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Stéphane Le Foll - 28 juin 2021 Les 4 Vérités

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Le lundi 28 juin, au lendemain des élections régionales, marquées par un fort taux d’abstention, Stéphane Le Foll était invité sur le plateau des 4 vérités sur France 2. « Il n’y a pas de cadre politique qui organise le débat démocratique. Plus personne n’a envie de se déplacer pour des grandes idées. (…) Emmanuel Macron a une responsabilité dans le fait d’avoir dynamité les partis politiques sans être capable d’en construire lui-même un. Cela donne le résultat qu’on a aujourd’hui », a estimé le maire du Mans au micro de Caroline Roux.


L’ancien ministre de l’Agriculture sous François Hollande a également réagi à l’échec du Rassemblement national qui n’a remporté aucune région ce dimanche 27 juin. « Le Rassemblement national a clairement trébuché. Ces élections régionales ont montré qu’il était incapable de se donner la capacité de gagner une région. Un message très important est passé », a-t-il analysé. Néanmoins, selon lui, « le taux d’abstention doit faire réfléchir tout le monde ». À quelques mois de la prochaine élection présidentielle, qui se tiendra en avril 2022, quelles conséquences doit donc en tirer Emmanuel Macron ? « Ce n’est pas un sujet aujourd’hui. Il est président de la République, il a une part de responsabilité très importante. (…) Ce n’est pas mon sujet », a-t-il déclaré.

En Île-de-France, la candidate Les Républicains Valérie Pécresse a été réélue en tant que présidente de région avec 45,1% des voix, devant la liste de rassemblement de la gauche conduite par l’écologiste Julien Bayou (33,9%). « L’union fait la force ? », interroge alors la journaliste. « Non, en politique, c’est la force qui fait l’union. Quand vous additionnez mais qu’il n’y a pas de force propulsive, le rassemblement ne crée pas de dynamique. Cela s’est vu en Île-de-France, dans les Pays de la Loire. L’Union du premier tour dans les Hauts-de-France ou en PACA a donné les résultats que vous savez… », a décrypté l’élu socialiste qui appelle à la formation d’une « force de gauche capable d’aller au-delà d’un simple rassemblement des électeurs de différents partis ».

La gauche a résisté


Lors de cette élection, le Parti socialiste a gagné cinq régions. Concernant la place de l’écologie, « elle a marqué des points », reconnaît-il, mais a atteint un « plafond de verre ». « Elle n’a pas été en mesure de gagner quoi que ce soit », a-t-il déclaré. Et de poursuivre : « Pour aller plus loin, il faut créer une grande dynamique qui intègre à la fois la grande question écologique et la question sociale ». Stéphane Le Foll souhaite aujourd’hui redonner de la clarté aux électeurs. « Il faut être clair dans les choix, clair dans les objectifs. On ne peut pas continuer comme on l’a fait depuis deux ans », a-t-il affirmé. Mais qui pour la représenter ? « Il faut qu’un débat s’ouvre. Je proposerai dans un livre début septembre un débat sur les idées, sur ce que l’on veut pour la France, l’Europe et l’international », a rappelé l’élu qui veut renforcer la vocation internationaliste de la gauche mais aussi aborder la question de la redistribution des richesses et du pouvoir vivre. « Les cartes sont rebattues, il y a un espoir, à condition de lui donner un débouché clair », a-t-il conclu.

Le lundi 28 juin, au lendemain des élections régionales, marquées par un fort taux d’abstention, Stéphane Le Foll était invité sur le plateau des 4 vérités sur France 2. « Il n’y a pas de cadre politique qui organise le débat démocratique. Plus personne n’a envie de se déplacer pour des grandes idées. (…) Emmanuel Macron a une responsabilité dans le fait d’avoir dynamité les partis politiques sans être capable d’en construire lui-même un. Cela donne le résultat qu’on a aujourd’hui », a estimé le maire du Mans au micro de Caroline Roux.


L’ancien ministre de l’Agriculture sous François Hollande a également réagi à l’échec du Rassemblement national qui n’a remporté aucune région ce dimanche 27 juin. « Le Rassemblement national a clairement trébuché. Ces élections régionales ont montré qu’il était incapable de se donner la capacité de gagner une région. Un message très important est passé », a-t-il analysé. Néanmoins, selon lui, « le taux d’abstention doit faire réfléchir tout le monde ». À quelques mois de la prochaine élection présidentielle, qui se tiendra en avril 2022, quelles conséquences doit donc en tirer Emmanuel Macron ? « Ce n’est pas un sujet aujourd’hui. Il est président de la République, il a une part de responsabilité très importante. (…) Ce n’est pas mon sujet », a-t-il déclaré.

En Île-de-France, la candidate Les Républicains Valérie Pécresse a été réélue en tant que présidente de région avec 45,1% des voix, devant la liste de rassemblement de la gauche conduite par l’écologiste Julien Bayou (33,9%). « L’union fait la force ? », interroge alors la journaliste. « Non, en politique, c’est la force qui fait l’union. Quand vous additionnez mais qu’il n’y a pas de force propulsive, le rassemblement ne crée pas de dynamique. Cela s’est vu en Île-de-France, dans les Pays de la Loire. L’Union du premier tour dans les Hauts-de-France ou en PACA a donné les résultats que vous savez… », a décrypté l’élu socialiste qui appelle à la formation d’une « force de gauche capable d’aller au-delà d’un simple rassemblement des électeurs de différents partis ».

La gauche a résisté


Lors de cette élection, le Parti socialiste a gagné cinq régions. Concernant la place de l’écologie, « elle a marqué des points », reconnaît-il, mais a atteint un « plafond de verre ». « Elle n’a pas été en mesure de gagner quoi que ce soit », a-t-il déclaré. Et de poursuivre : « Pour aller plus loin, il faut créer une grande dynamique qui intègre à la fois la grande question écologique et la question sociale ». Stéphane Le Foll souhaite aujourd’hui redonner de la clarté aux électeurs. « Il faut être clair dans les choix, clair dans les objectifs. On ne peut pas continuer comme on l’a fait depuis deux ans », a-t-il affirmé. Mais qui pour la représenter ? « Il faut qu’un débat s’ouvre. Je proposerai dans un livre début septembre un débat sur les idées, sur ce que l’on veut pour la France, l’Europe et l’international », a rappelé l’élu qui veut renforcer la vocation internationaliste de la gauche mais aussi aborder la question de la redistribution des richesses et du pouvoir vivre. « Les cartes sont rebattues, il y a un espoir, à condition de lui donner un débouché clair », a-t-il conclu.

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