35 episodios

Ce podcast donne la parole aux personnes minorisées. Ici, on se sert une grande tasse de thé et on écoute leur récit de vie.
Si vous avez apprécié Extimité, pensez à nous mettre 5 étoiles ✨ ✨ ✨ ✨ ✨

Co-hosté par Douce Dibondo et Anthony Vincent.

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    • Sociedad y cultura

Ce podcast donne la parole aux personnes minorisées. Ici, on se sert une grande tasse de thé et on écoute leur récit de vie.
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Co-hosté par Douce Dibondo et Anthony Vincent.

    Episode 30 - Mischa

    Episode 30 - Mischa

    "À chaque fois que je vais à l'hôpital, je dois mentir à mes ami.e.s. Plus je grandis plus je suis en décalage avec mes copains qui sont plus "normaux" que moi, et je dois trouver des excuses aussi pour ça. Quand je prends mes médicaments, je dois trouver une excuse... Au bout d'un moment, ta vie n'est plus qu'un immense mensonge", constate Mischa, militant intersexe, dans l'épisode 30 d'Extimité.


    TRIGGER WARNING : Cet épisode traite notamment de violences médicales, de mutilations sexuelles, et de pédocriminalité. 
    Ce qu'il voit dans le miroir "en tant que personne intersexe dont la variation est relativement visible et qui garde des traces des opérations et traitements" (02:00) : "Quand je regarde mon corps, je ne vois rien. Car je suis en total dissociation avec lui."
    La définition d'une personne intersexe (4:00) : "une personne dont le corps ne correspond pas aux définitions traditionnelles d'une anatomie dite masculine ou féminine. Elle se situe dans le spectre qui existe entre les deux. On compte une quarantaine de variations du développement sexuel. Au-delà de l'approche anatomique, ce sont surtout des personnes qui ont vécu une invalidation médicale et sociale de leur corps." 
    Son enfance rythmée par les opérations normatives et correctrices répétées, dont en Lituanie (5:30) : "J'avais des petites récompenses à la fin des 'examens' [génitaux]. C'est complètement perturbant : t'es récompensé d'avoir été violé (21:00)."
    Les conséquences sur sa santé mentale, son rapport aux autres, et au consentement (33:00) : "Quand nous grandissons face à des médecins qui ont le droit de nous photographier, nous palper, nous pénétrer, et sans que nous puissions dire 'non', ça nous apprend que notre corps ne nous appartient pas. Ça nous inculque que le consentement ne nous concerne pas, que les adultes peuvent bien faire ce qu'ils veulent de notre corps, puisqu'il est si bizarre que c'est mérité."
    Son adolescence en famille d'accueil et l'omerta autour de son intersexuation (45:00).
    Le déclic qui l'a conduit à son coming-out intersexe, puis à s'engager pour les personnes intersexes (50:00). 
    L'importance du Collectif Intersexe et Allié·e·s https://cia-oiifrance.org/ (1:00:00). 
    La difficulté à se projeter dans l'avenir et à relationner (1:12:00).
    La fatigue militante (1:19:00).


    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent. Merci à notre stagiaire Camille pour son aide dans cet épisode.


    Pistes sonores diffusées :
    Discours de Mischa lors de la Marche des fiertés (29 juin 2019 https://www.youtube.com/watch?v=QB_SPkL07h0).
    The Weeknd - Can't feel my face.
    Mischa - Was it worth it. For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy

    • 1h 27 min
    Épisode 29 - Thérèse

    Épisode 29 - Thérèse

    "J'invite les gens à ne pas avoir peur d'être libres", déclare Thérèse, chanteuse du groupe La Vague, dans le 29e épisode d’Extimité. 
    Elle y évoque notamment : 
    Pourquoi elle se voit comme un arc-en-ciel : "la rencontre de la pluie et du beau temps, pleine de couleurs" (2:30).
    Pourquoi "être unique est bien plus beau que d'être parfait" (5:00). 
    Son enfance mélancolique en banlieue et sa scolarité exemplaire (6:00). 
    Être zèbre (20:00) : "Je ne savais pas à l'époque que je faisais partie de ces personnes qu'on appelle des zèbres. Cela se caractérise par un quotient intellectuel supérieur à la moyenne, et surtout un quotient émotionnel surdéveloppé. Cette hypersensibilité peut déboucher parfois sur de la synesthésie, ce qui est mon cas." 
    Son rejet de la culture asiatique (23:00) : "C'était comme s'automutiler."
    Son éducation non-genrée et sa découverte de la sexualité (27:00). 
    Sa reconnexion à son identité asiatique (30:00) et comment la mort de Chaolin Zhang a fédéré les Asiatiques de France [ce couturier chinois de 49 ans est décédé après un vol violent perpétré par trois jeunes hommes le 7 août 2016].
    Sa vision de la liberté (45:00)
    Sa relation à la musique (52:00) : "Je trouve qu'il n'y a rien de plus beau que de faire du populaire exigeant."
    Son grand saut professionnel (55:00), d'une carrière toute-tracée dans le marketing, à la musique et la mode.
    Son groupe de musique, La Vague, et comment la scène l'a réconciliée avec son image (1:01:00).


    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.


    Pistes sonores diffusées :
    Fierté - La Vague
    Dernière saison - La Vague
    Lemme Be - La Vague
    Le poème "The laughing heart" de Charles Bukowski


    Thérèse vous recommande : 
    - Le roman "Paname Underground" Johann Zarca
    - Le film "Les Rivières" de Mai Hua
    - Le documentaire musical MIA, Matangi / MAYA / MIA 
    - Le livre des Les 5 Blessures" de Lise Bourdeau et "Risquer la Liberté" de Fabrice Midal 
    - Le Musée Soulages à Rodez, (Aveyron) « Parce que la beauté naît de la rencontre entre le noir et la lumière, l’un sans l'autre n'ont aucune valeur » For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy

    • 1h 17 min
    Episode 28 - Baba

    Episode 28 - Baba

    "Je sais ce que ça fait que d'aller voir un psy qui minimise tes souffrances parce que tu es noir.e", déplore Baba, psychologue, dans l'épisode 28 d'Extimité.


    (03:00) Son enfance au Mali, marquée par une maladie de peau
    (10:00) Sa construction en tant qu'Africain, Malien d'origines sénégalaises, Peul 
    (24:00) Le système de caste malien où il appartient à une élite sociale
    (29:00) Ses parents intellectuels, dont sa mère féministe
    (34:00) Son rapport difficile à l'école et son diagnostic tardif comme hyperactif
    (42:00) Son rapport à son corps, son genre, et aux autres : "Je vois systématiquement les hommes comme des agresseurs potentiels"
    (51:00) Sa demi-sexualité et l'incompréhension qu'elle suscite autour de lui : "Les gens trouvent paradoxal que je sois autant sex-positive sans être hyperactif sexuellement"
    (1:00:00) Son parcours psychologique : "Quand j'ai débuté mes études de pscyho, les gens autour de moi se moquaient en demandant à quoi ça servirait. Aujourd'hui, ce sont les mêmes à dire qu'on a vraiment besoin de psy au Mali."
    (1:05:00) Ce qu'être un psy racisé implique : "La plupart des psy sous-diagnostiquent les personnes racisées, quand ils ne mettent pas leurs troubles psychiques directement sur le coup de leur racialisation"


    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.


    Pistes sonores diffusées : 


    Baaba mal - Mariama
    Antony and The Johnson - You are my sister
    Bea Miller - S.L.U.T
    Ava Max - Sweet but psycho


    Les recommandations culturelle de Baba :
    Le roman "Who fears death" de Nnedi Okorafor ;
    La série "Chewing-gum" réalisée par Michaela Coel
    Le roman "Never let me go" de Kazuo Ishiguro,
    Le film Cloud Atlas réalisé Lana Wachowski et Tom Tykwer For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy

    • 1h 12 min
    Episode 27 - Agy

    Episode 27 - Agy

    "Avant, je ne comprenais même pas le concept de l'amour. Ça avait l'air sympa, mais je ne savais pas gérer mes émotions, ni me connecter à d'autres individus", raconte Agy dans l'épisode 27 du podcast Extimité. 
    Elle y évoque notamment : 
    (3:00) Son enfance près de Versailles, comme l'une des rares maghrébines à l'école
    (10:00) Son arrivée en lycée pro où elle a socialisé avec d'autres personnes noires et arabes dont elle partageait les codes
    (12:00) Son entrée en fac de sociologie, contre les déterminismes sociaux justement
    (16:00) L'illettrisme de sa mère
    (20:00) Comment le corps médical traite les personnes racisées ou le syndrome méditerranéen 
    (30:00) Son rapport aux personnes sans-abri et comment elle a créé l'association La Rue Tourne
    (49:00) La condition spécifique des femmes sans-abris
    (58:00) Son rapport à ses émotions, en tant que responsable d'une association et autiste
    (1:03:00) Son amoureuse et le concept des flammes jumelles
    (1:09:00) La question du coming-out auprès de sa famille
    (1:15:00) La lesbophobie


    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.


    Pistes sonores diffusées : 
    . Extrait du film "Fight Club", de David Fincher (1999) 
    . Extrait de la chanson "At Last", de Etta James
    . Extrait du poème "Healing" de Nayo Jones
    . Extrait d'une vidéo réalisée par Agy et Mourad sur l'alchimie


    Les recommandations culturelles d'Agy : 
    . L'album "Trip" de Jhene Aiko
    . Le roman "Brooklyn" de Colm Toibin
    . Le film "Les Misérables" de Ladj Ly
    . Le film "American Son" de Kenny Leon
    . Le magazine Paulette For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy

    • 1h 20 min
    Episode 26 - Wolky

    Episode 26 - Wolky

    "Le racisme est partout. Y compris chez mes collègues médecins, les internes, ou les patients", raconte le chirurgien noir et gay Wolky dans l'épisode 26 du podcast Extimité.

    Il y évoque notamment :
    (02:00) Son enfance en Afrique, élevé principalement par son père : "Ce n'était pas que mon père, c'était mon meilleur ami" 
    (12:00) Sa volonté d'être un garçon modèle : bac à 15 ans et études de médecine en partie pour faire plaisir à son père
    (18:30) L'acceptation de sa sexualité
    (26:00) Sa période d'hyperconsommation sexuelle 
    (38:00) La prise de conscience du racisme systémique en entrant dans le monde du travail français
    (41:30) Le racisme à l'hôpital depuis son point de vue de chirurgien
    (52:30) Sa dépression : "À force d'en faire 4 fois plus, d'accepter l'inacceptable pour être bien au travail, mon estime de moi-même a été complètement détruite. Après mon arrêt maladie, je devais reconstruire cette estime dans l'environnement qui venait de la détruire."
    (59:00) Comment il prend désormais soin de sa santé mentale par la méditation et par un suivi psychologique : "Quand on est noir et gay, on accumule tellement de traumas, sans forcément s'en rendre compte […]. Voir un psy, c'est lui présenter un objet qu'on voit depuis un point de vue. Et son rôle, c'est de vous tourner l'objet pour que vous en voyez les autres facettes."
    (1:01:30) Comment Marie Dasylva (@napilicaio sur Twitter avec ses #JeudiSurvieAuTaf et sa règle des 300 secondes) coach de carrière qui s'est spécialisée dans l'aide de personnes racisées au travail, l'a accompagné : "Sur ses conseils, maintenant, je formalise à l'écrit tous mes échanges avec mes collègues, supérieurs, et les RH au cas où."
    (1:07:00) Comment trouver un psy pas cher
    (1:14:00) Le polyamour, ses "choupis" ("quand vous êtes plus que sexfriends mais pas un couple non plus"), et combien son compagnon actuel l'a soutenu durant sa dépression : "C'est ça l'amour : aider l'autre, l'aider à grandir, et se montrer entier. On porte déjà trop de masques dans nos vies." 


    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.


    Pistes sonores diffusées :
    . "Independent Women Pt 1" - Destiny’s Child (Survivor - 2001)
    . "We all want love" - Rihanna (Talk That Talk - 2011)
    . "Django Jane" - Janelle Monae (Dirty Computer - 2018)
    . "Cold War" - Janelle Monae ( The Archandroid - 2010)


    Les recommandations culturelles de Wolky :
    . "Codes Noirs de l’esclavage aux abolitions", essai d'André Castaldo, préfacé par Christiane Taubira
    . "Straight Jacket, overcoming society's legacy of gay shame", livre enquête de Matthew Todd 
    . "Un Appartement sur Uranus", essai de Paul B. Préciado, préfacé par Virginie Despentes
    . "Noah's Arc", série de Patrik-Ian Polk
    . "Cloud Atlas", film de Lana Wachowski
    . "Petit Bambou", application mobile pour méditer
    . "Méditer puis Agir", essai de Youki Vattier For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy

    • 1h 24 min
    Episode 25 - Jawhara

    Episode 25 - Jawhara

    "Quand je me regarde dans le miroir, je vois une meuf qui s'est trop décolorée les cheveux ! Plus sérieusement, je n'aurais jamais cru que je changerai autant en déménageant de pays. Je me suis décoloré les cheveux, je les ai coupés, je ne les lisse plus, je me suis tatouée, et j'en ai plus rien à foutre de mon poids. Ça me paraît incroyable que j'aie pu m'émanciper de toutes les pressions que je subissais au Maroc", raconte Jawhara dans l'épisode 25 d'Extimité. 


    Trigger warning : cet épisode contient des passages de violences conjugales, d'agressions sexuelles et de pédophilie.


    Jawhara y évoque notamment : 


    (03:00) Son enfance à Casablanca au Maroc : "Mon tout premier souvenir, c'est mon daron qui m'a cassé les dents."


    (06:00) Le sentiment d'être toujours déviante par rapport à ce que devrait être une jeune fille modèle marocaine et le harcèlement scolaire qu'elle a subi


    (14:00) Les paradoxes de l'identité marocaine : "à la fois on veut être très traditionnaliste, très musulman, à la fois on veut avoir l'air très occidental, un peu français, même blanc"


    (16:00) Comment Internet et les animes comme Naruto et Magical DoReMi l'ont aidé à surivre


    (19:00) Son éducation dans un collège et un lycée du système français


    (21:00) Son sentiment d'être séquestrée pendant toute sa jeunesse à Casablanca


    (22:00) Sa bisexualité gardée en sourdine


    (26:00) Son premier séjour à Paris


    (28:00) Son grand frère, "pire ennemi" qui a quitté le domicile familial quand elle avait 13 ans


    (30:00) Comment Youtube lui a fait découvrir le féminisme et reconsidérer le maquillage


    (39:00) Son passage au véganisme et son premier amour, rencontré sur Twitter


    (47:00) Sa déconstruction progressive l'année de la terminale qu'elle a raconté en un thread Twitter


    (50:00) Son installation à Paris pour débuter une MANAA (Mise à niveau en arts appliqués) 


    (55:00) Son décalage par rapport aux codes sociaux français et son désenchantement face au White Saviorism de ses contacts Twitter : "Les marques de respect ne sont pas les mêmes. La franchise est différente aussi : ici, vous êtes plus fragiles, il faut prendre des pincettes, alors qu'au Maroc, on est plus frontaux, ou 'violents' comme vous diriez ici"


    (58:00) Comment elle a décidé de reprendre sa vie en main, d'emménager avec son copain et de se réorienter en école de maquillage privée : "Ma première année s'est très mal passée. Parce que c'est une école de fille avec tous les problèmes qui vont avec. Parce que c'est une école privée avec tous les problèmes qui vont avec les élèves qui ne se rendent pas compte de leur privilège d'être riches, de vivre chez leurs parents, et d'évoluer dans le pays où elles sont nées."


    (1:02:00) Comment elle interroge les questions de genres et de racisme qui traverse le milieu du maquillage


    (1:08:00) En quoi le maquillage serait traversé de logiques grossophobes et racistes


    (1:14:00) Ses galères de papiers


    (1:18:00) Comment le maquillage lui donne de la force


    Ce podcast est une création originale de Douce Dibondo et Anthony Vincent.


    Pistes sonores utilisées :
    Marwa Loud - Bad Boy
    Lizzo - Juice
    Lizzo - Like a girl For information regarding your data privacy, visit acast.com/privacy

    • 1h 23 min

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