15 épisodes

Mamie dans les orties est un podcast qui recueille les récits de nos grands-mères ou comment se nourrir des histoires dans l'Histoire. Parce qu’il est nécessaire de comprendre d’où l’on vient pour savoir où l’on va.

Ici, on découvre ce que veut dire être une femme dans la seconde moitié du XXème siècle et comment l’évolution des droits des femmes a transformé la vie de nos grands-mères.

Ici, on écoute les premières qui ont eu le droit de voter, d’avoir un chéquier à leur nom, de divorcer, d’avorter, finalement de vivre de plus en plus librement.

Mamie dans les orties Mamie dans les orties

    • Culture et société
    • 4.9, 447 notes

Mamie dans les orties est un podcast qui recueille les récits de nos grands-mères ou comment se nourrir des histoires dans l'Histoire. Parce qu’il est nécessaire de comprendre d’où l’on vient pour savoir où l’on va.

Ici, on découvre ce que veut dire être une femme dans la seconde moitié du XXème siècle et comment l’évolution des droits des femmes a transformé la vie de nos grands-mères.

Ici, on écoute les premières qui ont eu le droit de voter, d’avoir un chéquier à leur nom, de divorcer, d’avorter, finalement de vivre de plus en plus librement.

    #13 Fabienne - Vivre sans entraves

    #13 Fabienne - Vivre sans entraves

    La rencontre avec Fabienne a eu lieu au début de l’été, dans sa maison de la banlieue parisienne, bordée par un jardin fleuri. Fabienne avait dévalisé la boulangerie du coin et Marion s’est régalée de ces pâtisseries. Installées sous la véranda, elles ont démarré une conversation sans tabou sur la vie de Fabienne, une vie dans laquelle l’Espagne et les hommes occupent une place à part…

    Fabienne est une enfant nomade, ballottée au gré des envies de sa famille. Entre une enfance à la dure en Alsace, une mère qui la rejette et cette nouvelle famille espagnole à adopter, la jeune Fabienne fait preuve de trésors d’adaptation.

    Fabienne est libre. Quel que soit le cadre, quelles que soient les contraintes qui lui sont imposées, elle apprend par elle-même et s’affranchit des obstacles. D’une épreuve à l’autre, son caractère se dessine et on découvre une femme au sacré tempérament !

    Ecouter Fabienne, c’est la découverte d’une parole libre, d’une vie différente de celle des autres femmes de sa génération. une vie dans laquelle la sexualité a d’abord été niée, puis pleinement assumée. Fabienne a su écouter ses désirs et se laisser porter par ses envies. son histoire nous a beaucoup touchées et surtout véritablement enrichies.

    Crédits

    Réalisation, montage et mixage : Marion de Boüard et Héloïse Pierre

    Identité sonore : Christopher Noble

    Identité Visuelle : Jeanne Dufief

    • 42 min
    #12 Colette - Le travail à coeur

    #12 Colette - Le travail à coeur

    Colette vit dans le 17ème arrondissement de Paris, au fond d’une petite allée fleurie. Son appartement est décoré avec soin et très vite on remarque son goût pour l’art contemporain. Elle nous accueille, perchée en haut de son 4ème étage, sans ascenseur, avec vigueur. On sent tout de suite que Colette ne mâche pas ses mots et que ce thé va être passionnant !

    La jeune Colette quittant sa campagne dans sa 2CV pour arriver à Paris... Une vraie image de film ou de roman d’apprentissage ! Durant la première heure de discussion, elle nous emporte avec elle dans sa campagne des années 50, si différente de tout ce que nous connaissons. Nous buvons ses paroles, en essayant de ne pas nous étouffer, car le rythme est soutenu ! Colette est aussi vive et dynamique que le son de sa voix.

    Colette a l’air si sûre d’elle lorsqu’elle évoque sa carrière, sa force nous intimide presque. Alors quand elle baisse la garde, on entrevoit à nouveau la fille de la campagne qui joue avec son frère dans les champs.

    Cette rencontre avec Colette est un moment précieux. A 78 ans, elle nous a impressionnées. Forte, intrépide, courageuse et persévérante, elle nous rappelle que tout est possible, même lorsque l’on a grandi à la ferme. Avec elle, nous avons pris conscience que la vie n’est jamais facile, que tout est question de sacrifices et parfois d’acharnement. Merci Colette pour cette leçon, on s’en souviendra !

    Crédits

    Réalisation, montage et mixage : Marion de Boüard et Héloïse Pierre

    Identité sonore : Christopher Noble

    Identité Visuelle : Jeanne Dufief

    • 49 min
    #11 Arlette - Le mistral dans le sang

    #11 Arlette - Le mistral dans le sang

    Héloïse a rencontré Arlette dans sa maison de Ginasservis, en Provence.  Assise dans son fauteuil, elle lui a raconté sa vie, aussi imprévisible et violente que le mistral, les jours où il souffle. La vie d’Arlette est comme un roman de Zola, on se fait emporter par son histoire sans y prendre garde.

    Arlette commence à travailler à 11 ans comme bonne sans avoir le droit de sortir, de se faire des amis et de voir sa famille plus d’une fois l’an… Elle a eu une enfance tronquée, même si pleine d’amour, comme elle le répète sans cesse. 

    En écoutant Arlette parler du Marseille de l’époque, on l’imagine rue Saint-Férréol faire du lèche-vitrine avec ses talons ! Arlette est comme le mistral, déterminée. Elle dit qu’elle veut travailler ? Elle travaillera !

    Arlette est une rencontre qui ne laisse pas intact. Cet échange nous a tant appris tant sur la vie en Provence il y a 80 ans. Elle nous a montré un autre visage de la guerre, de l’enfance, du travail et de l’amour… Avec le soleil dans la voix, elle nous a raconté une France inconnue.

    Crédits

    Réalisation, montage et mixage : Marion de Boüard et Héloïse Pierre

    Identité sonore : Christopher Noble

    Identité Visuelle : Jeanne Dufief

    • 48 min
    #10 - Evelyne, taillée dans le roc

    #10 - Evelyne, taillée dans le roc

    Héloïse a rencontré Evelyne un samedi de beau temps, dans le midi. C’était une rencontre peu commune, pas de thé cette fois-ci, mais des verres de rosé ! Evelyne est brute, sévère comme elle le dit elle-même. Elle dit les choses franchement, comme personne n’avait osé les dire avant. Cet épisode sera plus court que les autres, le hachis parmentier était cuit et Evelyne ne voulait pas qu’il refroidisse ! 

    D’où lui vient cette haine pour les garçons ? Cette bougeotte qu’elle traduit par “j’étais insupportable” ? Elle nous parle d’une Histoire que l’on a tendance à écarter ou à penser très lointaine. On oublie parfois que la France coloniale est un épisode si récent. Evelyne en est la preuve vivante. 

    La rencontre avec Marmont, c’est un roman d’aventure. On imagine Evelyne en Haute Volta avec ses amies à parler aux pilotes et finir par tomber amoureuse lors de cette soirée avec son chignon parfait. Evelyne a un franc-parler unique. Quand elle nous parle de sa grossesse et de sa vie maritale, forcément les mots sont crus et sincères. Ils racontent une certaine réalité pour les femmes de cette époque. 

    Evelyne nous a fait penser à un immense rocher résistant contre toutes les tempêtes… Ce rocher est plein de fissures qui se voient quand on prend le temps de les observer. Derrière cette Evelyne fière et libre, il y a une femme à une époque où sa place serait à la maison, où l’expression “devoir conjugal” a un vrai sens. Oui cette femme est pleine de fissures, mais elle est belle et drôle. Merci Evelyne pour ton temps et pour ta sincérité. 

    Crédits 

    Réalisation, montage et mixage : Marion de Boüard et Héloïse Pierre 

    Identité sonore : Christopher Noble 

    Identité Visuelle : Jeanne Dufief

    • 18 min
    #9 Marianne - Mettre les voiles

    #9 Marianne - Mettre les voiles

    Marianne est une rencontre qui a illuminé notre après-midi d’hiver. Quand Anouk, sa petite-fille, nous a parlé de sa mamie, nous avons tout de suite voulu la rencontrer : une Suédoise arrivée à Paris à 30 ans avec une vie remplie d’aventures ! Avec son joli accent et son rire communicatif, elle nous a embarquées sur sa croisière à travers le monde. En travaillant sur ce montage, on n’a pas pu s’empêcher de sourire tout le long : Marianne a un truc vraiment singulier !

    Marianne nous donne l’impression que c’est presque banal de partir de sa petite ville en Suède à 19 ans pour aller en Angleterre apprendre l’anglais… et finalement travailler sur les bateaux de croisières ! Mais franchement, en 1949, partir seule loin de sa famille, dans un pays inconnu et dont la langue est étrangère, c’est loin d’être commun. Sa ténacité dans la poursuite de ses rêves est exceptionnelle.

    La chance est un sujet récurrent chez les femmes avec qui nous échangeons. Souvent elles concluent en disant “J’ai eu de la chance”. Nous sommes toujours un peu dubitatives. Cette chance a été sacrément provoquée ! Marianne est la première à nous tenir ce discours cru et sincère : pas de chance, mais du travail et de de l'acharnement. On retrouve cette force de caractère dans sa manière de nous raconter sa grossesse et son accouchement.

    Aujourd’hui on repense en riant au trio gagnant de la femme émancipée en 1947 selon Marianne : elle parle anglais, elle conduit et elle joue au bridge ! Marianne porte l’ambition avec tant d’élégance et de détermination, une vraie battante ! Ce qui est sûr c’est qu’elle nous a beaucoup inspirées et on espère que vous aussi. Merci Anouk de nous avoir fait connaître ta grand-mère, c’était un moment magique de partage.

    Crédits

    Réalisation, montage et mixage : Marion de Boüard et Héloïse Pierre

    Identité sonore : Christopher Noble

    Identité Visuelle : Jeanne Dufief

    • 42 min
    #8 Claudine - Le Paris de la résilience

    #8 Claudine - Le Paris de la résilience

    Claudine est une Parisienne, une vraie. Une mamie de 86 ans, urbaine et connectée. En cet après-midi d’hiver, nous avons parlé de son enfance un peu à part et de la guerre bien sûr, mais aussi des défis d’une maternité tardive et des nouvelles méthodes d’accouchement. 

    Grâce à Claudine, nous avons fait un véritable voyage dans le temps pour nous projeter dans le Paris d’avant.

    De sa venue au monde si particulière, Claudine a tiré une puissante force de vie et un lien indéfectible avec sa soeur.

    En sortant de chez Claudine, nos têtes étaient remplies des images des calèches, des poules et des moutons dans sa rue. On s’est rêvées à Paris dans les années 50 ! Claudine c’est la résilience incarnée : avec une enfance si particulière, pouvoir dire que la vie a été bonne et douce… belle leçon d’humilité !

    Crédits

    Réalisation, montage et mixage : Marion de Boüard et Héloïse Pierre

    Identité sonore : Christopher Noble

    Identité Visuelle : Jeanne Dufief

    • 33 min

Avis d’utilisateurs

4.9 sur 5
447 notes

447 notes

Patsy564 ,

Formidable idée !

Merci pour ces témoignages si émouvants de nos mamies !
On y retrouve un peu la nôtre dans tel ou tel souvenir évoqué .. Merci !

Constance B. ,

Sincère et émouvant

Il est important d’avancer en connaissant la vie des generations précédentes, si différentes ! On se régale avec les histoires, on apprend beaucoup d’elles, et donc de nous, tout cela avec franchise et émotion.
Super idée et réalisation ! Merci !

birnush ,

Nos mamies !

Tellement émouvant, cela me donne envie de redevenir petite fille - au moment de la sieste avec ma mamé cévenole, ma cousine et moi, allongées sur le lit... elle nous racontait des histoires de sirène dans le lac, d’enfants perdus, de voleurs de pêches qui finissaient à l’hôpital pour avoir mangé trop de fruits. Une conteuse incroyable! Je regrette tellement de ne pas avoir pu lui faire raconter son histoire. Alors grâce à vous, je la retrouve dans chacune des mamies.
Merci infiniment !

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