosophie, les langues vivantes, les arts et le sport dans le secondaire. C’est lui qui nous a inculq

    • 18 min

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