28 épisodes

« Reviens de Saint-Pierre, ville complètement détruite par masse de feu vers 8 heures du matin. Suppose toute population anéantie. Ai ramené quelques survivants, une trentaine. Tous navires sur rade incendiés et perdus. Éruption volcan continue. Je pars pour Guadeloupe chercher vivres. » 

Télégramme au ministère de la Marine du capitaine Le Bris, commandant du croiseur Suchet le soir du 8 mai 1902.

On n’entre pas dans Saint-Pierre comme dans n’importe quelle ville. Cent vingt ans après 1902, que reste-t-il de la mémoire de la catastrophe ?

Cette exposition composée de podcasts et de courtes capsules sonores vient questionner la mémoire des héritiers de l’éruption. Conçu en écho aux collections présentées au sein du musée, cet ensemble sonore ouvre la parole à des expériences singulières ; les témoignages recueillis sont issus de descendants de Pierrotins, de néo-Pierrotins ou encore de personnes qui n’y ont jamais vécu mais qui ont été marquées par cet événement hors du commun.

Quelles histoires, quels mythes rendent cette mémoire encore vive ?

Une exposition de Fabienne Pélage produite par le Mémorial de la catastrophe de 1902 | Musée Frank A. Perret en partenariat avec l’association la Servante. 

Cette exposition a reçu le label « Exposition d’intérêt national 2022 » et un financement du ministère de la Culture.

 

Le souffle de Saint-Pierre | Mémoires incandescentes Mémorial de la catastrophe de 1902 | Musée Frank A. Perret

    • Histoire
    • 5,0 • 1 note

« Reviens de Saint-Pierre, ville complètement détruite par masse de feu vers 8 heures du matin. Suppose toute population anéantie. Ai ramené quelques survivants, une trentaine. Tous navires sur rade incendiés et perdus. Éruption volcan continue. Je pars pour Guadeloupe chercher vivres. » 

Télégramme au ministère de la Marine du capitaine Le Bris, commandant du croiseur Suchet le soir du 8 mai 1902.

On n’entre pas dans Saint-Pierre comme dans n’importe quelle ville. Cent vingt ans après 1902, que reste-t-il de la mémoire de la catastrophe ?

Cette exposition composée de podcasts et de courtes capsules sonores vient questionner la mémoire des héritiers de l’éruption. Conçu en écho aux collections présentées au sein du musée, cet ensemble sonore ouvre la parole à des expériences singulières ; les témoignages recueillis sont issus de descendants de Pierrotins, de néo-Pierrotins ou encore de personnes qui n’y ont jamais vécu mais qui ont été marquées par cet événement hors du commun.

Quelles histoires, quels mythes rendent cette mémoire encore vive ?

Une exposition de Fabienne Pélage produite par le Mémorial de la catastrophe de 1902 | Musée Frank A. Perret en partenariat avec l’association la Servante. 

Cette exposition a reçu le label « Exposition d’intérêt national 2022 » et un financement du ministère de la Culture.

 

    Voyage dans le temps

    Voyage dans le temps

    « Pourquoi c’est important de se souvenir des gens ou des choses qui se sont passées avant ? »

    « Si tu avais une boîte, quel objet mettrais-tu dedans pour qu’on se souvienne de toi ? »

    « Est-ce que chez toi, il y a des objets qui ont appartenu à des gens d’avant ? »

    « Quel objet dans le musée t’a particulièrement marqué ? »

    Voici les quelques questions proposées aux élèves de 4 classes à l’issue de la représentation contée « Zélie l’Océan ». Cette œuvre destinée aux scolaires s’inscrit dans la continuité du travail de mémoire orale au sujet de l’éruption de la montagne Pelée du 8 mai 1902 « Le souffle de Saint-Pierre – Mémoires incandescentes ».

    Les élèves ont assisté au conte « Zélie l’Océan », conjointement à la visite du Mémorial de la catastrophe de 1902 – Musée Frank A. Perret.

    Ils écoutaient avec attention Jean leur conter son histoire, dans les ruines du théâtre de Saint-Pierre, au pied de la Montagne Pelée, belle, et bien présente. Ceux qui avaient envie de répondre ont ensuite livré leur réponse au micro.

    « Voyage dans le temps » est un éventail de leur projection, à brûle-pourpoint, dans ce que pourrait être leur objet mémoriel, approchant la question complexe de la transmission.

     

    Merci aux élèves des classes de CE2 et de CM1-CM2 de l’école Occuline Amazan du Robert, de la classe de CE2 de l’école Henri Maurice de Saint-Joseph, de la classe de CE2-CM1 de l’école Morne Pitault A du François et à leurs enseignantes pour leur participation.

    Avec des extraits d’interviews de descendant.es de personnes ayant échappé aux éruptions de 1902 : par ordre alphabétique Marie-José Alie-Monthieux (petite-fille de rescapée), Mathurin Cadenet (fils et petit-fils de rescapé.es), Eddy Commin (arrière-petit-fils de rescapée).

    Extraits de représentations de « Zélie l’Océan » avec l’aimable autorisation de Jean L’Océan-Letchimy (comédien) de la compagnie Car’Avan et de Guillaume Malasné (auteur-metteur en scène) de l’Autre Bord Compagnie.

    Le podcast « Voyage dans le temps » a été accompagné par l’association La Servante.

    • 22 min
    « Fragments »

    « Fragments »

    Sur les tumultes du volcan, chacun.e à son tour vient ici apporter une anecdote entendue à la volée ou une bribe d’histoire confiée au fil des générations afin qu’elle reste vivace. Comme autant de perles au collier de la mémoire de l’éruption du mont Pelé en 1902.

    Cet épisode est dédié à Lucien Ramassamy

    Traduction créole Lucien Ramassamy assurée par Mathurin Cadenet

    Avec par ordre alphabétique :

    Léone Alexandre - Mathurin Cadenet - Marie Chomereau-Lamotte – Elise Dijon – Jean L’Océan-Letchimy - Colette Molinard - Charles Noëlé – Josèphe Noëlé -  Germaine Pierre-Léandre - Lucien Ramassamy – Max Relouzat – Jean-Yves Roine - Raymond Saint-Louis Augustin - Lucas Vallerie  - Les habitant.es anonymes de Fond Lahaye

    Merci chacune, chacun, pour votre participation.

     

    Liens utiles :

    -          Pour une représentation géographique de la Martinique > Carte de Jean-Baptiste Barret

    -          Pour une représentation géographique du Nord-Ouest de la Martinique avant l’éruption du 8 mai 1902 >  Carte extraite de la B.D. « Cyparis le Prisonnier de Saint-Pierre » de Lucas Vallerie - Éditions La Boîte à Bulles

    -          Pour une représentation des zones du Nord Caraïbes dévastées en mai et août 1902 > Carte extraite de la B.D. « Cyparis le Prisonnier de Saint-Pierre de Lucas Vallerie » - Éditions La Boîte à Bulles

    • 24 min
    Dans le silence des gens d’avant*

    Dans le silence des gens d’avant*

    De l’indicible à l’impensable, il n’y a qu’un élan. Un élan vital sûrement à ce moment-là, jailli de cet événement si traumatisant qu’il ne peut même être mis en pensée : ville et population réduites à néant. En trois minutes.

    Dans le silence pourtant le traumatisme demeure, dans le non-dit il se transmet. Les descendants qui l’absorbent à leur tour, éprouvent parfois le besoin de souffler sur le linceul de cendres. Evoquer, imaginer, affleurer, supposer, tenter de comprendre de quelle manière aujourd’hui la déflagration persiste à sourdre du volcan.

    « Dans le silence des gens d’avant » se pose en écho à « Après l’oubli ».

    Avec par ordre alphabétique :

    Marijosé Alie-Monthieux (descendante de pierrotins), Patrick Bertrand (pierrotin), Gilles Jeanne (descendant de prêchotins), Lucas Vallerie (auteur de la BD « Cyparis, le prisonnier de Saint-Pierre » aux éditions la Boîte à Bulles), Monsieur X (prêchotin, en courses à Saint-Pierre…)

    Merci chacune, chacun, pour votre participation.

     

    Liens utiles :

    -          Pour une représentation géographique de la Martinique > Carte de Jean-Baptiste Barret

    -          Pour une représentation géographique du Nord-Ouest de la Martinique avant l’éruption du 8 mai 1902 >  Carte extraite de la B.D. « Cyparis le Prisonnier de Saint-Pierre » de Lucas Vallerie - Éditions La Boîte à Bulles

    -          Pour une représentation des zones du Nord Caraïbes dévastées en mai et août 1902 > Carte extraite de la B.D. « Cyparis le Prisonnier de Saint-Pierre de Lucas Vallerie » - Éditions La Boîte à Bulles

    • 24 min
    Au-delà / De l’entendement

    Au-delà / De l’entendement

    « La catastrophe de la Martinique dépasse tout ce que l’imagination peut concevoir. »*

    8 mai 1902 – 7h50 : la ville de Saint-Pierre et 28000 habitant.e.s  sont en quelques minutes anéanti.e.s.

    Quels sens donner à cet événement cataclysmique ?

    Chacune, chacun, en fonction de ses croyances, de sa spiritualité, de sa sensibilité, de ce qui lui a été transmis par les anciens, peut raconter l’indicible, mettre des mots sur l’invisible.

    La vengeance des Kalinagos, la punition divine, les âmes de ces êtres disparus traversent cet ensemble de témoignages.

    *Journal « La France de Bordeaux et du Sud-Ouest » Édition du 12 mai 1902

    Avec par ordre alphabétique :

    Marijosé Alie (descendante de pierrotins), Jean-Baptiste Barret (archéologue), Benoit Bérard (professeur en archéologie pré-colombienne à l’Université des Antilles), Patrick Bertrand (pierrotin), Mathurin Cadenet (pierrotin), Bruno Chauvelon (petit-fils de Julien Chauvelon, capitaine du Belem), Marie Chomereau-Lamotte (descendante de pierrotins), Marie-Michèle Darsières (descendante de pierrotins), Élise Dijon (médiatrice au musée Frank A. Perret), Daniel Eustache (pierrotin), Jean-Michel Hardy (descendant de pierrotins), Jean L’Océan-Letchimy (conteur, comédien), Germaine Pierre-Léandre (pierrotine), Andrée Torest (pierrotine), Lucas Vallerie (auteur de la BD « Cyparis, le prisonnier de Saint-Pierre » aux éditions la Boîte à Bulles).

    Merci chacune, chacun, pour votre participation.

    Liens utiles :

    -          Pour une représentation géographique de la Martinique > Carte de Jean-Baptiste Barret

    -          Pour une représentation géographique du Nord-Ouest de la Martinique avant l’éruption du 8 mai 1902 >  Carte extraite de la B.D. « Cyparis le Prisonnier de Saint-Pierre » de Lucas Vallerie - Éditions La Boîte à Bulles

    -          Pour une représentation des zones du Nord Caraïbes dévastées en mai et août 1902 > Carte extraite de la B.D. « Cyparis le Prisonnier de Saint-Pierre »de Lucas Vallerie  - Éditions La Boîte à Bulles

    • 32 min
    L’Infortune

    L’Infortune

    Au bout du chemin qui leur faisait espérer une vie meilleure, il y avait le volcan.

    Des jours durant, des signes ont couru, cendres, lahars, grondements, neutralisant tous les sens, crispant la raison. Puis il a fallu une poignée de secondes pour que plus rien n’existe.

    Ou presque.

    La grand-mère d’Édouart Ancet, d’origine spiritaine, a péri dans la catastrophe du 8 mai 1902. Et l’arrière-grand-mère demeurée au Saint-Esprit, prend alors la main de sa petite-fille -future maman d’Édouard- devenue orpheline.

    Elle conduira cette enfant, « bébé qui lui tombe dans les bras »*, sur son propre chemin de vie. Avec dans leurs pas, ceux d’Édouard.

    *Propos issu de l’entretien réalisé auprès d’Édouard Ancet

    Édouard Ancet nous a confié son témoignage.

    Juliette Lochet a prêté sa voix à la pétitionnaire.

    Lucie Nicar chante « Manman kréyol ».

    Merci chacun, chacun.e, pour votre participation.

     

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    -          Pour une représentation géographique de la Martinique > Carte de Jean-Baptiste Barret

    -          Pour une représentation géographique du Nord-Ouest de la Martinique avant l’éruption du 8 mai 1902 >  Carte extraite de la B.D. « Cyparis le Prisonnier de Saint-Pierre » de Lucas Vallerie - Éditions La Boîte à Bulles

    -          Pour une représentation des zones du Nord Caraïbes dévastées en mai et août 1902 > Carte extraite de la B.D. « Cyparis le Prisonnier de Saint-Pierre de Lucas Vallerie » - Éditions La Boîte à Bulles

    • 17 min
    Après l’oubli

    Après l’oubli

    « Moi je n’ai pas beaucoup d’informations parce que je crois qu’il ne voulait pas en parler. » « Qu’est-ce-que ça peut faire dans la mémoire des descendants ? »*

    Que rien ou peu n’ait été dit, on sait que cet événement de 1902 a marqué d’une profonde blessure les individus qui l’ont traversé. Sourde, lancinante, sans aucun mot à sa mesure, elle s’est terrée là, dans les fibres de la transmission.

    Ainsi, de cette volonté d’oublier que nombre de descendant.e.s ont reçu de leurs aïeul.e.s en héritage, ont émané au fil des décennies des interrogations, des hypothèses, des récits.

    C’est là alors que la question du Pourquoi oublier ? se noue à celle du Pourquoi se souvenir ? et l’on en vient à dessiner les contours d’un individu, puis l’esquisse d’une famille, puis le canevas d’une société, dans la trame du temps.

    Avec, par ordre alphabétique les témoignages de :

    Alain Cadoré (descendant d’une famille pierrotine) – Laure Degras (d’une famille carbétienne) – Max Relouzat (d’une famille foyalaise)

    Jean-Baptiste Barret a prêté sa voix à Jules Lucrèce

    Mathurin Cadenet précise une expression populaire issue de l’éruption de 1902

    Merci chacun.e, chacun, pour votre participation.

    *Propos issus de l’entretien réalisé auprès de Laure Degras

    • 28 min

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