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Écoutez, c'est la voix des concerné•es ! Le Lobby LGBTI+ est enfin sur écoute, un mardi par mois à 20h sur Radio Campus Paris, et en podcast tous les vendredi.

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Écoutez, c'est la voix des concerné•es ! Le Lobby LGBTI+ est enfin sur écoute, un mardi par mois à 20h sur Radio Campus Paris, et en podcast tous les vendredi.

    L'HEBDO — Lou Trotignon, comique ascendant mérou (REDIFFUSION)

    L'HEBDO — Lou Trotignon, comique ascendant mérou (REDIFFUSION)

    REDIFFUSION. Cette semaine, notre invité est Lou Trotignon, dont le spectacle "Mérou" se joue en ce moment à guichet fermé à la Nouvelle Seine.

    "Mérou", étrange nom pour un spetacle de stand-up queer. Mais saviez-vous que le mérou pouvait à loisir changer de sexe pendant sa vie ? C'est l'une des choses que vous apprendrez si vous vous rendez au spectacle de Lou Trotignon, qu'il joue ces jours-ci à La Nouvelle Seine (Paris 5e). Cette semaine, ça fait même un an tout pile que son spectacle a commencé à tourné. En un an, il a changé, et Lou aussi. « Mon spectacle transitionne en même temps que moi », plaisante-t-il.
    Lou Trotignon sera le 29 novembre au mk2 Quai de Seine pour une projection en avant-première de Orlando, ma biographie politique, le nouveau film de Paul B. Preciado.
    Son spectacle se joue toujours chaque jeudi à 19h30 à La Nouvelle Seine. Les représentations sont toutes complètes, mais il sera de retour dès le mois de janvier, au même endroit. Et vous pourrez aussi le voir à Bayonne les 1er et 2 décembre, et à Avignon le 16 décembre.

    Qu'est ce qui te touche le plus dans ton métier d'humoriste? 
    Lou Trotignon : Ce qui me touche le plus, je pense, c'est quand je vois que mon parcours fait écho à d'autres personnes qui vivent les mêmes choses ou pas forcément. Une fois, un mec hétéro, la cinquantaine, est venu me voir après le spectacle et m’a dit : “moi aussi je doute sur plein de trucs, pas sur mon identité de genre, mais je doute”. 
    Raconte-nous tes débuts dans le stand-up
    J'ai commencé il y a deux, trois ans. À l’époque, je pensais que j'étais une meuf hétéro. Donc mes débuts, mes premiers sketchs, je racontais que tout le monde pensait que j'étais lesbienne alors que pas du tout. Donc j'ai dû tout réécrire en fait !
    Au début, j'ai commencé dans une scène où il y avait que des meufs, parce qu'à l'époque, pour jouer en tant que meufs, il fallait aller à des plateaux pour les meufs. C'était comme ça que ça se passait. J'ai tout de suite été confronté au sexisme, on m'a fait des retours sur mes blagues en me disant “non, c'est pas comme ça qu'il faut dire” ou “c'est pas bien pour une meuf d'être comme ça”. Et du coup j'ai arrêté. Et plus tard, j’ai assisté à un atelier d’écriture avec Tahnee, une autre humoriste queer. On s'est rencontrés, elle m’a poussé à remonter sur scène, j'ai vu que les gens rigolaient, qu'il y avait un public, et du coup ça m'a touché. Et je me suis dit que j’allais continuer.
    Est ce que tu as cherché à voir d'autres humoristes queer ? Et ça a été important pour les représentations que t'avais autour de toi ?
    Moi, ça m'a pris du temps avant de me dire que j'étais queer. Je suis monté sur scène en pensant que j'étais hétéro, mais j'allais principalement à des spectacles queers. J'ai vu le Comedy Love, par exemple. C’est un spectacle créé par Tahnee, Mahaut et Lucie Carbone, avec aussi Noam Simseau maintenant. Et c'est que des queers et/ou féministes sur scène. Et ça m'a fait du bien d'être dans une salle de spectacle sans recevoir des blagues homophobes racistes. Je me suis juste senti bien et je me suis dit que j’avais envie de procurer moi aussi cette joie-là.
    Dans son spectacle Nanette, l’humoriste Hannah Gadsby parle de sa volonté de quitter le monde du spectacle comique, car il est trop douloureux de passer par l'auto-dérision autour de son expérience en tant que personne queer. Qu'est ce qu’elle représente pour toi, Hannah Gadsby ?
    C’est un modèle. Quand j’ai vu son spectacle, je n’avais pas enore commencé le stand-up. Et c'est en voyant son spectacle que je me suis dit : “ah oui, il y a la place pour les personnes queers”. Donc elle a une place énorme dans mes inspirations. C’est aussi un modèle en termes de technique d’humour : son dernier spectacle, Something special, et une masterclasse de storytelling.
    Et en re

    L'HEBDO — Comment rendre la littérature jeunesse moins blanche et hétéro ?

    L'HEBDO — Comment rendre la littérature jeunesse moins blanche et hétéro ?

    La littérature jeunesse ne brille pas par la diversité de ses représentations. Mais ce n'est pas une fatalité.

    "J'aimerais t'y voir !". C'est le nom d'une nouvelle collection de la maison d'édition "On ne compte pas pour du beurre", en librairie dès le 22 février. À destination des professionnel.le.s des métiers du livre et de toute personne soucieuse d’offrir des lectures riches et variées aux enfants.
    Où sont les albums jeunesse anti-sexistes ? Où sont les personnages d'enfants non-blancs dans la littérature jeunesse ? Où sont les personnages LGBTQI+ en littérature jeunesse ? Ce sont les questions que posent les ouvrages de cette nouvelle collection qui comporte pour l’instant trois ouvrages, écrits par Sarah Ghelam, Spencer Robinson et Priscille Croce.
    Avec nous pour en parler, Sarah Ghelam, directrice de la collection "J'aimerais t'y voir", autrice et chercheuse.

    Le Lobby : Quels livres t'ont marquée dans ta jeunesse ?
    Sarah Ghelam : La plupart des albums que j'ai lus petite, c'était par l'abonnement à l'École des loisirs. Je ne sais pas si tu vois ce que c'est... Il y a un partenariat que les écoles peuvent avoir avec l'École des loisirs où les élèves reçoivent un abonnement. Ça fonctionne par tranche d'âge. Et je me souviens de la taupe qui avait un caca sur la tête. C'est ce livre qui m'a beaucoup marqué, petite.
    Tu as fait un master des métiers du livre et de l'édition, ton mémoire portait sur la représentation racisée des personnages non-blancs dans les albums jeunesse publiés en France entre 2010 et 2020. Tu as commencé une thèse récemment, toujours sur les représentations en littérature jeunesse. Sur quoi porte tes recherches désormais ?
    Dans mon mémoire, je travaillais sur comment étaient représentés les personnages non-blancs quand ils le sont ? Et là, j'agrandis mon sujet puisque je travaille sur la production de ces albums-là et sur la réception des albums par les enfants. C'est-à-dire qu'en France il n’y a pas de travaux sur l'intégration des normes raciales par les enfants. On sait à quel âge les enfants sont capables de faire la différence physique entre filles et garçons, et à quel âge ils commencent à intégrer les normes genrées. Pour les questions raciales, il n'y a rien du tout. En fait, j’avais envie d’aller voir ce qui se passe quand un enfant vient vivre, à quel âge un enfant est capable de faire la différence entre un personnage blanc et un personnage non-blanc. Sur la base de quels critères, de quelle colorisation, à quel âge ils sont capable de se dire “ce personnage est non-blanc comme moi”. Est ce que ça va avoir un impact sur la réception album, sur l'identification ?
    Quel était le point de départ de tes recherches ?
    J’ai d’abord voulu travailler sur les structures féministes dans le milieu de l’édition, pour montrer qu’elles étaient peu inclusives pour les personnes racisées. On m’a dit que ce travail n’était pas tellement utile, et on m’a conseillé de travailler plutôt sur les représentations de personnages non-blancs dans les albums jeunesse, là c'est nécessaire. Là, il y a un sujet, là il y a quelque chose. Donc, au départ, j'étais un peu vénère parce que moi, je voulais travailler sur qu'est ce que les féministes avaient produit et je voulais parler du racisme du milieu féministe. Donc j'y ai été un peu à reculons, mais on m'a un peu obligée à changer de sujet. Donc je l'ai fait. Et finalement, ce sujet m’a paru progressivement très nécessaire, et j’ai décidé d’aller jusqu’au bout.
    Tu travailles en tant que relectrice pour les éditions “On ne compte pas pour du beurre”, créées en 2020, qui proposent donc des albums jeunesse avec des personnages queers et/ou racisées. La semaine prochaine, ces éditions lancent la collection “J’aimerais t’y voir”, dont tu seras la directrice. Les trois premiers titres sortiront le 22 février :

    L'HEBDO — La Star Academy a-t-elle fait son coming-out ?

    L'HEBDO — La Star Academy a-t-elle fait son coming-out ?

    Comme bien des téléréalités, la Star Academy n'échappe pas à l'hétérosexualité obligatore. Pourtant, nous les queers, on continue à regarder. Comment expliquer ce paradoxe ?

    La semaine dernière, Pierre a remporté la Star Academy face à Julien. Un dernier match 100% testostéroné pas passionnant, qui ne fait pourtant pas oublier que le casting a été haut en couleurs cette année. On a bien sûr adoré la benjamine Lénie ou la belge Héléna, mais, soyons honnêtes, on n'avait d'yeux que pour Djebril et Axel, les deux candidats ouvertements gays de la saison.
    Cette semaine dans Le Lobby, on vous propose donc un débrief queer de cette dernière saison de la Star Academy, pour tenter de comprendre ce qui nous plaît à nous les LGBT dans ce télé-crochet incontournable.
    Pour en parler, nous recevons Maureen Lepers, docteure en cinéma et audiovisuel, elle donne un cours à l'Université de la Sorbonne-Nouvelle sur la téléréalité, et Chris Da Cunha, experte de la Star Academy

    Présentation : Colin Gruel
    Réalisation : Marie Leroy

    L'HEBDO — L'Église catholique se déchire sur les questions LGBT+

    L'HEBDO — L'Église catholique se déchire sur les questions LGBT+

    Le Pape François a annoncé vouloir bénir les couples "irréguliers", déclenchant la fronde de nombreux évêques en France et à travers le monde...

    Il y a un mois, le dicastère, un organisme qui permet au Pape d’exercer son pouvoir, a publié la déclaration “Fiducia Supplicans". Ce texteouvre la possibilité pour les prêtres ou diacres de bénir les couples homosexuels ou divorcés-remariés. En décembre, le pape François s’est même dit favorable aux unions des couples de même genre.
    Le Pape François, on le sait, se montre plus progressiste que ses prédecesseurs, notamment sur la question de l'homosexualité. Et c'est bien pour cela qu'il ne fait pas l'unanimité. Ses déclarations ont suscité la fronde de plusieurs épiscopats, notamment en Afrique.
    Y a-t-il il une crise dans l’église catholique, que les questions LGBT auraient fait émerger ?
    Pour en parler, nous recevons Cyrille de Compiègne, président et porte-parole de David et Jonathan, une association queer chrétienne fondée en 1972, qui se définit comme l’interface entre le milieu LGBT+, les Églises et espaces de spiritualité, et l’engagement associatif et militant.

    Le Lobby : Selon de nombreux catholiques, le fait que l'homosexualité est un péché ne respecte pas l'Evangile puisque l’Evangile promeut une sorte d’amour universel. Qu’est-ce que vous en pensez ?
    Cyrille de Compiègne : Effectivement, on pourrait voir un paradoxe dans le fait qu'il y a une condamnation morale de l'homosexualité. Là où l'Église catholique essaye de s'en sortir, c'est qu'elle dit non, non, moi je ne condamne pas les personnes, je condamne les actes homosexuels et donc essaye de faire une distinction qui à notre sens ne tient pas la route. Il y a même un passage qui dit que ces personnes doivent être traitées sans discrimination, avec délicatesse, etc. Il y a une négation de la violence qui est portée par ce discours là. D'où l'importance de systématiquement rappeler que ce discours est agressif et violent.  Il faut que la doctrine morale en matière de sexualité change dans l'Église catholique. Mais disons qu'elle ne se voulait pas au départ offensive pour les personnes. On n'est plus sur une norme qui est extrêmement rigide et qui du coup ne tient absolument pas compte de certaines réalités de vies. En tout cas, n'est pas capable d'en tenir compte. 
    Comment a réagi la communauté LGBT catholique à  la déclaration “Fiducia supplicans” ? 
    Ce discours de condamnation morale de l'homosexualité a été posé par des textes qui sont des textes du Magistère, qui sont issus directement du Vatican et qui ont été très renforcés de manière récente sur les pontificat de Jean-Paul II et Benoît XVI, qui ont donc en fait instauré ce que l'on connaît du conservatisme catholique sur le sujet. Il y avait déjà des pressions pour qu'il y ait des évolutions sur la question de l'homosexualité qui, du coup ont été complètement refermées. Du coup, comparativement, quand le pape François est arrivé et qu'il a notamment dit la petite phrase “Qui suis-je pour juger ?” Il a soulevé un vent d'espoir très important. 
    Sa démarche à lui, ça a été de dire “je ne vais pas attaquer de manière frontale la doctrine parce que c'est très compliqué à faire évoluer”. C'est tellement entériné et ça suscite tellement de crispations que ce n'est pas possible. Enfin, dans l'idée de sa démarche, c'est pas possible d'aller directement vers le changement officiel du texte moral. Sa démarche plutôt jésuite, parce que c'est un jésuite, ça a été de rencontrer les personnes et donc c'est vrai qu'il a rencontré des personnes LGBT, il a essayé de se mettre à l'écoute et il a dit il faut qu'on accueille de manière plus affirmée les personnes dans nos églises. 
    Ça a à la fois induit de vraies évolutions, en tout cas dans les églises occidentales. Le problème étant que du coup, ça creus

    Quelle place pour les LGBT en politique ? + YADAM en live

    Quelle place pour les LGBT en politique ? + YADAM en live

    D'Alice Coffin à Gabriel Attal en passant par Florian Philippot, les LGBT sont désormais partout dans le monde politique. Avec des façons d'en parler et des positionnements parfois très éloignés...

    « Être Français en 2024, c'est, dans un pays qui il y a 10 s'est déchiré sur le mariage pour tous, pouvoir être Premier ministre en assumant ouvertement son homosexualité ». La formule, inattendue de la part du nouveau chef du gouvernement Gabriel Attal, est un peu passée sous les radars lors de son discours de politiqiue générale, qui avait lieu mardi 30 janvier. Pourtant, sa nomination est loin d'être anodine.
    Avec nos invité·e·s, on s'est demandé quelles places étaient réservées aux LGBT dans le monde politique. Quels point communs entre un Jean-Philippe Tanguy, jeune député RN ouvertement gay, qui souligne le courage des "folles" (que le fondateur de son parti stigmatisait allègrement), et une Alice Coffin qui a fait de son homosexualité le coeur de son engagement politique ? Entre une Marie Cau, première mairesse trans élue en 2020, et un Bertrand Delanoë, qui en novembre 1998 a fait son coming-out sur M6 ?
    On en parle avec Sonia Tir, ex-journaliste, conseillère politique à la ville de Paris, et autrice de Sortir du placard. LGBT en politique, qui sort ses jours-ci aux éditions Fayard.
    Dans cet essai, elle a rencontré de très nombreuses personnalités politiques ouvertement LGBT, ainsi que Thomas Ménagé, député RN du Loiret, qui dans les pages du livre révèle son homosexualité. Un fait loin d'être anodin, qu'on commente avec l'historien Mickaël Studnicki, auteur d'une thèse sur le discours des droites nationalistes sur l'homosexualité. Il nous rejoint en seconde partie d'émission, pour analyser la place des personnes queers dans les partis d'extrême-droite, en France et à l'étranger.
    Côté live, un instant suspendu avec l'artiste vénézuélien YADAM, qui sera en concert à FGO-Barbara le 15 février. On le découvre en guitare-voix et en interview.

    L'HEBDO — Premier ministre gay : Gabriel Attal est-il une bonne nouvelle ?

    L'HEBDO — Premier ministre gay : Gabriel Attal est-il une bonne nouvelle ?

    La nomination de Gabriel Attal, premier Premier ministre gay de l'histoire de la République, fait débat dans la communauté LGBT+...

    Depuis le début du mois de janvier, la France a un nouveau gouvernement. Avec à sa tête, pour la première fois, un Premier ministre ouvertement gay : Gabriel Attal, 34 ans.
    Depuis sa nomination à Matignon, la communauté LGBTI+ est divisée : faut-il se réjouir de la nomination d’un homme gay à la tête du gouvernement ? Faut-il plutôt craindre que son homosexualité puisse être instrumentalisé par un président qui penche de plus en plus à droite ? Ou alors faut-il ne pas parler de son homosexualité, pour éviter qu’elle ne vienne masquer un bilan peu reluisant, on va en reparler…
    Et puis surtout, Gabriel Attal n’est pas militant. Il le dit lui-même en 2018 au magazine Closer : « Pour ce qui est de l'homosexualité, j'ai toujours considéré qu'on pouvait l'assumer sans la revendiquer ». De quoi faire grincer quelques dents, puisque c’est aussi grâce aux revendications des plus radicaux d’entre nous qu’un jeune homme gay de 34 ans peut être premier ministre aujourd’hui.
    Pour y voir un peu plus clair dans tout ça, on reçoit Rachel Garrat-Valcarcel, journaliste politique pour 20 minutes, et membre de l’AJL, l’association des journalistes LGBT…

    Pour commencer, peux-tu nous rappeler le contexte politique dans lequel a eu lieu le remaniement ministériel au début du mois de janvier ?
    Rachel Garrat-Valcarcel : Emmanuel Macron a été réélu il y a un peu moins de deux ans. Sauf que depuis sa réélection, ça ne va vraiment pas très bien. En fait, il n’a jamais réussi à vraiment commencer ce deuxième mandat. Aux élections Législatives de juin 2022, il a perdu la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Et puis même si de fait, il a réussi à faire passer tous ses principaux projets, que ce soient les retraites, la réforme de l'assurance chômage, la loi sur l'immigration dernièrement, il n’arrive jamais vraiment à reprendre la main.
    Pour autant, le fait qu'il change de gouvernement maintenant, c'est à dire presqu’un an avant la mi-mandat, peut surprendre. Parce qu'à l'horizon, dans six mois, il y a des élections européennes qui s'annoncent très mal pour les macronistes. Dans presque tous les sondages, il sont en dessous de 20 %, à environ dix points derrière le Rassemblement national. Donc ils courent le risque de griller une cartouche dès le mois de juin en changeant de Premier ministre maintenant. 
    Mais on peut le voir aussi dans un autre sens, c'est à dire qu'il fait le choix d'un peu de panache entre guillemets. Ils refusent de voir ces élections comme perdues d’avance, et tentent de les gagner avec ce que je considère être leur meilleure carte, Gabriel Attal.
    Justement, qui est ce Gabriel Attal ? Est-ce un proche de Macron de la première heure ?
    Alors pas exactement. C'est un macroniste. C'est quelqu'un qui a rejoint le macronisme très tôt, dès 2016. 
    Mais il n'était pas vraiment parmi le premier cercle d'Emmanuel Macron. Il ne fait pas partie de ce qu'on appelle la bande de Poitiers, dont sont Stéphane Séjourné ou Sacha Houlié ou d'autres qui ont fondé les jeunes avec Macron en 2016, et qui ont eu un destin en Macronie ensuite. Non, c'est quelqu'un qui en fait a commencé sa carrière très très jeune en fait, avant même d'être diplômé de Sciences-Po, dans les cabinets du gouvernement socialiste sous François Hollande, il était au cabinet de Marisol Touraine. Je crois qu'il y est resté quasiment les cinq ans avant d'aller vers les macronistes et d'être candidat et élu aux élections législatives en 2017. 
    Avant d’être nommé Premier ministre, il était Ministre de l’Éducation nationale…
    En fait, il fait déjà son trou quand il est à l'Assemblée nationale. C'est l'un des plus jeunes à l'époque, en 2017, il a 28 ans. Il fait son trou. Il manque même de devenir

Avis

5,0 sur 5
5 notes

5 notes

Irtimid J. ,

Le talent !

Ielles pourraient parler de n’importe quoi, tu sais que ce serait top. Mais ielles y parlent d’actualité et c’est la cerise sur le gâteau !

Vraiment très cool comme émission !

@n0nÿme ,

La voix des concerné-e-s

Vous faîtes un travail top, qui donne la parole à toute notre communauté, merci !!

Loguld ,

LE LOBBY 🏳️‍🌈

Une très bonne émission menée par une équipe jeune et dynamique de CONSCERNÉ•ES !!
Ça fait du bien ! ✊🏻

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